Mali: série d’attaques coordonnées par des combattants du JNIM et du FLA sur des positions de l’armée malienne
Des attaques coordonnées menées par des djihadistes du JNIM et leurs alliés indépendantistes du FLA visent ce samedi 4 juillet plusieurs localités du Mali, à Gao, Anéfis et Sévaré, ainsi qu’une prison au sud du pays, selon l’armée, des habitants et plusieurs sources sécuritaires. D’autres sources contestent les l’étendue des zones touchées. Les combats ont débuté ce samedi 4 juillet vers 5 heures, heure locale et GMT, dans plusieurs localités maliennes. Les djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM, affilié à Al-Qaïda) et les indépendantistes du Front de libération de l’Azawad (FLA) mènent des assauts coordonnés contre Gao et Anéfis, dans le nord, Sévaré, dans le centre, ainsi que la prison de Kenioroba, selon la même source.… Ces attaques surviennent plus de deux mois après l’offensive d’ampleur menée par le JNIM et le FLA les 25 et 26 avril, qui avait considérablement affaibli les autorités militaires à Bamako et coûté la vie au ministre de la Défense.… Depuis deux coups d’État successifs en 2020 et 2021, le pays est dirigé par des militaires arrivés au pouvoir sur la promesse de rétablir la sécurité et de préserver l’intégrité territoriale de ce vaste pays désertique, confronté à une insurrection djihadiste et aux revendications indépendantistes de groupes touareg. TV5Monde
Plus de 5700 morts depuis septembre : l’ONU s’inquiète d’une « escalade » des violences dans le bassin du lac Tchad
Le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) s’est inquiété vendredi de « l’escalade » des violences dans le bassin du lac Tchad, qui selon l’organisation ont fait 5.700 morts depuis septembre et provoqué une « forte augmentation » des déplacements forcés. Cette vaste étendue d’eau et de marécages située entre le Nigeria, le Cameroun, le Niger et le Tchad, s’est transformée depuis 2009 en bastion djihadiste, abritant à la fois des combattants de Boko Haram et de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP). Ces derniers mois ont notamment vu une recrudescence des attaques de JAS, une des factions de Boko Haram, avec des enlèvements et des attaques contre des postes avancés, notamment sur la rive nigérienne du lac et dans les zones insulaires. « Dans l’ensemble du bassin (…) plus de 3,5 millions de personnes sont déplacées de force, tandis que 8,2 millions ont besoin d’une aide humanitaire », a déclaré devant la presse à Genève Andrew Wyllie, directeur adjoint du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et centrale du HCR.… Selon le HCR, l’État de Borno, dans le nord-est du Nigeria, reste l’épicentre de la crise avec des « attaques répétées » de groupes armés non étatiques, des opérations militaires et l’insécurité le long des routes et des axes empruntés par les déplacés qui « contraignent les familles à fuir et limitent fortement l’accès humanitaire ». RTBF
Nigeria : des agriculteurs tués et d’autres enlevés lors d’une attaque
Au Nigeria, des hommes armés ont tué au moins neuf agriculteurs lors d’un raid contre un village de l’État de Kaduna, dans le nord-ouest du pays. Plusieurs autres agriculteurs ont aussi été enlevé selon un rapport de sécurité. Quelques semaines après le début de la saison des pluies, les djihadistes et les gangs criminels – ravisseurs demandant des rançons et voleurs de bétail connus localement sous le nom de « bandits » – ont intensifié leurs attaques contre les communautés agricoles du nord et du centre du Nigeria qui ne paient pas les taxes qu’ils leur imposent. Kaduna est l’un des nombreux États du nord et du centre du Nigeria touchés par ces gangs, qui attaquent les villages, tuent et enlèvent des habitants pour obtenir des rançons, puis pillent les habitations avant de les incendier.… Les attaques contre les communautés agricoles du district rural de Birnin Gwari se sont poursuivies malgré un accord de paix conclu en novembre 2024, négocié par les autorités locales entre ces dernières et les bandits. AfricaNews/AFP
Cameroun: neuf civils tués dans une attaque attribuée à Boko Haram dans l’Extrême-Nord
Neuf civils ont été tués dans une attaque attribuée à Boko Haram, dans la localité de Milari, à environ 7 kilomètres de la ville de Kousseri, dans l’Extrême-Nord. Cette attaque, menée dans la nuit du 2 au 3 juillet, est l’une des plus meurtrières enregistrées dans la région, ces derniers mois.… Des riverains témoignent d’une attaque éclair, menée à l’arme à blanche et à l’arme à feu, particulièrement violente. Neuf morts, âgés de 18 à 55 ans, ont été comptabilisés, ainsi que 9 blessés, dont certains très grièvement et désormais pris en charge dans les hôpitaux de la région. Les témoins rapportent que les assaillants étaient comme habités par une rage vengeresse. Quelques jours plutôt, les villageois avaient découvert une importante cache d’armes dans les parages. Le butin avait été remis aux autorités. À Milari, les populations sont convaincues qu’elles ont payé le prix de leur coopération. Cette nouvelle offensive s’inscrit dans un contexte marqué par une recrudescence des attaques de Boko Haram dans le département du Logone-et-Chari, frontalier du Tchad. Dans les villages, « la psychose est palpable », témoigne une personne faisant partie de l’élite locale. « De nombreuses familles ont réduit leurs déplacements, déserté temporairement les champs, les zones de pèches et de pâturages, de peur d’être prises pour cibles », écrivent pour leur part nos confrères du quotidien L’Œil du Sahel. RFI
Tanzanie : climat de peur à l’approche des manifestations du 7 juillet
Des forces anti-émeute visibles à Dar es-Salaam, en Tanzanie. Un dispositif de sécurité qui inquiète, à l’approche des manifestations de mardi dans la capitale commerciale contre la répression présumée dans le pays. Si les responsables de la police évoquent des exercices de routine, le gouvernement tanzanien a déjà interdit tous les rassemblements politiques et s’efforce, depuis des semaines, de dissuader les manifestants qualifiés de ‘criminels ». L’appréhension est grande en Tanzanie qui a connu les violences post-électorales en octobre de l’année dernière. Faisant 518 morts selon le gouvernement sans établir des responsabilités. Alors que les organisations de défense des droits de l’homme accusent les forces de sécurité d’avoir tué des milliers de personnes pendant ces troubles électoraux. Le régime de la présidente Samia Suluhu Hassan est accusé de dérive autoritaire. Sa répression est jugée encore pire que celle de son prédécesseur John Magufuli. Le principal opposant, Tindu Lissu, est en prison depuis avril 2025 pour trahison et risque la peine de mort. AfricaNews/AFP
Crise en RDC : des opposants et responsables religieux en consultations à Bujumbura
Opposition politique congolaise et responsables religieux séjournent depuis samedi 4 juillet 2026 à Bujumbura (Burundi) pour des consultations sur la crise politique, sécuritaire et institutionnelle en RDC.… Parmi les participants figurent notamment des représentants de la coalition d’opposition C64, ainsi que des délégués de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), de l’Eglise du Christ au Congo (ECC) et de la Plateforme des confessions religieuses et des Eglises du réveil en RDC. Pour l’opposition C64, elle assiste à ses consultations avec un seul message : la constitution ne peut être changée.… Coté majorité, Radio Okapi a essayé de contacter le secrétaire général de l’UDPS pour avoir son point de vue sur ces assises de Bujumbura, sans succès. Radio Okapi
Soudan : l’ONU lance une « alerte rouge » pour éviter un nouveau massacre à El Obeid
Il y a huit mois, El Fasher tombait après plus de 500 jours de siège. En l’espace de trois jours, près de 6 000 personnes étaient tuées dans ce dernier bastion gouvernemental du Darfour du Nord, dans l’ouest soudanais, tandis que des centaines de milliers d’habitants prenaient la fuite. Les témoignages faisaient état de massacres visant des communautés non arabes, de viols de masse et d’exécutions sommaires. Aujourd’hui, les regards des Nations Unies se tournent vers El Obeid. Capitale de l’État du Kordofan du Nord, cette ville stratégique du centre du Soudan est progressivement encerclée par des Forces de soutien rapide (FSR). La prise d’El Obeid ouvrirait aux paramilitaires l’accès à l’ensemble du Kordofan et renforcerait leur emprise sur les axes reliant le Darfour, à l’ouest du pays, et Khartoum. Vendredi, le chef des droits humains de l’ONU, Volker Türk, a lancé une mise en garde, estimant que les habitants de la ville étaient soumis à des frappes de drones « incessantes ». Selon lui, un nouveau massacre à El Obeid peut encore être évité, à condition que la communauté internationale agisse sans attendre. ONU Info
Centrafrique : pourquoi la ville frontalière d’Am Dafok a-t-elle été prise pour cible?
[Écouter] À la frontière entre la Centrafrique et le Soudan, la localité d’Am Dafok a été le théâtre d’une violente attaque menée par une coalition de groupes armés, qui en ont pris le contrôle pendant plusieurs heures. Frappes aériennes attribuées aux paramilitaires russes de Wagner, Casques bleus de la Minusca blessés, maisons incendiées, bilan humain encore incertain… A l’heure actuelle, que sait-on des motivations des assaillants ? L’attaque pourrait-elle avoir un lien avec le conflit au Soudan ? RFI
L’épidémie d’Ebola gagne du terrain en RDC, plus de 1500 cas confirmés
L’épidémie d’Ebola poursuit sa progression en République démocratique du Congo, avec un premier cas confirmé à Kisangani. Selon les dernières données de l’Institut national de santé publique (INSP), publiées au 3 juillet, le pays a enregistré 1 502 cas confirmés et au moins 438 décès depuis le début de l’épidémie. Le principal foyer de l’épidémie se situe dans la province de l’Ituri, à la frontière avec l’Ouganda et le Soudan du Sud. Le virus s’est également propagé aux provinces voisines du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. À Kisangani, capitale de la province de la Tshopo et ville d’environ 1,5 million d’habitants, un test effectué sur la dépouille d’une femme de 24 ans a confirmé une infection par le virus Ebola, a indiqué l’INSP. Les autorités sanitaires rappellent que les corps des victimes d’Ebola demeurent extrêmement contagieux et que les rites funéraires traditionnels constituent l’un des principaux vecteurs de transmission du virus. AfricaNews/Agences
Guinée: Tournons La Page s’inquiète d’une «épidémie» de disparitions forcées
En Guinée, les disparitions forcées sont devenues une « épidémie ». C’est le constat dressé par le mouvement citoyen Tournons La Page dans un rapport publié samedi 4 juillet. L’organisation affirme avoir documenté 35 cas d’enlèvements depuis l’arrivée au pouvoir du général Mamadi Doumbouya par un putsch il y a cinq ans. Tournons La Page dénonce une nouvelle méthode de répression des voix critiques. Pendant plusieurs mois, les enquêteurs de Tournons La Page ont remonté la trace de dizaines de Guinéens disparus ou tués. Au fil de cette enquête, l’organisation affirme avoir mis au jour un phénomène qu’elle juge inédit : la multiplication des disparitions forcées. Pour Alseny Farinta Camara, coordinateur de Tournons La Page Guinée, ces méthodes rappellent celles de la première République.… Selon Tournons La Page, la peur reste telle que seules onze familles ont accepté de témoigner publiquement, certaines uniquement sous couvert de l’anonymat. Jeudi, Tournons La Page réunira à Dakar des ONG ouest-africaines pour interpeller une communauté internationale qu’elle juge trop discrète à l’égard des droits humains en Guinée. Une rencontre organisée à l’occasion du deuxième anniversaire de la disparition des militants Foniké Menguè et Mamadou Billo Bah. Contactées par RFI, les autorités guinéennes n’ont pas répondu à nos sollicitations. RFI
L’ONU annonce la fermeture de son bureau des droits de l’homme au Burkina Faso
Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a annoncé jeudi la fermeture d’ici au 30 novembre de son bureau au Burkina Faso, une annonce qui intervient trois mois après sa suspension par les autorités. « Je regrette profondément la décision des autorités burkinabè de suspendre pour une durée indéterminée nos opérations dans le pays et le fait que les échanges intensifs menés avec elles depuis lors n’aient pas permis de régler la situation », a déclaré le Haut-Commissaire, Volker Türk. « Cette décision a eu un impact direct et considérable sur notre capacité à mettre pleinement en oeuvre notre mandat et m’a finalement conduit à décider de mettre progressivement fin à notre présence dans le pays », a-t-il ajouté.… « Malgré cette fermeture, mon Bureau et moi-même demeurons déterminés à soutenir le gouvernement, les institutions nationales, la société civile et les autres parties prenantes, ainsi qu’à coopérer avec eux, afin de continuer à promouvoir et à protéger les droits humains au Burkina Faso », a averti M. Türk.… Le Burkina Faso, dont le régime militaire est dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré depuis un coup d’Etat en septembre 2022, mène une politique souverainiste, répressive envers toute voix critique, hostile aux Occidentaux et revendique ne pas être une démocratie. RTBF
Liberia: après une saisie record de cocaïne, cinq suspects inculpés
Cinq personnes et une société de logistique ont été inculpées au Liberia, samedi 5 juillet 2026, après la saisie record de 237 kilos de cocaïne à l’aéroport international Monrovia-Roberts, l’une des plus importantes saisies de drogue jamais réalisées dans le pays. La cargaison avait été interceptée le 7 juin, avant que les autorités n’annoncent l’opération dix jours plus tard.… Pour les autorités libériennes, cette affaire dépasse le cadre d’une simple saisie de drogue. Elles disent avoir mis au jour un réseau de trafic international. Les enquêteurs disent également avoir identifié une expédition similaire en mai et évoquent des tentatives de corruption pour récupérer la cargaison après sa découverte.… Cette affaire intervient alors que l’Afrique de l’Ouest reste une zone de transit majeure de la cocaïne entre l’Amérique latine et l’Europe. Au Liberia, elle ravive aussi le débat sur l’efficacité de la lutte antidrogue. Si le président Joseph Boakai promet de démanteler les réseaux criminels, des analystes et des élus réclament davantage de transparence sur l’enquête et sur le suivi judiciaire de ce dossier hors norme. RFI
Egypte : Six mois de prison pour des publications dénonçant des violences hospitalières
La justice égyptienne a condamné, samedi, une ancienne médecin à six mois de prison pour diffusion de fausses informations après des publications sur les réseaux sociaux dans lesquelles elle dénonçait des violences présumées contre des patientes au sein de l’hôpital universitaire Al-Shatby, à Alexandrie. Selon son avocat, Mohamed Ramadan, Omnia Swaydan, qui avait effectué son internat dans cet établissement entre 2020 et 2021, a été reconnue coupable d’avoir diffusé des informations susceptibles de troubler l’ordre public, de semer la peur parmi la population et de porter préjudice. Le tribunal lui a également infligé une amende de 20.000 livres égyptiennes (environ 354 euros). La défense a annoncé son intention de faire appel.… Dans un message publié sur Facebook, depuis supprimé, l’ancienne praticienne décrivait plusieurs cas présumés de violences obstétricales, de négligence médicale et de traitements dégradants envers des femmes. Elle évoquait notamment une agression sexuelle sur une patiente pendant son accouchement ainsi que des refus de prise en charge, notamment à l’encontre d’une victime d’agression sexuelle et d’une femme enceinte gravement malade qui ne pouvait présenter un certificat de mariage.… L’affaire a suscité une vague de témoignages sur les réseaux sociaux, où plusieurs femmes ont affirmé avoir vécu des expériences similaires dans des hôpitaux publics égyptiens, notamment à l’hôpital Al-Shatby. Sahel-Intelligence
ONU : la RDC aux commandes du Conseil de sécurité
Depuis le 1er juillet, la RDC occupe la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations unies, pour une période d’un mois. C’est une première depuis plus de 30 ans : la RDC préside le Conseil de sécurité et pour le président Félix Tshisekedi, son pays ne doit plus être réduit à l’image d’un pays que l’on convoite, que l’on pille ou que l’on déstabilise. Il compte présider sur ce thème un débat public, le 22 juillet, aux Nations unies.… Blaise Bulambo Bubala est le président du groupe thématique Mines et hydrocarbures de la société civile du Sud-Kivu. Il veut voir des changements concrets sur le terrain. « La gouvernance des ressources naturelles, c’est une bonne chose, mais il faut que cela se traduise par des actes en luttant contre les circuits mafieux, en luttant contre la fraude, la corruption… Cette occasion doit permettre à la RDC de vendre son image au niveau international, mais aussi de mettre en œuvre tous les mécanismes pour que la guerre finisse. »… Maitre Timothée Mbuya est le coordonnateur de Justicia Asbl, une ONG de défense des droits de l’homme en RDC. Il exhorte toutefois à éviter d’être trop ambitieux : « La crédibilité internationale d’un État repose essentiellement sur la cohérence entre les positions qu’il défend à l’Onu et les politiques qu’il met en œuvre activement chez lui. Sans cette combinaison, je crois que la RDC risque de faire une présidence tournante sans aucun impact. Mais il ne faudrait pas non plus trop fixer de grandes priorités parce que la RDC n’a qu’un mois et dans ce mois, elle n’a aucun pouvoir décisionnel sur les autres Etats. » DW
Le Sénégal défend ses langues
La conférence Yidan Prize 2026 s’est tenue à Dakar cette semaine. Il s’agit d’un rendez-vous d’échanges pour les acteurs nationaux et internationaux de l’éducation. Pour le Sénégal, cette rencontre est l’occasion de mettre en valeur son modèle d’enseignement dans les langues nationales. Moustapha Mamba Guirassy, ministre de l’Éducation nationale du Sénégal, est fier du Modèle Harmonisé d’Enseignement Bilingue, le Mohebs, lancé en 2019 au Sénégal : « Les langues nationales sont extrêmement importantes. Elles permettent d’assurer une meilleure performance pour les enfants. Elles favorisent l’inclusion, l’accès et la possibilité pour tout Sénégalais de participer à l’effort de développement. » Le nouveau gouvernement entend aujourd’hui en faire un modèle de performance.… Au Sénégal, l’enseignement se fait majoritairement en français. Dans les universités, les départements de langues tentent tant bien que mal d’intégrer les langues nationales. L’État veut désormais les introduire dès l’école élémentaire pour permettre aux jeunes de mieux maîtriser leur langue et, par extension, leur culture. DW
Le Cabo Verde réserve un grand accueil populaire aux Requins Bleus, héros du Mondial
Les Requins Bleus du Cabo-Verde ont atterri à Praia, la capitale, après leur impressionnant parcours en Coupe du Monde, qui s’est achevé en seizièmes de finale. Une foule de supporters s’était rassemblée devant l’aéroport international pour accueillir les joueurs et l’encadrement technique. La plupart portaient le maillot de l’équipe nationale en signe de solidarité. Certains agitaient le drapeau national, tandis que d’autres le portaient autour des épaules ou de la taille. L’enthousiasme et le patriotisme étaient palpables.… Ce retour au pays coïncide avec le 51e anniversaire de l’indépendance du Cabo-Verde. Le parcours du Cabo-Verde en Coupe du monde, sous l’impulsion de son vaillant capitaine Vozinha s’est arrêté vendredi, en seizièmes de finale, à l’issue d’un match héroïque perdu (2-3) face à l’Argentine de Lionel Messi. Pour sa toute première participation historique à la Coupe du monde 2026, le Cabo-Verde a atteint les huitièmes. Les Requins bleus ont terminé sans défaite la phase de groupes. Après un match nul héroïque face à l’Espagne (0-0), ils ont refait match nul contre l’Uruguay (2-2) et contre l’Arabie Saoudite (0-0), scellant ainsi un parcours remarquable dans le groupe H. BBC
