Revue de Presse du 21 mars 2019

En Algérie, le FLN, soutien indéfectible du président Bouteflika, change de ton
Le Front de libération nationale (FLN), au pouvoir en Algérie depuis l’indépendance, a annoncé, mercredi, qu’il soutenait le mouvement populaire actuel, rapporte l’agence de presse officielle APS.  Le vent est-il en train de tourner en Algérie ? Si l’on en croit les déclarations du Front de libération nationale (FLN), au pouvoir depuis l’indépendance en 1962 et soutien indéfectible du président Abdelaziz Bouteflka, qui a officiellement annoncé, mercredi 20 mars, soutenir la contestation populaire. Pourtant quelques mois auparavant, le FLN avait exhorté le président Bouteflika à briguer un 5e mandat et l’avait même désigné comme son candidat au scrutin qui devait se dérouler le 18 avril. France 24

Présidentielle.Face à la crise, l’armée algérienne omniprésente
Quel sera le rôle de l’armée pour sortir du système Bouteflika et assurer une transition vers un régime démocratique ? Comment interpréter les déclarations du chef d’état-major le général Gaïd Salah ? Dimanche 10 mars, la veille des annonces du président Abdelaziz Bouteflika, le général Gaïd Salah affirmait : “L’Armée nationale populaire, digne héritière de l’Armée de libération nationale, s’enorgueillit de son appartenance à ce peuple brave et authentique, et partage avec lui les mêmes valeurs et principes, ainsi que les mêmes fondements nobles et prestigieux de l’identité nationale, et a l’intime conviction, et avec grande fierté, qu’un peuple avec ces valeurs et ces qualités ne peut que donner naissance à une armée ayant les mêmes principes et les mêmes spécificités”, relate TSA Algérie.  Al Watan

Plainte contre Félix Tshisekedi pour violation de Constitution
Une plainte contre le président Félix Tshisekedi, pour violation de Constitution, a été déposée mardi à Kinshasa au bureau du Procureur près la Cour constitutionnelle. L’auteur, Pius N’Ghoy, se présentant comme un journaliste indépendant, accuse le nouveau président congolais d’avoir violé la Constitution en suspendant l’installation du Sénat nouvellement élu. « Etant garant de la Constitution et du bon fonctionnement des institutions, le président de la république pris par un état d’âme de ses militants, viole intentionnellement la Constitution par la suspension de l’installation du Sénat, en plus de la suspension de l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs ce, à cause la barbarie des membres de son parti, l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social), » écrit le plaignant.  VOA

Bemba rejette le report de l’installation des sénateurs en RDC
Le Mouvement pour la libération du Congo (MLC), le parti de Jean Pierre Bemba, a rejeté la décision de reporter l’installation des sénateurs. Le parti rejoint, dans cette position, la coalition de l’ancien président de la RDC, Joseph Kabila, qui n’est pas d’accord pour le report de l’installation des sénateurs nouvellement élus. Pour le MLC, la prétendue corruption constatée par le parti au pouvoir lors du vote des sénatoriales est une conséquence logique de la fraude électorale qui a porté l’actuel président, Félix Tshisekedi, à la tête du pays. Le point commun entre le MLC et le FCC pro-Kabila est que les deux plates-formes estiment que le président Tshisekedi, encore moins la réunion interinstitutionnelle qu’il a convoquée lundi, n’a le pouvoir légal de suspendre l’installation du nouveau sénat ou de reporter les élections des gouverneurs.  BBC

Martin Fayulu : « Félix Tshisekedi est la marionnette de Joseph Kabila »
Deux mois après la proclamation de la victoire de Félix Tshisekedi à la présidentielle du Congo, l’opposant Martin Fayulu a estimé mercredi sur France 24 que le système Kabila était toujours en place. « La communauté internationale a des comptes à rendre au peuple congolais ». En tournée en Europe, l’opposant Martin Fayulu, candidat malheureux à la présidentielle en République démocratique du Congo, a jugé avec sévérité, mercredi 20 mars sur France 24, le rôle de la communauté internationale dans l’élection qui a vu, il y a deux mois, Félix Tshisekedi succéder à Joseph Kabila.  France 24

Bissau: la Cour suprême confirme la victoire du PAIGC
Le PAIGC remporte les législatives du 10 mars avec 47 sièges, selon la Cour suprême . La Commission nationale des élections (CNE) avait annoncé le 13 mars les résultats provisoires, qui donnent au PAIGC une majorité relative. Mercredi, la Cour suprême de Guinée-Bissau a validé ces résultats donnant le PAIGC , le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert , victorieux avec 47 sièges sur 102. Sur 21 formations en lice, seules six ont obtenu des sièges, dont 27 pour le Madem-G15, formé par 15 députés frondeurs du PAIGC et 21 pour le Parti pour la rénovation sociale (PRS). BBC

Mozambique: course contre la montre après les ravages du cyclone Idai
Selon le dernier bilan, le cyclone Idai a fait une centaine de morts au Zimbabwe et plus de 200 au Mozambique, le pays le plus touché. La région de Beira, l’une des plus grandes villes du pays située dans la province de Sofala, est particulièrement affectée alors que de fortes pluies ont également entraîné des inondations. Sur place, des milliers de personnes restent à secourir, les humanitaires sont encore à pied d’œuvre et les autorités quelque peu dépassées par l’ampleur de la catastrophe.  RFI

Comores: les observateurs s’organisent en vue de la présidentielle
Les observateurs internationaux se mettent en place pour surveiller l’élection présidentielle de dimanche aux Comores. Mercredi 20 mars, l’Eastern Africa Standby Force, l’EASF a lancé sa mission composée de 27 observateurs originaires de huit pays d’Afrique de l’Est (du Burundi à Djibouti, en passant par le Kenya ou le Rwanda). La mission avait entraîné une polémique en juillet, lorsqu’elle avait surveillé le référendum constitutionnel toujours contesté par l’opposition. RFI

Soudan: l’opposition s’engage à rompre les discussions avec el-Béchir
Une partie de l’opposition annonce rompre toute discussion avec le régime d’Omar el-Béchir. Il s’agit de la coalition d’opposition la plus importante du pays, composée d’une dizaine de partis politiques, de groupes rebelles et de la société civile. Ils se sont réunis en France, à Paris, pendant trois jours, afin d’unifier leur position et demander le départ du chef de l’Etat soudanais. L’opposition appelle à un front commun contre le régime d’Omar el-Béchir. Un front qui rassemblerait tous les partis politiques, la société civile, les groupes armés et les syndicats du pays. Et ouvrirait même la porte aux islamistes du régime qui souhaiteraient les rejoindre. RFI

Le Conseil de sécurité de l’ONU se rend au Sahel en fin de semaine
Le Conseil de sécurité de l’ONU se rend cette semaine au Mali et au Burkina Faso afin de se pencher sur la situation préoccupante de la région du Sahel, où la menace terroriste ne montre aucun signe d’affaiblissement et cause des déplacements massifs de population. Menée par la France, l’Allemagne et la Côte d’Ivoire, cette visite sera la quatrième du Conseil de sécurité au Mali depuis 2014 et la deuxième au Burkina Faso. Le Conseil arrivera vendredi à Bamako, où il rencontrera des dirigeants maliens, puis se rendra à Ouagadougou dimanche. Les puissances mondiales sont divisées sur l’attitude à adopter vis-à-vis de la menace islamiste au Sahel, la France étant en désaccord avec les Etats-Unis à propos du financement de la force antidjihadiste G5 Sahel, dont sont membres le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad. VOA

Accord de paix en Centrafrique: les signataires s’accordent sur un nouveau gouvernement
Les autorités et les quatorze groupes armés signataires de l’accord de paix en Centrafrique négocié début février à Khartoum se sont mis d’accord sur « un gouvernement inclusif » à Addis Abeba, a annoncé mercredi l’Union africaine (UA). « Je suis heureux d’annoncer qu’aujourd’hui, au siège de l’Union africaine, les signataires ont trouvé un accord sur un gouvernement inclusif en Centrafrique », a écrit sur Twitter le commissaire à la paix et à la sécurité de l’UA et principal médiateur de cette réunion, Smaïl Chergui. « Félicitations au peuple de Centrafrique pour cette réalisation et, par la suite, pour un nouveau départ dans la mise en oeuvre de l’accord », a-t-il ajouté au terme d’une réunion de suivi de l’accord centrafricain débutée lundi à Addis Abeba. Slate

Burkina : vers un « report sine die » du référendum constitutionnel
Le référendum constitutionnel devant ouvrir la voie à un régime semi-présidentiel au Burkina Faso et initialement prévu ce dimanche devra être « reporté sine die », a indiqué mercredi soir une source de la commission électorale à l’AFP. « C’est un report sine die qui se profile, car aucune mesure n’est prise pour la tenue de ce référendum le 24 mars prochain et aucune nouvelle date n’a jusqu’à présent été communiquée », a indiqué l’un des responsables de la Céni, joint par l’AFP et qui a requis l’anonymat. La seule certitude demeure le mode d’adoption qui se fera par voie référendaire, a-t-il précisé. Jeune Afrique

Putsch manqué au Burkina: la cour diffuse les conversations téléphoniques
Apres l’audition des témoins, l’heure est à la présentation des pièces à conviction contre les accusés dans le procès du coup d’Etat manqué de septembre 2015. Le procureur militaire a procédé à la diffusion des premiers enregistrements des conversations téléphoniques entre les principaux accusés et d’autres personnes. Durant des heures, plusieurs documents présentés comme étant des conversations entre le général Djibrill Bassolé et plusieurs personnalités, dont Guillaume Soro, ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne, ont été diffusés. Dans ces documents, on entend les différents interlocuteurs parler de stratégie pour consolider le coup d’Etat et empêcher par tous les moyens la tenue des élections prévues à la fin de période de transition. RFI

Législatives au Bénin : les députés se réunissent pour sortir de l’impasse
Réunis en plénière le 21 mars, les députés béninois devront examiner les propositions retenues par le comité paritaire pour sortir de l’impasse et parvenir à des élections législatives inclusives tel que souhaité par Patrice Talon le 6 mars dernier. La révision de la Constitution ne fait pourtant pas l’unanimité. C’est une session décisive qui pourrait mettre un terme à la crise politique. Réunis en plénière jeudi 21 mars, les députés béninois devront débattre sur les propositions retenues par le comité paritaire du Parlement. Objectif : parvenir à un consensus afin d’organiser des élections législatives inclusives, suite à l’exclusion de l’opposition de ce scrutin prévu le 28 avril. Jeune Afrique

France-Rwanda : le député Hervé Berville représentera Emmanuel Macron à Kigali le 7 avril
Invité par la présidence rwandaise à participer aux 25e commémorations du génocide des Tutsi au Rwanda, Emmanuel Macron ne se rendra pas à Kigali le 7 avril. C’est le député Hervé Berville qui représentera officiellement le président français, accompagné d’une délégation de parlementaires. Ce ne sera finalement pas Emmanuel Macron mais Hervé Berville. Selon nos informations, le président français sera officiellement représenté par le député La République en marche (LREM) de la 2e circonscription des Côtes d’Armor lors de la 25e commémoration du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda. Jeune Afrique

 

 



Photo: Adam Jones