Revue de Presse du 20 novembre 2017

Zimbabwe : le président Robert Mugabe ne renonce pas au pouvoir
Dimanche, dans un discours à la nation, Robert Mugabe a défié ses adversaires. Menacé de destitution, ce dernier a affirmé qu’il présiderait le mois prochain le congrès du Zanu-PF dont il a été exclu plus tôt dans la journée. Le président zimbabwéen, Robert Mugabe, a terminé son très attendu discours à la nation, dimanche 19 novembre, dans la soirée, sans annoncer sa démission défiant ainsi toutes les attentes et les rumeurs sur son départ. France 24

Zimbabwe: chronique de la chute annoncée du monument Mugabe
Depuis trente-sept ans qu’il dirige le Zimbabwe, Robert Mugabe semblait insubmersible. Son règne s’est lézardé en quelques jours et paraissait lundi, malgré sa résistance, proche de la fin, après une succession de convulsions inédites dans l’histoire du pays. Retour en six épisodes sur deux semaines folles qui ont mis à genoux le dernier régime issu de la lutte anticoloniale. Coup de balai Le 6 novembre, le ministre de l’Information Simon Khaya Moyo annonce que le chef de l’Etat a limogé son vice-président Emmerson Mnangagwa, accusé de manquer de « loyauté ». TV5

La Chine a-t-elle lâché Robert Mugabe ?
Le général Constantino Chiwenga était en Chine quarante-huit heures seulement avant le putsch. Le chef d’état-major zimbabwéen y a rencontré des militaires chinois, dont deux des plus hauts gradés du pays, et le ministre de la défense, Chang Wanquan. « Une visite qui s’inscrit dans le cadre normal de nos échanges », justifie le porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, Geng Shuang. Mais cette visite interpelle. Le chef des putschistes serait-il venu chercher l’aval de la Chine, premier partenaire économique du Zimbabwe, avant de renverser Robert Mugabe ? Est-il venu plus simplement avertir Pékin de ses intentions ou plus directement prendre des ordres ? Le Monde

Kenya : la Cour suprême valide l’élection présidentielle d’octobre et la réélection de Kenyatta
La Cour suprême du Kenya a rejeté, lundi, les deux recours demandant l’invalidation de la présidentielle d’octobre. Elle valide de fait la victoire d’Uhuru Kenyatta, réélu à la tête du pays avec plus de 98 % des voix. La Cour suprême du Kenya a validé, lundi 20 novembre, l’élection présidentielle d’octobre et la victoire du chef de l’État sortant, Uhuru Kenyatta. Cette décision, pour laquelle le jugement détaillé sera rendu ultérieurement, signifie que le président kenyan, 56 ans, au pouvoir depuis 2013, sera investi le 28 novembre pour un nouveau mandat de cinq ans. France 24

Niamey convoque l’ambassadeur de la Libye
Le Niger a convoqué dimanche l’ambassadeur de Libye à Niamey pour faire part de « l’indignation du président Issoufou sur la vente de migrants africains » comme esclaves en Libye. C’est le ministre nigérien des Affaires étrangères Ibrahim Yacoub qui en a fait l’annonce sur Twitter. M. Yacoubou déclare avoir notifié au diplomate libyen que « tout doit être mis en oeuvre pour faire cesser cette ignominie » dont les « auteurs » doivent être « sanctionnés ». Le président nigérien Mahamadou Issoufou, s’était « indigné » jeudi de la vente aux enchères de migrants-esclaves en Libye. Il a demandé que le sujet soit inscrit à l’ordre du jour du sommet entre l’Union Africaine et l’Union Européenne prévu les 29 et 30 novembre à Abidjan. BBC

Immigration clandestine: 300 algériens interceptés
Le ministère algérien de la Défense a relevé l’ampleur des tentatives de quitter le territoire national de manière illégale. Selon la presse, 200 de ces 286 candidats à l’immigration ont été interceptés vendredi au large des côtes d’Oran (450 km à l’ouest d’Alger) alors qu’ils tentaient de rejoindre la rive nord de la Méditerranée à bord de plusieurs embarcations. En Algérie, une loi votée en 2009 punit jusqu’à six mois de prison toute tentative de quitter le territoire national clandestinement. Elle punit également les passeurs de peines pouvant aller jusqu’à 20 ans d’emprisonnement. BBC

Israël durcit sa politique migratoire et veut expulser 38 000 migrants africains
Israël a voté dimanche 19 novembre la prochaine fermeture de son centre de détention pour migrants. Dans le même temps le Premier ministre Benyamin Netanyahou a annoncé un accord pour expulser 40 000 migrants africains entrés illégalement dans le pays. Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul Le gouvernement israélien a approuvé à l’unanimité la fermeture du centre de détention de Holot dans le désert du Negev dont le budget était d’environ 58 millions d’euros par an. Les ministres israéliens de l’Intérieur et de la Sécurité publique ont donné aux migrants un délai de trois mois pour quitter le pays ou alors être expulsés. RFI

Au Niger et au Tchad, la France veut repérer les réfugiés déterminés à venir coûte que coûte
Aller chercher des réfugiés au Niger et au Tchad pour éviter qu’ils ne meurent en mer: c’est le pari de l’opération de réinstallation lancée par la France, avec un « critère migratoire » inédit pour les 3.000 personnes attendues. « La nouveauté de ces opérations est qu’il s’agit de prendre en charge des personnes relevant du droit d’asile en Afrique, mais aussi qui ont vocation à se lancer dans la traversée vers l’Europe », explique à l’AFP Pascal Brice, le directeur général de l’Ofpra à l’issue d’une mission d’identification au Niger. En clair, il s’agit de repérer, parmi les réfugiés déjà sélectionnés par le HCR, les personnes qui tenteront de toute façon le voyage. TV5

La France va accueillir les premiers réfugiés évacués de Libye par le HCR
La France va accueillir les premiers réfugiés évacués de Libye par le HCR au Niger, a annoncé lundi à l’AFP Pascal Brice, le directeur général de l’Ofpra (Office français de protection de réfugiés et apatrides) à l’issue d’une mission à Niamey. Ces réfugiés, arrivés à Niamey le 11 novembre, devraient gagner la France « au plus tard en janvier », a-t-on indiqué au ministère de l’Intérieur. Ils avaient bénéficié de la première évacuation de Libye, où règne le chaos, menée par le Haut comissariat aux réfugiés (HCR) des Nations unies. Il s’agit d’un groupe de 25 personnes, Erythréens, Ethiopiens et Soudanais, et comprenant « 15 femmes et quatre enfants », a précisé à l’AFP Pascal Brice, au terme de cette mission qui a également permis d’entendre 47 réfugiés vivant actuellement au Niger. TV5

Beni : combats entre militaires et miliciens, six morts
Des affrontements ont opposé dimanche 19 novembre les forces armées de la RDC (FARDC) à une coalition des miliciens Maï-Maï à Bulambo-Isale, une localité de la chefferie de Bashu en territoire de Beni (Nord-Kivu). Selon le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole des opérations Sokola 1 Sud qui a livré cette information lundi à Radio Okapi, six personnes ont été tuées dans ces combats dont quatre miliciens et deux militaires. Ces affrontements ont également fait des blessés, sept au total : quatre miliciens et trois militaires, a précisé le porte-parole de l’armée avant de faire savoir que l’armée a mis en déroute les assaillants au terme des combats. Radio Okapi

Les victimes de Bemba demandent des réparations individuelles
Plus de 5.000 victimes de crimes de guerre commis en Centrafrique pour lesquels a été condamné l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba demandent des réparations individualisées devant la Cour pénale internationale (CPI). « La plupart des victimes rencontrées ont tout perdu et insistent pour que des compensations individuelles soient attribuées » par la CPI, a fait savoir la Fédération internationale des ligues des Droits de l’homme (FIDH) dans un communiqué lundi. L’ancien riche homme d’affaires de 55 ans avait été condamné à une peine de 18 ans de prison par la CPI en juin 2016 pour la vague de meurtres et de viols commis par sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC) entre octobre 2002 et mars 2003, en Centrafrique. VOA

Mauritanie : le gouvernement veut systématiquement punir de mort le blasphème
Le gouvernement mauritanien a adopté un projet de loi qui durcit la législation contre les auteurs d’apostasie et de blasphèmes, a indiqué vendredi 17 novembre l’agence officielle AMI. Une décision qui fait suite à la conversion de la condamnation à mort d’un blogueur en peine de prison de deux ans le 9 novembre dernier. « Le présent projet de loi vise à abroger et remplacer l’article 306 du code pénal en vue de durcir les peines prévues à l’encontre du blasphémateur », indiquait le 16 novembre le gouvernement mauritanien. « Chaque musulman, homme ou femme, qui se moque ou outrage Allah ou Son Messager, ses anges, ses livres ou l’un de ses Prophètes est passible de la peine de mort même en cas de repentir », selon le ministre de la Justice, Brahim Ould Daddah. Jeune Afrique

Au Maroc, plusieurs morts dans une bousculade lors d’une distribution d’aide alimentaire 
Au moins 15 personnes ont été tuées et cinq autres blessées, dimanche 19 novembre, dans un mouvement de foule lors d’une distribution d’aide alimentaire dans la région d’Essaouira, a annoncé le ministère de l’intérieur. Le drame a eu lieu dans la localité de Sidi Boulaalam, à environ 60 km au nord-est d’Essaouira, a ajouté le ministère, sans préciser les circonstances exactes du mouvement de foule. Le drame a eu lieu dans la localité de Sidi Boulaalam, à environ 60 km au nord-est d’Essaouira, a ajouté le ministère, sans préciser les circonstances exactes du mouvement de foule. Le Monde



Photo: Adam Jones