Burkina Faso : dans le Gourma, le Jnim s’attaque aux gardes forestiers
Une quarantaine d’agents des eaux et forêts, des paramilitaires, ont été tués samedi 14 février 2026 au cours d’une attaque jihadiste visant un poste forestier dans l’est du Burkina Faso. L’attaque a été revendiquée lundi par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) qui affirme avoir tué « 50 soldats burkinabè. » Entre jeudi dernier et dimanche, le nord et l’est du Burkina Faso ont été la cible d’une série d’attaques qui ont fait au total plusieurs dizaines de morts. La plupart ont été revendiquées par le Jnim. Samedi, le poste forestier de Tandjari, localité située dans la province du Gourma, « a été la cible d’une violente attaque terroriste qui a fait une quarantaine de morts », a déclaré à l’AFP une source sécuritaire de la région de l’Est. … Les gardes forestiers « sont sous le choc car c’est l’attaque la plus meurtrière qui touche singulièrement les agents des eaux et forêts », un corps paramilitaire « moins équipé » face aux groupes jihadistes, selon cette source. Samedi, une autre attaque a visé Titao, chef-lieu de la province du Loroum et grande ville du nord-ouest du pays située entre Ouahigouya et Djibo, tuant une dizaine de civils, dont sept commerçants ghanéens. Le Jnim l’a également revendiquée. Jeune Afrique avec AFP
Mali : une attaque des groupes rebelles fait plusieurs victimes
Ce mercredi 18 février, l’armée malienne a été ciblé lors d’une embuscade, menée par deux groupes rebelles, le Front de libération de l’Azawad (FLA) et les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim). La double offensive visait un convoi militaire qui circulait entre Anefis et Aguelhoc, dans la région de Kidal, au Nord du pays. Plusieurs morts sont à déplorer. Le FLA a revendiqué être l’auteur du lancement de drone kamikaze sur le convoi, composé essentiellement de militaires maliens et leurs partenaires russes, issus de l’Africa Corps. Le même jour, le Jnim a lui aussi affirmé être l’auteur d’une attaque contre le même convoi, assurant avoir posé un engin explosif improvisé. Selon plusieurs sources locales, ces opérations quasi-simultanées auraient détruit trois ou quatre véhicules et fait entre six et une dizaine de morts. Parmi ceux-ci, deux membres du FLA, qui auraient trouvé la mort lors d’une mauvaise manipulation des drones, d’après les insurgés. Africanews
Est de la RDC : des véhicules transportant du matériel humanitaire attaqués dans le territoire de Rutshuru
En RDC, un camion de MSF transportant des fournitures médicales a été attaqué le 18 février 2026 par des hommes armés. L’attaque s’est produite à Mayi ya Moto, dans le territoire de Rutshuru (Est du pays), une zone sous contrôle de l’AFC/M23. Le camion se rendait dans la zone de santé de Kibirizi. Selon des sources locales contactées par RFI, il s’agirait d’une embuscade qui aurait également visé un autre véhicule d’ONG ainsi que des particuliers qui empruntaient cette route. Difficile, à ce stade, de déterminer les auteurs de cette attaque survenue dans l’est de la RDC. La zone était autrefois contrôlée par les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), groupe rebelle hutu formé à l’origine d’anciens génocidaires rwandais, avant de passer sous le contrôle du groupe politico-militaire AFC/M23. Selon les informations de RFI, une dizaine d’hommes en civil – mais armés – positionnés de part et d’autre de la route, ont mené l’attaque le 18 février à la mi-journée. Ont été pris dans l’embuscade, le camion de Médecins sans frontières (MSF), un véhicule de l’ONG Norwegian Refugee Council (NRC) et plusieurs taxis-motos. RFI
RDC : Malgré la trêve annoncée, les combats persistent entre FARDC et M23 au Kivu
En dépit du cessez-le-feu annoncé pour le 18 février à midi, les affrontements se poursuivent dans l’est de la RDC entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et la rébellion de l’AFC/M23. La trêve avait été proposée le 11 février par l’Angola, à l’issue d’une rencontre diplomatique tenue à Luanda. Y avaient pris part le président angolais João Lourenço, le médiateur togolais Faure Gnassingbé, le président congolais Félix Tshisekedi ainsi que l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo. Mais sur le terrain, les armes ne se sont pas tues. … Si la RDC a officiellement adhéré au cessez-le-feu proposé par l’Angola, l’AFC/M23 s’était, de son côté, engagée à un arrêt immédiat des hostilités dans le cadre du processus de Doha, au Doha. Deux textes majeurs ont été signés ces dernières semaines : une déclaration de principes pour un cessez-le-feu permanent à Doha et un accord « pour la paix et la prospérité » conclu à Washington entre la RDC et le Rwanda. Malgré ces engagements diplomatiques, les combats se poursuivent, fragilisant davantage une région déjà éprouvée par des années d’instabilité. Radio Okapi
Soudan : une mission d’enquête de l’ONU dénonce des actes de « génocide » à El-Fasher ; Washington annonce des sanctions
La mission indépendante d’établissement des faits de l’ONU sur le Soudan a fait état, jeudi 19 février, d’« actes de génocide » à El-Fasher, théâtre d’exactions après sa prise par les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), fin octobre 2025. « Alors que le conflit s’est étendu à la région du Kordofan, la protection urgente des civils est plus que jamais nécessaire », a averti Joy Ngozi Ezeilo, experte de la mission. … Le gouvernement américain a, de son côté, annoncé des sanctions contre trois commandants des FSR accusés d’avoir dirigé les paramilitaires à El-Fasher. Celles-ci visent Elfateh Abdullah Idris Adam, un général des FSR, Gedo Hamdan Ahmed Mohamed et Tijani Ibrahim Moussa Mohamed, tous deux commandants d’unités au moment de la chute de la ville. Selon le département américain du trésor, qui a la charge de ces sanctions, M. Idris s’est filmé lui-même « en train de tuer des civils désarmés et se vantant d’en avoir tué des milliers », alors que les deux commandants ont participé directement et indirectement « au massacre de milliers de personnes », à des enlèvements, des actes de torture et de violence sexuelle. Le Monde avec AFP
Les Soudanais rompent le premier jour de jeûne malgré la guerre
Fatigués par la guerre, les Soudanais ont malgré tout célébré ensemble le retour du ramadan à Khartoum. Des hommes se sont rassemblés dans les rues de la capitale marquée par le conflit armé pour rompre leur jeûne le premier jour du mois sacré musulman. Certains d’entre eux qui avaient fui le pays, sont de retour depuis quelque mois et tentent de retrouver leurs marques dans une ville méconnaissable. … C’est à Khartoum que les combats ont éclaté pour la première fois en avril 2023 entre l’armée et les Forces de soutien rapide paramilitaires. Le conflit s’est ensuite propagé à tout le pays, faisant des dizaines de milliers de morts et déplaçant des millions de personnes. Pendant près de deux ans, la capitale soudanaise, composée des trois villes de Khartoum, Omdurman et Bahri, a été ravagée par la guerre jusqu’à ce que l’armée la reprenne en mars dernier. Le Soudan connaît depuis des années une inflation annuelle à trois chiffres. La monnaie s’est également effondrée et la flambée des prix a touché le portefeuille des habitants, qui ont réduit leurs achats de fruits et légumes au marché central de Khartoum. À environ 400 kilomètres au sud-ouest, la guerre fait rage dans la région soudanaise du Kordofan, où des frappes meurtrières de drones ont laissé les communautés dans une situation désespérée. Mais même là-bas, les musulmans se sont réunis pour un repas au coucher du soleil. Africanews
Le député tunisien Ahmed Saïdani condamné à huit mois de prison pour avoir critiqué Kaïs Saïed
La justice tunisienne a condamné jeudi 20 février 2026 à huit mois de prison un député qui avait critiqué sur les réseaux sociaux le président Kaïs Saïed après de récentes inondations dans le pays, ont rapporté des médias locaux. Ahmed Saïdani avait été placé en détention début février pour avoir qualifié le président de « Commandant suprême de l’assainissement et de l’évacuation des eaux pluviales », après ses visites sur les lieux sinistrés par des pluies torrentielles. Dans la même publication, le député, membre du bloc parlementaire de la « Ligne nationale souveraine », affirmait qu’il ne serait « pas surpris » que Kaïs Saïed « oublie parfois qu’il est président, tant il passe ses journées à réfléchir entre les tuyaux et les lanternes ». Il a été condamné à huit mois de prison par la chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Tunis, ont rapporté des médias locaux. … Plusieurs ONG tunisiennes et internationales dénoncent une régression des droits et des libertés dans le pays depuis juillet 2021, lorsque le président Saïed a limogé son Premier ministre et suspendu le Parlement avant de faire élire un Parlement aux pouvoirs fortement restreints. Jeune Afrique avec AFP
Madagascar: en visite à Moscou, le président Randrianirina scelle le rapprochement avec la Russie
Le président russe Vladimir Poutine a reçu, jeudi 19 février au Kremlin, le président de la Refondation de Madagascar, Michaël Randrianirina. Les deux chefs d’État ont évoqué des pistes de partenariat, y compris dans le domaine militaire. Cette rencontre au plus haut sommet confirme le rapprochement à l’œuvre entre les deux pays depuis la chute d’Andry Rajoelina. … La coopération Russie-Madagascar est, de toute évidence, destinée à s’amplifier et s’élargir. Vladimir Poutine a promis de soutenir Madagascar aux Nations unies, en affirmant que la Grande-Île était un « partenaire important » de Moscou en Afrique. La poignée de main entre les deux chefs d’État symbolise le net rapprochement entre les deux pays depuis la prise de pouvoir des militaires à Madagascar, le 14 octobre 2025. Fin décembre 2025, Andreï Averianov, chef du groupe paramilitaire russe Africa Corps, s’était rendu à Antananarivo avec une livraison d’armes comprenant des drones kamikazes et des kalachnikovs. Plusieurs dizaines d’instructeurs russes ont depuis été envoyés sur la Grande-Île pour former des soldats malgaches. RFI
Égypte: les disparus de l’exil
[Vidéo] Les Égyptiens sont de plus en plus nombreux à vouloir fuir leur pays et la crise économique. Pour l’Europe, un passage obligé: la Libye. Or, les passeurs libyens exigent des paiements aux familles restés en Égypte. C’est ainsi que beaucoup d’Égyptiens sont portés disparus. TV5
Le Zimbabwe autorise le lenacapavir, traitement préventif contre le VIH
Le Zimbabwe a donné jeudi le top départ de l’administration du lenacapavir, médicament préventif contre le VIH à action prolongée. Il s’agit d’un traitement injectable administré seulement deux fois par an. Pour des experts, il représente un progrès immense par rapport aux traitements nécessitant la prise d’une pilule quotidienne. Grâce au feu vert des autorités sanitaires, le Zimbabwe devient l’un des premiers pays du monde à expérimenter ce traitement contre le VIH fabriqué par le laboratoire américain Gilead seciences. Harare bénéfice du programme fiancé par les États-Unis et le Fonds mondial, et viserait dans un premier temps plus de 46 000 personnes à haut risque de contracter le VIH, sur 24 sites à l’échelle nationale. Au Zimbabwe : 95 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, 95 % de celles diagnostiquées sont sous traitement, et 95 % des personnes sous traitement présentent une charge virale supprimée. Africanews
