Revue de Presse du 23 août 2017

L’Angola aux urnes pour conclure l’ère Dos Santos
Les Angolais votaient mercredi pour choisir un successeur au président José Eduardo dos Santos, qui a décidé de prendre sa retraite après un règne autoritaire de trente-huit ans à la tête de son pays, en pleine crise économique. Au pouvoir depuis 1975, le Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (MPLA) doit conserver, sauf coup de théâtre, sa majorité absolue au Parlement et installer son candidat et dauphin désigné, l’ex-ministre de la Défense Joao Lourenço, dans le siège laissé vacant par le « camarade numéro 1 ». Dès les premières heures du jour, les électeurs angolais se sont pressés dans les bureaux de vote de tout le pays, qui resteront ouverts jusqu’à 17h00 GMT. M. dos Santos, bientôt 75 ans, a déposé son bulletin dans l’urne en début de matinée dans une école du centre de la capitale, sous les flashes des photographes. TV5

La situation économique aura-t-elle une influence sur les élections en Angola?
Plus de 9 millions d’Angolais se rendent aux urnes ce mercredi 23 août 2017 pour les élections législatives. L’enjeu : désigner une majorité, qui déterminera le gouvernement et la présidence du pays. Après la chute vertigineuse des cours du pétrole ces dernières années, l’économie fut un facteur non négligeable de cette campagne. A la fin de la guerre civile, en 2002, l’Angola avait un atout de taille : la manne pétrolière, qui lui a permis de se reconstruire. Dans la capitale Luanda et dans les principales villes du pays, des gratte-ciel ont fleuri, boostant la croissance qui s’affichait alors à deux chiffres. Et ce, jusqu’à la chute des cours du pétrole en 2014. RFI

De plus en plus d’enfants utilisés comme « bombes humaines » au Nigeria, selon l’Unicef
Des enfants, en majorité des filles, sont de plus en plus utilisés par les islamistes de Boko Haram comme « bombes humaines » dans le nord-est du Nigeria, a dénoncé mardi à Genève l’UNICEF, l’agence de l’ONU spécialisée dans les droits de l’enfant. Selon l’organisation internationale, le nombre d’enfants ainsi utilisés a été multiplié presque par 4 depuis le début de l’année par rapport à l’ensemble de 2016. Depuis le 1er janvier 2017, 83 enfants ont été utilisés comme kamikazes, dont 55 filles, qui étaient souvent âgées moins de 15 ans. L’UNICEF a aussi compté 27 garçons, plus un bébé accroché au dos d’une fillette. TV5

Centrafrique: signes avant-coureurs d’un génocide, insiste l’ONU
En Centrafrique où les violences s’étendent, des signes avant-coureurs de génocide existent, a affirmé mardi devant le Conseil de sécurité, selon des diplomates, le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les Affaires humanitaires, le Britannique O’Brien. Lors de ces discussions fermées à la presse, qui ne figuraient pas à l’agenda officiel du Conseil et avaient été réclamées en urgence par la France, Stephen O’Brien « a répété ce qu’il avait dit » début août lors d’une réunion à l’ONU, a rapporté l’une de ces sources diplomatiques. « Les signes avant-coureurs de génocide sont là », avait-il alors mis en garde en rendant compte d’un récent voyage mené en Centrafrique et en réclamant davantage de militaires et de policiers pour l’opération de paix de l’ONU (Minusca) dans ce pays de 4,5 millions d’habitants. TV5

Égypte : les États-Unis annulent 95,7 millions de dollars d’aide et gèle le versement de 195 millions supplémentaires
Les États-Unis ont décidé d’annuler une aide de 95,7 millions de dollars à l’Égypte et d’en suspendre une autre de 195 millions. En cause, le manque de progrès enregistrés par le gouvernement du président Abdel Fattah al Sissi en matière de respect des droits de l’homme et des normes démocratiques, rapporte Reuters. Cette décision s’explique notamment par une nouvelle loi, entrée en vigueur en mai et approuvée par le président égyptien, qui restreint l’activité des ONG aux seuls domaines du développement et du travail social et qui prévoit jusqu’à 5 ans d’emprisonnement pour les réfractaires. Les groupes de défense des droits de l’homme estiment que cette loi va entraver leur travail et le fonctionnement des organismes de bienfaisance. Ils craignent aussi qu’elle soit utilisée pour traquer les opposants politiques. Jeune Afrique

Esclavages, traites et combattants de la liberté
Depuis 1998, tous les 23 août, la communauté internationale célèbre la « journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition ». Une date qui fait référence à la nuit du 22 au 23 août 1791 à Saint-Domingue (aujourd’hui Haïti et République Dominicaine) d’où est partie une insurrection qui jouera un rôle déterminant dans l’abolition de la traite négrière transatlantique. Une commémoration pour rappeler un crime à portée universelle, qui a relégué des millions d’êtres humains au rang de marchandise, et pour rendre hommage aux combattants de la liberté qui ont, de tout temps, lutté pour l’affirmation des droits humains. RFI

L’opposition congolaise dénie à la SADC le droit de demander le report des élections
Des voix s’élèvent dans l’opposition de la RDC pour protester contre la demande de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) à la CENI de la RDC de publier un « calendrier révisé ». La communauté de développement considère qu’il ne serait pas possible d’organiser les élections en décembre 2017 comme le prévoit l’accord politique des parties congolaises. « On ne comprend pas comment la SADC peut aujourd’hui choisir son camp, opter pour un dictateur et choisir quelqu’un qui constitue le problème non seulement pour le Congo mais pour toute la région, » réagit l’opposant Martin Fayulu au communiqué final du 37eme Sommet de la SADC clôturé dimanche en Afrique du Sud.​ VOA

Guinée: au moins 8 morts dans l’éboulement d’une décharge après de fortes pluies
Au moins huit personnes sont mortes et de nombreuses autres ont été blessées mardi en Guinée dans un éboulement d’une décharge dans la banlieue de la capitale, Conakry, selon la police et un journaliste de l’AFP. « Cinq corps, dont ceux de deux enfants, ont été sortis des décombres » puis transportés dans une morgue de Conakry, a déclaré à l’AFP un responsable de la police, Boubacar Kassé. Trois autres corps ont ensuite été extraits des décombres, a rapporté le journaliste de l’AFP. Des dizaines de blessés ont été évacués pour subir des soins, selon des sources de sécurité, après cet éboulement survenu à Hamdallaï, un quartier de la commune de Ratoma, dans la banlieue de Conakry, à la suite de fortes pluies depuis une semaine à Conakry. TV5

La baisse d’afflux de migrants vers l’Italie attribuée à un groupe armé libyen
LL’infléchissement de la courbe des arrivées de migrants en Italie en juillet serait dû à l’émergence d’un groupe armé, à l’ouest de Tripoli, qui a mis fin aux départs de bateaux, rapporte l’agence Reuters, plusieurs sources à l’appui. Un « groupe armé » empêche activement les migrants d’embarquer pour l’Europe à Sabratha, à l’ouest de Tripoli, en Libye, selon l’agence de presse Reuters. Cette ville côtière, située dans la région contrôlée par le gouvernement d’union nationale reconnu par la communauté internationale, est considérée comme l’un des points de départs privilégiés des bateaux de passeurs pour la mer Méditerranée. L’activité de ce « groupe » pourrait être en partie à l’origine de la chute drastique des arrivées de migrants en Italie, de près de 50 % en juillet par rapport à la même période l’année précédente, soit de 30 500 à 13 500 arrivées. France 24

Migrants : l’horreur du verrou libyen
Les candidats à l’émigration clandestine sont bloqués en Libye dans des conditions inhumaines. Pourtant, c’est avec cet Etat totalement défaillant que l’UE doit travailler afin de mieux gérer les flux migratoires en provenance d’Afrique. Cela pourrait ressembler à une bonne nouvelle : pour la première fois depuis trois ans, c’est-à-dire depuis le début de la crise migratoire vers l’Europe, le nombre d’arrivées illégales enregistrées en Italie en juillet a fortement décru. Ce chiffre accuse même une baisse de 57 % par rapport à juin, pour revenir au niveau du premier été de l’exode à travers la Méditerranée, en 2014. Ajoutée à l’arrêt presque net du flux migratoire de la Turquie vers la Grèce depuis 2016, grâce à l’accord conclu par l’Union européenne avec Ankara, cette évolution permet peut-être d’envisager une inversion de la courbe des arrivées sur l’ensemble des quatre routes vers l’Europe empruntées par les migrants et leurs passeurs : Turquie-Grèce, Libye-Italie, Maghreb-Espagne et Balkans. Le Monde

Crise libyenne: des chefs de tribus invitent Deby à s’impliquer
Une délégation d’une dizaine de chefs de tribus a rencontré Idriss Déby Itno afin qu’il s’implique dans la résolution de la crise qui a fait plusieurs milliers de morts et des milliers d’autres réfugiés dans les pays voisins. Conduite par le chef Hassan Al-Mabrouck Youyous de la tribu des arabes, la délégation libyenne composée de douze membres dont des cadres de l’administration, a eu un entretien avec Idiss Deby Itno sur la stratégie à mettre en place pour résoudre la crise qui secoue leur pays depuis plusieurs années. « Toutes les tribus libyennes s’appuient sur cette réunion sous la présidence d’Idriss Deby Itno et les dirigeants africains, pour résoudre la crise libyenne et pour parvenir à une solution permanente par le leadership africain, loin de toutes les interventions occidentales », a indiqué le chef de la délégation Hassane Al-Mabrouk Younous. BBC

Deux arrestations au Maroc en lien avec les attentats de Barcelone
Un suspect a été arrêté à Nador et aurait prévu d’attaquer l’ambassade d’Espagne à Rabat. L’autre a été arrêté à Oujda et résidait à Ripoll, la localité d’où viennent plusieurs membres de la cellule terroriste ayant commandité les attentats de Barcelone et de Cambrils. Deux individus soupçonnés d’avoir participé aux attentats de Barcelone et de Cambrils ont été arrêtés le 20 août au Maroc. C’est ce que rapporte l’agence de presse Reuters qui cite le site de la chaîne 2M. L’un des suspects, un homme de 28 ans , a été interpellé à Nador et aurait des liens avec Daesh. Telquel

Des cornes de rhinocéros aux enchères pour une vente très controversée
Une vente aux enchères très controversée de cornes de rhinocéros, dont le commerce international est illégal, doit débuter mercredi 23 août après l’échec des autorités sud-africaines pour bloquer cette initiative. Le principal éleveur de rhinocéros au monde, le Sud-Africain John Hume, propose aux enchères 264 cornes, d’un poids total avoisinant les 500 kg. La vente, organisée sur Internet jusqu’au vendredi 25 août, est légale : la justice sud-africaine a levé définitivement en avril le moratoire sur le commerce intérieur de cornes de rhinocéros. Le Monde



Photo: Adam Jones