Adama Barrow, President of Gambia. Photo : European Council

L’itinéraire de réformes démocratiques emprunté par la Gambie

Depuis qu’Adama Barrow a pris le pouvoir après 22 ans de régime autoritaire, les réformes démocratiques en Gambie ont bénéficié de la volonté politique, de l’appropriation nationale et du soutien international. Néanmoins, le sombre héritage du pays continue à présenter des risques pour le processus.

When Peace Agreements Fail: Lessons from Lesotho, Burundi, and DRC

Quand les accords de paix échouent : les leçons du Lesotho, du Burundi et de la RDC

De nombreux incidents en Afrique aujourd’hui représentent la reprise d’anciens conflits. Donc, dans une certaine mesure, ces conflits démontrent l’échec d’accords de paix précédemment négociés. Nous avons examiné l’expérience de trois pays, le Lesotho, le Burundi et la République démocratique du Congo

The Many Layers of the Ethiopia Crisis

Éthiopie : une crise multidimensionnelle

Les manifestations qui se déroulent en Éthiopie sont à la fois l’aboutissement de griefs de longue date et de revendications en quête de liberté, d’égalité et d’opportunités.

Sujet à la une: Contrecarrer l’extrémisme
“We Hope and We Fight”: Youth, Communities, and Violence in Mali

Des entretiens avec plus de 100 jeunes dans le Nord du Mali ont révélé qu’ils rejoignent les groupes armés à cause d’un sens du devoir, ou ils se sentent exclus et le gouvernement ne les soutiennent pas, ou après avoir subi la corruption des agents de l’état, ou ils espèrent rejoindre l’armée. Pour construire une sécurité durable dans la région, le gouvernement malien, les donateurs et les ONG devraient se concentrer sur la prévention de la violence au niveau des communautés au lieu de sur les jeunes « à risque ». Il faut aussi faciliter l’amélioration de la gouvernance locale par une meilleure prestation des services publics et une prise de décisions inclusive.

A school in Maiduguri

Depuis 2009, le mouvement Boko Haram du nord-est du Nigéria a tué environ 17 000 personnes et en a déplacé presque 2,2 millions dans sa recherche d’instaurer un califat islamique. Pourtant, les interviews avec des anciens membres des milices de jeunes suggèrent que nombre d’entre eux ont initialement rejoint le mouvement pour des raisons stratégiques et non religieuses. Les anciens membres présentaient des données démographiques diverses et souvent avaient rejoint le mouvement incités par des amis ou des collègues afin d’obtenir un soutien à leur entreprise ou à cause d’un sentiment de frustration vis-à-vis de l’inadéquation des actions du gouvernement. Alors que le mouvement Boko Haram devenait de plus en plus violent, corrompu et hypocrite, les témoignages qui lui servaient d’outils de recrutement ont été régulièrement neutralisés et l’opportunité s’est présentée au gouvernement de revendiquer une plus grande légitimité.