DRC militia patrol 900x600

Une mosaïque de groupes armés tire parti des effets de la crise du Congo

La crise politique de la RDC a galvanisé et ressuscité bon nombre des 70 groupes armés actuellement actifs dans le pays, faisant du lien entre violence politique et sectaire par les milices armées un élément clé de l’instabilité politique de la RDC.

Angola National Assembly Building

L’Angola : Un réel changement ou juste du vieux vin dans des outres neuves ?

Le nouveau gouvernement angolais sera confronté à une multitude de défis qui ne peuvent être surmontés sans réformes. Le changement est-il possible ou aura-t-on droit à la même rengaine ?

Saleh Bala

Promouvoir le professionnalisme militaire: une discussion avec Le général de brigade Saleh Bala

Quels progrès les pays africains font-ils dans le renforcement du professionnalisme militaire parmi les hauts dirigeants et les officiers émergents? Dans une interview accordée au Centre d’études stratégiques de l’Afrique.

Sujet à la une: Contrecarrer l’extrémisme
A school in Maiduguri

Depuis 2009, le mouvement Boko Haram du nord-est du Nigéria a tué environ 17 000 personnes et en a déplacé presque 2,2 millions dans sa recherche d’instaurer un califat islamique. Pourtant, les interviews avec des anciens membres des milices de jeunes suggèrent que nombre d’entre eux ont initialement rejoint le mouvement pour des raisons stratégiques et non religieuses. Les anciens membres présentaient des données démographiques diverses et souvent avaient rejoint le mouvement incités par des amis ou des collègues afin d’obtenir un soutien à leur entreprise ou à cause d’un sentiment de frustration vis-à-vis de l’inadéquation des actions du gouvernement. Alors que le mouvement Boko Haram devenait de plus en plus violent, corrompu et hypocrite, les témoignages qui lui servaient d’outils de recrutement ont été régulièrement neutralisés et l’opportunité s’est présentée au gouvernement de revendiquer une plus grande légitimité.

A Somali refugee camp

L’extrémisme violent se manifeste de multiples façons tout au long de la Corne de l’Afrique, mais certains facteurs couvrent la région de façon plus vaste. Les problèmes à long terme de la marginalisation socio-économique, du chômage et de l’insuffisance des infrastructures s’ajoutent à aux évolutions démographiques, des flux de réfugiés et de la dégradation de l’environnement rend une grande partie de la population vulnérable aux messages extrémistes. La corruption systémique aliène également les citoyens de leurs institutions de gouvernance. Pour renforcer la résistance aux messages radicaux, les pays d’Afrique orientale doivent construire des solutions sur mesure en partenariat avec le secteur privé qui contient des éléments qui pourraient apparaître disparates tels que les prestations de services, l’engagement communautaire et le renforcement de l’alphabétisation.