Revue de Presse du 3 août 2017

Soudan du Sud: Quatre civils tués dans une embuscade à la frontière ougandaise
Au moins quatre civils ont été tués mercredi au cours d’une embuscade tendue par des inconnus armés sur une route reliant Juba à la frontière ougandaise, apprend-on de source militaire. Un convoi escorté par l’armée est tombé dans une embuscade mercredi sur la principale route reliant la capitale Juba à la frontière ougandaise. Au moins quatre civils ont été tués et cinq blessés par des inconnus armés , a rapporté un porte-parole militaire. A en croire la même source , des mitrailleuses et lance-roquettes ont été utilisés par les assaillants qui ont perdu deux hommes dans une riposte des soldats escortant le convoi. Cette attaque est la dernière en date sur cette route dangereuse , empruntée notamment par des Soudanais du Sud qui fuient la guerre civile qui déchire depuis plus de trois ans leur pays pour se réfugier en Ouganda. Koaci

Nigeria : six morts dans un raid de Boko Haram
Au moins six personnes ont été tuées dans un raid mené par le groupe jihadiste Boko Haram, le 2 août contre un village de l’Etat de l’Adamawa, au nord-est du Nigeria. Un grand nombre de combattants de Boko Haram ont envahi le village de Mildu, près de la ville de Madagali. « Des membres armés de Boko Haram ont tué six personnes et en ont blessé trois autres dans le village, vers 02h00 (01h00 GMT) mercredi» , a expliqué Ahmad Sajo, ministre local de la Communication. Et d’ajouter : « Les combattants sont arrivés en grand nombre et les forces de sécurité déployées dans les environs ont répondu à l’attaque par des tirs », tuant l’un d’eux. Les insurgés ont mis le feu à plusieurs maisons et magasins, forçant les villageois à fuir leurs foyers. La ville de Madagali, proche de la forêt de Sambisa, épicentre des combats depuis 2009, est une cible répétée des insurgés. Adiac

Nigeria: Cinq membres d’un navire congolais enlevés par des pirates, appel à libération
Des pirates nigérians ont enlevé au large du au sud-ouest de l’île Bonny cinq membres de l’équipage d’un navire cargo identifié comme Oya1 Panama. Parmi les cinq membres enlevés deux sont des Marocains de la marine marchande. Selon World Maritime News, l’enlèvement à bord du navire a eu lieu le lundi 31 juillet dernier. L’incident a été signalé à la marine nigériane qui a effectué un contrôle et constaté que certains membres d’équipage manquaient. La marine nigérienne a remorqué le navire à un port sûr pour enquête. En vue de recouvrer la liberté des personnes enlevées, les officiers de la marine marchande marocaine ont demandé au ministère des affaires étrangères de leur pays d’intervenir d’urgence auprès des autorités nigérianes et congolaises pour demander la libération de deux otages marocains enlevés par des pirates lors de l’attaque de leur navire Oya1 au large des eaux territoriales nigérianes. Koaci

Niger : le président demande la libération de 39 otages de Boko Haram
Mercredi à l’occasion du 57ème anniversaire du pays, le président du Niger a exhorté son armée à « tout mettre en oeuvre » pour libérer les 39 personnes (33 femmes et 6 garçons), encore otages des combattants de Boko Haram. Le président Mahamadou Issoufou a appelé les Forces de défense et de sécurité (FDS) à créer les conditions pour la libération et le retour de ces personnes dans leurs foyers respectifs. Dans un message radio-télévisé, le président du Niger a souligné que « l’organisation » Boko Haram » a été fortement affaiblie par les « actions » de la force régionale créée en 2015 par les pays riverains du lac Tchad : Niger, Nigeria, du Tchad et du Cameroun. BBC

Mali: Le sud africain Stephen McGown libéré après six ans aux mains d’AQMI
Aux mains des jihadistes d’AQMI depuis 2011, le sud africain Stephen McGown a été relâché, comme annoncé mercredi par le gouvernement de Pretoria. Le Sud-Africain Stephen McGown retenu en otage par le groupe al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) à Tombouctou, dans le nord du Mali a recouvré la liberté après six ans de captivité. … Agé de 42 ans, M. McGown, avait été enlevé en même temps qu’un Suédois, Johan Gustafson, dans leur hôtel à Tombouctou au nord-ouest du Mali. Le Nord du Mali est tombé sous la coupe des jihadistes malgré la signature d’un accord de paix entre le gouvernement et les principaux groupes rebelles Touaregs. Koaci

Casse-tête en Centrafrique, un pays au bord de l’embrasement
Malgré une intervention militaire française réputée réussie, 12500 Casques bleus présents sur place et un président élu, la RCA s’enlise. Zoom sur un cas d’école. Ni esbroufe ni effets de manche. Le 16 mars, lorsque le président de la République centrafricaine (RCA), Faustin-Archange Touadéra, plaide la cause de son pays meurtri à New York, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, c’est d’un ton posé, sobre, presque monocorde. Mais au détour des formules convenues affleure l’intense frustration d’un élu qui, un an à peine après son investiture, mesure chaque jour l’étendue de son impuissance. L’Express

Nord-Kivu : des groupes armés détruisent des écoles et des centres de santé à Supa Kalahu
Les groupes armés qui écument le territoire de Beni ont détruit des écoles, des centres de santé, des maisons et d’autres infrastructures dans cette entité, principalement dans la localité de Supa-Kalahu, dénonce le chef de cette localité, Jean Pierre Mufunza. Selon lui, les habitants de cette localité et des villages environnants se sont réfugiés dans la ville de Beni. «La situation est tellement déplorable à telle enseigne que plus de 1000 ménages ont quitté la localité pour se réfugier dans la ville de Beni. Toutes les maisons ont été détruites, les routes sont devenues une brousse. … » plaide Jean Pierre Mufunza. Radio Okapi

RDC – Corneille Nangaa : « Un calendrier électoral précis sera publié avant décembre »
Le président de la Ceni dit ne pas s’écarter pour autant de l’esprit du compromis conclu le 31 décembre 2016. Il s’en est expliqué au début de juillet, où il a, dans les jardins d’un hôtel parisien, donné rendez-vous à JA. Alors qu’à Kinshasa le Rassemblement de l’opposition l’exhorte à rendre son tablier, Nangaa paraît serein et confiant. Après tout, en matière électorale, c’est lui le boss. Premier responsable, il encaisse les coups. C’est sa façon de « gérer les passions des politiques » pour avancer, dit-il, satisfait d’avoir déjà pu enregistrer plus de 32 millions d’électeurs. Jeune Afrique

Un réseau d’immigration clandestine entre la France et le Sénégal démantelé
Pendant deux ans, un réseau d’immigration clandestine a piégé le service d’état-civil de Nantes, en remettant de faux documents, pour l’établissement d’authentiques certificats de nationalité française. Le système, plutôt rôdé de ce réseau consistait à faire obtenir la nationalité française à des immigrés clandestins, en trompant l’état-civil nantais. Lundi, quinze hommes soupçonnés de participer à un réseau d’immigration clandestine entre le Sénégal et la France, ont été interpellés en région parisienne et près de Bordeaux, selon une source policière, confirmant une information du Figaro. L’Express

Burundi: l’ONU laisse la porte ouverte au dialogue pour Michel Kafando
Un an après le vote de la résolution 2303 qui demandait le déploiement de 228 policiers au Burundi, les diplomates ont estimé que son mandat était toujours valable faute d’avoir pu envoyer un seul homme sur le terrain. A la place, l’ONU a marqué cette date anniversaire à travers une déclaration présidentielle rappelant Bujumbura à ses obligations et qui marque l’unité du Conseil de sécurité après des mois de divisions. Mais le ton de cette déclaration est étonnamment nuancé. Albert Shingiro, l’ambassadeur burundais à l’ONU veut y voir la reconnaissance des développements positifs sur le terrain. Mais les diplomates, eux, assurent que le Burundi reste sous le radar du Conseil de sécurité qui s’inquiète dans cette déclaration de l’impasse politique qui affaiblit les accords d’Arusha et des multiples violations des droits de l’homme dans le pays. RFI

Guinée : des dizaines de milliers de manifestants pour des élections locales
Des dizaines de milliers de partisans de l’opposition guinéenne ont manifesté mercredi à Conakry pour exiger du président Alpha Condé le respect d’accords politiques prévoyant notamment la tenue d’élections locales sans cesse repoussées, a constaté un journaliste de l’AFP. Des responsables de l’opposition, comme l’ex-Premier ministre Cellou Dalein Diallo et Pape Coly Kourouma, étaient en tête d’un cortège parti de Cosa, une banlieue de la capitale, et qui s’est conclu par un rassemblement de dizaines de milliers de personnes, devant le stade du 28 septembre, un itinéraire d’une dizaine de km. Africa1

Législatives au Congo-Brazzaville : le mystère du taux de participation
Au Congo-Brazzaville, 2 221 596 électeurs étaient attendus dans les bureaux de vote, le 16 juillet, pour élire les députés et les conseillers municipaux. Si les résultats ont pu être publiés moins d’une semaine après le scrutin, le taux de participation, lui, demeure un grand mystère. Aucun chiffre n’a été, jusqu’ici, avancé ni par le ministère congolais de l’Intérieur, ni par la Commission nationale électorale indépendante (CNEI). « Pour les législatives et les locales qui sont des élections sectorielles, le taux de participation varie d’une circonscription à une autre : il est bien entendu plus élevé en zone rurale qu’en milieu urbain », se contente d’affirmer Antoine Evoundou, à la tête de la Direction générale des affaires électorales (DGAE), sans indiquer non plus le nombre d’électeurs qui se sont exprimés. Jeune Afrique

En Mauritanie, l’inaudible « non » au projet de révision de la Constitution
La quasi-totalité des partis d’opposition boycottent le référendum portant notamment sur la suppression du Sénat et la modification du drapeau. Quelque 1,4 million de Mauritaniens sont appelés aux urnes, samedi 5 août, pour dire « oui » ou « non » à un projet de révision de la Constitution. Elaboré en septembre et octobre 2016 lors d’un dialogue entre le pouvoir et l’opposition modérée, le projet prévoit la suppression de plusieurs institutions : le Sénat, qui serait remplacé par des conseils régionaux élus, la Haute Cour de justice, le médiateur de la République et le Haut Conseil islamique. Lors du référendum, les électeurs devront aussi se prononcer, dans une urne séparée, sur la modification du drapeau national. Le Monde



Photo: Adam Jones