Revue de Presse du 27 mars 2017

RDC: 42 policiers « décapités »
L’attaque de vendredi visait un convoi de police sur la route entre Tshikapa et Kananga. D’après les autorités locales, la milice de Kamuina Nsapu est responsable de de cette embuscade meurtrière. Le président de l’Assemblée provinciale du Kasaï indique que 6 officiers ont eu la vie sauve car ils parlaient la langue de la région à savoir le tshiluba. Les troubles dans la région ont commencé en août dernier après que les forces de sécurité aient tué le chef traditionnel Kamuina Nsapu. Le gouverneur du Kasaï Alexis Nkande Myopompa affirme que des enquêtes sont en cours. BBC

RDC : 4 morts dans des affrontements
A Beni dans l’Est de la RDC, des violences ont fait quatre morts et plusieurs blessés. Les affrontements ont eu lieu à Kalau, un quartier périphérique de Beni qui avait été attaqué par des miliciens. Un militaire congolais et trois miliciens sont morts d’après un bilan officiel de l’armée. Le capitaine Mak Azukay, un porte-parole de l’armée dans le Nord-Kivu affirme que les miliciens Maï-Maï ont fait incursion dans le quartier vendredi après-midi, incendiant les cases et les biens de la population avant d’être repoussés par l’armée. Par ailleurs, deux soldats des forces armées de RDC ont été blessés et six miliciens ont été arrêtés. BBC

Congo-Kinshasa: La Belgique propose des concertations directes Kabila-CENCO-Rassemblement
La communauté internationale s’active pour débloquer les négociations directes à l’arrangement particulier de l’Accord du 31 décembre 20016. Alors que le Conseil de sécurité prépare une résolution sur la RDC, Bruxelles propose des concertations dans l’urgence entre le président de la République, Joseph Kabila, la CENCO et le Rassemblement en vue de la signature de l’arrangement particulier. C’est dans ce cadre que le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de la Belgique, Didier Reynders, a rencontré le 23 mars le président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), Mgr Marcel Utembi, et le secrétaire général l’abbé Nshole. Il a ensuite rencontré le 24 mars le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour la République démocratique du Congo Maman Sidikou. Le Potentiel

Au moins 50 personnes tuées par des bandes armées en Centrafrique
En quatre jours, au moins 50 personnes ont été tuées et des dizaines blessées par des hommes armés qui ont attaqué trois villages dans la région de Bambari, ont rapporté vendredi 24 mars les habitants de ces villages qui en ont réchappé. « Ils ont assiégé ces villages tirant sans distinction sur les habitants », a déclaré Prosper Tchoulekrayo, habitant de Yasseneme, en fuite à Bambari. Les deux autres localités attaquées sont Agoudou Manga et Ngouyanza. « Ces attaques ont été lancées par des éléments de l’UPC (Unité du peuple centrafricain d’Ali Ndarass, faction de l’ex-rébellion séléka, à dominante musulmane) qui continuent des représailles contre les autochtones », a accusé M. Tchoulekrayo. Le Monde

La Minusca dans le centre de la RCA après des violences meurtrières
On l’a appris avec du retard, mais de nouvelles violences ont secoué en début de semaine le secteur de Bambari et la ville de Bakouma, dans le centre de la Centrafrique. Quarante civils auraient été tués selon des sources humanitaires, une cinquantaine, selon l’AFP, mardi rien que dans trois villages proches de Bambari. La Mission de l’ONU en Centrafrique a annoncé samedi 25 mars qu’elle était déjà sur place dans les deux secteurs et tente de vérifier ces allégations. RFI

Six travailleurs humanitaires tués au Soudan du Sud
Selon l’ONU, il s’agit de l’attaque la plus meurtrière à frapper des humanitaires depuis le début de la guerre civile au Soudan du Sud. Six travailleurs humanitaires ont été tués dans une embuscade, ont annoncé dimanche 26 mars les Nations unies. « Au moment où les besoins humanitaires ont atteint un niveau sans précédent, il est totalement inacceptable que ceux qui tentent d’apporter de l’aide soient attaqués et tués », a déclaré dans un communiqué Eugene Owusu, du Bureau pour la coordination des Affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), se disant « horrifié et indigné par [ces] meurtre[s] odieux ». Les travailleurs humanitaires – dont l’Ocha ne précise ni la nationalité ni l’organisation à laquelles ils appartenaient – ont été tués alors qu’ils voyageaient depuis Juba, la capitale, vers Pibor, une ville de l’est du pays. Le Monde

Le Soudan va ouvrir des « corridors humanitaires » pour aider le Soudan du Sud
Le Soudan a annoncé dimanche qu’il allait ouvrir des « corridors humanitaires » pour acheminer de l’aide alimentaire à des milliers de personnes au Soudan du Sud, un pays voisin frappé par la famine. Le gouvernement du Soudan du Sud a déclaré en février l’état de famine dans plusieurs zones du pays. Plus de 100.000 personnes sont touchées, selon des organisations liées à l’ONU. « Le gouvernement soudanais a donné son accord pour ouvrir des corridors humanitaires aux personnes affectées par la famine dans l’Unité et Bahr al-Ghazal », deux États du Soudan du Sud, a indiqué dans un communiqué la commission soudanaise pour l’aide humanitaire. TV5

Kenyatta pour le rapatriement des réfugiés somaliens
Pour le président kenyan Uhuru Kenyatta, il n’y aura pas de relâchement dans le processus de rapatriement des réfugiés somaliens du camp de Dadaab près de la frontière malgré un arrêt de la Haute Cour annulant la fermeture du camp. Le mois dernier, la cour avait dit que renvoyer de force les somaliens dans leur pays constituait l’acte de persécution d’un groupe. Mais lors d’un sommet de réfugiés de l’IGAD à Nairobi, le président kenyan a expliqué que le rapatriement allait continuer. Pour le chef d’Etat, le manque de fonds signifiait que les gens vivaient dans des conditions sordides et fomentaient des actes terroristes. BBC

Maroc: le futur gouvernement intégrera six partis politiques autour du PJD
Au Maroc, après plus de 5 mois d’impasse, la formation d’un nouveau gouvernement est en bonne voie. Les négociations entamées, le 21 mars, par le nouveau Premier ministre, Saad Eddine el Othmani, ont abouti à l’annonce, samedi 26 mars, d’une coalition de six partis autour du parti de la justice et du développement (PJD). Le parti islamiste a remporté, sous la houlette de l’ancien Premier ministre, Abdelilah Benkirane, les législatives d’octobre dernier, mais sans majorité absolue, d’où le recours à une coalition gouvernementale. RFI

Bongo lance son « dialogue politique » sans Ping dans un Gabon sous tension
En proie à des tensions politiques, économiques et sociales, le Gabon lance mardi son « dialogue politique » voulu par le président Ali Bongo Ondimba depuis sa réélection contestée il y a six mois, mais boycotté par son rival Jean Ping. Alors que Libreville cherche de nouveaux investisseurs, notamment en Chine et en France, pour relancer et diversifier son économie, les partenaires du pays suivent de près ce rendez-vous. En tête desquels la France, ex-puissance coloniale, qui avait accueilli très fraîchement la réélection de M. Bongo, mise en cause par les observateurs électoraux de l’Union européenne (UE). Le président Bongo Ondimba avait annoncé ce « dialogue politique inclusif et sans tabou » immédiatement après la validation de sa réélection le 24 septembre par la Cour constitutionnelle. La première annonce de sa victoire avait suscité des violences rares dans ce pays pétrolier d’1,8 million d’habitants relativement prospère, dirigé par la famille Bongo depuis 50 ans. Jeune Afrique

Une chenille légionnaire ravageant les cultures détectée en Ouganda
Une invasion de chenilles légionnaires, qui a déjà détruit des plantations de céréales de plusieurs pays d’Afrique australe, s’est propagée en Afrique de l’Est, et vient d’être détectée en Ouganda, ont annoncé vendredi des responsables. Cette « chenille légionnaire d’automne », originaire des Amériques et récemment arrivée en Afrique vraisemblablement par des vols commerciaux, s’attaque notamment au maïs, au blé, au millet ou au riz et a déjà causé des ravages dans plusieurs pays d’Afrique australe. Ces céréales constituent la base alimentaire des populations d’Afrique australe et de l’Est. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les conséquences de cette propagation pourraient être « catastrophiques » en termes de sécurité alimentaire. Jeune Afrique

Le Français enlevé au Tchad se trouve au Soudan
Un ressortissant français enlevé jeudi au Tchad, près de la frontière avec le Soudan, a été emmené dans ce pays voisin, a déclaré vendredi un haut responsable des services de sécurité tchadiens. L’otage français enlevé jeudi dans l’est du Tchad se trouve au Soudan voisin, a déclaré vendredi 24 mars le ministre tchadien de la Sécurité, Ahmat Mahamat Bachir. Ce Français âgé d’une soixantaine d’années, employé d’une société minière, a été enlevé dans une région reculée de l’est du Tchad, au sud d’Abéché, à 150 km de la frontière soudanaise. Ancien militaire reconverti dans le civil, il venait d’aller chercher les salaires des employés de son entreprise. Il pourrait donc s’agir d’un acte crapuleux. Des forces mixtes tchadiennes et soudanaises sont à sa recherche. France 24

Conférence d’entente au Mali: tractations pour une large participation
Les tractations impliquant autorités maliennes et médiateurs se poursuivaient dimanche pour tenter de convaincre groupes armés et opposition de revenir sur leur refus de participer à la « Conférence d’entente nationale », prévue à partir de lundi, ont indiqué certains des acteurs. Cette rencontre, qui doit se dérouler à Bamako et se poursuivre jusqu’au 2 avril selon le programme officiel, est prévue par l’accord de paix d’Alger de mai-juin 2015 au Mali, et est présentée comme un jalon essentiel pour la réconciliation dans ce pays. Dans une déclaration commune vendredi, l’ex-rébellion à dominante touareg de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) et les groupes armés pro-gouvernementaux réunis au sein de la Plateforme ont annoncé refuser d’y participer, dénonçant notamment un « manque de concertation et d’inclusivité ». TV5

Dans les camps de Djibouti, les réfugiés perdus de la guerre au Yémen
Des tentes poussiéreuses. Des gamins dépenaillés. De l’ennui. Le camp de Markazi, à quelques kilomètres d’Obock, sur la côte djiboutienne, accueille depuis deux ans les réfugiés de la guerre du Yémen. Près de 1 500 personnes y vivent aujourd’hui, sur les 4 000 qu’a reçus le pays. Géré par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) aux côtés de l’Office national d’assistance aux réfugiés et sinistrés (Onars), ce camp situé en plein désert baigne dans une drôle d’atmosphère. Derrière les sacs d’aide humanitaire et les tracas quotidiens, des luttes d’influence politiques et idéologiques à l’échelle régionale semblent se jouer. Djibouti, pays pauvre de la Corne de l’Afrique de près de 900 000 habitants, ouvre ses portes aux réfugiés depuis son indépendance de la France, en 1977. Toutes nationalités confondues, il compte actuellement 26 000 réfugiés. Après l’Ethiopie, la Somalie et l’Erythrée, la dernière vague vient du Yémen. « Quand la crise au Yémen a commencé, beaucoup de pays n’ont pas accepté d’accueillir les réfugiés », explique Amira Abdelkhalek, chargée de la communication du HCR à Djibouti. Le Monde

Cinquante-six passeurs égyptiens condamnés après le naufrage d’un bateau de migrants
La cour criminelle de Rosette (Egypte) a condamné, dimanche 26 mars, cinquante-six Egyptiens à des peines allant de sept à dix ans de prison pour leur rôle dans le naufrage d’un bateau de migrants au large de l’Egypte. Les passeurs – dont seuls 31 étaient présents lors du procès – ont été jugés coupables dimanche 26 mars, de meurtre, négligence, utilisation d’une embarcation à des fins illégales et organisation de migration illégale. Ils peuvent faire appel du jugement. Le 21 septembre 2016, 202 personnes ont perdu la vie – selon les chiffres d’un responsable judiciaire – quand un bateau de pêche a chaviré en Méditerrannée, au large de la ville de Rosette. Selon les témoignages recueillis parmi les rescapés, au moins 450 personnes étaient à bord de l’embarcation, prévue pour en transporter 200. Parmi elles se trouvaient une majorité d’Egyptiens, ainsi que des Syriens, des Soudanais, des Somaliens, des Ethiopiens et des Erythréens. Le Monde



Photo: Adam Jones