Revue de presse du 20 août 2026

Zambie: un député d’opposition et ex-ministre tué lors d’un raid des forces de sécurité
En Zambie, la police confirme que le député Mutotwe Kafwaya est mort lors de l’opération menée vendredi 14 août dans une résidence du principal adversaire du président Hichilema à Lusaka, la capitale. … Mercredi 19 août, la Commission zambienne des droits humains met la pression et demande où se trouve l’homme politique de 49 ans. Finalement, tard hier soir, le patron de la police confirme le décès par balles de celui qui avait été ministre sous l’ancien président Edgard Lungu. Plusieurs figures de l’opposition politique font part de leur tristesse, de leur colère et d’une certaine frayeur. La Zambie n’est pas habituée à ce genre de violences. Le Haut-Commissaire aux droits humains de l’ONU appelle de son côté les autorités zambiennes à cesser les « arrestations arbitraires » d’opposants. C’était avant l’annonce officielle de la mort du député Mutotwe Kafwaya. RFI

Mali: Human Rights Watch accuse les paramilitaires d’Africa Corps d’avoir tué neuf civils dans la région de Mopti
Neuf civils tués, dont les plus jeunes étaient âgés de seulement six ans, des dizaines d’habitants battus, des maisons pillées et incendiées : c’est le bilan dressé par Human Rights Watch de l’opération menée le 10 juillet par Africa Corps dans le quartier peul du village de Bombori. Si le niveau de violence de l’opération ne surprend pas Ilaria Allegrozzi, autrice du rapport de Human Rights Watch, la chercheuse s’interroge néanmoins sur le degré d’autonomie dont semblent disposer les combattants russes au Mali. « Plus d’une centaine de combattants d’Africa Corps étaient présents, contre seulement trois ou quatre soldats maliens, et ces derniers avaient principalement un rôle d’interprète. C’est important de dire ça pour la question de la responsabilité : pouvoir établir clairement qui a donné les ordres, qui a commis les crimes, qui doit rendre des comptes. » RFI

Mali-Russie : Goïta et Poutine réaffirment leur partenariat stratégique au cœur des enjeux sécuritaires du Sahel
Le président de la Transition malienne, Assimi Goïta, et son homologue russe, Vladimir Poutine, ont réaffirmé, mercredi 19 août 2026, leur volonté de consolider le partenariat stratégique entre Bamako et Moscou, notamment dans le domaine sécuritaire, sur fond de recomposition géopolitique au Sahel. L’entretien téléphonique, tenu à l’initiative de la partie malienne, a permis aux deux dirigeants d’échanger sur la situation sécuritaire au Mali et dans la région Sahara-Sahel. AA

RDC : la mobilité, un casse-tête pour la lutte contre Ebola
Dans l’est de la République démocratique du Congo, les mouvements de population sont une des causes de la propagation rapide de l’épidémie d’Ebola. Une situation que déplore des acteurs de la riposte comme Medair, une organisation internationale qui fournit une aide d’urgence dans les zones de crise et soutient des structures sanitaires dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. Le docteur Pierre-Olivier Ngadjole, son conseiller en santé, plaide pour le renforcement des mesures de contrôle au niveau des points d’entrée des grandes villes. Selon lui, plusieurs personnes suspectées ou confirmées positives ont échappé au suivi des équipes de la riposte, notamment en raison de leurs déplacements entre les deux provinces : « On a beaucoup de personnes qui ont été suspectes, qui ont été confirmées, mais qui ont disparu. Qu’on ne sait plus retrouver. Ces personnes sont en déplacement entre la province de l’Ituri et du Nord-Kivu. » Le problème est particulièrement complexe autour de Mungbwalu, présenté comme l’épicentre de l’épidémie actuelle. Cette zone minière attire quotidiennement des commerçants et d’autres populations venant de différentes régions, notamment du Nord-Kivu. Des déplacements qui rendent difficile le suivi des personnes exposées au virus. DW

RDC : le M23 impose des restrictions face à la propagation d’Ebola
Le groupe rebelle AFC/M23, qui contrôle de vastes territoires dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé de nouvelles restrictions sur les déplacements de personnes à destination et en provenance des zones touchées par l’épidémie d’Ebola. Le groupe, qui affirme avoir contribué à contenir la propagation du virus dans les territoires sous son contrôle, a décidé de suspendre pendant un mois, à compter de samedi, la circulation des taxis collectifs sur l’axe routier reliant Goma à Kirumba. Les pirogues transportant des passagers sur certains itinéraires du lac Édouard seront également interdites pendant cette période, selon un communiqué publié mercredi soir. Les minibus pourront toutefois continuer à circuler sur la route Goma-Kirumba, sous réserve de contrôles sanitaires et de sécurité. Le transport de marchandises par camion restera également autorisé. africanews avec AFP, AP

RDC-Rwanda: la délicate mise en œuvre du désarmement des FDLR
Le Groupe de contact international pour les Grands Lacs, qui réunit notamment les États-Unis, plusieurs pays européens et l’Union européenne, a salué cette initiative. Mais le groupe, présidé par la France, demande désormais à Kinshasa un plan opérationnel et un calendrier réaliste pour mettre en œuvre le protocole. Depuis, les préparatifs avancent, mais plusieurs obstacles restent à franchir. Premier défi : passer du protocole à son application. Selon les informations de RFI, une feuille de route, un projet de plan opérationnel et un budget ont été élaborés. L’ensemble doit toutefois encore être validé, précise un responsable congolais qui suit le dossier. Il faudra ensuite installer le comité de suivi prévu par le protocole. Selon nos sources, l’objectif est de le rendre opérationnel autour de la mi-septembre. RFI

RDC-Tanzanie : sécurité et coopération militaire au cœur du rapprochement entre les deux pays
Le rapprochement entre la RDC et la Tanzanie s’inscrit dans un contexte de crise sécuritaire dans la région des Grands Lacs, où toutes les parties veulent s’appuyer sur des acteurs régionaux afin d’inverser le rapport de force sur le terrain. C’est ce que pense Audry Muke, enseignant au département des relations internationales à l’Université Officielle de Bukavu, UOB, qui fait savoir que la sécurité et la coopération militaire sont les principaux enjeux de cette alliance. Selon lui, le gouvernement de la RDC veut obtenir un soutien supplémentaire après celui du Burundi pour contenir la menace sécuritaire qui pèse sur certaines entités du territoire national. Audry Muke rappelle que les deux pays sont en relation à travers des mécanismes sécuritaires régionaux comme la SAMI RDC de la SADC, qui avait connu la participation des militaires tanzaniens. Redaction

RDC : les présidents Ndayishimiye et Touadéra attendus ce jeudi à Kinshasa pour le 10e anniversaire du CHESD
Les présidents du Burundi, Évariste Ndayishimiye, et de la République centrafricaine (RCA), Faustin-Archange Touadéra, sont attendus ce jeudi 20 août 2026 à Kinshasa pour participer à la célébration du 10e anniversaire du Collège des hautes études de stratégie et de défense (CHESD). La cérémonie, prévue dans la salle des Congrès du Palais du Peuple, marquera également la clôture de l’année académique 2025-2026 et l’ouverture de l’année académique 2026-2027 du CHESD et de l’École supérieure d’administration militaire (ESAM). Outre les présidents Évariste Ndayishimiye et Faustin-Archange Touadéra, le chef de l’État congolais, Félix-Antoine Tshisekedi, ainsi que le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, sont annoncés à cette cérémonie. Plus Info

Ethiopie: les autorités rebelles du Tigré dénoncent une frappe de drone « sur une zone résidentielle »
Les autorités rebelles du Tigré accusent le gouvernement fédéral d’avoir mené jeudi une frappe de drone sur une « zone résidentielle » de Mekelle, capitale de cet Etat régional du nord de l’Ethiopie, dans un climat déjà tendu qui fait craindre un nouveau conflit. « Il y a eu une frappe de drone aujourd’hui (jeudi) à Mekelle, elle a visé une zone résidentielle et avait pour cible des civils. Je n’ai pas encore de détails sur le bilan des victimes », a déclaré à l’AFP Amanuel Assefa, vice-président du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), parti politique interdit par l’Etat fédéral mais qui reste très influent dans la région. … Depuis plusieurs mois, des forces fédérales et tigréennes sont massées de chaque côté de la frontière du Tigré, Etat régional le plus septentrional de l’Ethiopie, sur fond de tensions croissantes entre le gouvernement fédéral et les autorités tigréennes, qui se sont affrontés entre 2020 et 2022 et s’accusent mutuellement de vouloir déclencher un nouveau conflit. TV5Monde

Tchad: 4,5 millions de personnes ont besoin d’assistance humanitaire
Les autorités tchadiennes ont annoncé, mercredi, qu’environ 4,5 millions de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire au Tchad. « Selon les données présentées lors de la cérémonie, près de 4,5 millions de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire en 2026 », a rapporté l’Agence tchadienne de presse et d’édition (officielle), citant la ministre tchadienne des affaires humanitaires qui s’exprimait à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de l’aide humanitaire. « La ministre de l’Action sociale, de la Solidarité nationale et des Affaires humanitaires Zara Mahamat Issa a rappelé que le Tchad fait face à une situation humanitaire particulièrement complexe », a rapporté la même source, précisant que depuis le déclenchement de la guerre au Soudan, le Tchad a accueilli plus de 1,5 million de réfugiés soudanais. AA

Pourquoi la Gambie est-elle coincée au milieu du Sénégal ? Comprendre en trois minutes
Située le long du fleuve homonyme, la Gambie est un Etat enclavé dans le Sénégal, et dont la frontière est un héritage de la période coloniale. En juillet 2026, Sénégal et Gambie se sont mis d’accord pour clarifier son tracé sur le terrain. … Le 16 juillet 2026, un événement a failli mettre le feu aux poudres entre la Gambie et le Sénégal. Au niveau de Bulok, dans le sud de la Gambie, un bulldozer de l’armée sénégalaise détruit un pan du mur de clôture d’un poste militaire gambien. Pour le Sénégal, ce pan de mur serait situé du mauvais côté de la frontière. De son côté, la Gambie a dénoncé un acte « profondément provocateur et inacceptable ». Il faut dire que, sur le terrain, la frontière entre les deux Etats est assez invisible, parfois matérialisée par des bornes de béton armé, distantes de 2 ou 3 kilomètres. Elle ne s’appuie sur aucun élément géographique et, lors de son tracé à la fin du XIXe siècle, ne tenait pas compte de la répartition des populations locales. Le Monde