En Ouganda, l’opposant Bobi Wine dénonce l’agression de sa femme par des soldats
L’opposant ougandais Bobi Wine, en fuite depuis plusieurs jours après un raid des forces de sécurité à son domicile, a dénoncé samedi 24 janvier l’agression de son épouse, qui a été hospitalisée après avoir été victime de violences et de strangulation par des soldats. … L’opposant a affirmé, samedi, sur X que des centaines de soldats, la plupart ivres, ont fait irruption la nuit précédente à son domicile, ont mis sa femme « en joue » et l’ont « étranglée et insultée ». « Ma femme a été transportée d’urgence à l’hôpital où elle est toujours hospitalisée, souffrant de traumatismes physiques et psychologiques. » Il a également publié des photos montrant le saccage de son domicile, selon l’Agence France-Presse. Le fils du chef de l’Etat ougandais et chef de l’armée, Muhoozi Kainerugaba, 51 ans, connu pour ses publications incendiaires sur les réseaux sociaux, avait écrit en début de semaine vouloir la mort de Bobi Wine, message qu’il a depuis supprimé. L’opposant avait déjà connu détention et torture lors des élections de 2021. Le Monde avec AFP
« Le Rwanda fait de la coordination sécuritaire avec l’AFC/M23 », selon l’ambassadrice rwandaise aux États-Unis
Dans le conflit qui sévit à l’est de la République démocratique du Congo, c’est une évolution inattendue. Pour la première fois, le gouvernement du Rwanda, par l’intermédiaire de son ambassadrice aux États-Unis Mathilde Mukantabana, reconnaît un lien avec le groupe rebelle du M23. « Le Rwanda entretient une coopération en matière de sécurité avec l’AFC/M23. » Lors de son témoignage devant la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants américaine, Mathilde Mukantabana a déclaré que cette collaboration sécuritaire vise à protéger la minorité Tutsi, à prévenir les menaces transfrontalières et à empêcher résurgence d’un génocide. Bien que le soutien de Kigali au groupe armé du M23 soit documenté, notamment par l’ONU, les autorités rwandaises ont jusqu’ici nié toute implication auprès du mouvement rebelle. … Cette déclaration de l’ambassadrice rwandaise peut donner le sentiment d’un changement de cap dans la doctrine diplomatique de Kigali. Mais ces propos n’ont fait l’objet d’aucune confirmation officielle, ni de la part du M23, ni des autorités rwandaises que TV5MONDE a sollicités. TV5
RDC: l’ASADHO dénonce des «détentions arbitraires» opérées par le Conseil national de cyberdéfense
En République démocratique du Congo (RDC), la société civile dénonce l’activisme du Conseil national de cyberdéfense (CNC). Créé, il y a deux ans, pour contrer les cyberattaques, il est aujourd’hui auteur d’arrestations d’opposants et d’acteurs sociaux, des arrestations qualifiées « d’enlèvements » par l’Association africaine des droits de l’homme (ASADHO). « Le Conseil national de cyberdéfense n’est ni une police politique, ni une juridiction », rétorque Thierry Monsenepwo, communicateur et cadre de la coalition au pouvoir à Kinshasa, l’Union sacrée. L’ASADHO congolaise appelle le régime Tshisekedi à libérer tous les acteurs politiques et sociaux détenus par le Conseil national de cyberdéfense. « On ne construit pas un État de droit en noyant les voix dissidentes », insiste Jean-Claude Katende, président de l’ASADHO. « Cette institution opère en violation de la loi qui l’a créée mais aussi en violation de la Constitution et des instruments juridiques internationaux ratifiés par la République. Les violations des droits de l’homme qu’elle commet sont énormes. Ce sont notamment des détentions arbitraires durant plusieurs mois. Il y a des personnalités politiques comme aussi de la société civile qui ont déjà fait entre huit et neuf mois de détention », poursuit-il. RFI
Au Nigeria, les Etats-Unis veulent renforcer leur stratégie contre l’Etat islamique
L’armée américaine accroît ses livraisons de matériel et le partage de renseignements avec le Nigeria, dans le cadre d’une stratégie visant à traquer les jihadistes de l’Etat islamique en coopération avec les forces armées africaines, a déclaré à l’AFP un haut responsable du commandement des Etats-Unis pour l’Afrique (Africom). Le Pentagone maintient également une coopération sécuritaire avec le Burkina Faso, le Mali et le Niger, dirigés par des juntes militaires, a précisé à l’AFP le général John Brennan lors d’une interview en marge de discussions sécuritaires entre les Etats-Unis et le Nigeria à Abuja, la semaine dernière. … Dans la région du Sahel, le général américain a indiqué que les Etats-Unis « collaborent toujours » avec les gouvernements issus de juntes militaires au Burkina Faso, au Mali et au Niger, malgré la suspension partielle de leur coopération sécuritaire après les coups d’Etat menés entre 2020 et 2023. « Nous collaborons toujours. Nous avons même partagé des informations avec certains d’entre eux pour frapper des cibles terroristes clés », a-t–il dit. « Nous parlons toujours à nos partenaires militaires dans les Etats sahéliens, même si ce n’est pas officiel. » AFP
Ousmane Sonko attendu au Maroc, alors que les tensions perdurent entre les supporters des deux pays après la CAN
Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko sera en visite officielle à Rabat à partir de lundi 26 janvier. Ce déplacement intervient moins de dix jours après les incidents de la finale de la CAN, remportée le 18 janvier par le Sénégal face au Maroc. La visite d’Ousmane Sonko s’inscrit dans le cadre de la « grande commission mixte » entre les deux États prévue les 26 et 27 janvier, a indiqué samedi une source au ministère sénégalais des Affaires étrangères. Un forum économique maroco-sénégalais est prévu à cette occasion, selon l’agence marocaine MAP. Dakar et Rabat entretiennent des relations d’amitié et de coopération de longue date dans plusieurs secteurs, notamment le tourisme, l’énergie, la formation, les infrastructures et les transports. Les deux pays partagent des liens religieux très forts. Le Sénégal constitue aussi la première nationalité représentée parmi les étrangers résidant au royaume, avec 18,4 %, selon le Haut-commissariat au plan (HCP). Cette réunion Sénégal-Maroc est prévue alors que des supporters des deux pays s’écharpent sur les réseaux sociaux sur les incidents lors de la finale de la CAN, remportée 1-0 après prolongation par le Sénégal. Jeune Afrique avec AFP
Le pape Léon XIV se rendra en Guinée équatoriale
« La visite du pape Léon XIV en République de Guinée équatoriale a été confirmée », écrit le gouvernement de Malabo, sans toutefois mentionner de dates. Le seul souverain pontife à s’être rendu dans le pays était Jean Paul II. C’était en février 1982. Le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a rencontré vendredi 23 janvier le président de la Conférence épiscopale nationale et les dirigeants de l’Église catholique en vue de coordonner les préparatifs pour la visite du pape. Celui-ci est également attendu au Cameroun dans les prochains mois lors d’une première tournée africaine devant passer par l’Angola. … Le président équato-guinéen, accompagné de son épouse, s’était rendu au Vatican pour saluer le pape Léon XIV après son élection. Il avait alors renouvelé une invitation officielle à se rendre dans son pays, qui compte plus de 90 % de chrétiens, selon un recensement de 2015. Jeune Afrique avec AFP
Un correspondant de la Deutsche Welle arrêté au Niger
L’un des correspondants qui travaille au Niger pour la Deutsche Welle, le média international allemand, a été arrêté vendredi (23.01.26) dans la capitale nigérienne, Niamey. La DW a immédiatement fait appel à une assistance juridique. La DW reste également en contact étroit avec les proches de notre correspondant, un avocat nigérien ainsi que d’autres services importants. L’interpellation de notre correspondant fait suite à la publication le jeudi (15.01.26) d’un reportage par DW Hausa. La directrice des programmes de la DW, Nadja Scholz explique que la DW est « très préoccupée par l’arrestation de notre collègue de longue date ». « Nous exigeons sa libération immédiate. Le Niger doit garantir que nos collaborateurs puissent exercer leur travail journalistique librement, sans que ceux-ci ne soient intimidés », dit encore la directrice des programmes. DW
Le Soudan du Sud face à un « risque de violences massives contre les civils », selon des experts indépendants de l’ONU
Des experts indépendants mandatés par l’ONU ont sonné l’alarme, dimanche 25 janvier, quant au risque de « violences massives contre les civils » et de « conflit ethnique généralisé » au Soudan du Sud. Face à ce regain de violences, l’armée sud-soudanaise a exhorté la population de trois comtés à évacuer « dès que possible ». La Commission sur les droits de l’homme au Soudan du Sud a fait part, dans un communiqué, de sa « grande inquiétude » face à la situation à Jonglei, théâtre depuis fin décembre d’affrontements entre l’armée sud-soudanaise, obéissant au président, Salva Kiir, et le SPLA-IO, forces loyales à l’ancien vice-président Riek Machar, arrêté fin mars et inculpé en septembre pour crimes contre l’humanité. Les propos « incendiaires » de certains responsables militaires, et les informations faisant état de la forte mobilisation de troupes « accentuent considérablement le risque de violences massives contre les civils et sapent davantage l’accord de paix » ayant mis fin à une guerre civile qui a fait rage de 2013 à 2018, ont déclaré les experts indépendants de l’ONU. Le Monde avec AFP
Inondations au Mozambique : la SADC déploie une intervention d’urgence
Face aux inondations dévastatrices qui ont frappé le Mozambique et l’Afrique du Sud, la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a déployé son détachement d’intervention d’urgence afin d’appuyer les réponses nationales à la crise. Selon un communiqué publié dimanche par le bloc régional, ce dispositif pluridisciplinaire réunit des experts en logistique, recherche et sauvetage, santé publique, communications et coordination civilo-militaire. Intégré au système national de coordination humanitaire, il intervient jusqu’au 31 janvier pour accompagner les opérations d’urgence et de rétablissement, tout en contribuant à l’évaluation des besoins prioritaires et à la consolidation d’un appel humanitaire régional. Les inondations, provoquées par des pluies prolongées et des débordements de rivières, ont également touché plusieurs autres pays d’Afrique australe, notamment le Malawi, le Zimbabwe et l’Eswatini, mettant en évidence la nécessité d’une réponse concertée à l’échelle régionale. Depuis octobre 2025, plus d’un million de personnes ont été affectées dans les États membres de la SADC. Africanews
Mozambique : les inondations font surgir des crocodiles en ville
Au Mozambique, les inondations ont provoqué une situation aussi rare que dangereuse : des crocodiles ont été poussés jusque dans les villes submergées. Les autorités confirment au moins trois morts causés par ces animaux, dans un contexte de crues exceptionnelles. À Xai-Xai, dans le sud du pays, les habitants sont appelés à la plus grande vigilance. La montée des eaux du fleuve Limpopo permet aux crocodiles d’atteindre des zones urbaines désormais inondées, tandis que les évacuations se poursuivent vers les hauteurs. Ces intempéries ont déjà fait plus de 100 morts en Afrique australe, notamment au Mozambique, en Afrique du Sud et au Zimbabwe. Des milliers de maisons ont été détruites et les infrastructures gravement endommagées. Au-delà du danger immédiat, la crise humanitaire s’aggrave. Plus de 700 000 personnes, dont une majorité d’enfants, ont été touchées. Des dizaines d’établissements de santé ont été détruits, laissant de nombreuses populations sans accès aux soins. Africanews
