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« Nous espérons et nous nous battons » : Les jeunes, les communautés, et la violence au Mali

Par Mercy Corps, 30 septembre 2017

Des entretiens avec plus de 100 jeunes dans le Nord du Mali ont révélé qu’ils rejoignent les groupes armés à cause d’un sens du devoir, ou ils se sentent exclus et le gouvernement ne les soutiennent pas, ou après avoir subi la corruption des agents de l’état, ou ils espèrent rejoindre l’armée. Pour construire une sécurité durable dans la région, le gouvernement malien, les donateurs et les ONG devraient se concentrer sur la prévention de la violence au niveau des communautés au lieu de sur les jeunes « à risque ». Il faut aussi faciliter l’amélioration de la gouvernance locale par une meilleure prestation des services publics et une prise de décisions inclusive.

Faire la paix et construire l’Etat

Par Yvan Guichaoua et Mathieu Pellerin, IRSEM, 31 juillet 2017

De multiples critères, tant internes qu’externes, participent de la fragilité chronique du Mali et du Niger. Comment la combinaison de ces différents facteurs a-t-elle contribué à l’endogénéisation d’un phénomène djihadiste proprement sahélien? Si le Niger et le Mali partagent des configurations territoriales et des trajectoires historiques à première vue assez similaires, une analyse plus fine de leurs structures met en lumière des différences majeures, notamment dans l’approche suivie par ces deux Etats dans la (re)construction de la paix après des périodes de rébellion. C’est ainsi qu’au Niger, la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix (HACP) a joué un rôle majeur dans la promotion de la paix, en permettant l’accès aux services publics dans certaines régions reculées et en créant un lien social entre ces territoires et l’Etat central.

Sujets de sécurité : Défis de sécurité au Sahel