Ebola en RDC: quatre mois après le début de l’épidémie, le pic n’a toujours pas été atteint, selon Africa CDC
En République démocratique du Congo (RDC), quatre mois après le début de l’épidémie d’Ebola, le pic n’a toujours pas été atteint. C’est ce qu’a annoncé l’agence sanitaire de l’Union africaine, Africa CDC, jeudi 17 septembre lors d’une conférence de presse. Une analyse qui contraste avec celle des autorités congolaises, qui avaient indiqué la semaine dernière que le pic avait été atteint à la mi-août. En RDC, le bilan s’élève aujourd’hui à 7 404 cas confirmés d’Ebola, dont 3 577 décès et 1 776 guérisons. Pour le docteur Wessam Mankoula, des progrès ont bien été enregistrés dans certaines zones de santé, mais ils ne concernent pas encore l’ensemble des zones affectées. « Quand on parle de pic, il faut comprendre qu’il peut y avoir plusieurs pics lors d’une épidémie, estime le responsable de la réponse aux situations d’urgence au sein d’Africa CDC. Il peut y avoir une augmentation des cas, que vous allez contrôler, puis la situation se stabilise, il y a même une légère baisse. Mais si vous ne maintenez pas ce contrôle sur la durée, la hausse peut repartir ». RFI
Niger: cinq personnes déchues provisoirement de leur nationalité sur décret d’Abdourahamane Tiani
Au Niger, cinq personnes ont été provisoirement déchues de leur nationalité, sur décret d’Abdourahamane Tiani, à la tete du CNSP au pouvoir. L’annonce a été faite jeudi soir sur la télévision d’État. En deux ans, plus d’une vingtaine de personnes – critiques du pouvoir en place et proches du président renversé Mohamed Bazoum – ont ainsi été déchues de leur nationalité nigérienne. Parmi les noms cités, celui d’Ouhoumoudou Mahamadou, ancien Premier ministre sous la présidence de Mohamed Bazoum. Figurent aussi sur la liste des personnes actives sur les réseaux sociaux, voix critiques du pouvoir militaire en place à Niamey et actuellement hors du sol nigérien. Selon le communiqué, ces cinq personnes sont notamment poursuivies pour diffusion de données de nature à troubler l’ordre public, intelligence avec des puissances étrangères, participation à une entreprise de démoralisation de l’armée et atteinte à la sûreté de l’État. Depuis la création par le pouvoir nigérien, en 2024, d’un fichier des personnes impliquées dans des actes terroristes ou portant atteinte aux intérêts de la nation, plus de 25 personnes ont été déchues de leur nationalité nigérienne. RFI
Burkina: l’ex-président de la transition Yacouba Isaac Zida s’exprime dans la presse après six ans de silence
L’ex-président de la transition, Yacouba Isaac Zida, qui a dirigé le Burkina Faso pendant 21 jours après la chute de Blaise Compaoré, prend la parole après six ans de silence. Dans un entretien accordé au journal en ligne « Courrier Confidentiel », l’ex-lieutenant-colonel qui s’était fait nommer général de division analyse la conduite des affaires par le régime du capitaine Ibrahim Traoré, dont il était l’un des premiers soutiens à sa prise de pouvoir en 2022, et ce n’est pas du goût des soutiens du régime en place. Sur le plan sécuritaire, Yacouba Isaac Zida salue la « montée en puissance des forces nationales ». Mais ne partage pas l’idée du régime burkinabé, qui s’inscrit dans une guerre de longue durée. « Il faut mobiliser simultanément les leviers politiques, sociaux et communautaires (…) renforcer le renseignement, la coopération et une diplomatie adaptée » pour venir à bout du terrorisme, estime-t-il. S’agissant de la présence russe au Sahel, il souligne que « la véritable souveraineté ne consiste pas à choisir de qui dépendre », mais à se donner les moyens de ne dépendre de personne. Concernant les cas d’enlèvements de civils ou de militaires, Yacouba Isaac Zida précise que « nul ne devrait être privé de sa liberté » en dehors des procédures légales. RFI
INTERPOL : l’IA permet d’identifier 126 suspects de terrorisme
L’Organisation internationale de police criminelle (INTERPOL) a annoncé vendredi que l’opération Shams II, menée du 1er au 5 juin 2026 à Tunis, avait permis d’identifier 126 combattants terroristes étrangers présumés grâce au recours à des outils d’intelligence artificielle. L’opération a réuni 28 officiers et experts spécialisés issus de 11 pays. Au cours des cinq jours d’actions coordonnées, les enquêteurs ont extrait 108 076 images faciales à partir de contenus visuels publiés par des groupes jihadistes. L’opération Shams II a également utilisé des outils spécialisés dans les cryptomonnaies pour retracer des financements illicites. Ces investigations ont conduit à trois demandes urgentes adressées à un prestataire de services sur actifs virtuels afin d’obtenir des données relatives à des clients. Les pays participants ont par ailleurs échangé avec des représentants de l’industrie du jeu vidéo sur la radicalisation des jeunes dans les environnements en ligne. L’opération a réuni la Côte d’Ivoire, le Ghana, l’Irak, le Kenya, la Malaisie, le Nigéria, les Philippines, le Qatar, le Tadjikistan, la Tunisie et l’Ouzbékistan. APA
Plus de 2 000 Yéménites fuyant les combats ont rejoint Djibouti
Plus de 2 000 Yéménites sont arrivés au Djibouti. Pour rejoindre ce pays de la corne de l’Afrique ces familles ont dû traverser la mer à bord de petites embarcations. Une traversée dangereuse, qui peut durer près d’une journée. Djibouti, qui compte à peine un million d’habitants, dit avoir de plus en plus de mal à faire face à cet afflux massif des migrants. L’Organisation internationale pour les migrations redoute désormais que les déplacements s’intensifient encore si les combats se poursuivent. Au total moins 100 000 yéménites ont quitté le pays depuis l’intensification, des affrontements entre les forces gouvernementales et les rebelles houthis soutenus par l’Iran, qui ont pris le contrôle d’une partie du littoral. Les Houthis contrôlent désormais le détroit stratégique de Bab el-Mandeb, un passage maritime essentiel entre l’Asie et l’Europe, dont l’importance s’est accrue avec le blocus du détroit d’Ormuz par l’Iran ces derniers mois. Africanews avec AP
Abyei : Au moins 26 morts dans des affrontements interethniques
Au moins 26 personnes ont été tuées et 82 autres blessées dans des violences interethniques survenues mardi au marché d’Amiet, à Abyei, territoire disputé entre le Soudan et le Soudan du Sud, a annoncé jeudi la mission de maintien de la paix de l’ONU dans la région. Selon la Force intérimaire de sécurité des Nations unies pour Abyei (Fisnua), ces affrontements font suite à l’assassinat, les 14 et 15 septembre, de deux hommes appartenant respectivement aux communautés Ngok Dinka et Misseriya. Ces meurtres ont ravivé les tensions entre les deux communautés et provoqué une escalade des violences dans le marché d’Amiet, considéré comme un important centre commercial dans une zone déjà marquée par une situation sécuritaire fragile. La Fisnua a condamné les affrontements et annoncé avoir renforcé son dispositif sur place afin de contenir les violences. Le bilan communiqué par la mission onusienne faisait état, au 16 septembre, de 26 morts et 82 blessés. Abyei connaît régulièrement des affrontements communautaires. Le territoire, riche en ressources pétrolières, demeure au cœur d’un différend entre Khartoum et Juba depuis l’indépendance du Soudan du Sud en 2011. Son statut définitif n’a toujours pas été réglé. Sahel Intelligence
Soudan du Sud : la présence des Casques bleus maintenue à Abiemnhom
C’est un message d’espoir que la cheffe de la Mission de l’ONU au Soudan du Sud a adressé aux populations d’Abiemnhom, dans l’État d’Unity : le report du projet de fermeture de la base de la MINUSS dans la région. Malgré les défis financiers, la Mission de l’ONU a décidé de rester sur place pour prévenir les conflits grâce à des patrouilles renforcées, au dialogue avec les dirigeants communautaires et au soutien aux processus de réconciliation et de paix. … Outre l’insécurité, la région s’apprête à vivre un épisode du phénomène climatique El Niño particulièrement puissant, avec le risque que des inondations catastrophiques ne viennent encore aggraver une situation sécuritaire et humanitaire déjà désastreuse. Des défis abordés par la Cheffe de la mission de l’ONU lors d’une rencontre avec les autorités de la région. « Plusieurs problèmes se posent dans cette région, allant de la sécurité aux violences intercommunautaires, en passant par les craintes liées aux inondations et au niveau des eaux dans la région de Bentiu. On s’attend à une année El Niño, voire à un « super El Niño », ce qui fait craindre que nous soyons confrontés à la fois à la sécheresse et aux inondations », a expliqué Anita Kiki Gbeho, représentante spéciale du Secrétaire général et cheffe de la MINUSS. Africanews
Centrafrique: 13 enfants portés disparus, de nouvelles attaques font craindre un retour de la LRA dans le sud-est
En République centrafricaine, l’armée a été déployée dans la préfecture du Mbomou, où treize enfants sont portés disparus depuis l’attaque d’un village samedi 12 septembre 2026. Une attaque attribuée à des membres de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), la rébellion fondée en Ouganda dans les années 1980 par le chef de guerre Joseph Kony, toujours recherché par la communauté internationale et la Cour pénale internationale (CPI). Le groupe armé n’avait presque plus fait parler de lui en Centrafrique ces dernières années, mais cette attaque, qui fait suite à plusieurs autres du même type ces derniers mois dans la région, fait craindre son retour. … Plusieurs éléments recueillis sur place confortent l’attribution de l’attaque à la LRA. Selon les témoignages recueillis par Frédéric Kinza, député suppléant de Bangassou 2, les assaillants ne parlaient pas le sango, principale langue de Centrafrique, mais uniquement le swahili. Leur mode opératoire interpelle également : l’enlèvement d’enfants, notamment utilisés comme porteurs, est caractéristique de la LRA, souligne auprès de RFI un chercheur spécialiste de la Centrafrique. … Bien qu’affaiblie, la rébellion conserve des éléments actifs dans certaines régions isolées. Plusieurs enlèvements survenus dans des circonstances similaires lui ont été attribués ces derniers mois dans le sud-est centrafricain. Au moins trois incidents graves ont ainsi été signalés ces derniers mois dans le Mbomou, dont l’enlèvement de douze enfants fin juillet. RFI
Sécurité maritime : entraînement conjoint USA-Libye en Tunisie
Des Marines américains et des forces spéciales navales libyennes ont conduit des exercices conjoints à Bizerte, en Tunisie, dans le cadre de Phoenix Express 2026, un exercice maritime multinational organisé par les États-Unis en partenariat avec la Marine tunisienne. L’annonce a été faite jeudi par le département américain de la Défense, qui a mis en avant le renforcement de la coopération internationale en matière de sécurité maritime. Selon les autorités américaines, les militaires des deux pays ont réalisé des exercices d’inspection, d’arraisonnement, de fouille et de saisie, des opérations destinées à améliorer l’interopérabilité des forces engagées dans la surveillance et la sécurisation des espaces maritimes. … Les activités portent notamment sur la coordination des opérations en mer, l’amélioration des procédures communes et le développement de l’expertise dans les missions de sécurité maritime en Méditerranée méridionale, une zone stratégique pour les échanges commerciaux et les enjeux sécuritaires régionaux. APA
La Banque mondiale mobilise toujours plus de capitaux privés pour le continent africain
C’est un volume record annoncé par la Banque mondiale jeudi 17 septembre. En quatre ans, les capitaux privés qu’elle mobilise en Afrique ont augmenté de 150 %, passant de 9 à 22 milliards de dollars. Une évolution qui intervient au moment où l’aide publique au développement a chuté de 26 % en 2025 sur le continent. Attirer les investisseurs privés est devenu une priorité pour la Banque mondiale. Pour y parvenir, elle a accéléré ses procédures et développé de nouveaux outils, en particulier des garanties financières. Elle réduit ainsi les risques pour les investisseurs, en garantissant par exemple une partie des financements. En Côte d’Ivoire, elle a garanti près de 30 millions de dollars sur une opération de plus de 100 millions, destinée à financer près de 600 000 nouveaux branchements électriques. Une façon de rendre le projet moins risqué et donc plus attractif pour les investisseurs. La Banque mondiale cherche aussi à s’attaquer à un autre frein : les risques liés aux monnaies locales. Elle développe des solutions pour permettre aux investisseurs de se protéger contre les variations de change, et propose plus de financements en monnaie locale. Des outils qui facilitent la participation des investisseurs locaux. Mais cette stratégie a une limite : les investisseurs privés restent beaucoup plus difficiles à attirer dans les pays les plus pauvres. Dans les pays à faible revenu, les capitaux privés mobilisés par la Banque mondiale sont ainsi restés quasiment stables, autour de 3 milliards de dollars. RFI
