La République démocratique du Congo et les combattants du M23 annoncent une feuille de route pour les pourparlers de paix
La République démocratique du Congo (RDC) et les combattants du M23, soutenus par le Rwanda, se sont mis d’accord sur une feuille de route pour les pourparlers de paix, selon un communiqué conjoint rendu public dimanche 22 août à l’issue de discussions tenues en Suisse. Les deux parties, qui ont signé en décembre dernier un accord de paix négocié par les Etats-Unis, ont « élaboré, en collaboration avec les médiateurs, une feuille de route définissant les étapes successives et le calendrier des négociations dans le cadre de l’accord-cadre de Doha », fait savoir le communiqué diffusé par le gouvernement suisse. « Elles ont réaffirmé leur engagement à poursuivre les négociations en vue d’une paix globale et d’un règlement du conflit par la mise en œuvre de l’accord-cadre », ajoute-t-il. Les pourparlers, qui se sont déroulés à huis clos du 17 au 21 août, ont réuni en outre des représentants des Etats-Unis, du Qatar, de la Suisse, de la Commission de l’Union africaine et du Togo, faisant office de médiateur de l’Union africaine. Les deux parties ont déclaré s’être accordées sur l’importance d’une méthode standardisée pour signaler les allégations de violations du cessez-le-feu. Une première mission de vérification du cessez-le-feu est prévue lundi à Minembwe, dans la province du Sud-Kivu, en RDC, toujours selon le communiqué. Le Monde avec AFP
Ebola en RDC: la Croix-Rouge s’inquiète d’une multiplication des attaques contre ses volontaires
Alors que la RDC est actuellement confrontée à l’épidémie d’Ebola la plus meurtrière qu’elle a connu en 50 ans, la riposte au virus se heurte à un obstacle majeur : la méfiance et la violence contre les humanitaires et les équipes de soignants engagés sur le terrain. À la suite de plusieurs incidents enregistrés ces derniers jours, le Mouvement international de la Croix-Rouge vient ainsi de tirer la sonnette d’alarme, affirmant qu’au centième jour de l’épidémie, dimanche 23 août, il avait déjà enregistré 11 incidents violents contre ses volontaires. Un chiffre qui ne tient évidemment pas compte de tous les autres assauts dont les structures de santé de l’État, les centres de traitement d’Ebola et les équipes de décontamination ont eux aussi été victimes. Selon le décompte tenu par l’organisation, neuf de ses volontaires ont été blessés, certaines de ses ambulances ont été endommagées – l’une a même été incendiée – et du matériel d’intervention lui appartenant a été détruit. RFI
Nigeria: des djihadistes ont attaqué et kidnappé des dizaines de personnes dans la région de Borgu
Des djihadistes ont enlevé et tué des dizaines de personnes lors d’une attaque perpétrée pendant la prière du vendredi dans l’État du Niger. Deux rescapés, un habitant de la région et un député, l’ont annoncé ce 22 août. « Peu après la fin de la prière habituelle du vendredi, le groupe armé de Lakuwara, composé de plusieurs centaines d’hommes armés de fusils, de couteaux et de machettes, a commencé à nous attaquer », raconte à l’AFP Jibril Ahmad, qui a survécu à l’attaque du village de Dikera, dans la zone de gouvernement local de Borgu. Ces militants « ont massacré certains des nôtres, sous prétexte que nous ne suivions pas les véritables enseignements de l’islam », précise Jibril Ahmad. « Nombre d’entre nous ont réussi à s’échapper » quand un autre groupe djihadiste, connu sous le nom de Mahmuda, est intervenu et a commencé à s’attaquer au premier. Lakurawa est un groupe obscur que certains chercheurs ont associé à l’ISSP (« Province du Sahel de l’État islamique »), actif au Burkina Faso, au Mali et au Niger. Comme l’explique un chercheur de l’Institut d’études de sécurité, « ses attaques meurtrières dans le nord-ouest du pays ont attiré l’attention pour la première fois en 2024. Entre novembre 2024 et septembre 2025, il a tué près de 100 personnes, pour la plupart des membres de la communauté. » TV5 Monde avec AFP
Exercices conjoints entre forces américaines et nigérianes
Les forces américaines et nigérianes mènent une série d’exercices d’entraînement sur le site opérationnel de Bauchi, au Nigéria, visant à partager l’expertise militaire, à renforcer les capacités des partenaires et à développer les relations entre les militaires des deux pays. Les forces américaines soutiennent, sur le site opérationnel de Bauchi, une mission de coopération sécuritaire plus vaste avec le Nigéria, visant à renforcer la préparation commune, à accroître les capacités militaires et à développer sur le long terme les capacités de ce partenaire, a rapporté lundi AFRICOM. À travers des entraînements conjoints, fait observer le commandement militaire américain en Afrique, des conseils, le partage de renseignements et des échanges professionnels, les forces des deux pays collaborent pour relever des défis sécuritaires communs et améliorer leur interopérabilité. L’entraînement mené à Bauchi a notamment porté sur les premiers secours au combat et les soins tactiques aux blessés, la familiarisation avec les armes, le camouflage, le traitement et les tests de l’eau, le déminage, les tactiques des petites unités, ainsi que la formation aux systèmes d’aéronefs sans pilote. APA
Mali: les rebelles touaregs du FLA libèrent une vingtaine de soldats maliens
Une vingtaine de soldats maliens détenus par les rebelles touaregs ont été libérés ce dimanche 23 août 2026. Un échange mené avec cette rébellion qui a multiplié depuis le printemps les attaques contre l’armée et la junte au pouvoir au Mali. Parmi les soldats, certains étaient détenus par la rébellion depuis plus de trois ans, d’autres avaient été capturés beaucoup plus récemment. Leur remise en liberté a eu lieu alors que les initiatives de ce type se multiplient depuis une dizaine de jours dans le pays. Une vingtaine de soldats maliens détenus par les rebelles touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA) ont été libérés dimanche 23 août en échange de « quelques prisonniers de guerre », pour reprendre les termes du mouvement dans un message posté sur Facebook. Le porte parole de la rébellion qui a multiplié les attaques contre l’armée et la junte au pouvoir à Bamako depuis le printemps indique que la remise en liberté des militaires est intervenue contre celle de plusieurs « civils » détenus dans la capitale malienne. Sans donner leur nombre exact, il les décrit comme étant « dans un état physique et mental insoutenable » après avoir été détenus, pour certains, « depuis cinq ans ». … Cette nouvelle libération intervient alors que les initiatives de ce type se multiplient depuis une dizaine de jours au Mali. RFI
Tchad: Ndjamena dénonce une nouvelle incursion de l’armée soudanaise sur son sol
Après des bombardements aériens signalés dans la soirée du jeudi 20 août dans le département de Mourdi, dans la province de l’Ennedi-Est, à proximité de la frontière soudanaise, l’armée tchadienne dénonce une nouvelle incursion sur son sol depuis le Soudan. À Ndjamena, l’état-major général des forces armées l’impute aux Forces armées soudanaises, indiquant que des avions et des drones lui appartenant ont poursuivi et bombardé des colonnes de véhicules sur une centaine de kilomètres en territoire tchadien. Composées de plus d’une dizaine de véhicules partis de Libye pour rejoindre le Soudan, les colonnes prises pour cible ont été attaquées en se repliant à Erdi Ma, un plateau désertique situé dans le nord-est du Tchad, aux confins des frontières tchadienne, soudanaise et libyenne. Côté tchadien, aucune victime n’est toutefois à déplorer. Si aucun information n’a été donnée sur l’identité des combattants des colonnes pourchassées, le chercheur tchadien Remadji Hoinathy explique que la zone est « infestée d’éléments armés » impliqués dans l’orpaillage clandestin ou liés au commandant en chef adjoint de l’Armée nationale libyenne Saddam Haftar, l’un des fils du maréchal Haftar, l’homme fort de l’est libyen. Selon lui, l’hypothèse la plus probable est celle de combattants d’origines diverses – notamment tchadiens, libyens et soudanais – qui faisaient route vers le Soudan pour soutenir les Forces de soutien rapide (FSR). RFI
Au Soudan, le phénomène El Niño assèche les rives du Nil et menace les cultures
Sur les rives du Nil asséchées par la chaleur, les agriculteurs soudanais peinent à irriguer leurs cultures. D’autres se rassemblent pour prier, espérant le retour de la pluie sur des terres craquelées. Partout dans le pays, des surfaces agricoles restent en friche alors que le Soudan affronte la pire crise alimentaire au monde, sur fond d’une guerre débutée en avril 2023. Aux affrontements entre l’armée et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) – qui ont fait plus de 200.000 morts et plongé près de 20 millions de personnes dans une insécurité alimentaire aiguë – s’ajoute la guerre entre l’Iran et les Etats-Unis, qui a fait s’envoler le prix des engrais et du carburant. Or, le puissant phénomène climatique El Niño, qui s’intensifie actuellement dans l’océan Pacifique et qui influe le climat mondial, a retardé l’arrivée de pluies essentielles et entraîné une chute vertigineuse du niveau des eaux vitales du Nil. AFP
Tanzanie : jugé pour trahison, l’opposant Lissu dénonce un « dossier politique »
L’opposant tanzanien Tundu Lissu, jugé pour trahison à Dar es Salaam, a dénoncé vendredi, en entamant sa défense, un « dossier politique » lié à son combat pour des réformes électorales. Opposition et défenseurs des droits de l’Homme dénoncent l’intimidation et la répression croissantes des voix critiques en Tanzanie, présidée depuis 2021 par Samia Suluhu Hassan, réélue fin octobre avec 98% des suffrages lors d’une élection marquée par une violente contestation réprimée dans le sang. Président du Chadema, principale formation de l’opposition au parti CCM qui dirige la Tanzanie depuis son indépendance, M. Lissu, qui a survécu à une tentative d’assassinat en 2017, a été arrêté en avril 2025. Figure nationale, l’opposant de 58 ans est arrivé vendredi dans sa coutumière posture combative, poing levé devant une salle d’audience comble, dans un tribunal sous haute sécurité, a constaté un correspondant de l’AFP. Entamés en mai 2025, les débats ont repris le 10 août dernier après plus de cinq mois d’interruption pour des raisons de procédure. Vendredi matin, les trois juges ont rejeté une requête de M. Lissu qui demandait de déclarer le dossier de l’accusation trop faible et de mettre un terme à la procédure contre lui. AFP
Afrique du Sud : face aux fusillades, des habitants sécurisent leur quartier
[Vidéo] Les armes à feu, légales et illégales, sont légion en Afrique du Sud et les fusillades fréquentes, souvent motivées par des rivalités entre gangs ou entre entreprises non déclarées. Plus de 60 homicides sont enregistrés en moyenne chaque jour dans le pays. TV5 Monde
