Revue de Presse du 8 février 2017

Somalie : élection présidentielle dans « le pays le plus corrompu du monde »
Après plusieurs reports, les parlementaires somaliens désignent mercredi le nouveau président du pays. En Somalie, la corruption est endémique et la situation sécuritaire est très instable, avec une multiplication des attentats des Shebab. Repoussée à plusieurs reprises depuis août dernier, l’élection du nouveau président somalien, soutenue par l’ONU, se tient mercredi 8 février. Le calendrier s’est stabilisé mais le scrutin n’aura pour autant pas grand-chose de démocratique : ce sont les parlementaires, soit 275 députés et 72 sénateurs, qui doivent désigner le futur chef d’État. Des parlementaires eux-mêmes élus entre octobre et décembre 2016 par seulement 14 000 électeurs délégués, issus du complexe système clanique qui régit la société somalienne. Le suffrage universel direct, pourtant promis aux Somaliens, a été abandonné en 2015 compte-tenu de l’instabilité politique et sécuritaire que connaît le pays depuis plus de deux décennies. Paradoxalement, les élections de 2017 représentent pourtant une avancée démocratique : lors des législatives de 2012, il n’y avait que 135 grands électeurs. France24

Somalie: Tirs d’obus de mortiers à Mogadiscio à la veille des élections
Des tirs au mortier ont été entendus mardi près de l’aéroport de Mogadiscio, la capitale somalienne à la veille de l’ élections présidentielle , selon un responsable local. Des militants shebab présumés ont tiré des obus à Mogadiscio, la capitale somalienne dans la nuit du mardi, sans faire de victimes. D’après un responsable local , quatre attaques au mortier ont retenti , cette nuit, à Mogadiscio, par al-Shabab. Deux obus ont atterri dans le district de Wabari, un dans celui de Hamar-weyne, et un autre sur une zone résidentielle du district de Hamar-jajab. Aucune victime n’a été signalée. Koaci

Côte d’Ivoire : retour au calme à Adiaké
Après des tirs des forces spéciales ivoiriennes, la ville d’Adiaké a retrouvé son calme. Une mutinerie de ces forces spéciales de la ville côtière d’Adiaké dans le sud-est du pays a éclaté mardi matin. Ces troupes d’élites avaient tiré en l’air pour exiger de meilleures conditions de travail. Les forces spéciales ont rencontré leur hiérarchie militaire pour se faire entendre. Suite aux discussions entre les militaires d’élites et leur hiérarchie, celle-ci a promis de rapporter les réclamations de mutins aux responsables. BBC

Plus de 52.000 personnes ont fui le Soudan du Sud en un janvier
Plus de 52.000 personnes ont fui le Soudan du Sud durant le seul mois de janvier, la plupart vers l’Ouganda, pour échapper aux incessants combats qui minent le plus jeune pays du monde et font planer des menaces de génocide, selon l’ONU mardi. Les déplacés viennent pour beaucoup des villes au sud de la capitale Juba, dans l’Etat méridional d’Equatoria-Central, a précisé le conseiller spécial pour la prévention des génocides des Nations unies, Adama Dieng. Et de nombreux réfugiés font état de massacres de civils, de maisons détruites et de violences sexuelles. TV5

Quatre morts lors de violences dans la capitale de la Centrafrique
Des affrontements entre des hommes armés et les forces de sécurité qui tentaient d’interpeller un « chef de groupe d’auto-défense » ont fait quatre morts mardi à Bangui dans le quartier du PK-5, épicentre des violences intercommunautaires dans la capitale centrafricaine. De source policière, « un chef de groupe d’autodéfense connu sous le sobriquet de ‘Big Man’, impliqué dans de nombreuses exactions a fait l’objet d’une interpellation par les forces de sécurité intérieures appuyées par la force de la Minusca (Casques bleus). Big Man et ses éléments ont opposé une résistance. Une fusillade a éclaté et le chef a été neutralisé ainsi que deux de ses hommes ». VOA

Mali : une religieuse colombienne kidnappée par des hommes armés dans le sud du pays
Dans le sud du Mali, une religieuse colombienne a été enlevée dans le nuit de mardi à mercredi par un groupe d’hommes armés. La Colombienne a été « enlevée mardi dans la nuit dans le sud du Mali, près de Koutiala, par des hommes armés. L’armée malienne a engagé une poursuite » contre les ravisseurs, a affirmé à l’AFP une source de sécurité. La localité de Koutiala est située à 400 km à l’est de la capitale Bamako. L’information sur le rapt a été confirmée par un élu local. D’après lui, la religieuse, dont l’identité n’a pas été rendue publique, a été emmenées par ces hommes dans un véhicule de la congrégation religieuse pour laquelle elle travaillait. Jeune Afrique

Mali: l’opération antiterroriste Filidjo se poursuit à Gao
La chasse aux jihadistes continue à Gao. Cela fait tout juste trois semaines que l’attaque d’un camp militaire a fait 77 morts dans cette ville du nord du pays, attaque revendiquée par al-Mourabitoune, un groupe membre d’al-Qaïda au Maghreb islamique. Et cela fait deux semaines que les forces maliennes ont lancé l’opération Filidjo, littéralement « coup de filet ». Perquisitions de nuit, parfois bruyantes, fouilles de véhicules à tous les points d’entrée de la ville : l’opération antiterroriste en cours ne passe pas inaperçue à Gao. Des domiciles mais également les bureaux d’entreprises privées ont été inspectés. Avec des résultats jugés « probants », voire « impressionnants », par des sources sécuritaires malienne et française. De nombreux suspects ont été interpellés et interrogés, « plusieurs dizaines » de personnes sont toujours détenues. RFI

Tirs dans l’est du Burundi: les soldats arrêtés auraient été torturés
La polémique se poursuit, après des tirs entendus près d’un camp militaire situé dans l’est du Burundi, dans la province de Muyinga, il y a une dizaine de jours. L’armée avait évoqué des actes de banditisme, qui n’auraient pas fait de victimes. Mais une trentaine de personnes, dont au moins 18 soldats, ont depuis été arrêtées, et l’Association pour la protection des droits humains et des personnes détenues, fait état, mardi 7 février, de tortures à leur encontre. Dix-huit personnes avaient été présentées devant des juges au début de la semaine dernière : toutes ont été condamnées à 30 ans de prison. Deux des soldats étaient apparus au procès couchés sur des civières, l’un vomissant du sang. La société civile avait dénoncé les tortures inhumaines. RFI

RDC: Au moins quatre morts dans une attaque armée au sud Kivu
Au moins quatre personnes ont trouvé la mort, dans une attaque armée, du camp Twangiza Mining, rapporte le gouvernement provincial du Sud Kivu. D’après le bilan officiel, du responsable du camp à Banro-Congo Mining, au moins quatre personnes ont trouvé la mort dans l’attaque armée des agents de Twangiza Mining, situé à une dizaine de km de Bukavu Search Bukavu dans le territoire Mwenga (Sud-Kivu). Il s’agit de trois policiers et un assaillant. Au cours de cette attaque qui s’est déroulée dans la nuit de lundi à mardi, deux personnes ont été blessées. Agnès Sadiki, la ministre provinciale de transport et porte-parole du gouvernement provinciale du Sud-Kivu, a dénoncé, « un acte irresponsable qui vient de couter la vie aux braves policiers dans l’exercice de leur fonction. » Koaci

Nord-Kivu: la CENI a déjà enrôlé plus de 2 millions d’électeurs
La commission électorale nationale indépendante(CENI) a enrôlé plus de 2 millions électeurs au Nord-Kivu, soit 50% des personnes attendues depuis le lancement des opérations le 13 décembre, annonce son vice-président Norbert Basengezi. « Je suis venu à Goma à cette date là où il y avait seulement 4,7% d’enrôlés. C’était le 6 janvier dernier. Aujourd’hui, le 6 février, nous avons 2 millions cinq mille quatre cent soixante-sept enrôlés. Ça fait 50% de ce que nous avons pris comme prévisions : le Nord-Kivu doit enrôler trois millions neuf cent soixante-huit mille. Ça signifie 25 députés. C’est à eux de tout faire pour avoir les 50 députés », conseille Norbert Basengezi. Radio Okapi

Libye : le maréchal Khalifa Haftar prêt à s’allier avec Trump et Poutine pour lutter contre le terrorisme
Dans un entretien au JDD paru dimanche, le chef de l’Armée nationale libyenne qui contrôle l’est de la Libye, le maréchal Khalifa Haftar, se dit prêt à une alliance avec la Russie et les États-Unis pour éradiquer le terrorisme. L’homme fort de l’est de la Libye, le maréchal Khalifa Haftar, demande à la communauté internationale de laisser les Libyens gérer seuls leurs affaires et se dit prêt à une alliance avec les Américains et les Russes, dans une interview au Journal du dimanche parue le 5 février. « C’est aux Libyens de décider ce qui est bon pour eux. La communauté internationale ne devrait que soutenir ces décisions », déclare-t-il à l’hebdomadaire. France24

Sahara occidental: le Front Polisario toujours sur le qui-vive
« ll y a 25.000 militaires sahraouis et tout Sahraoui est mobilisable »: au Sahara occidental, de l’autre côté des murs de défense construits par le Maroc, les indépendantistes du Front Polisario sont toujours sur le qui-vive. Dans cette ex-colonie espagnole contrôlée en grande partie par le Maroc, immense territoire quasi désertique peuplé d’environ un demi-million d’habitants, les armes se sont tues en 1991, à l’entrée en vigueur d’un cessez le feu après une quinzaine d’années de guerre. Depuis, l’ONU y maintient une force de paix et a proposé un référendum d’autodétermination qui a constamment été repoussé en raison de désaccords sur la composition du corps électoral. Rabat propose aujourd’hui aux Sahraouis une autonomie sous sa souveraineté que le Polisario, soutenu par l’Algérie, rejette en bloc. De hauts responsables sahraouis affirment que les combattants du mouvement indépendantiste restent mobilisés de leur côté du « mur des sables ». TV5

Vers le règlement du conflit casamançais
Les factions rebelles du Mouvement des forces démocratiques de Casamance ont exprimé leur volonté de reprendre les négociations avec les autorités sénégalaises. « Le règlement de la crise en Casamance passe d’abord par l’unification des différentes bases du Mfdc, la préparation du processus de négociations avec le gouvernement et la signature d’un accord de paix définitif et inclusif », indique un communiqué conjoint signé par les combattants du Mfdc du camp de Diakaye, les populations de la zone des palmiers et le Groupe de réflexion pour la paix en Casamance (Grpc). L’ancien ministre Robert Sagna, président du Grpc a rappelé la volonté du président Macky Sall pour un retour rapide et définitif de la paix en Casamance. BBC

Angola : Après Dos Santos, « on peut s’attendre à une transition graduelle »
Le président angolais José Eduardo dos Santos, l’un des dirigeants africains restés le plus longtemps au pouvoir, a confirmé vendredi son départ. L’un de ses proches, Joao Lourenço, se présentera aux élections d’août. Décryptage de cette transition. Fin de règne en Angola. Le président José Eduardo dos Santos, 74 ans dont 37 au pouvoir, a confirmé vendredi 3 février qu’il ne briguerait pas de nouveau mandat aux élections générales prévues en août prochain. Conformément au scénario qui avait filtré l’année dernière, il a officiellement désigné pour lui succéder l’un de ses proches, l’actuel ministre de la Défense Joao Lourenço. France24

Gouernance sociopolitique au Tchad : La démocratie, un luxe pour Deby
Depuis hier, la marmite sociopolitique au Tchad est en pleine ébullition et pour cause, ironie du sort, les marmites dans les familles ont, elles, cessé de bouillir. En effet, l’opposition politique et la société civile, à travers une manif qu’elles ont baptisée « opération tintamarre », étaient dans la rue pour protester contre les mesures d’austérité prises par le gouvernement face au marasme économique que traverse le pays. Au nombre de ces mesures décriées, figure en tête de liste, le report sine die des élections législatives par manque de moyens. Ce qui maintient de facto le statu quo à l’Assemblée nationale où le parti présidentiel, le Mouvement patriotique du Salut (MPS), occupe 133 des 188 sièges depuis les dernières élections en février 2011. Le Pays



Photo: Adam Jones