Revue de Presse du 3 juillet 2018

Près de 170 migrants disparus en Méditerranée en 72 heures
Un nouveau naufrage au large des côtes libyennes a fait au moins 63 disparus, dimanche, portant à près de 170 le nombre total des disparus en 3 jours. Selon l’OIM, 1 000 personnes sont mortes en Méditerranée en 2018. Après le naufrage d’un canot pneumatique dimanche 1er juillet au large de la Libye qui a fait au moins 63 disparus, le nombre de migrants portés disparus depuis vendredi a atteint 170 personnes. Selon le général Ayoub Kacem, porte-parole de la marine libyenne, 41 migrants ont pu être sauvés parce qu’ils portaient des gilets de sauvetage. « Les gardes-côtes n’ont pas trouvé de corps sur les lieux », a-t-il précisé. Les rescapés ont indiqué que 104 personnes étaient à bord de l’embarcation, qui a coulé au large de Garaboulli, à quelque 50 kilomètres à l’est de Tripoli. France24

Un observatoire des migrations au Maroc, la solution de l’UA
Au 31ème sommet de l’Union africaine à Nouakchott, les chefs d’Etat du continent ont décidé la mise en place d’un observatoire des migrations qui sera installé au Maroc. Les délégués de l’Union africain qui participent au sommet de Nouakchott doutent de la conformité de l’idée de plateforme de débarquement proposé par les dirigeants de l’UE avec le droit internationale. Ils estiment que c’est un projet envisagé sous la pression de l’extrême droite européenne. Pierre Bouyoya, Représentant de l’UA au Mali et au SAHEL, une région pourvoyeuse de migrants, doute de la faisabilité de cette plateforme. « Il ne suffit pas que les européens le disent pour que ça marche » déclare Monsieur Bouyoya qui ajoute « il faut que les africains acceptent et qu’ils aient aussi les capacités de le faire. » DW

Sahara occidental, Mushikiwabo, Issoufou… Les cinq décisions clés de l’UA à Nouakchott
Le 31e sommet de l’Union africaine (UA) a pris fin lundi 2 juillet à Nouakchott. Voici les principales décisions qui y ont été prises. Les propositions de Moussa Faki Mahamat et Paul Kagame pour accélérer la réforme de l’UA étaient audacieuses. Elles n’ont toutefois pas permis d’avancées décisives lors du sommet de Nouakchott. Au rang des propositions les plus contestées, on retrouve la fameuse taxe de 0,2 % sur les importations que les États sont invités à lever pour financer l’UA. Celle-ci se heurte encore à des réticences, notamment de l’Afrique du Sud. Mais aussi la proposition autour du mode de désignation des commissaires, aujourd’hui élus par les chefs d’État, et qui pourraient à l’avenir être nommés par le président de la Commission. Jeune Afrique

Présidentielle en RDC: une charte du parti au pouvoir pour une candidature unique
Une cérémonie inaugurale avait lieu ce 1er juillet à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), avec la signature par les fondateurs et des membres du gouvernement présents de la charte du Front commun pour le Congo (FCC), la nouvelle plateforme électorale initiée par le président Joseph Kabila. L’appel du chef de l’Etat à une candidature unique pour la présidentielle sera-t-il entendu ? Réponse le 3 juillet. De nombreuses personnalités étaient réunies pour une cérémonie qui se voulaient haute en couleur ce 1er juillet à Kinshasa, en République démocratique du Congo, à l’occasion de la signature de la charte du Front commun pour le Congo (FCC), la nouvelle plateforme électorale initiée par le président Joseph Kabila. RFI

Mgr Muhindo de l’ECC : « Nous n’avons pas encore reçu la vraie indépendance de notre pays »
Près de 2500 personnes ont été tuées, près de 1700 autres Kidnappées, environs 7 400 femmes violées et plusieurs autres violations des droits de l’homme ont été commises dans les territoires de Beni et Lubero au Nord-Kivu depuis 2014, a dénoncé l’Eglise du Christ au Congo (ECC) ville de Butembo, dans un memo rendu public le weekend dernier à l’occasion du 58ème anniversaire de l’indépendance de la RDC. L’évêque Muhindo Isesemo Adolphe, président de l’ECC dans la ville de Butembo, estime que ces chiffres démontrent que la RDC n’est pas réellement un Etat indépendant : « Le pays ne semble pas être indépendant, parce que nous continuons à souffrir, parce que nous avons enregistré des cas de pillage, les cas de l’insécurité, d’incursions nocturnes. Comme ici à Butembo, à Beni et comme partout ailleurs, on parle de phénomène Kasuku, le problème de Kidnapping, tracasseries de tout genre, le viol, les arrestations arbitraires ». Radio Okapi

Au Maroc, le long calvaire du Rif et de ses militants condamnés
Les lourdes peines, allant jusqu’à vingt ans de prison, prononcées à l’encontre des militants du Hirak, mouvement de protestation né en 2016 dans le Rif, ont suscité l’indignation et attisé la contestation. Billet d’humeur d’un chroniqueur marocain qui dénonce l’acharnement du pouvoir. Pour accéder aux salles d’audience de la Cour d’appel de Casablanca, il faut passer par un escalier monumental de vingt-sept marches. Interminables. Dans cet escalier de dix mètres de large, il n’y a pas un seul garde-corps, pas une seule rambarde pour ceux qui seraient à la peine, les vieillards, les impotents et autres handicapés. Point d’escalator ni d’ascenseur non plus. Il en va ainsi de la vie au Maroc. Point de salut ni de soutien aux plus faibles. Courrier International

Des Policiers Nigérians Manifestent Pour Obtenir Le Paiement D’arriérés De Salaires
Plus d’un millier de policiers basés dans le nord-est du Nigeria, en proie aux violences du groupe jihadiste Boko Haram, ont manifesté lundi, pour obtenir le paiement d’arriérés de salaires, tirant des coups de feu en l’air et des bombes lacrymogènes. Les manifestants, des membres des unités de la police mobile (MOPOL), qui s’occupent notamment des contrôles aux check-points et patrouillent avec l’armée, réclament jusqu’à six mois de salaires non payés et de meilleures conditions de logement. Ils ont bloqué la principale route aux abords du quartier général de la police à Maiduguri, capitale de l’Etat de Borno (Nord-est), en scandant des slogans tels que : «Payez-nous nos indemnités ou il n’y aura pas de paix». Le Griot

Macron au Nigeria pour rapprocher la France de l’Afrique anglophone
Après son passage en Mauritanie pour rencontrer les dirigeants de la force du G5 Sahel, le président français Emmanuel Macron est attendu mardi à Abuja, la capitale fédérale du Nigeria, où il a l’intention de tisser des liens plus étroits avec l’Afrique anglophone. M. Macron y rencontrera son homologue Muhammadu Buhari, avant de s’envoler aussitôt pour Lagos, capitale économique et culturelle de l’Afrique de l’Ouest. Quinze ans après avoir effectué son stage de l’Ecole nationale d’administration (ENA) à l’ambassade de France à Abuja, dont il a répété avoir gardé d’excellents souvenirs, M. Macron a décidé de se rendre dans le pays le plus peuplé d’Afrique, géant anglophone et pétrolier, et leader géopolitique et économique du continent avec l’Afrique du Sud. Slate

Côte d’Ivoire : des « irrégularités » dans la révision des listes électorales, selon un avocat
Un peu plus de 400 000 nouveaux électeurs ont été récemment enregistrés en Côte d’Ivoire. Des opérations « entachées d’irrégularités », a dénoncé lundi à Abidjan un avocat, y voyant une menace pour les scrutins à venir. Dans plusieurs villes, « des personnes se sont fait recenser hors de leur lieu de vote pour être inscrites sur des listes en dehors de leur zone territoriale de vote », a accusé Me Claver N’Dry lors d’une conférence de presse. Cet avocat représente plusieurs candidats indépendants et de l’opposition. AFP

Législatives reportées au Cameroun
Les députés camerounais ont adopté la prorogation d’un an de leur mandat demandée par le président Paul Biya, reportant les législatives à 2019, après les élections générales, dont la présidentielle, prévues cette année. « Le projet de loi portant prorogation du mandat des députés a été adopté ce jour lors d’une séance plénière à l’Assemblée nationale », a affirmé à l’AFP un responsable du Parlement lundi. « Le mandat des députés est prorogé pour une durée de douze mois, à compter du 29 octobre 2018 », peut-on lire dans le projet de loi adopté lundi. Cette extension avait été sollicitée par le président Biya. « La tenue au cours de l’année 2018 des élections présidentielle, législatives et municipales sensiblement aux mêmes périodes rend difficile leur organisation matérielle, à cause du chevauchement des opérations électorales », avait expliqué M. Biya, 85 ans dont 35 au pouvoir, dans une correspondance au Parlement. VOA

Malawi : les albinos, du martyre à la candidature
Dans certains pays africains, les albinos font l’objet d’une véritable chasse à l’homme. Pour changer la donne au Malawi, les victimes s’improvisent politiciens… Double peine ? Triple peine ? Il ne fait pas bon être albinos en Afrique, alors que le risque de souffrir de cette anomalie génétique serait quatre fois plus élevé dans certaines zones du continent qu’en Europe. En premier lieu, le déficit de production de mélanine provoque une photophobie qui augmente la prévalence de cancer de la peau. Sur un continent « noir » particulièrement ensoleillé, à peine 2 % des personnes atteintes d’albinisme vivent au-delà de 40 ans. Jeune Afrique

Les Etats-Unis Suppriment Des Subventions Affectées À Des ONG Au Zimbabwe
L’Agence de développement américaine (USAID) qui verse chaque année 250 millions de dollars d’aide au Zimbabwe a annoncé lundi avoir annulé le versement de subventions à trois ONG du Zimbabwe soupçonnées de détournement de fonds, à moins d’un mois des prochaines élections générales dans ce pays. « Nous devions supprimer des subventions. Nous procédons régulièrement à des audits sur l’utilisation de nos fonds (…) une enquête est en cours», a déclaré à la presse, le porte-parole de l’ambassade des Etats-Unis à Harare, David Mc Guire. Sont concernés par ce gel, l’Association zimbabwéenne des droits de l’homme (Zim Rights), le Centre de ressources électorales (ERC) et l’Unité de services et de conseil (CSU). Le Griot

Tunisie : la candidate d’Ennahdha Souad Abderrahim, première femme élue maire de Tunis
Figure de proue du parti islamiste Ennadha, Souad Abderrahim, 53 ans, a été élue à la tête de la capitale mardi 3 juillet. Une première pour Tunis. Une femme à la tête de la mairie de Tunis. Le symbole est fort d’autant plus qu’avec son tailleur pantalon et son brushing parfait, Souad Abderrahim est loin de l’image classique du parti islamiste Ennahdha. Avec 26 voix contre 22 pour son adversaire de Nidaa Tounes, Kamel Idir, au second tour, Souad Abderrahim a été propulsée à la tête du conseil municipal mardi 3 juillet. Jeune Afrique



Photo: Adam Jones