République du Congo : Un statu quo à coûts élevés
L’élection de 2026 en République du Congo devrait déboucher sur un résultat prévisible, le président Denis Sassou-Nguesso cherchant à perpétuer son emprise sur le pouvoir depuis 41 ans dans le troisième plus grand pays exportateur de pétrole d’Afrique. Âgé de 82 ans, M. Sassou-Nguesso est le troisième plus ancien dirigeant africain. Sassou-Nguesso a prolongé son règne dans ce pays d’Afrique centrale de 6 millions d’habitants en contournant les restrictions d’âge et de mandat en 2015, ce qui lui permet de briguer un cinquième mandat présidentiel consécutif en 2026. … L’élection de 2026 est en passe de reproduire les campagnes précédentes, vu l’emprise de Sassou-Nguesso sur les principaux leviers du pouvoir dans le pays. Les membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) du Congo sont sélectionnés par l’Assemblée nationale, ce qui donne au parti au pouvoir un avantage dans l’organisation des élections. … Sassou-Nguesso nomme tous les juges nationaux du pays et les tribunaux qui, à leur tour, protègent les intérêts du président, notamment en confirmant les condamnations de personnalités de l’opposition, telles que Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, sur la base d’accusations largement considérées comme étant motivées par des considérations politiques, ce qui a encore affaibli la concurrence. … Le paysage politique étouffé du Congo a contribué à son marasme économique, le pays étant soumis au « paradoxe de l’abondance ». Bien que les exportations de pétrole génèrent des revenus annuels d’environ 2 milliards de dollars, le développement humain reste faible et à la traîne par rapport à d’autres pays à revenu intermédiaire. … Les niveaux d’inégalité sont parmi les plus élevés d’Afrique. Centre d’études stratégiques de l’Afrique
Au Soudan, des dizaines de civils tués dans deux attaques de drones
Des dizaines de civils ont été tués dans des frappes de drones dans le sud du Soudan ces deux derniers jours, ont affirmé, mercredi 11 mars, à l’Agence France-Presse (AFP) des sources médicales, alors que les combats s’intensifient dans cette région après près de trois ans de guerre. Dans l’Etat du Nil-Blanc, qui se situe à l’est du Kordofan occidental déjà visé quotidiennement par des attaques de tels engins, une frappe a entraîné la mort de 17 civils, mercredi, a déclaré à l’AFP une source médicale à l’hôpital local. Au moins neuf autres ont été blessés, selon la même source. La veille, dans l’Etat du Kordofan occidental, au moins 40 personnes avaient été tuées, également dans une attaque de drone contre un camion dont les passagers se rendaient à des funérailles, a appris l’AFP, mercredi, auprès d’une source médicale et d’un témoin. « La plupart des victimes étaient des femmes », selon la source médicale. Appartenant pour la plupart à une même famille, elles « se dirigeaient vers Al-Foula pour présenter leurs condoléances » après une frappe qui avait endeuillé, dimanche, le marché d’une localité voisine, dans cette zone contrôlée par les paramilitaires, selon un témoin joint par l’AFP. Ni lui ni la source médicale n’ont pu donner d’information sur l’origine du tir de mardi. … Le Kordofan, une région cruciale pour le contrôle du pays, est au cœur des combats que se livrent l’armée régulière et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), avec chaque jour des annonces de frappes et des bilans sanglants. Le Monde avec AFP
Au Burkina Faso, le Jnim coupable de « crimes de guerre », selon HRW
Depuis la fin janvier, les combattants du Jnim livrent des offensives d’envergure dans le nord et l’est du Burkina Faso. Ils ont « tué au moins 38 civils, enlevé neuf femmes et incendié des biens lors de trois incidents distincts dans le nord-est du Burkina Faso depuis fin janvier », rapporte HRW dans un communiqué publié ce jeudi 12 mars. HRW dit avoir interviewé à distance vingt personnes, dont dix témoins des trois attaques, des journalistes, des membres de la société civile et des villageois afin de documenter ces « atrocités » qui « constituent des crimes de guerre. » Selon l’organisation, « les attaques semblent avoir visé des communautés perçues comme soutenant ou ayant des liens » avec les supplétifs civils de l’armée burkinabè, les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). … « La brutalité du Jnim contre les civils au Burkina Faso a été implacable », déclare Ilaria Allegrozzi, chercheuse spécialiste du Sahel pour HRW. Le Burkina Faso, dirigé par la junte militaire d’Ibrahim Traoré depuis septembre 2022, est pris dans une spirale de violences qui a fait, depuis 2015, des dizaines de milliers de morts civils et militaires, dont plus de la moitié ces trois dernières années, selon l’ONG Acled qui recense les victimes de conflits dans le monde. Jeune Afrique avec AFP
Burkina Faso: les conditions de détention de Paul-Henri Damiba inquiètent ses proches
Arrêté et extradé du Togo le 17 janvier dernier, l’ancien président de transition burkinabè, l’ex-lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba est maintenu au secret à Ouagadougou. Renversé en 2022, il est accusé par les autorités de son pays d’être le cerveau de plusieurs tentatives de putsch. Mais après près de 60 jours d’incarcération, sa famille est sans nouvelle de lui, aucun avocat ne lui a été affecté et ses conditions de détention inquiètent ses proches. Près de deux mois après son extradition de Lomé vers Ouagadougou, le sort réservé par les autorités burkinabé à Paul-Henri Damiba reste plus que jamais incertain. Placé au secret dans une annexe de l’agence Nationale de renseignement, le lieutenant-colonel aurait fait l’objet – selon l’une de nos sources – d’interrogatoires qualifiés de musclés pour ne pas parler de sévices physiques. Cette source établit un parallèle avec les violences subies par des magistrats accusés de corruption au procès de Koupela en février dernier. Violences commises par les enquêteurs et dénoncées par les avocats lors des plaidoiries. Qui va plaider justement pour Damiba ? C’est l’autre question qui concerne celui que la justice poursuit pour « détournement criminel de deniers publics, enrichissement illicite, corruption, ou encore incitation à la commission de délits et de crimes ». À cette heure, on ne lui connaît aucun avocat. Et si les spéculations vont bon train au sein du barreau pour deviner celui ou ceux qui constitueront un groupe d’avocats, aucun nom n’est sorti pour savoir qui va défendre le prisonnier le mieux gardé du Burkina Faso. RFI
L’armée malienne accusée d’avoir tué sept civils dans la zone frontalière avec la Mauritanie et le Sénégal
Au Mali, l’armée malienne est accusée d’avoir tué 7 civils dans la zone frontalière avec la Mauritanie et le Sénégal. Les sources locales qui accusent les Famas sont multiples. C’est une région où les groupes jihadistes sont très actifs. Les autorités du Mali n’ont fait aucune déclaration à la suite de la mort de ces personnes. Les faits remontent au 26 février dernier. Des habitants d’Aïté, joints par RFI, confirment l’arrivée dans leur commune d’une patrouille de soldats maliens. Cinq personnes, des commerçants, qui ont la double nationalité malienne et mauritanienne, sont alors immédiatement arrêtées dans leurs boutiques. Selon un membre de la société civile, le convoi repart vers un site minier où deux autres commerçants, des Mauritaniens, sont interpellés. Leurs biens et marchandises brûlés. Dans la foulée, les sept hommes sont emmenés par les Famas. Un habitant, cousin direct de l’une de ces personnes, et d’autres membres du village tentent de les retrouver. Ils découvrent les sept cadavres à 7 kilomètres de la commune. « Ils ont été exécutés », indique l’un des membres de ce groupe de recherche qui poursuit : « Nous avons craint que les corps soient minés, nous n’avons pas osé les toucher ». C’est seulement ce lundi, dix jours après les faits, que les dépouilles ont été enterrées. Cette opération a provoqué peur et panique puisque nombre d’habitants d’Aïté, mais aussi des villages voisins, ont fui en Mauritanie dont la frontière ne se trouve qu’à 10 kilomètres. RFI
Mali: Ousmane Diallo, militant des droits des peuls, détenu depuis deux ans par la Sécurité d’État
Cela fait deux ans tout juste, ce jeudi 12 mars 2026, qu’Ousmane Diallo, membre de l’organisation communautaire peule Tabital Pulaaku, a été enlevé au Mali. Selon les informations de RFI, il est détenu au secret, en dehors de toute procédure légale, par les services maliens de la Sécurité d’État. Ses proches ont eu de rares et inquiétantes informations sur ses conditions de détention. En deux ans, sa femme, ses enfants et ses amis n’ont eu de nouvelles d’Ousmane Diallo qu’à deux reprises : lorsque d’anciens détenus qui l’avaient côtoyé dans une prison secrète de la Sécurité d’État ont été libérés. Et qu’ils ont pu témoigner des mauvais traitements qui leur avaient été infligés, entassés, une dizaine dans une petite pièce sans toilettes et manquant de nourriture. Le 12 mars 2024, Ousmane Diallo a été enlevé en pleine rue, à Bamako, par des hommes encagoulés à bord d’un 4×4 aux vitres teintées. Il sortait de chez Hamadoun Dicko, ancien président de la section jeunesse de Tabital Pulaaku au Mali, qui venait juste d’être relâché après avoir lui-même été détenu plusieurs mois par la Sécurité d’État. Ni les proches d’Ousmane Diallo, ni les cadres de l’association Tabital Pulaaku joints par RFI, n’ont été informés du motif de cet enlèvement. Une source sécuritaire malienne confirme à RFI que ce défenseur des droits des peuls est toujours aux mains de la Sécurité d’État, accusé d’être en lien avec des groupes jihadistes. Aucun élément n’a cependant été fourni, et depuis deux ans, le cas d’Ousmane Diallo n’a pas été transmis à la Justice. Son entourage dément catégoriquement ces accusations et dénonce plutôt un différend avec un autre représentant de la communauté peule, Sékou Bolly, conseiller du gouvernement de transition et notoirement proche des services maliens. Sollicité par RFI, Sékou Bolly n’a pas donné suite. RFI
Niger : L’UE réclame la libération de l’ancien président Bazoum
Le Parlement européen a adopté jeudi à la quasi-unanimité une résolution pour exiger la libération « immédiate » du président élu du Niger, Mohamed Bazoum, séquestré à Niamey depuis le coup d’Etat militaire en juillet 2023 et dont le mandat prendra officiellement fin début avril. Elu en 2021, Mohamed Bazoum, âgé de 66 ans, a été renversé par un putsch militaire le 26 juillet 2023 et est détenu depuis aux côtés de son épouse dans une aile du palais présidentiel à Niamey, capitale du Niger. 524 eurodéputés ont voté jeudi en faveur de cette résolution, non contraignante, portée par le groupe PPE (droite) et d’autres groupes parlementaires européens, condamnant « fermement » la « détention arbitraire » de M. Bazoum. Deux députés ont voté contre et 29 se sont abstenus. Le Niger est dirigé depuis le putsch par le chef de la junte, le général Abdourahamane Tiani, mais Mohamed Bazoum a toujours refusé de démissionner. Son mandat arrivera à échéance le 2 avril. « Ne pas obtenir sa libération avant cette date constituerait un échec grave », avait prévenu mercredi soir en séance plénière l’eurodéputé français Christophe Gomart (groupe PPE), à l’initiative du texte, estimant qu’il s’agissait pour cela d’une résolution « d’urgence ». Par ailleurs, le texte rappelle que l’immunité présidentielle de Mohamed Bazoum a été levée en 2024 par la justice nigérienne, et que la junte a « juré de le poursuivre pour +haute trahison+, ce qui peut entraîner la peine de mort ». Les députés européens demandent la libération « immédiate et inconditionnelle » du couple présidentiel, sur lequel aucune information vérifiable n’a été rendue publique depuis plus d’un an, selon eux. Sahel Intelligence
Centrafrique : Jean-Noël Barrot, le chef de la diplomatie française, à Bangui, une première depuis sept ans
Le ministre des affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, entame jeudi 12 mars une visite de deux jours en République centrafricaine (RCA), où il rencontrera vendredi le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, une première depuis sept ans, a annoncé la diplomatie française. Ce déplacement s’inscrit dans la relance des relations bilatérales engagée en avril 2024 par les présidents Macron et Touadéra. Le dialogue entre Paris et Bangui s’était fortement dégradé les années précédentes, alors que l’influence de la Russie se renforçait, . « Après une brève période de froid à l’échelle de notre histoire commune, notre relation avec la RCA se renouvelle et se renforce », affirme une source diplomatique à l’Agence France-Presse (AFP). La France n’avait pas effectué de visite de haut niveau dans cet Etat d’Afrique centrale de 5,3 millions d’habitants depuis celle de Jean-Yves Le Drian, alors ministre des affaires étrangères, en novembre 2018, deux ans après l’arrivée au pouvoir de M. Touadéra. Outre son entretien avec le président centrafricain, M. Barrot doit rencontrer le premier ministre, Félix Moloua, ainsi que son homologue, Sylvie Notéfé. Il doit également visiter la mission européenne EUTM, chargée de la formation des forces armées centrafricaines, et la Minusca, la force de maintien de la paix des Nations unies. Très influente et présente militairement depuis l’indépendance en 1960, l’ancienne puissance coloniale a progressivement perdu du terrain en Centrafrique, pays riche en ressources naturelles, au profit de la Russie et des paramilitaires russes du Groupe Wagner, qui bénéficient de contrats lucratifs dans l’exploitation de l’or, des diamants et du bois. Le Monde avec AFP
En Centrafrique, les deux employés de MSF libérés après leur arrestation à Zemio
Les deux employés français et centrafricain de l’ONG Médecins sans frontières (MSF) arrêtés début mars dans le sud de la Centrafrique ont été libérés mercredi 11 mars, a annoncé l’ONG. « Nous confirmons que nos deux collègues sont sortis de détention ce 11 mars en fin de journée », a déclaré MSF à l’Agence France-Presse (AFP). MSF avait annoncé mardi que deux de ses employés, un Français et un Centrafricain, avaient été arrêtés début mars dans la ville de Zemio, dans le sud du pays, à la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC), et étaient depuis détenus à Bangui, la capitale. La veille, le ministère de la défense centrafricain avait annoncé la seule arrestation de l’employé français de MSF sur la base de « sérieux soupçons d’activités visant la déstabilisation de la situation sécuritaire dans la préfecture du Haut-Mbomou ». Leur libération intervient la veille du déplacement prévu jeudi à Bangui du ministre des affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, qui doit y rencontrer le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, la première visite d’un chef de la diplomatie française en Centrafrique depuis sept ans. MSF avait précisé après leur arrestation que ses deux employés faisaient partie d’une équipe de l’ONG « présente à Zapay, dans le nord de la RDC » depuis février et qui s’étaient « rendus à Zemio sur l’invitation des autorités civiles locales ». Le Monde avec AFP
Burundi : libération provisoire de l’ancien Premier ministre Alain-Guillaume Bunyoni
Le général Alain-Guillaume Bunyoni, ancien tout-puissant Premier ministre du Burundi, a été libéré provisoirement mercredi 11 mars pour raisons médicales. Il avait été condamné en 2023 à la réclusion à perpétuité pour complot contre le chef de l’État. Nommé Premier ministre en juin 2020 par le président Évariste Ndayishimiye, il avait été démis de ses fonctions en septembre 2022, quelques jours après que le chef de l’État avait dénoncé des volontés de mener un « coup d’État ». Avant même d’être nommé Premier ministre, le général Bunyoni, jusque-là plus haut gradé de la police et ministre de la Sécurité publique, était considéré comme le véritable numéro 2 du régime et le chef de file des partisans d’une ligne dure parmi les généraux œuvrant dans les coulisses du pouvoir. Cette réputation le poursuivait déjà sous la présidence de Pierre Nkurunziza. Fin 2023, Alain-Guillaume Bunyoni a été jugé coupable d’avoir voulu renverser le gouvernement et d’avoir menacé la vie d’Évariste Ndayishimiye, ainsi que d’enrichissement illégal et de déstabilisation de l’économie. Selon une source judiciaire ayant requis l’anonymat, il était hospitalisé depuis octobre 2025 à l’hôpital régional de Gitega, la capitale administrative du Burundi, et a bénéficié d’une liberté provisoire « pour raisons médicales ». … D’autres prisonniers, dont le colonel Michel Kazungu, condamné à la réclusion à perpétuité pour une tentative de coup d’État en mai 2015 contre le président Pierre Nkurunziza, décédé en juin 2020, ont également bénéficié mercredi d’une liberté provisoire pour raisons médicales. Jeune Afrique avec AFP
Madagascar: les autorités de transition visées par des accusations de corruption
À Madagascar, la vidéo d’un colonel portant des accusations de corruption contre le régime de transition suscite de vives réactions sur les réseaux sociaux. Ce militaire, Patrick Rakotomamonjy a été l’éphémère directeur du « Bureau des doléances » de novembre 2025 à janvier 2026, un organe placé auprès de la présidence. Une période au cours de laquelle il affirme avoir été témoin de pratiques douteuses. Au cours de son bref passage à la tête du « Bureau des doléances », le médecin-colonel Patrick Rakotomamonjy affirme avoir reçu les témoignages de ministres en fonction, victimes, selon ses dires, d’intimidations de Koufali Daya, un homme d’affaires membre de la famille du président de la Refondation. Dans cette vidéo de 9 minutes, relayée sur Facebook par le principal compte de la « Gen Z » et par plusieurs influenceurs malgaches, le colonel dénonce des « cadeaux douteux » au plus haut sommet de l’État et dit vouloir porter plainte contre Michaël Randrianirina, les quatre haut-conseillers de la Refondation, Koufali Daya et Siteny Randrianasoloniaiko, le président de l’Assemblée nationale. Sollicité par RFI, le directeur de la communication de la présidence, Rolly Mercia, a réagi à cette vidéo tournée depuis un lieu inconnu en fustigeant « un délire ne méritant pas la moindre attention ». En tant que directeur du Bureau des doléances, Patrick Rakotomamonjy était notamment chargé de « mener des investigations (…) sur la corruption ou l’abus commis par tout responsable auprès de l’Administration publique » selon le décret actant sa nomination en novembre 2025. Aucune explication officielle n’a accompagné son limogeage, le 20 janvier. RFI
Des inondations meurtrières endeuillent l’Éthiopie et le Kenya
L’Afrique de l’Est connaît ces derniers jours de fortes précipitations qui ont provoqué de graves inondations, notamment au Kenya et en Éthiopie. En Éthiopie, le bilan des pluies diluviennes survenues dans la région de Gamo, dans le sud du pays, s’élève désormais à au moins 64 morts, tandis que plusieurs dizaines de personnes restent portées disparues, selon la police. Au Kenya voisin, des pluies torrentielles se sont également abattues vendredi et samedi sur la capitale Nairobi ainsi que dans d’autres régions du pays. Elles ont fait au moins 49 morts, dont plus de la moitié à Nairobi, selon le dernier bilan de la police publié lundi. De nombreuses études montrent que les épisodes de sécheresse et de précipitations extrêmes sont devenus plus fréquents en Afrique de l’Est au cours des deux dernières décennies. Africanews
