Éthiopie : les électeurs aux urnes pour les élections législatives
En Éthiopie, 50 millions d’électeurs sont attendus aux urnes lundi à l’occasion des élections législatives. Les députés issus de ce scrutin doivent élire à leur tour le futur Premier ministre du pays. Le sortant Abiy Ahmed brigue un nouveau mandat alors qu’il est au pouvoir depuis 2018. Sa formation politique, le Parti de la Prospérité est donné favori. Il affronte une opposition minée par des conflits internes sur fond de divisions ethniques. Cette élection »pourrait d’être l’une des moins compétitives des sept scrutins nationaux organisés depuis l’introduction du multipartisme en Éthiopie en 1991 », selon des analystes. … Le vote du 1er juin se déroule dans un contexte marqué des tensions au Tigré. La région peine à se remettre du conflit meurtrier qui a opposé l’armée aux rebelles entre 2020 et 2022. Depuis aucune élection n’est organisée dans sa partie septentrionale. Des observateurs de l’Union africaine, dont le siège se trouve à Addis-Abeba, ainsi que de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), organisation régionale d’Afrique de l’Est, surveillent le déroulement du scrutin de lundi. Toutefois, selon une source de l’Union européenne, le gouvernement éthiopien n’a pas accepté la proposition de l’UE d’envoyer une mission d’observation électorale. Les résultats du vote seront connus dans une dizaine de jours. Africanews
Un appel au boycott des élections en Guinée
À 48 heures des élections législatives et communales en Guinée, l’appel au boycott de la société civile et des partis politiques semble trouver un certain écho. Malgré cela, les préparatifs continuent sur le terrain. Ces élections, qui auront lieu ce dimanche, se feront sans les grandes formations politiques du pays, la plupart dissoutes depuis plusieurs mois par les autorités en place. Tout comme pour l’élection présidentielle de décembre 2025, les Forces vives de Guinée, qui regroupent des acteurs de la société civile comme le Front national pour la défense de la Constitution et des partis politiques dissous, tel que l’Union des forces démocratiques de Guinée, appellent les citoyens à boycotter le double scrutin législatif et communal, prévu ce dimanche 31 mai 2026. … Toutefois, l’exclusion des grandes formations politiques d’opposition du pays de ces élections aura des effets, soutient pour sa part Mamadou Kaly Diallo, un défenseur des droits de l’Homme. « L’absence des partis politiques, ou en tout cas de la véritable opposition à ces élections législatives, estime-t-il : évidemment, les conséquences seront que le scrutin souffrira d’un manque de légitimité, parce que quoiqu’on dise, les partis traditionnels représentent un poids important dans la vie des Guinéens. » DW
Soudan : près de 70 personnes tuées dans deux frappes de drones dans la région du Kordofan
Deux attaques de drones dans la région du Kordofan, un des fronts les plus violents de la guerre au Soudan, ont fait 67 morts, vendredi et samedi, ont fait savoir, dimanche 31 mai, une organisation de défense des droits de l’homme et un responsable local à l’Agence France-presse (AFP). Huit enfants et deux femmes ont été tués, samedi, dans une attaque de drone qui s’est abattue sur le village de Kadam, dans l’Etat du Kordofan-Ouest, a rapporté l’ONG Emergency Lawyers, un groupe indépendant qui documente le conflit soudanais. L’organisation a dit voir dans cette nouvelle attaque une « extension de la violence » dans les zones où se réfugient les déplacés. Les victimes étaient en effet en train de fuir une zone du Kordofan-Sud « à la recherche de sécurité ». Les déplacés sont estimés à plus de 11 millions de personnes dans le pays, après plus de trois ans de conflit entre l’armée et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR). L’ONG n’a pas précisé quel camp était responsable de l’attaque, affirmant simplement qu’elle s’était produite « dans une zone civile où il n’y a pas d’opérations militaires ». Le Monde avec AFP
Mali : comment le Jnim rançonne les orpailleurs chinois pour financer ses attaques
L’attaque jihadiste du 18 mai contre une mine d’or exploitée par des Chinois à Narena, à 45km au sud-ouest de Bamako, n’était pas un incident isolé. Elle est survenue un an après que le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) a frappé le même site, ce qui révèle une tendance croissante d’attaques contre les actifs miniers liés à l’économie informelle de l’or au Mali. « Le Jnim ne cherche pas à contrôler les mines. Il lui suffit de taxer le secteur minier informel et de contrôler les points de passage obligés par lesquels l’or doit transiter », insiste Adama Koné, analyste en sécurité basé à Sikasso. Dans un pays où l’or constitue le socle des recettes de l’État et où l’orpaillage informel génère des milliards en dehors de tout contrôle officiel, l’accès et la sécurité sont devenus aussi déterminants que la propriété elle-même. … Au cours de la dernière décennie, les opérateurs chinois sont devenus des acteurs influents de l’orpaillage, apportant machines, financements et réseaux de négoce. Leurs liens avec les autorités locales, les négociants et les communautés minières ont contribué à moderniser les exploitations aurifères. Mais, ces derniers mois, les combattants du Jnim s’en sont pris aux mines d’or chinoises. … « Ce sont les mines illégales exploitées par des Chinois, dispersées dans l’ouest et le sud du Mali, que le Jnim cible », affirme un tomboloma (chef de mine) basé à Kayes, qui a requis l’anonymat … Les attaques du Jnim contre les sites illégaux exploités par des Chinois révèlent la capacité limitée de l’État à protéger les zones rurales reculées où se trouvent ces mines. Jeune Afrique
Somalie: que sait-on des affrontements entre armée et combattants loyaux à l’ex-président de l’État du Sud-Ouest ?
Ce samedi 30 mai, des combattants loyaux à l’ex-président de l’État du Sud-Ouest ont brièvement pénétré dans Baidoa, la capitale provisoire de cet État. Des affrontements avec l’armée fédérale ont fait au moins six morts chez les assaillants. Un signe de l’aggravation des tensions entre le pouvoir central de Mogadiscio et cet État qui refuse la réforme de la nouvelle Constitution nationale votée en mars dernier. … Selon les autorités locales, l’attaque s’est produite alors que se déroulaient les préparatifs de la prestation de serment des nouveaux membres élus du Parlement de l’État du Sud-Ouest, à la suite d’élections locales et régionales controversées dans des dizaines de districts de l’État le 10 mai dernier. Organisées par les autorités fédérales, elles étaient présentées comme les premières élections au suffrage universel direct dans ces régions. … En mars 2026, les deux chambres du parlement fédéral somalien ont voté la refonte de la Constitution nationale qui datait de 2012, mettant fin à des décennies de gouvernance transitoire. Mais les responsables de l’État du Sud-Ouest et leurs partisans ont considéré l’intervention fédérale comme une ingérence illégale et un complot contre leur président, Abdiaziz Hassan Mohamed Laftagareen. Ce dernier s’opposait à cette réforme de la Constitution somalienne, qui fait passer de quatre à cinq ans la durée du mandat présidentiel et instaure l’élection au suffrage universel des députés et sénateurs somaliens, jusqu’ici désignés via un système indirect et clanique. L’État du Sud-Ouest a rejeté les amendements nouvellement approuvés à cette constitution provisoire affirmant qu’ils sont frauduleux et vecteurs de corruption. TV5 Monde avec agencies
Sénégal: questions autour de la convocation de deux députés Pastef par la gendarmerie
Au Sénégal, la convocation de deux députés Pastef par la section de recherches de la gendarmerie nationale fait réagir. Il s’agit de Guy Marius Sagna et de Cheikh Bara Ndiaye. Ils doivent être entendus à partir de ce 1er juin 2026 selon nos informations. Leur convocation intervient dans un contexte politique à vif et en pleine recomposition depuis le limogeage d’Ousmane Sonko par le chef de l’État le 22 mai. Les motifs précis des convocations des deux députés Pastef n’ont pas filtré. Mais dans un communiqué publié le dimanche 31 mai au soir, le parti a fait part de sa « profonde indignation » face à l’affaire. … La première convocation vise Cheikh Bara Ndiaye. Le mardi 26 mai, ce député Pastef échappe à une tentative d’interpellation au moment de l’installation d’Ousmane Sonko à la tête de l’Assemblée nationale du Sénégal. Deux jours plus tôt, ses propos font polémique. En effet, à la télévision, il attribue au ministre sortant des Finances et du Budget, Cheikh Diba, un compte en banque personnel rempli, dit-il, « de centaines de milliards de francs CFA. » RFI
Cédéao : Dakar désigne Birame Diop pour diriger la Commission
Le président sénégalais Bassirou Diomyee Faye a décidé de proposer la candidature du général Birame Diop, ministre des Forces armées dans le gouvernement sortant, à la présidence de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), a annoncé dimanche le ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur. Cette candidature sera soumise à l’approbation du sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’organisation prévu en juillet 2026. Le choix de l’ancien ministre des Forces armées intervient plusieurs mois après la désignation du Sénégal, lors de la 68e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement tenue en décembre 2025 à Abuja, pour prendre la tête de la Commission de la Cédéao au titre du mandat 2026-2030. La décision annoncée dimanche permet ainsi à Dakar de désigner la personnalité appelée à succéder au président sortant de l’institution régionale. Selon les autorités sénégalaises, Birame Diop présente le profil requis pour conduire l’organe exécutif de la Cédéao dans un contexte marqué par de multiples défis sécuritaires, politiques et institutionnels. APA
Présidentielle au Nigeria : avec Obi candidat, le scrutin de 2027 rejouera celui de 2023
Peter Obi, ancien gouverneur de l’État d’Anambra (sud-est), a été désigné samedi 30 mai candidat à la présidentielle par le Congrès démocratique du Nigeria (NDC), un parti politique émergent, enregistré en février dernier. « Aucune nation ne peut prospérer lorsque ses citoyens ne peuvent plus dormir sur leurs deux oreilles », a déclaré Peter Obi après avoir accepté sa désignation, faisant référence aux problèmes de sécurité persistants au Nigeria. Le Congrès des progressistes (APC), au pouvoir, a quant à lui désigné la semaine dernière le président Bola Tinubu, fort de plus de 10 millions de voix lors des primaires du parti. Le large mécontentement suscité par la dégradation de la situation sécuritaire du pays, et par les réformes économiques qui ont marqué une grande partie de son premier mandat (mais qui, selon le gouvernement et des analystes, ont relancé l’économie et attiré les investisseurs), pourrait rendre difficile sa réélection. Jeune Afrique avec AFP
Tchad: en attente d’indemnisations
[Vidéo] 10 ans après la condamnation à de la prison à vie pour l’ex-dictateur tchadien Hissène Habré, les victimes attendent toujours des réparations accordées par la justice à hauteur de 150 milliards de francs CFA. TV5
