Revue de Presse du 30 avril 2019

Nigeria: 21 morts dans une attaque de Boko Haram dans le nord-est
Les jihadistes du groupe Boko Haram ont attaqué un village de l’Etat d’Adamawa, dans le nord-est du Nigeria, tuant 21 personnes et incendiant des maisons, ont indiqué mardi des habitants à l’AFP. Les assaillants sont arrivés à bord de quatre pick-ups et de plusieurs motos lundi soir dans le village de Kuda, dans le district de Madagali, frontalier de l’Etat du Borno, foyer de l’insurrection jihadiste. « Ils ont attaqué le village vers 17H30 (16H30 GMT) et ont ouvert le feu sur les habitants, faisant 21 morts », a déclaré un leader de la communauté, Maina Ularamu. « Ils ont incendié plusieurs maisons lors de l’attaque », a ajouté M. Ularamu, dont plusieurs proches ont été tués.  TV5

Attaque meurtrière dans une église du nord du Burkina Faso
Six personnes sont mortes, dimanche, lors de l’attaque d’une église dans le nord du Burkina Faso. Le pays est confronté de plus en plus fréquemment à des attaques meurtrières attribuées à des groupes jihadistes. L’attaque d’une église dans le nord du Burkina Faso, pays pauvre en proie à des attaques jihadistes récurrentes, a fait six morts, dimanche 28 avril, selon le porte-parole du gouvernement burkinabé. « Un pasteur et cinq fidèles ont perdu la vie dans cet assaut mené par un commando non identifié », a précisé Rémy Fulgance Dandjinou. C’est l’église protestante de Silgadji qui a été visée, a précisé plus tôt une source sécuritaire.  France 24

Burkina Faso: Washington augmente ses budgets de lutte contre le terrorisme
Les Etats-Unis ont triplé leur aide en matière de sécurité au Burkina Faso, l’un des pays de l’Afrique de l’Ouest qui lutte contre les extrémistes. VOA

Afrique de l’Ouest: Sommet extraordinaire du G5 Sahel – Des mots contre des maux
« La chancelière allemande, Angela Merkel, effectue les 1er et 2 mai 2019, une visite d’amitié et de travail à Ouagadougou. Dès son arrivée, le 1er mai, elle aura une rencontre bilatérale avec le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, avant de participer à un sommet extraordinaire du G5 Sahel. (… ). Au cours du sommet extraordinaire du G5 Sahel, qui regroupera les cinq chefs d’Etat de l’organisation, il sera question de la lutte contre le terrorisme, et de l’opérationnalisation de la force conjointe ». Telle est la teneur d’un communiqué de la Présidence du Faso, publié le 23 avril dernier. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce sommet extraordinaire du G5 Sahel, ne pouvait pas mieux tomber, puisqu’il semble dicté par l’actualité sous-régionale, qui a vu une recrudescence du terrorisme, principalement au Mali, au Burkina Faso et au Niger où les attaques sont devenues quasi hebdomadaires voire quotidiennes, avec régulièrement des pertes en vies humaines et des dégâts matériels importants.  Le Pays

Des législatives au Bénin sans opposition et pratiquement sans électeurs
Une forte abstention et une coupure des accès à Internet ont entaché le scrutin du 28 avril, rapporte la Revue de presse Afrique de RFI. Les résultats et les conséquences de ce vote ne sont pas encore connus, mais cette journée marque clairement un tournant dans l’histoire d’un pays jusque-là cité comme un exemple de démocratie en Afrique de l’Ouest.  RFI

Législatives au Bénin: l’opposition demande l’arrêt du processus électoral
Après des élections législatives marquées par une très forte abstention, l’opposition a demandé au chef de l’État, lundi 29 avril, l’arrêt du processus électoral. La présidence n’a pas tardé à réagir. Au siège de la Renaissance du Bénin, rebaptisé « siège national de la résistance », ils sont tous là : les deux anciens présidents Boni Yayi et Nicéphore Soglo, son épouse Rosine Vieira Soglo, doyenne de l’Assemblée nationale, l’ancien ministre Candide Azannaï, le représentant de l’USL, Sébastien Ajavon, qui vit en exil en France, ainsi que le président du Parti communiste. RFI

Les violences intercommunautaires font au moins 17 tués en Ethiopie
Au moins 17 personnes ont été tuées pendant ce week-end en Ethiopie dans l‘État du Benishangul Gumuzdes (ouest), dans un contexte de violences intercommunautaires. C’est une affaire personnelle qui aurait mis le feu aux poudres, plongeant ainsi à nouveau le pays dans les affres des conflits de ce genre. L’Ethiopie touche encore une fois le fond avec ce nouvel épisode de violence entre communautés. AMMA, une agence de presse proche du pouvoir, rapporte que samedi et dimanche derniers, des Gumuz à des Amhara, deux ethnies du pays, se sont empoignés. Africa News

Au Mali, près de 900 écoles fermées à cause de l’insécurité
L’UNICEF, l’agence des Nations unies chargée de l’éducation, déplore  »l’augmentation systématique et constante des fermetures d’écoles » dans le centre du pays. Plus de la moitié des 900 écoles fermées au Mali à cause de l’insécurité se trouvent dans la région de Mopti, située dans le centre du pays et en proie à une insécurité grandissante, selon l’agence de l’ONU. Il y avait 280 écoles fermées au Mali en 2015. Aujourd’hui, il y en a 525 dans la seule région de Mopti, selon l’Unicef. BBC

Regain de tension au Soudan entre les militaires au pouvoir et la contestation
Les tensions montent à Khartoum, les leaders de la contestation et les militaires au pouvoir ne parvenant toujours pas à un accord sur la composition d’un conseil conjoint qui inclurait des représentants de l’armée et des civils et prendrait la tête du pays. Un mouvement de contestation secoue le pays depuis le 19 décembre et a notamment provoqué la destitution le 11 avril par l’armée du président Omar el-Béchir. Les protestataires réclament désormais le départ du Conseil militaire de transition qui lui a succédé et le transfert du pouvoir à une administration civile.  TV5

Soudan du Sud: un contrat de lobbying qui risque de promouvoir l’impunité
Human Rights Watch a révélé l’existence d’un contrat de lobbying signé entre la présidence sud-soudanaise et une société américaine de lobbying. L’accord doit notamment empêcher la création d’une cour de justice pour punir les auteurs de crimes durant la guerre civile. C’est un contrat de deux ans signé le 18 avril entre Juba et Gainful Solutions. Pour 3,7 millions de dollars, cette société américaine de lobbying est chargée d’aider à améliorer les relations entre le pays et l’administration Trump. Mais aussi de persuader Washington d’annuler les sanctions en vigueur contre Juba et de bloquer des sanctions potentielles.  RFI

RDC: les Forces politiques alliées demandent plus de postes de gouvernement
En RDC, les alliés de l’UDPS élèvent la voix. Réunis en conclave pour évaluer le premier trimestre du pouvoir de Félix Tshisekedi Tshilombo, ils ont l’impression d’avoir été marginalisés dans la répartition des postes. Hier lundi, le coordonnateur des Forces politiques alliées, Laurent Batumona a indiqué que ce regroupement a des compétences qui peuvent gérer la Primature du prochain gouvernement.  RFI

Libye: à Tripoli, le maréchal Haftar a aussi ses partisans
Des frappes aériennes menées dimanche soir sur des quartiers de Tripoli ont fait quatre morts et 37 blessés, a annoncé lundi le ministre de la Santé du Gouvernement d’union nationale (GNA) en Libye, qui attribue ces raids aux forces de Khalifa Haftar. Mais dans la capitale libyenne, une minorité de civils à Tripoli soutient l’offensive du maréchal. Une vidéo montre un missile largué la nuit par un drone qui tombe sur une position militaire à Tripoli. Quand il explose, en entend un groupe de jeunes qui applaudissent et montrent leur joie aux cris d’« Allah Akbar ».  RFI

Offensive du maréchal Haftar en Libye : l’ONU met en garde la « tentation de l’homme fort »
L’envoyé spécial de l’ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, a mis en garde lundi contre la « tentation de l’homme fort », incarné selon lui par le maréchal Haftar, dont l’offensive militaire contre Tripoli met à mal les efforts de réconciliation en Libye. Ghassan Salamé a mis en garde lundi 29 avril contre la « tentation de l’homme fort » en Libye. L’envoyé spécial de l’ONU a ainsi émis des réserves sur le maréchal Khalifa Haftar, dont l’offensive militaire contre Tripoli fragilise les efforts de réconciliation dans le pays et « brise » l’unité de la communauté internationale. Le maréchal Haftar, « ce n’est pas Abraham Lincoln, ce n’est pas un grand démocrate, mais il a des qualités, il veut unifier le pays », a-t-il déclaré sur France Inter. « Il veut aussi un pouvoir qui ne soit pas dans les mains des groupes armés, ce qui est aussi une qualité. »  France 24

Ebola en RDC: nombre record de 26 décès de cas confirmés en un jour
Les autorités sanitaires congolaises ont annoncé avoir enregistré un nombre record de 26 décès pour la seule journée de dimanche parmi les personnes touchées par l’épidémie d’Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans la province du Nord-Kivu, « 26 nouveaux décès de cas confirmés » ont été enregistrés le 28 avril, indique le ministère de la Santé dans son bulletin quotidien sur la situation épidémiologique daté de lundi. « Toutes les 26 personnes sont mortes le dimanche 28 avril » et « c’est la première fois qu’on a atteint ce chiffre », ajoute le ministère de la Santé Depuis le début de l’épidémie, « au total, il y a eu 957 décès (891 confirmés et 66 probables) et 411 personnes guéries », précise le ministère. AFP

« Au Burundi, la répression se poursuit dans l’ombre, en toute impunité »
Mi-avril, un enregistrement audio a circulé sur les réseaux sociaux burundais. On y entend une personne décrite comme un officier supérieur de la police adresser un message effrayant aux opposants politiques du gouvernement : « Si tu veux perturber la sécurité, je vais en finir avec toi sur place, et si tu es avec ta femme et tes enfants, vous partirez ensemble. » Si elles sont authentiques, ces menaces à l’intention des membres du nouveau parti d’opposition du Burundi, le Congrès national pour la liberté (CNL), démontrent un mépris inquiétant de l’Etat de droit. Quatre ans après qu’une crise des droits humains généralisée a démarré au Burundi, cette situation est en train de devenir la norme. Depuis février, quand le CNL a été agréé, nous avons reçu des dizaines d’allégations d’arrestations, de passages à tabac, d’intimidations et de disparitions de membres du nouveau parti, commis par des membres du service national de renseignement, de la police et des Imbonerakure, le mouvement de jeunes associé au parti au pouvoir.  Le Monde



Photo: Adam Jones