Élections en Ouganda: au Kenya, la société civile dénonce arrestations, disparitions et morts
Une fois de plus, les organisations de la société civile kényane se sont fait les porte-voix de leurs homologues ougandaises. Elles ont tenu le 19 janvier 2026 une conférence de presse à Nairobi pour dénoncer les violences qui ont émaillé les élections générales du 15 janvier. Le 17 janvier, Yoweri Museveni a remporté un septième mandat présidentiel avec plus de 71% des voix. Malgré la proclamation des résultats, un climat de terreur règne toujours en Ouganda, selon Mwanase Ahmed, de l’organisation est-africaine Jumuiya Ni Yetu : « On sait que 100 personnes ont été présentées hier devant un tribunal de Kampala. D’autres sont détenues. Plusieurs cadres de la Plateforme nationale de l’unité ont été enlevées et restent introuvables. Aujourd’hui, on dénombre environ 1 000 personnes arrêtées et disparues. » La société civile régionale dénombre également 60 morts depuis l’élection. RFI
Ouganda : Museveni à peine réélu, son fils et dauphin présumé menace l’opposant Bobi Wine
Yoweri Museveni à peine proclamé vainqueur d’un septième mandat consécutif à la tête de l’Ouganda, son fils Muhoozi Kainerugaba, qui rêve de lui succéder, est sorti de sa réserve pour menacer de mort l’opposant Bobi Wine. « Nous avons tué 22 terroristes de la NUP (la Plateforme d’unité nationale, le parti de l’opposant Bobi Wine, NDLR). Je prie pour que Kabobi (le surnom qu’il lui a donné) soit le 23ème », a-t-il écrit jeudi soir. Une nouvelle provocation en ligne dont le chef de l’armée ougandaise, né en Tanzanie et qui a passé une partie de son enfance hors d’Ouganda, a fait sa marque de fabrique depuis des années. … Des « menaces de mort » dénoncées par l’opposant, qui avait précédemment exprimé son « rejet total des résultats truqués » du dernier scrutin, et avait indiqué s’être caché après un raid des forces de sécurité sur son domicile. AFP
Centrafrique : la Cour constitutionnelle confirme la réélection de Touadéra
La Cour constitutionnelle a validé, ce lundi 19 janvier, la réélection de Faustin-Archange Touadéra, président depuis 2016 de la Centrafrique, pour un troisième mandat avec 77,90 % des voix. Son principal opposant, Anicet-Georges Dologuélé, est arrivé deuxième avec 13,50 % des voix. Ce dernier avait dénoncé une « fraude massive » lors de la présidentielle et déposé un recours en annulation des résultats provisoires. Celui-ci a été rejeté par la Cour constitutionnelle, a annoncé l’institution. … L’ancien Premier ministre et figure majeure de l’opposition reste toutefois en course pour un siège de député au deuxième tour des élections législatives, dont la date reste à définir. Jeune Afrique avec AFP
Bénin : le camp présidentiel rafle tous les sièges aux législatives
Au Bénin, les élections législatives du 11 janvier 2026 confirment la forte domination des partis soutenant le président Patrice Talon. Selon les résultats provisoires publiés par la Commission électorale nationale autonome (CENA), l’UP-R obtient 41,15 % des voix et le Bloc Républicain 36,64 %. Ces deux partis sont les seuls à dépasser le seuil requis dans chacune des 24 circonscriptions électorales. Ils se partagent donc les 109 sièges, l’UP-R en décrochant 60 et le BR 49. Avec 16,14 % des voix, Les Démocrates, principale formation d’opposition, n’atteignent pas le seuil légal requis pour obtenir des sièges. La FCBE (4,86 %) et le MOELE-BENIN (1,21 %) sont également exclus de la répartition. Cette configuration reproduit celle de 2019, marquée par un Parlement entièrement dominé par la majorité présidentielle. Africanews avec AFP
RDC : Le gouvernement annonce un plan de restauration de l’autorité de l’État à Uvira après le retrait de l’AFC/M23
Le gouvernement de la République démocratique du Congo annonce la mise en œuvre d’un plan de restauration progressive de l’autorité de l’État dans la ville d’Uvira et ses environs. Ce plan inclut des mesures sécuritaires, judiciaires et humanitaires coordonnées, destinées à rétablir durablement la sécurité, protéger les populations civiles et favoriser la stabilisation de cette partie du territoire national. Cette décision intervient à la suite du retrait forcé de l’AFC/M23, soutenue par l’armée rwandaise, de la ville d’Uvira, un retrait précédé de pillages répétés et de vols à grande échelle. Pour le gouvernement congolais, ce retrait ne marque pas la fin de l’agression, ni une modification réelle de la situation sécuritaire générale. Il s’agit plutôt d’un événement ponctuel. Le gouvernement affirme que la seule issue acceptable demeure : le départ total, effectif, et sans condition de l’AFC/M23 et de l’armée rwandaise de l’ensemble du territoire de la RDC. Dans le cadre du rétablissement de l’autorité de l’État, le gouvernement indique que le retour progressif des FARDC, de la Police nationale congolaise et des autres services de sécurité se poursuit à Uvira et dans les environs. Radio Okapi
Conflit dans l’est de la RDC: la France prône à son tour un dialogue intercongolais
En RDC, les appels à la tenue d’un dialogue national se multiplient. Après les évêques catholiques, les pasteurs protestants, et plusieurs figures de l’opposition comme Moïse Katumbi ou Martin Fayulu, c’est désormais la France. Paris a appelé ce 19 janvier à l’ouverture d’un tel dialogue. Une initiative présentée comme complémentaire aux processus en cours Doha, Washington et à la médiation africaine. Mais si l’idée progresse sur le plan diplomatique, sa mise en œuvre reste semée d’embûches, dans un contexte politique et sécuritaire toujours très tendu. … La France précise aussi que cette position s’inscrit dans la continuité des démarches des Églises congolaises, catholiques et protestantes, qui, depuis plusieurs mois, plaident pour un dialogue inclusif. … À ce stade, plusieurs blocages subsistent : le camp de l’ex-président congolais Joseph Kabila estime qu’il faut d’abord achever la mise en œuvre des protocoles restants de l’accord-cadre de Doha ; Félix Tshisekedi, lui, met en avant le respect préalable du cessez-le-feu ; de son côté, le groupe politico-militaire AFC/M23 dit attendre des clarifications de la part de l’Angola. RFI
Le Mali interdit la diffusion de Jeune Afrique
« La circulation, la distribution et la vente du journal Jeune Afrique [JA] sont interdites sous toutes ses formes au Mali« , selon un communiqué du ministère de l’Administration territoriale du vendredi 17 janvier. Les autorités maliennes accusent JA notamment d’« apologie du terrorisme », de « diffamation » et d’« incitation à la haine ». … Le Mali avait connu, en octobre et novembre 2025, une grave pénurie de carburant en raison d’un blocus imposé par le Jnim. Le 15 janvier, JA a publié sur son site un article titré « Crise du carburant au Mali : Pourquoi Assimi Goïta ne parvient à sortir de l’ornière« . L’article questionne les solutions mises en place par les militaires face à la crise du carburant. Il évoque également un « dispositif sécuritaire coûteux et difficilement soutenable » pour accompagner les convois de carburant. Depuis leur avènement, les militaires ont pris des mesures répressives contre la presse, suspendu l’accès ou la diffusion de plusieurs médias – notamment étrangers – et réduit au silence ou emprisonné des journalistes et autres voix critiques. Les correspondants d’un certain nombre de médias étrangers ont été contraints au départ, à l’exil ou au silence faute d’autorisation de travailler. Jeune Afrique avec AFP
Soudan: Au Darfour, la mécanique de l’horreur est à nouveau en marche, alerte la CPI
L’affaire des crimes de masses commis au Darfour remonte à il y a plus de 20 ans. Pourtant, la procureure adjointe de la Cour pénale internationale en charge du dossier ne parle pas d’une tragédie lointaine. Lundi, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, Nazhat Shameem Khan a décrit une violence en cours, méthodique, assumée, filmée – et sans entrave. « Le Darfour s’est encore assombri », a-t-elle déclaré, en référence à la guerre civile qui frappe cet État de l’ouest du Soudan et l’ensemble du pays depuis bientôt trois ans. « Les habitants du Darfour sont, à l’heure où nous parlons, soumis à une torture collective ». Depuis la chute d’El-Fasher, à l’automne 2025, dernier bastion gouvernemental au Darfour du Nord, la guerre a franchi un seuil supplémentaire. Les paramilitaires des Forces de soutien rapide (RSF) se sont emparés de la ville après plus de 500 jours de siège. ONU Info
Plus de 500 000 Mozambicains affectés par des inondations meurtrières
Près de 500 000 personnes touchées par les inondations dans le sud et le centre du Mozambique selon les Nations unies. Les fortes pluies qui s’abattent depuis la mi-décembre ont provoqué des inondations généralisées dans les provinces de Gaza, Maputo et Sofala. Farhan Haq, porte-parole adjoint du secrétaire général des Nations Unies, a fait lundi un point sur les opérations de secours. Selon lui, plus de 510 000 personnes ont été touchées à ce jour, avec des dégâts importants aux infrastructures sanitaires et aux routes. Les chaînes d’approvisionnement sont fortement perturbées et les autorités font état de la perte de plus de 27 000 têtes de bétail. … Ces inondations touchent toute l’Afrique australe à savoir l’Afrique du Sud, le Zimbabwe, le Malawi, la Zambie, la Tanzanie, le Botswana, le Lesotho et l’Eswatini. Plus d’une centaine de morts enregistrés au Mozambique, l’Afrique du Sud a décrété dimanche l’état de catastrophe nationale et recherche les corps des victimes de ces intempéries, et le Zimbabwe n’est pas en reste. Africanews avec AP
CAN 2025 : le Sénégal sur le toit de l’Afrique
D’entrée de jeu, le Sénégal a mis le pied sur le ballon et le Maroc, habitué à rester en retrait, à laisser faire. Malgré les sifflets incessants qui descendaient des travées du stade Prince Moulay Abdellah, les Lions de la Teranga sont allés à l’assaut des cages de Yassine « Bono » Bounou. … Si la première mi-temps a plutôt été à l’avantage des champions d’Afrique 2021, la seconde période, elle, a tourné en faveur des Lions de l’Atlas. Après avoir passé les 45 premières minutes à guetter la moindre erreur sénégalaise pour mieux prendre son adversaire à revers, le Maroc a pris des initiatives en seconde période : El Kaabi (58e) et Ezzalzouli (62e) ne sont pas loin de trouver la faille, mais le Sénégal tient bon. La fin du match est plus hachée, notamment en raison de duels de plus en plus disputés, comme celui entre El Aynaoui et Diouf, le premier finissant en sang. La fin du match n’a été qu’une succession de coupures – dont celle qui a suivi le pénalty – et de coups. Mais le Maroc a fini par tomber. Le Sénégal est resté debout. La Coupe sera de retour à Dakar. DW
