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La gestion des priorités sanitaires et économiques dans le contexte de la propagation du COVID-19 en Afrique

Le coronavirus met à rude épreuve les secteurs de la santé, de l’économie et de la sécurité en Afrique. Les efforts d’atténuation et d’endiguement de la maladie nécessitent une réponse globale du gouvernement fondée sur une communication claire qui suscite la confiance du public.

Managing Health and Economic Priorities as the COVID-19 Pandemic Spreads in Africa

La propagation du COVID-19 en Afrique pourrait avoir des effets dévastateurs, même si le continent a de l’expérience dans la lutte contre les maladies infectieuses. Le COVID-19 menace non seulement les vies mais aussi les économies africaines, car le prix social et économique associé aux mesures de contrôle du virus sera drastique. En Afrique du Sud, le président Cyril Ramaphosa a qualifié la pandémie de « catastrophe nationale ». Selon lui, « jamais auparavant dans l’histoire, notre démocratie n’avait été confrontée à une situation aussi grave ».

Que signifie le coronavirus pour l’Afrique ?

À l’heure où l’Afrique connaît, selon le responsable local de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une« évolution extrêmement rapide » du nombre de cas de COVID-19 et où le virus se dissémine comme une traînée de poudre aux autre coins de la planète, de nombreux systèmes de santé du monde entier se sont déjà retrouvés débordés face à la croissance exponentielle des cas, constituant par là un exemple inquiétant pour ceux qui leur succèdent dans la chronologie mondiale des contaminations.

Cependant, il convient de souligner que l’Afrique possède certains atouts pour combattre le nouveau coronavirus. D’abord, sa démographie joue en sa faveur. En effet, l’âge moyen de la population africaine est inférieur à 20 ans, soit moitié moins que celui de l’Italie. Or les données internationales montrent que le risque de complications graves et de décès dus au COVID-19 augmente considérablement avec l’âge. En outre, l’Afrique est accoutumée à lutter contre les maladies infectieuses, en particulier depuis l’épidémie d’Ebola qui a sévi en Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016. Depuis cette crise, de nombreux pays africains ont amélioré leur sécurité sanitaire, notamment en créant les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies. Enfin, la question de savoir si la douceur du climat va avoir pour effet d’inhiber la propagation du virus fait toujours l’objet d’un débat scientifique. Ces avantages risquent toutefois de ne pas être suffisants, et les secteurs de la santé, de l’économie et de la sécurité africains seront en première ligne du combat contre la pandémie.

Le secteur de la santé

Researchers take a sample swab at C.H. Rennie Hospital in Kakata, Liberia.

Des chercheurs prélevant un échantillon à l’hôpital C.H. Rennie de Kakata, au Liberia. (Photo : Banque mondiale /Dominic Chavez)

Les défis sanitaires du COVID-19 sont redoutables pour le continent africain, du fait d’un risque élevé de mortalité directement ou indirectement lié au virus COVID-19 :

  • Les systèmes de santé africains sont fragiles et le personnel de santé est déjà débordé. Une étude de la RAND Corporation de 2016 a en effet conclu que sur les 25 pays les plus vulnérables aux maladies infectieuses, 22 se trouvaient en Afrique (les trois autres étant l’Afghanistan, le Yémen et Haïti). De plus, le personnel soignant est particulièrement exposé au COVID-19. En effet, plus de 3 300 professionnels de santé chinois auraient été infectés à la mi-février. Lors de l’épidémie d’Ebola (maladie au taux de létalité beaucoup plus élevé), 8 % des médecins, infirmières et sages-femmes du Liberia ont péri. L’Afrique compte déjà moins de professionnels de santé par habitant que la plupart des régions du monde, ce qui rend tout impact sur le secteur de la santé encore plus retentissant. En outre, dans d’autres régions, y compris dans certains pays riches, le virus a atteint le seuil critique au-delà duquel les capacités de dépistage, le nombre de lits et de soignants au sein des unités de soins intensifs (USI), les respirateurs et les équipements de protection individuelle sont devenus insuffisants. Toutes ces ressources sont encore plus rares en Afrique. L’Afrique du Sud, par exemple, compterait moins de 1000 lits d’USI, tandis que le Malawi en compte 25.
  • L’Afrique est déjà confrontée à de multiples défis sanitaires, comme le VIH, le Sida et la tuberculose, ce qui signifie que des millions de personnes immunodéprimées pourraient être exposées à de graves complications dues à ce virus respiratoire. En outre, l’omniprésence du paludisme dans certains pays peut non seulement rendre les personnes plus vulnérables à l’infection mais aussi brouiller les diagnostics, la forte fièvre étant un symptôme commun du paludisme et du COVID-19.
  • L’émergence d’une nouvelle maladie peut avoir des effets dévastateurs et durables sur des systèmes de santé déjà fragiles. En Afrique de l’Ouest, on estime que 10 600 personnes sont décédées du Sida, de la tuberculose et du paludisme pendant l’épidémie d’Ebola en raison de la pression qu’elle a exercée sur le système de santé. La santé maternelle et infantile s’est également considérablement dégradée et ne s’est toujours pas rétablie bien après la fin de l’épidémie. Plus récemment, alors que les ressources étaient concentrées sur le combat de l’épidémie d’Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo, une épidémie de rougeole a continué à sévir dans le pays.

Le secteur économique

Dès le début de l’épidémie de coronavirus à Wuhan, en Chine, son possible impact économique sur l’Afrique s’est tout de suite fait jour, du fait des liens commerciaux et touristiques sino-africains. Cependant, à mesure que celle-ci se muait en pandémie, ses effets désastreux sur l’économie se sont également mondialisés.

Le coût économique des mesures adoptées par les différents pays pour empêcher la propagation de la maladie (fermeture des frontières, interruption du trafic aérien, fermeture des écoles et des universités, encouragement ou obligation de distanciation sociale, mise en place du confinement, fermeture d’entreprises et même d’industries entières) sera énorme. Pour les exportateurs africains de pétrole et d’autres matières premières, la chute des prix aggrave encore la détresse.

« Un Africain sur trois vit en dessous du seuil de pauvreté mondial. Ceux qui vivent en marge de l’économie sont les plus vulnérables au confinement et aux autres mesures mises en place pour empêcher la propagation du virus ».

L’impact économique du COVID-19 en Afrique peut désormais être considéré sous trois angles : chinois, mondial et national :

  • Le confinement chinois a eu un impact sur l’Afrique avant même que le premier cas de coronavirus n’atteigne ses côtes. L’épidémie a en effet perturbé les chaînes d’approvisionnement et affecté les investissements dans les infrastructures, les exportations de matières premières africaines et les importations africaines de stocks destinés aux petites entreprises. Le manque à gagner se révèle également conséquent pour le secteur touristique en déclin et les compagnies aériennes africaines. Même si l’économie chinoise commence à se relever, les premiers effets de l’épidémie se font déjà sentir dans les ports africains désertés et les rayons vides des magasins.
  • Pour estimer l’impact mondial du virus, il faudra tenir compte de plusieurs facteurs, notamment le temps qu’il faudra aux États-Unis et à l’Europe pour « aplanir la courbe » de manière à réduire considérablement les nouvelles infections, mettre (durablement) fin au confinement et à l’expansion de la maladie dans le reste du monde, y compris en Afrique. La croissance du PIB mondial pourrait chuter d’un demi-point de pourcentage, et certains scénarios prévoient même une récession pour l’année. Les investissements directs étrangers se sont déjà détournés des marchés émergents et privilégient les marchés obligataires perçus comme plus sûrs, au détriment des possibilités de développement de l’Afrique.
  • En Afrique, le COVID-19 frappe au moment même où l’Afrique de l’Est se remet d’une invasion de criquets, où l’Afrique de l’Ouest lutte contre une menace extrémiste violente qui ne cesse de grandir et où l’Afrique australe subit encore les effets de la sécheresse et des cyclones. En outre, les prix du pétrole ont chuté sur fond d’affrontement mondial entre l’Arabie Saoudite et la Russie, frappant durement le Nigeria, l’Angola et d’autres producteurs de pétrole africains. Face à la menace du COVID-19, de nombreux pays africains ont cherché à fermer leurs frontières et ont fait d’énormes sacrifices économiques pour tenter d’empêcher sa transmission. Néanmoins, les conséquences économiques se font déjà sentir. Le rand sud-africain, par exemple, a enregistré son niveau le plus bas par rapport au dollar américain.

L’impact cumulé de ces coups durs économiques doit être mesuré à l’aune d’une autre réalité : un Africain sur trois vit en dessous du seuil mondial de pauvreté. Ceux qui vivent en marge de l’économie sont les plus vulnérables au confinement et aux autres mesures mises en place pour empêcher la transmission. La garantie d’un accès aux produits alimentaires de première nécessité commence déjà à être un sujet de préoccupation.

Secteur de la sécurité

A member of MONUSCO practicing measures to avoid the spread of COVID-19.

Un membre de la MONUSCO appliquant des mesures de protection contre la propagation du COVID-19. (Photo : MONUSCO/Michael Ali)

Le COVID-19 vient également bousculer les institutions chargées d’assurer la sécurité et les processus politiques sur le continent :

  • Gouvernement. Les hauts fonctionnaires de plusieurs pays ont déjà été infectés par le COVID-19. Sur cette liste qui ne cesse de s’allonger figurent plusieurs ministres du Burkina Faso (ainsi que l’ambassadeur des États-Unis de ce pays). Le chef de cabinet du président nigérian Muhammadu Buhari, Abba Kyari, a également été infecté. En Afrique comme dans d’autres régions, de nombreux dirigeants appartiennent aux groupes à risque en raison de leur âge.
  • Élections. Pour les pays où des élections sont prévues dans les mois à venir, le COVID-19 peut perturber les inscriptions sur les listes électorales, les campagnes et autres activités afférentes, ce qui peut inciter les commissions électorales ou les élus en place cherchant à prolonger leur mandat à reporter les élections.
  • Forces de l’ordre. Les forces de l’ordre africaines (et celles du monde entier) sont également vulnérables face au COVID-19. La promiscuité dans laquelle vivent et travaillent de nombreux militaires ne permettent pas de pratiquer la distanciation sociale. De plus, des groupes terroristes comme Boko Haram n’ont pas cessé leurs attaques sur des cibles militaires et civiles. Enfin, dans de nombreuses régions du monde, les pays se tournent vers les forces militaires pour les aider à faire face à la crise, que ce soit pour mettre en place des hôpitaux de campagne d’urgence, mener des opérations de désinfection, distribuer de la nourriture ou d’autres approvisionnements, ou encore faire respecter les couvre-feux, les quarantaines et les mesures de confinement. L’application de mesures de confinement pour lutter contre le COVID-19 va en outre attiser le ressentiment social, la résistance et la violence. En effet, des affrontements sont d’ores et déjà à déplorer entre la police et la population.
  • Maintien de la paix. Certains soldats de la paix sont déjà infectés par le COVID-19. Début mars, les Nations unies ont demandé à un certain nombre de pays européens et asiatiques de retarder la rotation de leurs forces en raison d’épidémies sur leur territoire. Le virus s’étant disséminé, les pays contributeurs sont presque tous touchés. En outre, les missions de maintien de la paix sur le terrain sont également susceptibles d’être affectées. Le maintien de la pleine capacité des forces nécessitera une coopération étroite entre les Nations unies et les dirigeants nationaux. Les soldats de la paix des Nations unies pourraient apporter leur concours à la communication et améliorer l’état de préparation face à la situation d’urgence dans leurs zones de mission. Toutefois, la poursuite de la propagation du virus viendra probablement freiner les opérations, au détriment des populations déplacées que les Casques bleus protègent, qui sont elles-mêmes très vulnérables.

Affronter le COVID-19 en Afrique

Pour l’Afrique, les coûts humains directement et indirectement liés à cette pandémie vont aller croissants. En effet, les effets collatéraux de la lutte contre le COVID-19 (systèmes de santé débordés, manque de soignants pour cause de maladie, baisse des revenus, voire conflits sociaux) pourraient causer encore plus de décès que la maladie elle-même. L’Afrique, comme le reste du monde, ne pourra éviter de payer un lourd tribut à cette maladie, mais elle peut tenter d’éviter le pire. Il n’existe pas de marche à suivre précise pour agir face à une telle situation. Cependant, quelques leçons ont déjà pu être tirées :

Atténuation et endiguement

Les deux principaux outils de lutte contre le COVID-19 sont l’atténuation et l’endiguement. L’atténuation vise à ralentir la propagation afin de réduire la pression sur le système de santé et à protéger les personnes les plus à risque. L’endiguement utilise des mesures de confinement ou d’autres restrictions pour tenter d’empêcher la propagation de l’épidémie. Selon le CDC Afrique, qui s’appuie sur une étude réalisée par l’Imperial College au Royaume-Uni, une série de mesures d’atténuation pourrait réduire de moitié le nombre de décès dus à la maladie. Ces mesures sont les suivantes :

  • L’isolement des cas (lorsque les cas confirmés sont isolés des autres en milieu hospitalier)
  • La quarantaine à domicile (les personnes exposées susceptibles d’être infectées restent chez elles durant 14 jours pour éviter d’infecter d’autres personnes)
  • La distanciation sociale, en particulier pour les plus de 70 ans et les plus vulnérables.

Toutefois, l’étude montre également que pour inverser la tendance à l’augmentation du nombre de cas, des mesures d’endiguement ou de confinement plus larges sont nécessaires, notamment la fermeture des écoles et des universités, l’interdiction des rassemblements et « la distanciation sociale appliquée à l’ensemble de la population ».

Confiance dans le gouvernement et volonté politique

Bobi Wine recording a song to sensitize listeners to the threat of COVID-19.

Bobi Wine enregistre une chanson pour sensibiliser les écouteurs à la menace du COVID-19. (Photo : screen capture)

La gouvernance est cruciale en matière de santé publique. Un travail collectif et concerté des dirigeants locaux et nationaux est essentiel pour faire face à la menace croissante du COVID-19. Comme le précise la revue médicale The Lancet, les pays doivent activer des protocoles nationaux de gestion de la crise s’ils ne l’ont pas encore fait et lancer des stratégies basées sur le risque qui dépendront du stade atteint par l’épidémie dans le pays. Dans les premières phases, en l’absence totale ou quasi-totale de cas confirmés et de transmission au sein de la population, la recherche des contacts et le dépistage des patients atteints d’infections respiratoires aiguës seront des étapes essentielles. En 2014, le Nigeria a pu éviter la catastrophe en se livrant à une recherche active de contacts dès l’apparition d’Ebola.

La plupart des pays africains en sont encore à ce stade précoce avec le COVID-19. Toutefois, à mesure que les pays africains connaîtront des stades plus avancés, la protection des soignants sera d’autant plus déterminante que les besoins et les risques augmenteront. Maintenir l’interruption des contacts physiques et de l’interaction économique tout en répondant aux besoins fondamentaux des personnes confinées revêt une importance capitale dans ces phases. C’est à ce stade que les forces militaires peuvent être en mesure de fournir une assistance logistique en gérant l’accès à la nourriture et à l’eau et en appliquant les autres compétences acquises lors de leur formation de préparation aux situations d’urgence.

« Les gouvernements devraient communiquer plutôt que de simplement ordonner. »

Il sera essentiel de maintenir la confiance du public au cours de cette pandémie. La communication du gouvernement doit primer sur la simple édiction de mesures contraignantes. En effet, une communication stratégique est cruciale en matière de santé publique. L’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest a finalement pris fin grâce à un changement de comportement dans des circonstances très difficiles, grâce à la coopération de la population et des acteurs locaux et à une communication efficace. Les pouvoirs publics se doivent de donner l’exemple en termes de distanciation sociale, de confinement, le cas échéant, et de franchise.

Une approche globale

Au-delà des mesures sanitaires concrètes, les dirigeants devront également s’attaquer au coronavirus à tous les niveaux.

Dans ses orientations, l’Union africaine a déclaré : « L’approche des questions de la limitation de la transmission et la réduction des dommages causés par le COVID-19 se doit d’impliquer l’ensemble du gouvernement. En effet, l’insuffisance des capacités des établissements de santé, les ruptures de stock de denrées alimentaires, de médicaments ou d’autres fournitures essentielles et la résistance aux politiques de distanciation sociale limitant l’accès au travail, à l’école, aux événements culturels et/ou aux pratiques religieuses pourraient entraîner des conflits sociaux. … Tous les ministères devront être impliqués dans la mise en œuvre des réponses au COVID-19, notamment ceux des finances, de la justice, du commerce, de l’agriculture ou de l’éducation. »

La crise actuelle montre qu’il est important d’intégrer la sécurité sanitaire aux stratégies de sécurité nationale.

L’aide internationale sera également nécessaire, mais elle pourrait être plus lente à arriver et moins abondante que les besoins l’exigent, car l’Afrique pourrait bien être le dernier épicentre de la maladie. Même en cas de mise au point relativement rapide de tests, de médicaments et de vaccins, il faudra compter des mois pour leur élaboration et plus encore pour leur distribution.

Stabilisation économique

La sécurité des frontières est importante, mais le commerce transfrontalier et la coopération internationale le sont tout autant. Ces facteurs devront être équilibrés. Des secteurs entiers, tels que le transport aérien et le tourisme, seront particulièrement touchés. Les pays devront réviser leurs budgets et réaffecter leurs ressources pour s’adapter à ces nouvelles réalités. Les effets économiques du confinement étant surtout ressentis par les plus démunis, c’est à ces populations dans le besoin que les ressources devront être allouées.

Responsabilité individuelle

Dans chaque pays, les particuliers sont enjoints à adopter les mesures recommandées par l’OMS, les CDC Afrique, les CDC États-Unis et d’autres organismes pour éviter l’infection et contribuer à protéger les personnes les plus à risque :

  • Se laver fréquemment les mains. Se laver régulièrement et soigneusement les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon.
  • Éviter les contacts proches. Maintenir une distance d’au moins 1 mètre avec les autres personnes, en particulier si elles toussent, éternuent ou ont de la fièvre.
  • Éviter de se toucher les yeux, le nez et la bouche.
  • Respecter les règles d’hygiène respiratoire. Se couvrir la bouche et le nez avec le pli du coude ou avec un mouchoir en cas de toux ou d’éternuement. Jeter le mouchoir immédiatement après dans une poubelle fermée.
  • En cas de fièvre, de toux et de difficultés respiratoires, consultez un médecin sans tarder.
  • Restez chez vous si des symptômes apparaissent. Consultez un médecin suffisamment tôt en cas de fièvre, de toux et de difficultés respiratoires. Suivez les instructions des autorités sanitaires locales.
  • De nombreux pays ont restreint la taille des rassemblements afin de limiter la propagation de la maladie.

Les citoyens peuvent également lutter contre la désinformation, qui peut être mortelle. Africa Check, Africa Fact Check et le CDC Afrique sont de bonnes sources à consulter.

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