Des militaires maliens sont entrés dans des villages mauritaniens
Selon des informations publiées dans la presse mauritanienne et confirmées à RFI par des sources sécuritaires mauritanienne et malienne, une patrouille de l’armée malienne a fait irruption mercredi 25 mars au matin dans plusieurs villages de la commune de Gogui, dans la région du Hodh El Gharbi. Une zone où la démarcation de la frontière entre les deux pays n’est pas clairement délimitée. Cette intrusion fait suite à plusieurs épisodes suscitant depuis une dizaine de jours une forte tension entre le Mali et la Mauritanie, que Nouakchott tente de contenir. … Après l’assassinat de deux bergers mauritaniens au Mali, près de la frontière, vendredi 20 mars, et l’épisode de la fausse évasion d’otages maliens prétendument détenus en Mauritanie, la semaine dernière, cette incursion est perçue par plusieurs observateurs mauritaniens comme une nouvelle « provocation ». Lundi 23 mars, le ministère mauritanien de l’Intérieur a appelé la population à ne pas franchir la frontière et à « ne pas se rendre dans des zones non sécurisées ». La diplomatie mauritanienne s’efforce d’éviter toute escalade et de préserver des relations apaisées avec son voisin malien. Les deux pays ont indiqué la semaine dernière vouloir renforcer leur coopération. RFI
RDC : l’ONU s’inquiète de l’extension du conflit au-delà du Nord et du Sud-Kivu
La situation sécuritaire au Sud-Kivu est restée tendue malgré le retrait de l’AFC/M23 d’Uvira en janvier, toutefois Vivan van de Perre indique que « la reprise des hostilités a entraîné une extension et un déplacement des lignes de front ». « Les récentes hostilités entre le gouvernement et l’AFC/M23 ont également été marquées par un recours croissant aux drones offensifs, ainsi que par le brouillage et la falsification continus des signaux GPS. Deux évolutions préoccupantes sont apparues à cet égard. Premièrement, le conflit s’étend au-delà du Nord-Kivu et du Sud-Kivu vers la province de Tshopo, qui se trouve loin de l’épicentre du conflit. Deuxièmement, l’utilisation de ces moyens en milieu urbain soulève de graves préoccupations quant aux risques encourus par les civils et les infrastructures civiles, notamment les incidents récents touchant des sites tels que l’aéroport de Bangoka à Kisangani et la ville de Goma. », a déclaré Vivian van de Perre, Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général pour la protection et les opérations au sein de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo et chef par intérim de la MONUSCO. L’extension du conflit entre mes forces armées congolaises et les rebelles du mouvement AFC M23 « notamment vers la frontière burundaise, augmentent le risque d’une conflagration régionale ». Africanews avec AP
Retrait des troupes AFC/M23 de quelques villages de Lubero : entre espoir de paix et doutes
Les combattants de l’AFC/M23 avec probablement des troupes de l’armée rwandaise qui ont quitté, la nuit de lundi à mardi 24 mars, plusieurs villages qu’ils occupaient depuis plus d’un an, au territoire de Lubero (Nord-Kivu), sont actuellement regroupés dans les agglomérations d’Alimbongo, Kirumba et Kanyabayonga, rapportent des sources concordantes, ce jeudi 26 mars. Ce retrait confirmé par le gouverneur de la province du Nord-Kivu, suscite à la fois espoir et interrogations parmi les populations locales. Pour plusieurs sources, l’évolution de la situation reste tout de même floue. Selon des sources locales, ce retrait concerne plusieurs villages situés au sud et à l’est de Lubero-centre, chef-lieu du territoire. Dans la zone de Kamandi Lac, des mouvements logistiques ont également été signalés, notamment l’évacuation de matériels militaires par voie lacustre vers Vitshumbi, dans le territoire voisin de Rutshuru. D’après des sources sécuritaires, ce retrait concernerait principalement des troupes de l’armée rwandaise, accusées d’appuyer l’AFC/M23 dans cette région. Ces mêmes sources évoquent la possibilité d’un retrait progressif d’autres forces étrangères, notamment l’armée ougandaise (UPDF), déployée depuis plus d’un an dans une zone tampon entre Katondi et Lubero-centre. … Ce retrait, s’il se confirme dans la durée, pourrait marquer une étape importante vers une désescalade dans cette partie du Nord-Kivu. Mais pour les habitants de Lubero, l’incertitude demeure quant à la stabilité réelle de la région. Radio Okapi
À Madagascar, le nouveau gouvernement laisse sceptique société civile et jeunes de la Gen Z
À Madagascar, le nouveau gouvernement annoncé le 25 mars laisse perplexes le mouvement Gen Z et la société civile. La majorité des anciens ministres ont été reconduits et aucune figure marquante n’a fait son entrée : le président de la Refondation a opté pour la continuité. Au point que certains acteurs de la mobilisation citoyenne de septembre et octobre 2025 s’interrogent sur l’intérêt de ce remaniement et considèrent que le cap des autorités de transition est encore trop confus. … Le plus grand défi du gouvernement sera de gagner la confiance des citoyens, estime Harnelle Rakotobe, directrice exécutive de l’ONG Ivorary, engagée pour la bonne gouvernance et les droits humains. Elle préconise, pour cela, la publication des déclarations de patrimoine des ministres, pour partir d’une base transparente : « Qu’est-ce qu’on attend réellement de chaque ministère ? Pour quel objectif ? On navigue toujours à vue dans la mesure où on ne sait pas quelles urgences ces ministères vont traiter. Ils n’ont pas été très transparents sur les critères d’évaluation et de nomination des ministres. Je ne vois pas bien quelle serait la plus-value de ce nouveau gouvernement. » RFI
Bénin: début de la campagne pour la présidentielle du 12 avril
Deux duos s’affrontent pour succéder au président sortant Patrice Talon : d’un côté, Romuald Wadagni et sa colistière, l’actuelle vice-présidente Mariam Tala, soutenu par la mouvance présidentielle; de l’autre Paul Hounkpè et son colistier Judicael Hounwanou, issus de l’opposition dite modérée. Après les élections législatives et les élections locales qui se sont déroulées le 11 janvier dernier, le coup d’envoi de la campagne pour l’élection présidentielle du 12 avril est donné ce vendredi 27 mars au Bénin. Pour succéder à Patrice Talon qui achève son deuxième mandat et qui vient de passer dix ans au pouvoir, deux duos de candidats sont en lice, contre trois lors du précédent scrutin en 2021. Avec pour slogan « Plus loin, ensemble », le premier, sous la couleur bleu, est composé de Romuald Wadagni, dauphin du président sortant, et de sa colistière, l’actuelle vice-présidente Mariam Talata. L’un et l’autre bénéficient du soutien des deux partis de la mouvance présidentielle, le Bloc Républicain et l’Union progressiste Le Renouveau, qui sont les deux seules formations à siéger à l’Assemblée nationale depuis les législatives de janvier dernier. Face à eux, l’autre duo, issu de l’opposition dite modérée, est composé de Paul Hounkpè et de son colistier Judicael Hounwanou. Sous la couleur verte, eux vont défendre leur programme « Rebâtir ensemble la fierté béninoise ». … Principale formation d’opposition du Bénin, Les Démocrates ne participent pas à la présidentielle en raison de la décision prise par la commission électorale d’écarter leur dossier de candidature, faute de parrainages suffisants. RFI
Le Kenya a expédié vers la Chine sa première cargaison de produits exemptés de droits de douane
Le Kenya a expédié le 23 mars 2026 son premier chargement de marchandises vers la Chine dans le cadre d’un nouvel accord « zéro tarif », une initiative qui, selon les responsables, pourrait contribuer à réduire le déséquilibre commercial bilatéral et élargir l’accès au marché chinois pour les produits kenyans. C’est une première à forte portée symbolique : le Kenya a expédié sa première cargaison vers la Chine en franchise totale de droits de douane, dans le cadre du dispositif « zéro tarif » accordé par Pékin à plusieurs pays africains. Huile d’avocat, café, produits pour animaux : la cargaison partie le 23 mars sert de test grandeur nature pour ce nouveau régime qui permet une entrée sans droits de douane sur le marché chinois. Un avantage compétitif important pour Nairobi, dans un contexte de concurrence accrue entre exportateurs, notamment sur les produits agricoles. Une partie du fret a été acheminée par le Madaraka Express jusqu’au port sec de Nairobi, avant de rejoindre Mombasa, illustrant le rôle central des infrastructures dans cette stratégie d’exportation et d’intégration logistique. L’arrivée en Chine est attendue début mai, au moment de l’entrée en vigueur officielle du dispositif préférentiel. … Pour le Kenya, l’enjeu est stratégique : doper ses exportations agricoles vers un marché immense – thé, café, avocat – et réduire un déficit commercial massif. RFI
En Côte d’Ivoire, Calice Yapo Yapo, le numéro deux du PDCI, reconnu non coupable
Calice Yapo Yapo a été reconnu non coupable de « trouble à l’ordre public » et « jet de discrédit sur les décisions de justice », par un tribunal d’Abidjan, ce 27 mars. Il lui était reproché d’avoir critiqué l’invalidation, en janvier dernier, par le Conseil constitutionnel de l’élection d’un député de son camp, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Hervé Alliali, lors des législatives du mois précédent. Lors de son procès, le secrétaire exécutif du PDCI s’était défendu d’avoir attaqué cette institution. « Je ne vais pas dire de mot politique, je bénis le nom de Dieu », a réagi Calice Yapo Yapo à la presse à l’issue du délibéré. « Il fallait attendre la vérité judiciaire, elle vient confirmer la réalité des faits, il n’y a pas d’infraction », a affirmé son avocat, Me Luc Kacou Adje. Hervé Alliali figurait parmi les 32 députés élus sous les couleurs du PDCI lors des législatives du 27 décembre, au cours desquelles le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) du président Alassane Ouattara a raflé 80 % des sièges. À la suite d’une requête de ses adversaires, le Conseil constitutionnel avait annulé le 9 janvier l’élection d’Alliali dans la circonscription de Toumodi (centre). Mais il a finalement été à nouveau élu le 21 février lors du scrutin partiel organisé à la suite de cette invalidation. Jeune Afrique avec AFP
À Yaoundé, l’Afrique monte au front pour défendre son coton
En amont de la conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) organisée à Yaoundé à partir de ce 26 mars, les pays africains se mobilisent pour défendre leur filière coton, en lançant une plateforme chargée de mobiliser les investissements nécessaires à la transformation locale de la chaîne de valeur du coton, du textile et de l’habillement. … Le coton fait l’objet de discussions à l’OMC depuis plus de vingt ans à la demande du groupe dit C-4 (Bénin, Burkina Faso, Mali, Tchad). … Le coton joue ainsi un rôle vital dans les économies du C4+, mais ces pays exportent principalement du coton fibre brut car ils manquent d’installations de transformation, de sorte que les gains tirés par les femmes et les jeunes, majoritaires dans ce secteur, restent marginaux, selon l’OMC. … Selon l’OMC, les pays du C-4+ auraient ainsi besoin d’attirer des investissements d’une valeur de 12 milliards de dollars sur 10 ans pour libérer tout le potentiel de ce secteur. Il est estimé que, s’ils sont réalisés, ces investissements généreront environ 500 000 emplois directs, ainsi que 1,5 million d’emplois indirects dans toute la chaîne de valeur du coton. C’est pourquoi les pays concernés ont lancé, avec l’OMC, la plateforme d’investissement du Partenariat pour le coton, qui permet de présenter les possibilités d’investissement et des partenariats stratégiques pour 2026-2030. Jeune Afrique avec AFP
ONU: la candidature de Macky Sall portée par l’UA
L’Union africaine présente l’ex-président sénégalais Macky Sall, 64 ans, comme candidat au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), dans un contexte diplomatique complexe, où le régime en place au Sénégal affirme ne pas avoir encore été consulté et où la candidate chilienne a perdu le soutien de son pays. Le projet de décision adopté par le Bureau de l’Assemblée de l’UA le 26 mars souligne la solide expérience en leadership de Macky Sall, son approche pragmatique, son réseau international et son engagement à rechercher le consensus entre nations et grandes puissances. L’UA appelle à la solidarité africaine et exhorte tous les États membres et partenaires internationaux à soutenir cette candidature, estimant qu’un représentant africain est porteur d’atouts majeurs pour relever les défis de paix, de sécurité et de stabilité au sein de l’ONU. Cependant, cette initiative suscite déjà des nuances diplomatiques. Les autorités sénégalaises, par le biais du ministre des Affaires étrangères, ont indiqué n’avoir pas encore été consultées sur cette candidature de l’ancien président qui a dirigé le pays de 2012 à 2024. APA
Coupe du monde 2026: la RD Congo jouera sa place lors d’un barrage face à la Jamaïque
On connaîtra bientôt, les derniers qualifiés pour la coupe du monde 2026. Au total, 18 sélections se disputent les six derniers tickets pour la plus grande compétition du football international qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique à partir du mois du 11 juin. Parmi elles, la RD Congo: le pays n’a plus vu le mondial depuis 1974. Ce jeudi 26 mars se tenait le premier tour des barrages qualificatifs pour la prochaine Coupe du monde de football, coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, qui débutera au mois de juin. La RD Congo, qui vise une deuxième qualification historique, connaît désormais son dernier adversaire: la Jamaïque. … [P]our les Reggae Boyz, l’espoir d’une deuxième qualification, après celle de 1998, est toujours permis. Ils retrouveront donc la RD Congo mardi prochain à Guadalajara pour un choc historique. Le vainqueur du match complétera le groupe K du Mondial, aux côtés de la Colombie, du Portugal et de l’Ouzbékistan. TV5 Monde
