Revue de Presse du 9 août 2018

RDC: Joseph Kabila ne se présente pas à l’élection présidentielle
Le secrétaire permanent du parti présidentiel congolais, Emmanuel Ramazani Shadary, a été désigné mercredi comme dauphin du président Joseph Kabila pour l’élection présidentielle prévue le 23 décembre en République démocratique du Congo (RDC), a annoncé le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Lambert Mende Omalanga. Ce qui signifie que le chef de l’Etat sortant ne se représentera pas. Emmanuel Ramazani sera le candidat du Front commun pour le Congo (FCC), une vaste plate-forme électorale créée par Joseph Kabila. « Il s’agit du camarade Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du PPRD », a affirmé Lambert Mende lors d’une conférence de presse à Kinshasa. Il va aller immédiatement déposer son dossier de candidature au siège de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), a ajouté le ministre. La clôture du dépôt des candidatures est prévue à 17h30 HB. RTBF

RDC: L’ex-ministre de l’Intérieur Ramazani Shadary candidat à l’élection présidentielle
En 2017, il avait été sanctionné par l’Union Européenne pour violations des droits de l’Homme. Emmanuel Ramazani Shadary est candidat l’élection présidentielle de la République démocratique du Congo prévue en décembre. C’est le président congolais Joseph Kabila qui l’a désigné comme son dauphin, a annoncé ce mercredi le porte-parole du gouvernement. D’après la Constitution de la RDC, le président Kabila, 47 ans, ne pouvait pas se représenter à l’élection présidentielle. Ce dernier a respecté la constitution, soulageant ainsi les craintes de l’opposition et de la communauté internationale qui craignaient qu’il tente de rester au pouvoir. Emmanuel Ramazani Shadary, ancien ministre de l’Intérieur et secrétaire permanent du PPRD est donc le candidat « derrière lequel nous allons tous nous aligner », a insisté Joseph Kabila. AFP

RDC: les Etats-Unis saluent le retrait de Joseph Kabila
Les Etats-Unis ont salué mercredi la décision du président congolais Joseph Kabila de ne pas se présenter à sa réélection, tout en estimant que davantage pouvait être fait pour assurer une transition démocratique dans le pays. En désignant in extrémis le patron du parti présidentiel et ancien ministre de l’Intérieur Emmanuel Ramazani Shadary comme son dauphin pour l’élection présidentielle du 23 décembre, Joseph Kabila a mis fin à des mois de spéculation. « Nous saluons les informations selon lesquelles le président Kabila ne cherchera pas à obtenir un troisième mandat en conformité avec la constitution de son pays », s’est réjouie l’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley, dans un communiqué. « Ce développement est une autre avancée mais il y a bien davantage à faire », a-t-elle prévenu. La commission électorale « doit prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir au peuple congolais le droit d’exercer son (droit de) vote lors d’élections libres, justes et crédibles le 23 décembre 2018 », a encore ajouté Mme Haley.  La Libre

Présidentielle en RDC: Félix Tshisekedi a déposé sa candidature
En 2011, son défunt père avait terminé deuxième du scrutin présidentiel. Suivant les même pas, Félix Tshisekedi, qui a également succédé à son père à la tête de son parti, l’UDPS, a déposé sa candidature, mardi 7 août, pour la présidentielle de décembre 2018. 14h50. Félix Tshisekedi quitte la commune de Limete et se dirige vers le bureau de la Commission électorale nationale ndépendante (Céni). Plusieurs centaines de militants de l’UDPS, son parti, se joignent à lui. Certains à pied et d’autres sur des motos occupent le boulevard Lumumba. Rapidement, une caravane s’organise. RFI

Quatorze corps découverts à Beni, dans l’est de la RDC
Une dizaine de personnes enlevées dans l’est de la République démocratique du Congo ont été retrouvées mortes dans la localité de Béni, selon des sources civiles et militaires. Les populations pointes les rebelles ougandais, ADF. “Les 14 personnes enlevées ont été retrouvées mortes et ont été enterrées”, a déclaré à un correspondant de l’AFP un porte-parole de l’armée. Trois sources civiles ont confirmé cette découverte macabre dans la région de Beni, où une nouvelle épidémie d’Ebola a été déclarée le 1er août. Toutes ces sources pointent la responsabilité des rebelles ADF ougandais. Africa News

La Zambie refuse l’asile à un opposant zimbabwéen
L’asile a été refusé à Tendaï Biti, selon le ministre zambien des Affaires étrangères, Joe Malanji. L’opposant zimbabwéen est arrivé en Zambie ce matin. « Il voulait demander l’asile, mais ses motifs ne sont pas méritoires. En l’état, nous le maintenons en garde à vue avant son retour à Harare », a déclaré M. Malanji à la BBC. BBC

Salva Kiir accorde l’amnistie aux rebelles
Le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, a accordé une amnistie générale aux rebelles, y compris à son rival Riek Machar. L’information a été relayée par la Société sud-soudanaise de radiodiffusion (South Sudan Broadcasting Corporation). Un décret présidentiel lu à la télévision d’Etat indique que le président Kiir avait accordé une amnistie générale au « dirigeant du SPLM-OI (Mouvement d’opposition du peuple soudanais), Dr Riek Machar Teny, et à d’autres groupes qui s’opposaient au gouvernement de la République du Soudan du Sud de 2013 à ce jour « . BBC

Accord sur le partage du pouvoir au Soudan du Sud: un air de déjà vu
Leur rivalité a entraîné un épouvantable bain de sang au Soudan du Sud, pourtant, pour la troisième fois, Salva Kiir et Riek Machar vont tenter de partager le pouvoir dans une nouvelle tentative de rétablir la paix dans le plus jeune pays du monde. Un accord de partage du pouvoir conclu dimanche entre eux et des partis d’opposition, avec la médiation de Khartoum, a été salué dans la capitale du Soudan du Sud, Juba, et dans les camps qui abritent les personnes déplacées par cinq ans de guerre. Pourtant, la route est encore longue et semée d’embûches, entre la signature de cet accord et un accord de paix final avec le chef des rebelles Machar, qui doit rentrer d’exil pour occuper le poste de premier vice-président dans un gouvernement d’unité nationale. TV5

Simone Gbagbo évoque une « nouvelle page » après sa libération
L’ex-première dame ivoirienne Simone Gbagbo libérée mercredi à Abidjan, a annoncé « une nouvelle page » et une « refondation » pour son parti, le Front populaire ivoirien (FPI), dans son premier discours.
« L’ancienne page est tournée (…), militants, levez-vous pour une nouvelle page, on est partis sans arrêt, on est partis, on est partis! », a-t-elle déclaré sous les ovations d’un millier de militants réunis dans sa résidence de Cocody, un quartier huppé d’Abidjan. La « dame de fer », 69 ans, souriante quoique fatiguée, visiblement émue par l’accueil chaleureux de ses sympathisants, s’est exprimée seulement quelques minutes. VOA

Côte d’Ivoire : qui sont les 800 « amnistiés » de Ouattara ?
Amnistiés lundi par le président ivoirien, Simone Gbagbo, Assoa Adou, Lida Kouassi et Souleymane Kamaraté Konaté, dit Soul to Soul, ont retrouvé la liberté ce mercredi. Mais les 800 autres personnes qui bénéficient de cette mesure d’amnistie sont moins connus. Dans son discours, lundi, Alassane Ouattara a nommément cité trois personnalités bénéficiaires de l’amnistie : Simone Gbagbo, ex-Première dame et épouse de Laurent Gbagbo ; Assoa Adou et Lida Kouassi, tous les deux ex-ministre de Laurent Gbagbo ; et Souleymane Kamaraté Konaté, dit Soul to Soul. Tous ont été remis en liberté ce mercredi. Jeune Afrique

Quatre exploitants forestiers disparus en Casamance
Leurs proches craignent la répétition du drame survenu en janvier dernier. Quatorze coupeurs de bois auraient été tués par des hommes armés dans une forêt près de Ziguinchor. Les personnes disparues depuis dimanche étaient à la cherche d’un fruit sauvage, le « saba senegalensis », très prisé par les Sénégalais. L’armée et la gendarmerie ont été informées lundi et les militaires ont lancé une opération de ratissage dans la zone pour essayer de les retrouver. Le porte-parole de l’armée sénégalaise, le colonel Abou Ndiaye, joint par la BBC a confirmé l’information, mais il a déclaré ne pas être dans les dispositions de donner plus de détails. BBC

Cameroun anglophone: à Buea, la communauté francophone s’inquiète
Au Cameroun, à Buea, la capitale régionale du sud-ouest anglophone, il ne fait plus bon parler français. La communauté francophone de la ville constituée d’étudiants, de commerçants et de fonctionnaires, ne vit plus dans la sérénité en raison du durcissement de la crise. Certains, qui redoutent des représailles de la part des activistes et miliciens indépendantistes, ont même déjà quitté la ville. Majoritairement constituée d’étudiants, la communauté francophone de Buea se désole de la dégradation de la sécurité dans la ville. « La situation n’est plus très favorable pour nous les étudiants francophones, surtout depuis que la guerre avec l’« Ambazonie », si je peux dire ça comme ça, a commencé. Nous, nous sommes plus exposés parce que nous parlons français. Eux, ils nous voient différents d’eux. Ils nous disent que si on n’est pas contents, on n’a qu’à rentrer dans notre pays. Pour eux, notre pays c’est soit Yaoundé, soit Douala, toutes les zones francophones en fait », explique Natacha, étudiante en médecine. RFI

L’Eglise demande une enquête après le meurtre d’un prêtre au Cameroun
Les évêques camerounais ont demandé une enquête après le meurtre d’un prêtre fin juillet à Muyuka, dans le Sud-Ouest anglophone du Cameroun où un conflit oppose l’armée à des séparatistes anglophones armés. « Nous demandons que les enquêtes soient faites par les autorités compétentes pour que les coupables de ce crime abominable répondent de leur acte devant les juridictions compétentes », a indiqué la Conférence épiscopale nationale du Cameroun (CENC) dans un communiqué. Le 20 juillet, l’abbé Alexandre Sob Nougui, curé de la paroisse catholique de Bomaka, un quartier de Buea, capitale de la région anglophone du Sud-Ouest, avait été abattu à Muyuka, à une vingtaine de kilomètres de Buea. VOA

Le Kenya et la Tanzanie commémorent les attentats de 1998
Le Kenya et la Tanzanie ont commémoré mardi le 20e anniversaire des attentats contre les ambassades des Etats-Unis à Nairobi et Dar es Salaam, qui ont marqué l’apparition d’Al-Qaïda sur la scène internationale. En milieu de matinée le 7 août 1998, une énorme explosion avait dévasté l’ambassade américaine dans le centre de Nairobi, suivie quelques minutes plus tard par une autre déflagration à Dar es Salaam. Au total, 224 personnes avaient été tuées et quelque 5.000 blessées, essentiellement des Africains. A Nairobi, une cérémonie sobre et émouvante a réuni familles de victimes, survivants et officiels au parc du mémorial de l’attentat, situé dans le centre-ville, sur le site de l’ancienne ambassade désormais installée dans un luxuriant quartier du nord de la capitale kényane. Slate

Mali: le match Keïta-Cissé aura bien lieu, les recours de l’opposition rejetés
Le président sortant du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, et le chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé, seront bien opposés au second tour de l’élection présidentielle le 12 août, a confirmé mercredi la Cour constitutionnelle malienne en rejetant les recours de l’opposition. La communauté internationale, présente militairement avec la force française Barkhane, qui a pris le relais de l’opération Serval lancée en 2013 contre les jihadistes, et avec les Casques bleus de l’ONU, attend du vainqueur une relance de l’accord de paix signé en 2015 par le camp gouvernemental et l’ex-rébellion à dominante touareg. Malgré cet accord, les violences jihadistes se sont propagées du nord vers le centre et le sud du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires. TV5

Les entreprises françaises perdent du terrain en Afrique
Le commerce extérieur français n’a pas le moral. Illustration en Afrique, où les parts de marché à l’exportation de la France ont diminuées de moitié depuis l’an 2000. Même si la balance avec l’Afrique reste excédentaire, les entreprises françaises perdent du terrain par rapport à la concurrence chinoise et plus étonnamment… allemande. C’est un symbole qui en dit long. Pour la première fois, l’Allemagne a ravi à la France la place de premier fournisseur européen à l’Afrique. Jamais auparavant Berlin n’avait supplanté Paris sur le continent. RFI



Photo: Adam Jones