Revue de Presse du 20 juillet 2017

Cameroun : Amnesty International dénonce la banalisation de la torture dans la lutte contre Boko Haram
Boko Haram n’est pas vaincu. Que ce soit dans le nord du Nigeria, leur fief historique, ou dans les pays voisins qui leur ont déclaré la guerre, les djihadistes, qui ont prêté allégeance à l’organisation Etat islamique (EI), continuent de semer la mort, le plus souvent en envoyant des bombes humaines se faire exploser dans des lieux publics. Au Cameroun, dans la région de l’Extrême-Nord, au moins 23 attaques-suicides ont été comptabilisées depuis avril. Lors des quatre dernières années, Boko Haram porte la responsabilité de la mort d’au moins 1 500 civils dans cette région, selon Amnesty International (AI). Le Monde

Le président burundais en Tanzanie, 1ère visite à l’étranger en deux ans
Le président burundais Pierre Nkurunziza s’est rendu jeudi en Tanzanie, sa première visite à l’étranger en plus de deux ans, afin de relancer avec son homologue tanzanien John Magufuli le dialogue de sortie de crise au Burundi, selon des sources concordantes. Escorté par un convoi lourdement armé, M. Nkurunziza est arrivé jeudi matin à Ngara (nord-ouest), à une quinzaine de kilomètres de la frontière burundaise, et a été accueilli par M. Magufuli sur un terrain de football. Vingt-et-un coups de canon ont été tirés en son honneur, selon une retransmission en direct de la télévision tanzanienne. Tenue secrète jusqu’au dernier moment, la rencontre a notamment pour but de discuter « du processus de paix » au Burundi, a assuré sur son compte Twitter Macocha Tembele, secrétaire particulier du facilitateur dans la crise burundaise, l’ex-président tanzanien Benjamin Mkapa. VOA

Côte d’Ivoire : remaniement-surprise aux postes-clés
Le président ivoirien Alassane Ouattara a créé la surprise en remaniant son gouvernement alors que le climat politique et social à Abidjan reste tendu. Conséquence des nombreuses mutineries qui se succèdent depuis le mois de janvier 2017. Ce remaniement voit arriver à la tête du ministère de la Défense un très proche du chef de l’État ivoirien : Hamed Bakayoko. Influent et perçu comme un de ses possibles dauphins, Hamed Bakayoko quitte l’Intérieur pour la Défense avec rang de ministre d’État. Il remplace Alain-Richard Donwahi, qui était ministre délégué chargé de la Défense, le portefeuille étant alors géré par la présidence. Donwahi devient, lui, ministre des Eaux et Forêts. Le Point

Côte d’Ivoire : retour au calme après des tirs à l’école de police d’Abidjan
Des tirs ont retenti mercredi 19 juillet dans la soirée aux abords de l’école de police de Cocody, à Abidjan, où des hommes en armes ont confisqué des véhicules. Alors que la situation semblait revenir à la normale aux alentours de minuit à Cocody, des tirs ont également été entendus à Yopougon. Quelques heures après l’annonce d’un important remaniement ministériel et à moins de deux jours de l’ouverture des Jeux de la francophonie, de nombreux tirs ont retenti mercredi soir aux abords de l’école de police de Cocody. Des hommes en armes y ont braqué leurs fusils sur certains conducteurs et confisqué des véhicules. « J’ai vu quelques hommes sortir de l’école de police, ils ont commencé à tirer. Je manœuvrais pour faire marche arrière, ils ont enfilé des cagoules et se sont mis à tirer de nouveau pour immobiliser mon véhicule, ils ont pris ma voiture. Ça tirait à l’extérieur comme à l’intérieur », raconte Achille, agent de sécurité de 37 ans. Jeune Afrique

CPI : Laurent Gbagbo reste en prison, un nouvel examen de son maintien en détention ordonné
La Chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) a décidé mercredi 19 juillet que l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo resterait en détention. Mais le juge d’appel a cependant demandé un réexamen de sa demande de liberté conditionnelle. Aucune date n’a été pour l’heure été fixée. « La Chambre d’appel ordonne à la Chambre de première instance de procéder à un nouveau réexamen du maintien en détention de Monsieur [Laurent] Gbagbo ou bien si ce dernier doit être remis en liberté avec ou sans condition », a statué le juge Piotr Hofmański lors d’une audience publique de la CPI, ce mercredi 19 juillet. « Tant que cette question n’est pas tranchée, Monsieur Gbagbo demeurera en détention », a-t-il ajouté, après avoir énuméré plusieurs « erreurs » dans les arguments auparavant présentés pour justifier de son maintien en détention. Jeune Afrique

Les Etats-Unis opposés à ce que la RDC siège au Conseil des droits de l’homme
Les Etats-Unis ont critiqué mercredi les pays africains qui ont soutenu la candidature de la République démocratique du Congo à un siège au Conseil des droits de l’homme, affirmant que cela enflammerait encore le conflit dans ce pays. Le Conseil, basé à Genève, enquête actuellement sur les atrocités qui ont été commises en République démocratique du Congo par les forces armées du pays et des milices dans la région du Kasaï, où plus de 80 fosses communes ont été découvertes. Nikki Haley, ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, a jugé que le soutien à la candidature de la RDC était “un manquement inexcusable” à la promotion des droits de l’homme par les pays africains. Africa News

RDC : l’ONU annonce la fermeture de cinq bases dans le Nord-Kivu
La Mission de l’ONU au Congo (Monusco) a annoncé mercredi la fermeture de cinq bases fixes dans la province du Nord-Kivu dans l’Est de la République démocratique du Congo. Un communiqué de la Monusco qui cite Maman Sidikou, chef de la mission, indique que « dans le cadre de son changement de mode opérationnel, la Monusco fermera à partir du 31 juillet les bases fixes dans les territoires de Walikale, Masisi et Lubero au Nord Kivu ». « Le nouveau dispositif opérationnel consiste à privilégier la mobilité et la flexibilité des interventions militaires », poursuit le communiqué. BBC

Afrique du Sud: la résurgence de la violence politique inquiète
Cette semaine, une conseillère municipale du parti au pouvoir est décédée dans la province du Cap Occidental après qu’on lui ait tiré dessus. La semaine dernière, ce sont 3 conseillers municipaux – également de l’ANC – qui ont été abattus dans la province du Kwazulu Natal. Avec des élections clés à la tête du parti au pouvoir à la fin de l’année, les autorités s’inquiètent de cette résurgence. 77 hommes et femmes politiques tués dans la seule province du Kwazulu Natal ces 3 dernières années. Les autorités s’inquiètent. Un phénomène qui n’est pas nouveau dans cette province dont est originaire le président Jacob Zuma. RFI

Après 35 ans de conflit, la Casamance entrevoit la paix au Sénégal
Passé le barrage de soldats sénégalais, un sentier bordé de lianes serpente entre les rizières jusqu’au village de Toubacouta, qui résonne du bruit des marteaux. Après 35 ans de rébellion, la Casamance espère voir l’accalmie persistante se transformer en paix véritable. Dans le village, proche de Ziguinchor, principale ville de cette région du sud du Sénégal, limitrophe de la Gambie, des ouvriers posent la charpente en bois de palmier d’un bâtiment en pisé, au milieu de manguiers, d’anacardiers et de citronniers. Sous un abri en bois, Yaya Sané, un notable rentré en 2006, surveille les travaux, à coups de marteau sur les tôles en zinc. Pendant des années, cette zone a été vidée de ses habitants par les affrontements entre l’armée et le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC, indépendantiste), entré en rébellion en 1982. VOA

Mali: nouvelles attaques jihadistes vers Ménaka
De nouvelles attaques attribuées à de présumés jihadistes ont eu lieu mardi 18 et mercredi 19 juillet entre la localité malienne de Ménaka (dans le nord) et la frontière nigérienne. Les victimes sont nombreuses. Et les regards sont notamment dirigés vers un groupe jihadiste, même si pour le moment il n’y a pas de revendication. Plusieurs véhicules détruits, des blessés mais également des victimes dont le nombre exact n’est pas encore connu, les attaques se multiplient dans la région de Ménaka, surtout sur un axe qui mène vers la frontière nigérienne. Les assaillants utilisent toujours la même méthode : l’embuscade, suivie d’attaque. L’effet de surprise joue sur la capacité de réaction de l’adversaire. RFI

Centrafrique: guerre des chefs au sommet d’un pays miné par la violence
La Centrafrique, minée par la violence, est menacée dans sa reconstruction par des tensions au sommet de l’Etat entre le président de la République et celui de l’Assemblée nationale, le camp du premier ayant été jusqu’à accuser samedi le second de tentative de coup d’Etat avant de se rétracter. Début 2016, l’élection du président Faustin-Archange Touadéra, sous l’égide de la France et des Nations unies, avait représenté une lueur d’espoir après le déchaînement des violences en 2013 dans ce pays pauvre de 4,5 millions d’habitants. A la tête de l’Assemblée nationale, Abdoul Karim Meckassoua, un élu du PK5, le quartier musulman de Bangui, apparaissait comme un symbole de réconciliation après le déferlement de haine entre rebelles Séléka promusulmans et anti-Balaka prochrétiens. TV5

Le Zimbabwe a besoin de 274 millions de dollars pour financer les élections
Le Commission électorale du Zimbabwe a besoin de 274 millions de dollars pour organiser les élections présidentielles et législatives de l’année prochaine. Sa présidente Rita Makarau, a déclaré à un comité parlementaire qu’elle était convaincue que le trésor national pourrait rendre l’argent disponible. Cependant, le Zimbabwe souffre de graves pénuries de trésorerie et le gouvernement a du mal à payer les fonctionnaires à temps. De nombreuses entreprises ne peuvent plus à financer les importations dont elles ont besoin. Les élections au Zimbabwe devraient se tenir au plus tard 30 jours avant le 22 août 2018, à moins que le Parlement ne choisisse de se dissoudre, ce qui déclencherait un vote anticipé, conformément à la Constitution. Africa News



Photo: Adam Jones