Niger : Une attaque armée vise l’aéroport stratégique de Niamey
Le principal aéroport de Niamey a été la cible d’une attaque armée aux premières heures de jeudi, provoquant des échanges de tirs et plusieurs explosions, selon des témoins et une source sécuritaire. D’après cette même source, des hommes armés sont parvenus à pénétrer le périmètre de sécurité de l’aéroport avant l’intervention des forces de défense, rapidement déployées pour reprendre le contrôle de la situation. L’identité des assaillants n’avait pas été établie dans l’immédiat. Cette nouvelle attaque est la deuxième enregistrée cette année contre l’aéroport international Diori Hamani. En janvier dernier, le groupe État islamique avait revendiqué une opération similaire visant des moyens aériens sans pilote du Niger. Au-delà de son rôle civil, l’aéroport de Niamey revêt une importance stratégique majeure. Il accueille une base de l’armée de l’air nigérienne ainsi que le quartier général de la force conjointe réunissant le Niger, le Burkina Faso et le Mali au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).… Depuis le coup d’Etat de 2023 et l’arrivée au pouvoir des militaires, le Niger fait face à une recrudescence des violences jihadistes. Le pays, à l’instar du Burkina Faso et du Mali, également dirigés par des régimes militaires, peine à enrayer l’insécurité qui continue de déstabiliser le Sahel. Sahel-Intelligence
Mali: frémissements opérationnels dans la région de Kidal
Au Mali, la situation évolue un peu dans la région de Kidal où les indépendantistes du FLA et les jihadistes du Jnim ont pris le 25 avril le contrôle de la ville. L’armée et ses supplétifs russes avaient également fui Tessalit, mais demeurent présents dans deux autres camps militaires de la région, Aguelhoc et Anefis. Depuis un mois et demi, les deux camps se préparent à de futurs combats qui semblent inéluctables. Aucune attaque d’envergure n’a encore eu lieu, mais le FLA a récemment effectué des tirs de drone contre le camp d’Anefis, tandis que l’armée et l’Africa Corps ont mené des opérations au sol. Mercredi 17 juin, un berger a été capturé et des centaines de têtes de bétail tuées ou blessées. RFI
Terrorisme : Abidjan tend la main à ses voisins du Sahel
Va-t-on vers une reprise de la coopération sécuritaire entre la Côte d’Ivoire et ses voisins du Sahel, le Mali et le Burkina Faso ? Le vice-Premier ministre ivoirien, par ailleurs ministre de la Défense, Tene Birahima Ouattara, ne semble pas l’exclure. Récemment, lors de l’Eurosatory, un salon dédié à l’armement, il a déclaré être « sincèrement prêt » à reprendre une coopération, si ses deux voisins le souhaitent.… « Le terrorisme, tel qu’il se présente actuellement, ne peut être vaincu par un État. Il faut qu’il y ait une collaboration, une mutualisation des forces. » C’est ce qu’a déclaré le ministre ivoirien de la Défense. Même si, depuis 2021, la Côte d’Ivoire n’a plus été touchée par des attaques meurtrières, des groupes djihadistes comme le Jnim, lié à Al-Qaïda au Sahel, et très présent au Burkina Faso et au Mali, évoluent parfois à quelques kilomètres de la frontière ivoirienne.… Alors que des millions de ressortissants burkinabè et maliens résident en Côte d’Ivoire, les relations entre les trois pays se sont toutefois détériorées avec les coups d’État au Mali, puis au Burkina Faso.… Abidjan avait condamné les putschs et soutenu les sanctions de la Cédéao, ce que Bamako et Ouagadougou n’ont pas apprécié.… Il y a également eu des incidents frontaliers, comme celui de mars 2024, quand des soldats burkinabè ont franchi la frontière ivoirienne, donnant lieu à des échanges de tirs. DW
Mozambique Exposed: au Cabo Delgado, des violences sexuelles généralisées
D’après un rapport des Nations unies qui n’a jamais été rendu public, le Cabo Delgado connaît une flambée de violences sexuelles depuis le début du conflit en 2017. Cette région, très riche en matières premières, subit la violence du groupe terroriste shebab, mais aussi les brutales représailles des Forces armées mozambicaines. Les femmes paient particulièrement le prix de cette situation. Septième épisode de l’enquête « Mozambique Exposed » du consortium coordonné par Forbidden Stories à laquelle RFI a contribué.… « Un grand nombre de femmes et de filles ont été enlevées et soumises au trafic d’êtres humains [par les groupes armés non-gouvernementaux, NDLR] », peut-on lire dans le rapport. L’UNFPA recense aussi des tortures, des exécutions extra-judiciaires et l’usage des femmes et des enfants comme boucliers humains par les Shebabs. … Tout aussi inquiétant, le rapport des Nations unies révèle que les Forces armées mozambicaines (FADM) sont à l’origine de nombreuses violences sexuelles.… Selon plusieurs témoins, rencontrés sur place par RFI, les FADM abusent régulièrement de leur pouvoir. « Ils n’ont aucun respect, s’indigne Saviana Talessa, présidente du comité de santé du quartier du 30 juin de Mocimboa da Praia. Ils viennent souvent la nuit. Ils boivent. Ils tirent en l’air avec leurs armes. Nous avons peur d’eux ».… Le rapport de l’UNFPA pointe une impunité totale dont jouissent les FADM, alors que les coupables pourraient être aisément identifiés. « Cela fait peser un risque supplémentaire aux victimes qui croisent régulièrement leurs agresseurs », peut-on lire dans le rapport. RFI
Ouganda : avocat de l’opposant Kezza Besigye, Erias Lukwago accusé de trahison
L’avocat et homme politique ougandais Erias Lukwago a comparu mercredi devant un tribunal de Kampala, accusé de complicité de trahison. Son arrestation intervient quelques jours après son enlèvement présumé par des militaires, dénoncé par sa famille, dans un contexte de répression croissante contre l’opposition.… Peu après sa disparition, le chef d’état-major de l’armée, Muhoozi Kainerugaba, fils du président Yoweri Museveni, a publié sur le réseau social X des photos montrant l’avocat les yeux bandés dans un lieu inconnu. Il s’est également félicité publiquement de son arrestation, promettant de lui infliger « toute la souffrance » possible et affirmant qu’il passerait « au moins dix ans en prison ». L’état de santé d’Erias Lukwago inquiète ses proches et ses avocats. Selon Medard Sseggona, son client « a subi des tortures inimaginables » avant d’être placé en détention provisoire à la prison de Luzira.… « On dirait que l’armée, sous les ordres du chef d’état-major des armées – qui se trouve être le fils du président Museveni –, prend le contrôle du pays et que les autres suivent. Je ne sais pas si c’est intentionnel ou le fruit d’un coup d’État discret », a-t-il déclaré. Cette nouvelle affaire ravive les critiques des organisations de défense des droits humains, qui accusent depuis plusieurs années le pouvoir ougandais de recourir aux enlèvements, aux détentions arbitraires et aux poursuites judiciaires pour réduire au silence ses opposants. AfricaNews/AFP
Nigeria, Somalie, Soudan… 266 millions de personnes font face à un niveau d’insécurité alimentaire aigu, selon l’ONU
Le Nigeria et la Somalie ont été ajoutés à la liste des régions du monde où l’insécurité alimentaire aiguë risque d’atteindre des niveaux « catastrophiques » dans les prochains mois, ont averti mercredi l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM). L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM) tirent une nouvelle fois la sonnette d’alarme. Dans leur dernier rapport semestriel, les deux agences onusiennes signalent que le nord-est du Nigeria pourrait voir 15.000 personnes basculer en phase « catastrophe » entre juin et août 2026. Le pays le plus peuplé d’Afrique est en proie à une insurrection djihadiste de longue date dans le Nord. En Somalie, une menace de famine a été identifiée dans le district de Burhakaba (sud), illustrant une dégradation rapide des conditions après plusieurs années de sécheresse et de très faible production agricole où « environ six millions de personnes devraient faire face à des niveaux élevés de faim aiguë ». Ces deux pays rejoignent le Soudan, le Soudan du Sud, le Yémen et les Territoires palestiniens parmi les zones de « préoccupation maximale »… « Nous savons déjà où se produiront les prochaines urgences alimentaires, a déclaré la Directrice générale adjointe de la FAO, Beth Bechdol. Le défi consiste à agir suffisamment tôt et à l’échelle nécessaire. » TV5Monde
Des acteurs socio-politiques plaident pour l’appui de la MONUSCO à la restauration de la paix en Ituri
Les attaques attribuées aux ADF se multiplient dans les chefferies de Babila-Babombi et de Babila-Bakwanza, dans le territoire de Mambasa en Ituri depuis le mois de mars dernier. Réagissant à Radio Okapi lundi 15 juin, des acteurs locaux de Bunia renseignent que plus d’une vingtaine de villages ont été touchés par ces violences causant des pertes en vies humaines, des déplacements massifs de populations et la paralysie des activités socio-économiques dans cette zone. Selon ces acteurs, hormis les groupes armés déjà actifs dans la région, la présence de groupes armés se réclamant des Wazalendo représente à ce jour une source d’inquiétude dans certaines zones de l’Ituri. Ils l’ont annoncé ce lundi à Bunia, lors d’une rencontre organisée par la MONUSCO. Celle-ci a réuni les élus de Mambasa, des représentants des communautés locales ainsi que des membres du bureau de l’assemblée provinciale. Selon les organisateurs, l’activité avait pour but de réfléchir aux pistes de solution afin de renforcer la sécurité dans les zones en conflit. Par ailleurs, ils ont précisé que d’autres initiatives sont en cours pour renforcer l’appui aux efforts de stabilisation dans le territoire de Mambasa. Pour Michel Meta, président de l’UNADI, l’Union des associations culturelles pour le développement de l’Ituri, la MONUSCO et les FARDC doivent collaborer afin de ramener la paix et la sécurité dans ces zones attaquées. Il explique que cet appui de la MONUSCO permettra également de restaurer durablement la sécurité et l’autorité de l’État dans cette région. Radio Okapi
Constitution en RDC : les chefs coutumiers pour le consensus
Les chefs coutumiers proposent un arbre à palabres pour encadrer le débat sur la réforme constitutionnelle, une initiative qui suscite toutefois des doutes sur leur neutralité et leur crédibilité. En République démocratique du Congo, alors que les polémiques se multiplient autour du projet de réforme constitutionnelle initié par le pouvoir en place, les autorités coutumières suggèrent la tenue d’un arbre à palabres, un espace de dialogue traditionnel qui pourrait aboutir à un consensus national, avant de procéder à la réforme. Certains analystes soutiennent cette idée, car ils estiment que les autorités traditionnelles incarnent la sagesse. Mais d’autres expriment des doutes quant à l’indépendance des chefs coutumiers qui, traditionnellement, sont proches du pouvoir et ne seraient donc pas en mesure de conduire avec impartialité un pareil dialogue. DW
Ebola en RDC : un mois après, la riposte monte en puissance mais reste insuffisante
Un mois après la déclaration de l’épidémie d’Ebola Bundibugyo en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda, les chiffres continuent d’augmenter. La RDC compte désormais plus de 780 cas confirmés et 180 décès, tandis que l’Ouganda a enregistré 19 cas confirmés, dont deux décès. Sur le terrain, la riposte s’est considérablement renforcée. Quelque 400 lits sont désormais disponibles et quatre laboratoires sont opérationnels. À eux seuls, deux d’entre eux peuvent analyser près de 1.000 échantillons par jour. Pourtant, malgré cette montée en puissance, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que les efforts restent loin du niveau nécessaire pour contrôler l’épidémie. « Dans l’objectif que doit être cette riposte, sur une échelle de 0 à 10, je pourrais dire que nous sommes au niveau 3 ou 4 », explique Dre Rose Belizaire, responsable de la réponse d’urgence de la branche africaine de l’OMS, dans un entretien accordé à ONU Info. « L’épidémie évolue rapidement et tous les partenaires (…) doivent augmenter les efforts sur le terrain pour pouvoir être à la même hauteur que l’évolution de cette épidémie ». ONU Info
Guinée équatoriale : démission du gouvernement
Le Premier ministre de la Guinée équatoriale, Manuel Osa Nsue Nsua, chargé de la coordination administrative, a présenté la démission de l’ensemble des membres de l’exécutif au chef de l’État lors d’une session extraordinaire du Conseil des ministres. Cette décision, rendue publique par le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue, fait suite à une évaluation interne concluant à une réalisation de seulement 10 % des objectifs gouvernementaux, jugée « insuffisante » au regard des moyens engagés. Le vice-président a invoqué la nécessité de renforcer la discipline administrative et l’efficacité de l’action publique, dans le cadre d’une gestion davantage orientée vers les résultats. Le parti au pouvoir, le Parti démocratique de Guinée équatoriale, a par ailleurs évoqué des insuffisances de gouvernance et des accusations de corruption, tandis que le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, au pouvoir depuis 1979, entendrait procéder à la nomination d’un nouvel exécutif. Cette crise intervient dans un contexte économique dégradé, marqué par la dépendance persistante aux hydrocarbures et le ralentissement de la production pétrolière. Selon la Banque mondiale, l’économie du pays a subi une contraction prolongée, avec une baisse du PIB estimée à 5,4 % en 2025 et des perspectives toujours négatives à moyen terme. Malgré son statut de pays à revenu intermédiaire supérieur, la pauvreté toucherait encore près de 61 % de la population, tandis que les infrastructures de base demeurent insuffisantes pour une large part des habitants. AfricaNews/AFP
« Nous craignons pour nos vies » : la date limite pour que les migrants quittent l’Afrique du Sud approche
L’Afrique du Sud est devenue un pays hostile pour les migrants sans papiers, à l’approche de la date limite fixée par les manifestants pour leur permettre de quitter le pays. « Je suis très effrayée et traumatisée », a déclaré Esnat Joseph, une Malawienne de 36 ans, à la BBC alors qu’elle tentait de réconforter ses triplés d’un an en pleurs. Elle a fui son domicile dans un quartier informel de la ville portuaire de Durban, dans la province du KwaZulu-Natal, pour trouver refuge dans un champ ouvert où jusqu’à 7 000 étrangers, principalement des Malawiens, ont commencé à se rassembler avec leurs affaires il y a deux semaines. « Les gens sont venus chez moi et m’ont dit : « Tu dois partir. Nous ne voulons pas que vous restiez ici plus longtemps, vous devez donc vous rendre dans votre pays. » Ils étaient 10 et ils portaient des armes », a-t-elle déclaré en décrivant comment le groupe d’hommes sud-africains tenait des machettes et des fouets. « Ils ont coupé la tête et le cou de mon mari. Ils lui tenaient le cou comme s’ils voulaient le tuer. Grâce à Dieu, il a survécu, mais il est à l’hôpital. » De nombreuses autres personnes sur le terrain, où des groupes humanitaires distribuent des couvertures et de la nourriture, signalent de telles intimidations de porte à porte. BBC
L’Union européenne autorise les « centres de retour » hors de ses frontières
Le Parlement européen a donné mercredi son feu vert définitif à la création de « centres de retour » hors de l’Union européenne, une mesure phare d’une réforme destinée à accélérer l’expulsion des migrants en situation irrégulière. Le texte a été adopté à Strasbourg par 418 voix contre 218, avec 30 abstentions. La réforme permet aux États membres qui le souhaitent de conclure des accords avec des pays tiers afin d’y installer des structures destinées à accueillir des étrangers déboutés du droit d’asile avant leur renvoi vers leur pays d’origine. Ces centres, parfois qualifiés de « hubs de retour », constituent l’un des volets les plus controversés du durcissement de la politique migratoire européenne. Plusieurs pays se sont déjà positionnés. La Grèce espère disposer d’un premier centre de ce type dès 2027, tandis que l’Allemagne, l’Autriche, les Pays-Bas ou encore le Danemark explorent également cette possibilité.… Cette réforme intervient quelques jours après l’entrée en vigueur du Pacte européen sur la migration et l’asile. Elle confirme la volonté d’une majorité d’États membres de durcir les politiques de retour, même si les précédents dispositifs mis en place par le Royaume-Uni au Rwanda ou par l’Italie en Albanie ont jusqu’ici rencontré d’importants obstacles juridiques et opérationnels. AfricaNews/AFP
Les Gabonais divisés sur le discours sur l’état de la nation de Brice Clotaire Oligui Nguema
Au Gabon, le discours du président Brice Clotaire Oligui Nguema prononcé en début de semaine devant les parlementaires sur l’état de la nation fait réagir. L’opposition dénonce un discours creux teinté d’autosatisfaction. Les partisans du pouvoir, au contraire, saluent le pragmatisme du président. Discours trop long, confus, répétitif, maladroit, contradictoire et techniquement inachevé, a résumé l’ancien sénateur de la Transition, Michel Ongoundou Loundah dans une libre tribune. Le président du parti RÉAGIR regrette également le silence de Brice Clotaire Oligui Nguema sur la justice. « J’ai été déçu que le chef de l’État s’exprime devant le Parlement de manière solennelle, mais aucun mot sur la justice. Quand on sait que le principal opposant politique du pays est en prison pour de mauvaises raisons, ça envoie un très, très mauvais signal. » … Dans les rues, les Gabonais ont plutôt largement commenté les annonces du président de débloquer immédiatement une enveloppe de 30 milliards pour payer les arriérés de solde dus aux fonctionnaires et une autre enveloppe de 10 milliards de FCFA pour rembourser les clients de la poste dont l’épargne était gelée à la suite de la faillite de la Banque postale il y a neuf ans. RFI
Sénégal : Ousmane Sonko confirmé à la présidence de l’Assemblée nationale
Ousmane Sonko conserve la présidence de l’Assemblée nationale. Le Conseil constitutionnel sénégalais a rejeté le recours déposé par l’opposition contre son retour au Parlement, estimant ne pas être compétent pour examiner cette affaire. Une décision sans appel. Limogé de son poste de Premier ministre à la fin du mois de mai par le président Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko avait aussitôt retrouvé son siège de député avant d’être élu à la tête de l’Assemblée nationale. Cette décision judiciaire conforte sa position au sommet du pouvoir législatif et renforce son influence sur la scène politique sénégalaise. Autrefois alliés, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko affichent désormais de profondes divergences, notamment sur les choix économiques et la gestion des finances publiques, ouvrant une nouvelle séquence politique au Sénégal. AfricaNews/AFP
Zimbabwe : la tension politique monte d’un cran à Harare
Au Zimbabwe, la bataille judiciaire contre une éventuelle prolongation du mandat du président Emmerson Mnangagwa est loin d’être terminée. À Harare, les anciens combattants opposés au projet de réforme constitutionnelle promettent de poursuivre leur combat devant les tribunaux, malgré un premier revers judiciaire. La Cour constitutionnelle a rejeté le 17 juin leur recours contestant un projet de réforme qui prévoit notamment d’allonger la durée du mandat présidentiel de cinq à sept ans et de mettre fin à l’élection du chef de l’État au suffrage universel direct.… Cette décision ouvre la voie à des réformes qui pourraient permettre à Emmerson Mnangagwa de rester au pouvoir jusqu’en 2030, si le processus d’amendement constitutionnel aboutit. Une perspective qui suscite de vives critiques au sein de l’opposition et de la société civile. Pour l’analyste politique Precious Shumba, le jugement illustre une influence croissante de l’exécutif sur les institutions judiciaires et constitue un recul pour la démocratie constitutionnelle du pays. « Cette décision de justice reflète l’érosion de notre système judiciaire par l’exécutif, et cela représente la mort de notre démocratie constitutionnelle. Cela illustre une approche régressive, où l’on voit l’exécutif laisser son empreinte partout. AfricaNews/AFP
Afrique du Sud: le cerveau d’un vaste trafic de cornes de rhinocéros finalement condamné à une amende
Un tribunal sud-africain a infligé une amende de plus de 120.000 dollars à un organisateur de safaris, « cerveau » d’un vaste trafic de cornes de rhinocéros, mettant ainsi fin à un procès d’un quinzaine d’années, a-t-on appris de sources concordantes. L’Afrique du Sud abrite la plupart des rhinocéros de la planète encore vivants. Elle est aussi un foyer de braconnage alimenté par la demande asiatique, où les cornes de ces imposants animaux atteignent des prix très élevés sur le marché noir. L’organisateur de safaris Dawie Groenewald a été condamné mercredi à une amende de 2 millions de rands (122.860 dollars) après avoir conclu un accord avec le procureur dans une affaire entachée de nombreux retards et recours judiciaires depuis 2010, a indiqué un unité d’élite de la police, les Hawks.… Cette affaire était « considérée comme la plus grande enquête au monde sur le trafic de cornes de rhinocéros », Groenewald étant « le cerveau derrière ce réseau de trafic de cornes de rhinocéros à grande échelle », assure le communiqué. TV5Monde
