Attention au coup d’État “populaire”

Attention au coup d’État « populaire »

Le « soutien populaire » au coup au Mali masque une armée politisée, des personnalités de l’opposition opportunistes et peut être une ingérence russe. S’il est permis aux leaders du coup de continuer à jouer un rôle politique, ou si les acteurs de l’opposition peuvent utiliser leur influence pour prendre le pouvoir, cela invitera d’autres efforts pour renverser des gouvernements légitimes.

Les groupes islamistes militants en Afrique passent des records d’activité violente

Les groupes islamistes militants en Afrique passent des records d’activité violente

Depuis dix ans, l’activité des groupes militants islamistes en Afrique n’a presque qu’augmenté, même si son centre géographique a évolué au fil du temps. Au cours de l’année écoulée, l’augmentation la plus importante d’activité violente a été recensée par les groupes militants au Sahel, dans le bassin du Lac Tchad, et au Mozambique.

Autrefois symbole d’espoir, la Tanzanie voit son horizon terni par un autoritarisme grandissant

Autrefois symbole d’espoir, la Tanzanie voit son horizon terni par un autoritarisme grandissant

John Magufuli et son parti, le CCM, recourent de plus en plus à des tactiques autoritaires, ce qui marque un recul considérable par rapport à la légitimité dont jouissait autrefois le pouvoir tanzanien sur la base de normes démocratiques fortes.

Elections en République Démocratique du Congo : victoire(s) politique(s), défaite démocratique, alternance symbolique

Si l’élection de l’opposant Felix Tshisekedi à la présidence, suite à un scrutin largement considéré comme ayant été manipulé par Joseph Kabila, est  louée comme une victoire de l’alternance démocratique, elle reflète une défaite de la démocratie. En effet, cette élection ne reflètent de toute évidence pas la volonté populaire. Les techniques utilisées par Kabila pour se maintenir au pouvoir, son parti ayant atteint une victoire écrasante aux élections législatives et régionales en dépit d’une lourde défaite présidentielle, pourraient servir d’inspiration à d’autres dirigeants qui se buttent à une limite de mandats présidentiels, mais qui ne veulent pas renoncer en pratique au pouvoir.

Vers un retour de l’autoritarisme en Afrique

La force d’une démocratie ne doit pas être déterminée sur la seule base d’élections libres et ponctuelles. Un environnement politique et institutionnel qui garantit la capacité de différents partis d’accéder au pouvoir et s’assurer que les institutions sont suffisamment fortes pour les protéger à la fois d’hommes forts ou d’efforts pour éviter les limites de mandats est nécessaire. Les progrès de la démocratie sur le continent risquent d’être mise en cause pas les efforts de certains régimes à fragiliser ces normes et ces institutions.