Revue de Presse du 2 janvier 2018

RDC: huit morts dans la répression des marches anti-Kabila
Huit personnes ont trouvé la mort dimanche en République démocratique du Congo, et une centaine d’autres ont été arrêtées, en marge de manifestations de catholiques contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, muet sur son avenir politique dans ses voeux aux Congolais. M. Kabila a assuré que la publication de l’échéancier qui prévoit la tenue de la présidentielle au 23 décembre 2018 « conduit de manière irréversible vers l’organisation des élections ». Mais les catholiques congolais ont manifesté dimanche car il y a un an un accord était signé, sous l’égide des évêques, prévoyant des élections fin 2017 pour organiser le départ de M. Kabila, dont le mandat s’est achevé en décembre 2016. TV5

RDC: Internet et SMS rétablis après leur coupure lors de manifestations
En République démocratique du Congo (RDC), Emery Okundji, ministre des Postes et Télécommunications, a annoncé le rétablissement d’Internet et des SMS, lundi 1er janvier au soir. Le gouvernement congolais avait demandé aux opérateurs d’interrompre ces services jusqu’à nouvel ordre, pour des raisons de sécurité de l’Etat. Une demande faite à la veille de la mobilisation de dimanche, appelée par le Comité laïc de coordination pour le respect des accords de la Saint-Sylvestre.  RFI

La Guinée équatoriale a-t-elle échappé à un coup d’Etat cette semaine ?
Que s’est-il passé en Guinée équatoriale entre le mercredi 27 et le jeudi 28 décembre 2017 ? Y a-t-il eu tentative de coup d’Etat ? Plusieurs dizaines de personnes qualifiées de « mercenaires » auraient été arrêtées au Cameroun, non loin de la frontière avec la Guinée équatoriale. Qui étaient ces hommes ? Que voulaient-ils ? Du côté des autorités camerounaises et équato-guinéennes, on assure simplement que des enquêtes sont en cours. L’ambassadeur de Guinée équatoriale à Paris a cependant tenu vendredi à apporter des précisions. RFI

Guinée équatoriale: Obiang dénonce une « guerre » en préparation contre lui
Le président de Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, a appelé à la « vigilance », car une « guerre » est en préparation contre son régime. Ses déclarations sont intervenues au lendemain d’une « tentative de déstabilisation » dénoncée vendredi par Malabo après l’arrestation d’une trentaine d’hommes armés à sa frontière avec le Cameroun. « On est en train d’organiser une guerre car ils disent que j’ai passé beaucoup de temps au pouvoir », a déclaré samedi le président équato-guinéen en appelant ses compatriotes à la « vigilance » pour éviter que ce « on » – dont il n’a pas dit ce qu’il recouvrait – ne renverse son régime. Le chef de l’Etat n’a en particulier pas indiqué s’il faisait référence à la trentaine d’hommes armés interpellés mercredi à la frontière entre le Cameroun et la Guinée équatoriale. TV5

Nigeria: 16 tués par des hommes armés
Au moins 16 fidèles revenant d’une messe ont été tués par des hommes armés dans la nuit de dimanche à lundi à Omoku, dans le sud du pays. La fusillade a eu lieu à environ 90 kilomètres de Port Harcourt, grand centre pétrolier et capitale de l’État de Rivers. Selon la police locale, des recherches sont entreprises pour retrouver les auteurs de cette attaque.  BBC

Au Nigeria, 25 bûcherons tués dans une attaque de Boko Haram
Des combattants du groupe djihadiste Boko Haram ont tué 25 bûcherons, samedi 30 décembre 2017, dans un village de l’Etat du Borno (nord-est du Nigeria), selon un nouveau bilan établi dimanche auprès de témoins. Un premier bilan faisait état de quatre morts à la suite de cette attaque, menée par des djihadistes à moto dans le village de Maiwa, à 20 km de Maiduguri, la capitale de l’Etat du Borno. « Nous avons découvert 21 nouveaux corps lorsque les équipes de secours ont fouillé les buissons à la recherche de nombreux habitants qui n’étaient pas rentrés chez eux » après l’assaut, a déclaré à l’AFP Bunu Gana, un bûcheron qui a survécu. « Nous étions 53 villageois de Bakin Muna à nous rendre sur le site d’abattage du bois, mais seulement 28 sont rentrés sains et saufs », a-t-il ajouté. Le Monde

Niger: renforcement de l’armée face aux djihadistes
Le président du Niger Mahamadou Issoufou a promis de renforcer son armée en 2018 pour faire face aux attaques récurrentes des groupes djihadistes. « En 2017, nous avons été confrontés aux menaces que font peser sur notre pays les organisations terroristes et criminelles », a indiqué le président Issoufou dans son message à l’occasion du Nouvel An. Selon M. Issoufou, les efforts consentis dans le recrutement, la formation et l’équipement des soldats ne faibliront pas en 2018. Le chef de l’État nigérien a signalé que « 17% du budget seront consacrés en 2018 à la sécurité », avec une légère hausse par rapport à 2017 (15%). BBC

Maroc: le chef de l’exécutif peine encore à remanier son gouvernement
Plus de 70 jours après le limogeage par le roi marocain de quatre ministres suite à la crise d’Al Hoceïma dans le Rif, le chef de l’exécutif Saâdeddine El Othmani (PJD), n’a toujours pas pu nommer de remplaçants. Le Premier ministre marocain, qui a succédé à Abdelilah Benkirane, se trouve-t-il devant le même scénario de blocage qui a conduit au départ de son prédécesseur ? Une première liste de noms a été refusée par le roi Mohammed VI, mais Saâdeddine El Othmani en a proposé une nouvelle au souverain marocain. RFI

Sénégal: Khalifa Sall et 64 autres membres exclus du parti socialiste
Poursuivant, Moussa Bocar Thiam a précisé : « le bureau politique, en définitive, se réserve dès à présent le droit d’ester en justice contre tout usage sans autorisation des couleurs et symboles du Parti socialiste ou contre toute autre action en son nom ». Le bureau politique du Parti socialiste (Ps) du Sénégal a exclu 65 membres dont Khalifa Sall, maire de Dakar. Ils sont considérés comme « dissidents » parce qu’opposés à l’appartenance du Parti socialiste à la coalition présidentielle. « Le bureau politique décide d’exclure purement et simplement les camarades dont les noms vont vous être cités pour actes de violence, indiscipline caractérisée, refus systématique de respecter les règles de démocratie interne ainsi que les décisions et orientations majeures des instances régulières », a déclaré Moussa Bocar Thiam, porte-parole adjoint du parti. allAfrica

Pourquoi les Libériens ont élu George Weah président
L’ex-star de football a remporté l’élection présidentielle en obtenant 61,5 % des voix lors du second tour organisé le 26 décembre. La presse du Liberia revient sur les raisons de la large victoire d’un candidat perçu comme anti-élite. “Aujourd’hui, nos problèmes sont finis”, s’enthousiasme une jeune femme. Le Liberian Observer raconte la joie des partisans de George Weah, descendus dans les rues de la capitale, Monrovia, juste après l’annonce, le jeudi 28 décembre, de la victoire de leur candidat à la présidentielle, selon des résultats quasi complets. Courrier International

Le nouveau gouvernement du Mali a été formé
Le Mali s’est doté, dimanche, d’un nouveau gouvernement après la démission surprise d’Abdoulaye Idrissa Maïga. La nouvelle équipe, qui compte 36 membres, sera dirigée par Soumeylou Boubèye Maïga qui a été nommé Premier ministre la veille. Un nouveau gouvernement a été nommé par décret présidentiel, dimanche 31 décembre, au Mali à la suite de la désignation de Soumeylou Boubèye Maiga comme Premier ministre. La nouvelle équipe compte 36 membres, contre 35 auparavant, avec comme changement notable le départ du ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, remplacé par Tiéman Hubert Coulibaly, ex-ministre de l’Administration territoriale. France 24

Le président malien annonce une loi d’entente nationale
Le gouvernement malien va proposer une loi « d’entente nationale » exemptant de poursuites « tous ceux impliqués dans une rébellion armée », à condition qu’ils n’aient « pas de sang sur les mains », a annoncé le président Ibrahim Boubacar Keïta dans son message de fin d’année. Le chef de l’Etat a également, pour « mettre fin à certaines supputations » sur un éventuel report des scrutins prévus en 2018, réitéré « l’assurance que toutes les élections – et plus particulièrement la présidentielle et les législatives – se tiendront dans le respect des délais constitutionnels », sans dire s’il serait candidat. « Je suis à la tâche, je travaille, et j’assume parfaitement la difficulté d’hériter d’un pays que certains avaient plongé dans le chaos et voulaient détruire », a-t-il simplement déclaré, qualifiant l’année à venir de « cruciale » pour le Mali. TV5

Le président tchadien Idriss Déby annonce l’organisation de législatives en 2018
Le président tchadien, Idriss Déby Itno, a annoncé, dimanche 31 décembre 2017, la tenue cette année d’élections législatives, prévues depuis 2015 mais plusieurs fois repoussées. « Il me plaît d’annoncer, à l’orée de l’année nouvelle, que des élections législatives seront organisées en 2018 », a-t-il déclaré dans un discours retransmis à la télévision. La troisième législature à l’Assemblée devait se terminer le 21 juin 2015, mais une loi constitutionnelle l’avait prolongée. En février 2017, les élections avaient été repoussées sine die par le président Déby, au pouvoir depuis 1990 et réélu pour un cinquième mandat en avril 2016 à l’issue d’un scrutin contesté. Arguant d’un manque de moyens, le chef de l’Etat avait déclaré que les législatives n’auraient pas lieu avant 2019, suscitant la colère de l’opposition. Le Monde

Le président Ouattara veut « une armée véritablement républicaine »
Lors de son allocution télévisée de Nouvel An, le président ivoirien Alassane Ouattara a souligné sa volonté de transformer l’armée en une force « véritablement républicaine », après une année 2017 marquée par des mutineries. « Notre objectif à présent, à travers la loi de programmation militaire, est d’accélérer l’amélioration des conditions de vie des forces armées, de restaurer la discipline, de la moderniser et de la transformer en une armée véritablement républicaine, c’est à dire une armée réconciliée dans ses différentes composantes », a affirmé le président, qui a abordé ce thème dès le début de son discours. La Côte d’Ivoire a été ébranlé en janvier et en mai 2017 par des mutineries d’anciens rebelles intégrés dans l’armée qui ont obtenu le paiement d’importantes primes (18.000 euros). VOA

Dans le Sinaï, la lutte difficile de l’armée égyptienne face à l’EI
L’objectif du président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, ne cesse d’être contrarié. Il a fixé un maximum de trois mois, le 29 novembre, au commandement militaire, de sécuriser la péninsule du Sinaï, bastion d’une insurrection djihadiste qui déstabilise l’ensemble du pays. Le 29 décembre, neuf personnes ont été tuées dans l’attaque d’une église copte au Caire revendiquée par la « Province du Sinaï ». Le 19 décembre, la branche locale de l’organisation Etat islamique (EI) avait déjà revendiqué le tir d’un missile téléguidé sur l’aéroport d’Al-Arich, le chef-lieu du Nord-Sinaï, qui, selon l’armée, a tué un officier et blessé deux autres, au moment même où les ministres de la défense et de l’intérieur effectuaient une « visite inopinée ». L’insurrection armée qui sévit dans le nord de la péninsule désertique est devenue l’épine dans la botte du maréchal Sissi. Le Monde

Ouganda : l’évangile de Museveni aux chefs religieux « traîtres »
Dans son message de Nouvel An, le président ougandais a fustigé le 31 décembre les chefs religieux ayant critiqué le récent amendement constitutionnel qui lui permettra de briguer un autre mandat présidentiel en 2021. Yoweri Museveni leur a proposé de parler des « objectifs stratégiques de notre chère Afrique ». S’il y a une chose que chaque dirigeant veut par-dessus tout, c’est de se faire entendre et écouter. Et Yoweri Museveni sait comment s’y prendre. En cette soirée dominicale du 31 décembre, tous les médias ougandais sans exception aucune, ont été obligés à retransmettre en direct le message de Nouvel An du président de la République. Tant il allait se prononcer sur les questions cruciales de son pays. Parmi ces sujets, la récente réforme constitutionnelle qui a ouvert la voie à une présidence à vie de Museveni. Africa News



Photo: Adam Jones