Sanctions américaines pour usage d’armes chimiques au Soudan
Les Etats-Unis ont imposé lundi un second paquet de sanctions à l’encontre du gouvernement soudanais, l’accusant d’avoir eu recours à des armes chimiques dans sa guerre contre les paramilitaires. Washington n’a pas apporté de détails sur les armes utilisées, mais des médias ont rapporté le largage de deux barils de chlore en septembre 2024. La guerre qui fait rage depuis avril 2023 entre l’armée et les Forces de soutien rapide (FSR) a donné lieu à de nombreux signalements de crimes de guerre, les Etats-Unis ayant également imposé des sanctions à des commandants des FSR pour des soupçons de génocide au Darfour. … Les sanctions qui entrent en vigueur lundi renforcent les précédentes restrictions imposées en juin 2025 sur l’accès du pays africain aux exportations et crédits américains, et interdisent aux transporteurs soudanais d’entrer dans l’espace aérien des Etats-Unis. … L’année dernière, le New York Times et France 24 ont rapporté que l’armée soudanaise avait fait usage d’armes chimiques au moins deux fois pendant la guerre. Selon le quotidien américain, citant quatre sources officielles américaines anonymes, le général Abdel Fattah al-Burhane, dirigeant de facto du pays, a lui-même donné son aval pour l’utilisation de chlore. En octobre, une enquête de France24 a montré que l’armée avait largué deux barils de cet agent chimique en septembre 2024 à proximité de la raffinerie d’al-Jaili, au nord de Khartoum, alors contrôlée par les FSR. Ce n’est pas la première fois que l’armée soudanaise, à la tête du pays pendant la majeure partie de son histoire depuis l’indépendance en 1956, est visée par de telles accusations. AFP
Comment un groupe terroriste comme Boko Haram utilise l’intelligence artificielle
Pour la première fois, un rapport publié vendredi par l’université de Cambridge compile des témoignages d’anciens membres du mouvement terroriste Boko Haram au Nigeria qui expliquent comment l’organisation utilise l’IA depuis 2023. Un constat qui s’applique probablement à d’autres groupes terroristes, assurent les experts interrogés. … D’après les recherches de cette spécialiste, ces terroristes basés au Nigeria se sont mis à l’IA dès 2023, soit quelques mois seulement après la sortie de ChatGPT en novembre 2022. … ChatGPT & Co ont été consultés par ces terroristes pour savoir comment se servir de nouvelles armes saisies lors d’attaques, pour optimiser les charges explosives attachées aux drones kamikazes ou encore pour mieux planifier de futures attaques. France 24
Mali: les jihadistes du Jnim exécutent des soldats maliens prisonniers
De source sécuritaire malienne, 18 soldats ont été exécutés sommairement par le Jnim. Sur des images diffusées par les jihadistes, on peut voir des militaires désarmés, assis ou allongés dans le sable, recevoir des rafales de balles. Parmi les jihadistes à l’œuvre, plusieurs sources identifient clairement Hamza Ag Iyad, l’un des fils d’Iyad Ag Ghaly, le chef du Jnim. Si les militaires exécutés ne sont, par définition, pas des civils, le droit international humanitaire protège aussi les prisonniers de guerre. Une fois les combats terminés, les vainqueurs sont responsables de leurs captifs, qu’ils sont censés traiter sans violence et dignement. … Du côté des rebelles du FLA, alliés sur le terrain des jihadistes du Jnim, on s’efforce de se démarquer. « Nous avons attaqué le même convoi mais chacun de son côté, les groupes ne sont pas mélangés », assure un chef militaire indépendantiste, qui précise : « Le Jnim a exécuté ses propres prisonniers. » Le Front de libération de l’Azawad (FLA) affirme avoir capturé, pour sa part, une vingtaine de soldats maliens environ au cours de cette embuscade, qui s’ajoutent à ceux déjà capturés à Kidal le 25 avril et lors de précédentes attaques. RFI
Sao Tomé-et-Principe : le président réélu au 1er tour avec 55,94% des voix
Le président sortant Carlos Vila Nova a été réélu dès le premier tour de l’élection présidentielle à Sao Tomé-et-Principe, petit Etat insulaire d’Afrique centrale, selon les résultats publiés lundi par la commission électorale nationale. Ancienne colonie portugaise devenue un État indépendant en 1975, Sao Tomé-et-Principe est un archipel situé dans le golfe de Guinée qui compte de près de 200.000 habitants. M. Vila Nova a remporté le scrutin avec 55,94% des voix des suffrages contre 41,42% des voix pour le député Nito Viegas D’Abreu, issu du même parti et soutenu par son rival, l’ancien Premier ministre Patrice Trovoada. Mais le taux d’abstention, 58,81%, se révèle très élevé. Le chef de l’Etat ne jouit cependant que d’un rôle honorifique, de représentation et de promulgation des lois, l’essentiel du pouvoir exécutif revenant au Premier ministre, issu des élections législatives qui auront lieu fin septembre. Africanews avec AFP
RDC: l’opposition reporte la manifestation prévue le 22 juillet contre la révision de la Constitution
En République démocratique du Congo (RDC), l’opposition, réunie autour de la plateforme politique C64, a annoncé, lundi 20 juillet, le report de sa marche prévue ce mercredi 22 juillet 2026. Les opposants avaient prévu un rassemblement dans le centre-ville de Kinshasa pour s’opposer au projet de modification de la Constitution du camp présidentiel. Vendredi 17 juillet, le président Félix Tshisekedi a confié aux religieux la tâche d’organiser un dialogue national en RDC, répondant ainsi à l’une des revendications de la plateforme politique C64. Les religieux leur avaient alors demandé de reporter la manifestation programmée le 22 juillet à Kinshasa. Ils ont été suivis. C’est après plusieurs réunions que la conférence des présidents de partis de la coalition a officialisé ce report. Depuis leur rencontre, samedi matin, avec les Églises, les opposants semblaient prêts à faire un geste « vers l’apaisement », mais la méfiance, voire la défiance, envers le pouvoir de Kinshasa restait forte. « On a besoin de garanties », confiait un cadre de C64. … Par ailleurs, les dirigeants de C64 posent un ultimatum au chef de l’État. Ils exigent de Félix Tshisekedi qu’il convoque officiellement ce dialogue, avant le 15 août prochain. Si ce n’est pas le cas, « la Coalition appellera le peuple congolais à reprendre les actions citoyennes pacifiques nécessaires à la défense de l’ordre constitutionnel, de la démocratie, de l’État de droit et de l’avenir de la Nation ». RFI
Côte d’Ivoire : six responsables locaux du PDCI libérés
« À l’issue de l’audience de la chambre antiterroriste de ce lundi 20 juillet, mes clients et militants du Parti démocratique de Côte d’Ivoire [PDCI : Allo Pacôme Didier, Kouleon Manhenin, N’Cho Gnangoran, Mabo Koffi Jean Marc, Ouattara Kinjinlman, Niangoran N’Guessan Edouard] recouvrent la liberté après neuf mois de détention et rentrent chez eux enfin », a écrit sur Facebook leur avocat, Me Ange Rodrigue Dadje. Contacté par l’AFP, il n’a pas souhaité préciser les raisons de leur libération. Ces huit membres du PDCI, des responsables locaux du parti dans plusieurs communes d’Abidjan, avaient été arrêtés entre fin septembre et début octobre 2025, à un mois d’une élection présidentielle très critiquée par les opposants au président Alassane Ouattara. Cette même année, des dizaines de membres de l’opposition ivoirienne, parfois des cadres, avaient été arrêtés ou écroués en Côte d’Ivoire. Jeune Afrique avec AFP
Le Sénégal apporte son soutien à la candidature de l’ex-président Macky Sall au secrétariat général de l’ONU
C’est officiel, le Sénégal soutient la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies. Le président Diomaye Faye instruit le gouvernement et l’ensemble du réseau diplomatique sénégalais de se mobiliser pour la promouvoir auprès des États membres de l’ONU. Il a également invité « toutes les forces vives de la Nation » à soutenir ce qui est désormais présenté comme la candidature du Sénégal. Cette annonce, faite ce lundi 20 juillet 2026, fait suite à l’audience accordée vendredi 17 juillet à Macky Sall, au palais présidentiel. La présidence avait alors seulement évoqué une rencontre empreinte de courtoisie, sans engagement formel. … Mais ce soutien à la candidature de Macky Sall pour l’ONU ne fait pas l’unanimité au Sénégal. Des voix de la société civile, notamment des familles de victimes de la répression des manifestations politiques de 2021 à 2024, avaient déjà dénoncé la réception de Macky Sall vendredi. Le collectif des familles de martyrs a réagi ce lundi, dénonçant un soutien qui reviendrait à « endosser son passif » et à s’allier à celui qui a réprimé, dans le sang, des Sénégalais. RFI
La France et le Gabon parviennent à un premier protocole d’accord sur le manganèse
Lundi 20 juillet, au premier jour de sa visite d’État en France, le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema s’est entretenu longuement avec son homologue français, Emmanuel Macron. Au cœur de leurs discussions : le suivi des accords conclus en novembre 2025 à Libreville, mais aussi une série d’accords qui doivent être signés entre les deux pays. Un premier protocole d’accord concernant le manganèse a d’ores et déjà été validé. C’est une étape « décisive » pour le Gabon, selon Christian Magni, directeur général de la Société d’exploitation du Transgabonais (Setrag), l’entreprise de transport ferroviaire dans le pays, après la signature du protocole d’accord par Brice Clotaire Oligui Nguema à Paris ce lundi 20 juillet 2026. Selon ce protocole d’accord, le groupe minier français Eramet s’engage à investir afin d’augmenter ses capacités de transformation du manganèse dans le pays. Cela permettra « d’intensifier la sécurisation et la modernisation complète du réseau Transgabonais », assure Christian Magni. RFI
Au Cameroun, l’absence prolongée du président Paul Biya interroge
Quarante-quatre jours ont passé depuis le départ du Cameroun du président Paul Biya, le dimanche 7 juin 2026, pour ce qui a été présenté aux Camerounais comme un nouveau « court séjour privé en Europe », avec son épouse. Depuis, le président âgé de 93 ans n’est toujours pas rentré. Les rumeurs sur son état de santé alimentent les médias et les discussions. Un député de l’opposition a même demandé au Conseil constitutionnel de constater la vacance du pouvoir. Le parti du président tente de rassurer. … Le député de l’opposition Jean-Michel Nintcheu a appelé le Conseil constitutionnel à constater la vacance du pouvoir. Le parti d’opposition UDC, qui assure ne pas vouloir « spéculer sur la situation personnelle du chef de l’État », estime lui que « la stabilité d’une République ne peut reposer sur le silence ou les suppositions ». Pour le parti de l’ancienne candidate Patricia Tomaino Ndam Njoya, si une absence prolongée du territoire national ne constitue pas à elle seule une vacance du pouvoir, elle soulève néanmoins la question légitime de la continuité de l’action publique, de l’exercice effectif des responsabilités présidentielles et des mécanismes applicables en cas d’empêchement temporaire. Si plusieurs analystes estiment qu’au-delà de 45 jours le Conseil constitutionnel devrait constater la vacance du pouvoir, aucun texte ne légifère sur la durée d’absence du chef de l’État hors du territoire national. L’UDC, qui rappelle qu’aucun vice-président n’a été nommé depuis la révision constitutionnelle d’avril, « appelle à l’ouverture d’un chantier institutionnel pour encadrer les absences prolongées du chef de l’État ». RFI
Naufrages au large de la Mauritanie : 144 personnes sont mortes ou portées disparues en mer la semaine dernière
Au total, 144 personnes sont mortes ou portées disparues en mer la semaine dernière au large de la Mauritanie, a rapporté, mardi 21 juillet, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Une embarcation a été secourue le 18 juillet « après avoir dérivé pendant près de vingt-cinq jours sur l’océan Atlantique. Le bateau avait quitté Bufalo, en Gambie, dans l’espoir de rejoindre l’Espagne ». Ainsi, 143 passagers de cette embarcation « sont morts ou portés disparus et seulement 38 ont survécu », a rapporté à la presse à Genève le porte-parole du HCR Matthew Saltmarsh, précisant qu’une autre mort « a été signalée parmi les passagers d’une embarcation débarquée le 14 juillet ». « Ces réfugiés et migrants ont disparu ou perdu la vie après avoir tenté la dangereuse traversée de l’Atlantique depuis l’Afrique de l’Ouest vers l’Europe, illustrant une nouvelle fois le coût humain de ces routes migratoires périlleuses », a déploré M. Saltmarsh. Au total, trois opérations de sauvetage et de débarquement ont été menées entre le 14 et le 18 juillet à Nouadhibou, en Mauritanie, permettant de ramener 387 personnes saines et sauves à terre, selon le HCR. Pour le HCR, ces drames rappellent que « la route atlantique reliant l’Afrique de l’Ouest aux îles Canaries demeure l’un des corridors migratoires mixtes les plus meurtriers au monde ». Le Monde avec AFP
