Revue de Presse du 18 octobre 2016

Ethiopie : le gouvernement durcit l’état d’urgence avec de nouvelles restrictions
Le gouvernement éthiopien a annoncé, dimanche 16 octobre dans la soirée, une trentaine de mesures dans le cadre de l’état d’urgence décrété le 9 octobre, imposant notamment de sévères restrictions des déplacements dans le pays et interdisant la consultation de certains médias d’opposition établis à l’étranger. Selon une liste publiée par le « poste de commande » mis en place par l’état d’urgence et relayée par les médias locaux, les autorités ont instauré de larges « zones rouges » le long des frontières et autour des grands axes routiers, dans lesquelles les déplacements sont sévèrement contrôlés. Les diplomates étrangers présents en Ethiopie ont par ailleurs interdiction de se déplacer au-delà d’un périmètre de 40 km autour de la capitale, Addis-Abeba, sauf autorisation spéciale. Le Monde

Ethiopie: durcissement de l’état d’urgence pour les Ethiopiens et les étrangers
Le gouvernement éthiopien a annoncé une trentaine de mesures dans le cadre de l’état d’urgence décrété le 9 octobre, imposant notamment de sévères restrictions pour les déplacements dans le pays et interdisant la consultation de certains médias d’opposition basés à l’étranger. Ces nouvelles mesures marquent un très net durcissement de l’état d’urgence pour les Éthiopiens comme pour les étrangers. La liste est longue. Elle inclut un couvre-feu pour les fermes, les usines, et les institutions gouvernementales, qui ont été prises pour cible ces dernières semaines. RFI

Soudan du Sud : au moins 56 rebelles tués dans des combats
Le Soudan du Sud n’en finit pas de s’enfoncer dans la violence. 56 rebelles ont été tués dans des combats les ayant opposés ce week-end à des troupes gouvernementales près de Malakal, dans le nord-est du Soudan du Sud, a annoncé lundi un porte-parole de l’armée. « Le nombre de rebelles tués après décompte est de 56 », a déclaré ce lundi 17 octobre le général Lul Ruai Koang, porte-parole de l’armée gouvernementale (SPLA/Armée populaire de libération du Soudan) « De notre côté, nous avons perdu quatre combattants SPLA et 20 ont été blessés », a-t-il indiqué, affirmant que près de 200 pièces d’armement, dont des lance-grenades et des mitrailleuses, avaient été récupérées par les troupes gouvernementales. Jeune Afrique

Accord politique pour un report de la présidentielle à avril 2018 en RDC
Les participants au « dialogue national » en République démocratique du Congo, boycotté par la majeure partie de l’opposition, ont conclu lundi un accord reportant l’élection présidentielle au mois d’avril 2018. L’accord, validé lors d’une séance plénière à Kinshasa en l’absence de la majeure partie de l’opposition, prévoit de maintenir dans ses fonctions jusqu’à cette date le président Joseph Kabila, dont le mandat s’achève en décembre et à qui la Constitution interdit de se représenter. « La présidentielle aura lieu le 29 avril 2018 et la passation de pouvoirs entre le président entrant et le président sortant le 9 mai », a déclaré à l’AFP Vital Kamerhe, co-modérateur du « dialogue politique national inclusif » pour le compte de l’opposition. VOA

RD Congo : le bureau du procureur de la CPI dépêche une mission à Kinshasa
Près d’un mois après des manifestations qui avaient dégénéré, les 19 et 20 septembre, en affrontements sanglants entre partisans de l’opposition et les forces de l’ordre, Fatou Bensouda, procureure de la CPI, a annoncé lundi avoir déployé une mission sur place. Le bureau du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) maintient que « certains actes observés » lors de ces manifestations des 19 et 20 septembre à Kinshasa « pourraient constituer des crimes de [sa] compétence », indique Fatou Bensouda dans une déclaration publiée le lundi 17 octobre à La Haye. C’est pourquoi, après avoir prévenu qu’elle suivait de près la situation dans la capitale congolaise, la procureure de la CPI a décidé d’envoyer une délégation de son bureau sur place pour rencontrer, du 16 au 20 octobre, des dirigeants congolais, des membres de partis politiques, la société civile et la presse. Jeune Afrique

Niger: spectaculaire attaque d’une prison abritant des jihadistes
Des hommes armés ont lancé lundi à l’aube une spectaculaire attaque contre la prison de Koutoukalé, à 50 km au nord-ouest de Niamey, l’établissement pénitentiaire le mieux gardé du Niger où sont détenus de nombreux jihadistes, avant d’être repoussés par les forces de sécurité. En fin de matinée, le corps d’un des assaillants, deux ceintures d’explosifs et trois motos calcinées étaient visibles devant le mur criblé de balles de la prison, a constaté un journaliste de l’AFP. Cette attaque ratée survient après l’enlèvement vendredi d’un travailleur humanitaire américain que ses ravisseurs ont emmené au Mali voisin. Selon le « bilan provisoire » du ministère de l’Intérieur, il y a « deux blessés dans les rangs des gardiens de la prison et un mort chez l’ennemi ». TV5

Malabo contre Paris, devant la CIJ
La France et la Guinée-Equatoriale étaient ce matin devant la Cour internationale de justice, à La Haye, aux Pays-Bas. Malabo demande aux juges de cette juridiction des Nations unies chargée d’arbitrer les différends entre les Etats de suspendre les procédures engagées en France contre le vice-président équato-guinéen Teodorin Nguema Obiang. « Il y a urgence de suspendre les procédures judiciaires visant Teodorin Nguema Obiang en France », plaident les avocats de la Guinée-Equatoriale. Un procès du vice-président de ce pays, fils du chef de l’Etat, est prévu devant le tribunal correctionnel de Paris, le 24 octobre prochain. BBC

L’armée ougandaise recrute
Une campagne de recrutement dans l’armée a commencé lundi 17 octobre et durera jusqu’au 29 octobre. Après la capitale, l’armée se rendra dans les différents districts du pays. L’objectif recruter sur l’ensemble de l’Ouganda 3 000 hommes. Récemment, l’armée ougandaise, qui menaçait de se retirer de la force onusienne de Somalie, a affirmé qu’elle y assurerait la sécurité des élections et serait présente jusqu’en 2018. L’armée ougandaise est aussi impliquée en RCA. La menace des shebabs et des rébellions telle que celle des ADF est toujours présente. A Kampala, ils étaient plus d’un millier à répondre à l’appel. RFI

RDC: une frange de l’opposition rejette l’accord négocié avec le pouvoir
Les grandes lignes de l’accord à signer au dialogue national, révélées sur RFI samedi matin et confirmées par le comité ad hoc le même jour après une réunion autour du facilitateur Edem Kodjo, sont présentées en plénière aux trois cents délégués ce lundi dans l’après-midi. C’est un accord qui va rester ouvert à d’autres adhésions, notamment celle de la frange de l’opposition qui a refusé de participer au dialogue. Cette opposition, autour d’Etienne Tshisekedi et de Moïse Katumbi, de même qu’une partie de la société civile ont rejeté les termes du texte qui fixe l’élection présidentielle au plus tôt à la fin du mois d’avril 2018 et propose le maintien en fonction du président Kabila au-delà du 19 décembre 2016, date de la fin de son deuxième et dernier mandat, selon la constitution. RFI

Seychelles: le nouveau président fait un plaidoyer pour l’unité nationale
«Personne n’est au-dessus de la loi et la loi s’applique à tout le monde.» C’était là en substance le principal message du nouveau président des Seychelles. Danny Faure, lors de son discours à la cérémonie de la passation des pouvoirs, ce dimanche 16 octobre., Danny Faure a notamment fait un véritable plaidoyer pour l’unité nationale. Selon lui, pour cela le peuple seychellois doit passer par une étape de «vraie réconciliation». «Pour atteindre l’unité nationale, il faut se réconcilier. Que nos différentes opinions politiques soient la source d’une force qui dynamisera notre démocratie au lieu de l’étouffer», a-t-il souligné dans son discours publié sur le site de la State House des Seychelles. Dans le même élan, le nouveau Président des Seychelles a fait un appel pour que tous les citoyens seychellois soient traités avec égalité. Et d’ajouter qu’il croit aussi dans un système de protection sociale universel. L’Express

Les disparus du Sahara
De sa fille il ne lui reste que ça : une couverture vert kaki, avec des tulipes jaunes. Le bord de coton blanc est élimé, la laine peluche et dans ce sud du Niger où l’eau est un luxe, personne ne s’attaquera aux taches. Pas une photo, pas un vêtement, rien que ce trophée d’Algérie, à l’utilité douteuse par les 45 degrés qui accablent le village de Ragana. « Je savais qu’elle courait un risque, mais tout est question de destin », souffle Laouali Oumarou, 70 ans. Début juin, Safaraou Manzou, sa fille de 35 ans, est morte en tentant de gagner Tamanrasset, en Algérie. Le Point

Maroc-Espagne : coup de filet contre une cellule terroriste affiliée à l’État islamique
Menée conjointement par les polices marocaine et espagnole, la dernière opération de démantèlement d’une filière de recrutement pour Daesh a abouti, le 12 octobre, à l’arrestation de quatre « gros poissons » marocains directement liés à la phalange Tariq Ibn Ziyad – un groupe de jihadistes originaires du royaume, sévissant dans la zone syro-irakienne contrôlée par l’État islamique. Les arrestations ont été effectuées par les services espagnols, à Alicante et dans l’enclave de Ceuta, et par le Bureau central d’investigations judiciaires marocain, à Tétouan et à Fnideq. Jeune Afrique

Sahara occidental: le torchon brûle à nouveau entre le Maroc et l’Egypte
Après avoir reçu une délégation parlementaire du Sahara occidental, dirigée par Khatri Idoh, chef du Parlement sahraoui, l’Egypte est accusée par la presse marocaine de « provoquer le Maroc ». La délégation sahraouie a participé à Charm el-Cheikh à une conférence parlementaire arabo-africaine, qui s’est ouverte le 10 octobre et a duré plusieurs jours. Il était reproché aux Egyptiens leur accueil, « très chaleureux », fait aux Sahraouis, et les rencontres bilatérales en marge de la conférence avec des parlementaires égyptiens. RFI

Libération d’un détenu mauritanien de Guantanamo qui a dénoncé cette prison dans un livre
Le dernier détenu mauritanien de la prison militaire américaine de Guantanamo, Mohamedou Ould Slahi, connu pour son livre « Carnets de Guantanamo » où il dit avoir été poussé à de faux aveux sous la torture, a été libéré et envoyé dans son pays lundi. « Les Etats-Unis remercient le gouvernement de Mauritanie pour son geste humanitaire et sa volonté de soutenir les efforts américains pour fermer le centre de détention de Guantanamo », a déclaré le Pentagone dans un communiqué. Après ce transfert, il reste 60 détenus dans cette prison, ouverte à Cuba après les attentats du 11 Septembre 2001 pour y regrouper les prisonniers de la « guerre contre le terrorisme » du président George W. Bush. TV5

Libéria : un seul admis au Baccalauréat
Un seul candidat libérien a été admis au baccalauréat 2016 des pays anglophones d’Afrique de l’Ouest sur un total de 42.000. Armstrong Gbessagee, 18 ans, fréquentait l’école J.J. Roberts United Methodist, un établissement situé dans la capitale, Monrovia, « Peu importe où vous êtes, nous ne sommes pas moins intelligents que nos autres camarades de l’Afrique de l’Ouest. J’espère que d’autres voient en cela, une motivation. », a affirmé le nouveau bachelier. Ces examens ont eu lieu au Ghana, au Nigeria, en Sierra Leone, au Libéria et en Gambie pour évaluer les niveaux des élèves. BBC



Photo: Adam Jones