Revue de Presse du 17 mai 2016

Libye: Vers la levée de l’embargo de l’ONU
La communauté internationale a décidé lundi de soutenir les efforts de réarmement du gouvernement d’union nationale à Tripoli. Réunis ce lundi à Viennes, la capitale autrichienne, les diplomaties américaine et de 24 délégations nationales ou régionales ont annoncé qu’elles « soutiendraient totalement les efforts » du nouvel exécutif libyen qui va demander la levée de l’embargo sur les ventes d’arme à la Libye en vigueur depuis 2011. Les participants à la rencontre, présidée par le ministre italien des Affaires étrangères Paolo Gentiloni et le secrétaire d’Etat américain John Kerry, se sont également dits prêts « à répondre aux demandes du gouvernement libyen en vue d’entraîner et d’équiper la garde présidentielle et les forces autorisées ». M. Kerry a affirmé que la communauté internationale appuiera la demande de Tripoli « d’exemption de l’embargo de l’ONU sur les armes, afin de pouvoir acquérir les armes et les balles nécessaires pour combattre Daesh et d’autres groupes terroristes ».  BBC

Libye : les grandes puissances veulent lever l’embargo sur les armes
Washington et les représentants des pays conviés à la réunion de Vienne se sont prononcés en faveur d’une levée de l’embargo de l’ONU sur la vente d’armes à la Libye ce lundi 16 mai. Ils entendent ainsi renforcer la lutte contre l’État islamique dans cette région stratégique. Le gouvernement d’union nationale est engagé dans une guerre contre l’organisation terroriste qui se développe dans le pays. La communauté internationale déclare dans son communiqué final qu’elle « soutiendra totalement les efforts » du nouvel exécutif libyen qui va demander la levée de cet embargo et est « prête à répondre aux demandes du gouvernement libyen en vue d’entraîner et d’équiper la garde présidentielle et les forces autorisées ». Vingt-cinq délégations nationales ou unions régionales ont signé cette déclaration, parmi lesquelles les États-Unis, la Russie, l’Arabie saoudite, la Chine, l’Égypte, la Tunisie, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Italie.  Le Point

Libye/Tunisie: pas encore de reprise effective du trafic commercial à la frontière
La reprise du trafic de marchandises à la frontière entre la Tunisie et la Libye n’était toujours pas effective lundi en fin d’après-midi, en dépit de l’accord signé vendredi entre les différentes parties, a constaté un correspondant de l’AFP. Cet accord, qui prévoit l’instauration d’un nouveau régime douanier, doit mettre fin à la paralysie, depuis plus de deux semaines, du trafic commercial au poste-frontière de Ras Jédir à l’initiative des autorités locales libyennes. Après avoir permis une pleine reprise du trafic passagers samedi, il devait entrer en vigueur lundi pour les marchandises. En fin d’après-midi, aucun camion n’avait toutefois pu franchir la frontière dans le sens Libye-Tunisie, du fait d’un blocage côté libyen, selon un correspondant de l’AFP sur place. Seuls le « petit commerce » avait partiellement repris. TV5

Bemba de retour devant la CPI
L’ancien vice président de la République Démocratique du Congo a déjà été condamné en Mars par la Cour Pénale Internationale (CPI) pour crimes de guerre en Centrafrique. L’affaire Bemba est la première où les crimes sexuels ont été considérés comme armes de guerre devant la CPI et la première où la responsabilité d’un chef de guerre a été démontrée dans ce type d’attaques bien qu’il ne les ait pas directement commanditées. La défense et de l’accusation devraient présenter leurs plaidoiries et réquisitions jusque mercredi devant les juges de l’Haye. Les trois juges avaient déjà condamné l’ancien leader en mars pour cinq chef d’accusations de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Un nombre vertigineux de viols, de meurtres et d’atrocités ont été commis en République Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003 par les troupes du Mouvement de libération congolais (MLC).  BBC

Burundi : l’ONU inquiète
Les Nations unies se disent préoccupées par la multiplication des arrestations au Burundi et appellent au dialogue. Farhan Haq, porte-parole de l’ONU, a déclaré que les Nations unies ont reçu des informations sur de nombreux cas de détentions ces derniers jours. « Cette recrudescence des tensions pourrait être liée à l’approche du premier anniversaire d’une tentative avortée de coup d’Etat militaire visant à renverser le président Pierre Nkurunziza ». L’ONU suit de près la situation et renouvelle son appel au dialogue politique entre gouvernement et opposition pour sortir de cette crise, a-t-il ajouté. Des témoins et des membres de l’administration ont signalé que les forces de sécurité ont multiplié les rafles ces dernières semaines. RFI

Tchad: enquête sur les disparus
Ils auraient disparus le jour de la présidentielle du 10 avril dernier. Alors que des enquêtes sont en cours, plusieurs pays ainsi que des ONG internationales demandent que justice soit faite. L’enquête ouverte contre X par le parquet d’instance de N’Djaména est axée sur deux points, selon le procureur Al Ghassim Kamis : sur la mort de quatre personnes dont les cadavres ont été découverts et sur la disparition de près de soixante soldats et policiers. De leur côté, les activistes tchadiens affirment que les familles sont toujours inquiètes. Cinq autres militaires présumés disparus ont été présentés à la télévision nationale le 13 mai, ce que les familles ne comprennent pas. BBC

RDC: lettre ouverte au président Kabila sur les massacres à Béni
La coordination des sociétés civiles des territoires de Beni, Butembo et Lubero au Nord-Kivu adresse une lettre ouverte au président Kabila, après une série de nouveaux massacres de civils dans cette province de l’est de la RDC. Elles demandent au chef de l’Etat d’assumer ses responsabilités de chef suprême des armées pour faire cesser ces massacres, qui selon leur décompte ont coûté la vie à plus de 1000 personnes en un an et demi. Sans oublier les plus de 1400 kidnapping et les centaines de maisons incendiées. Les auteurs de cette lettre ouverte demandent des enquêtes sur les récents massacres et une évaluation des opérations de lutte contre les groupes armés menées dans la régions. RFI

Mutilations génitales: l’OMS informe les médecins
L’OMS a publié ce lundi une série de directives destinée aux professionnels de santé qui s’occupent des victimes de mutilations génitales. L’organisation estime que 200 millions de femmes et de filles en ont subi. Des pratiques qui ont des conséquences sur la santé physique, mais aussi psychologique et qui peuvent avoir des complications fatales. RFI

Le bras de fer entre la Gambie et le Sénégal continue
Quatorze tours de cadran n’ont pas permis de trouver une issue à la crise qui a éclaté entre le Sénégal et la Gambie début février avec le relèvement des taxes de transit imposé par la Gambie. Les négociations organisées dimanche 15 mai à Dakar afin de rétablir la circulation commerciale entre les deux pays se sont soldées par un échec. Le procès-verbal de la rencontre ministérielle acte seulement la nécessité d’instaurer un « dialogue franc ». « La décision des deux délégations est de se retrouver à Dakar pour échanger afin de trouver des solutions communes aux difficultés dans l’intérêt des deux peuples », a déclaré Saliou Ndiaye, ambassadeur du Sénégal à Banjul. Une autre rencontre devrait avoir lieu au plus tard d’ici fin juillet. Le Monde

Besigye transféré dans une prison à Kampala
Arrêté à Kampala après avoir organisé une cérémonie alternative d’investiture à la veille de la prestation de serment de M. Museveni, Kizza Besigye avait alors été évacué par hélicoptère à Moroto, une localité de la région du Karamoja. Le chef de l’opposition ougandaise a été transféré dans une prison de haute sécurité de la capitale Kampala, depuis une région reculée du nord du pays où il avait été inculpé de trahison vendredi, a-t-on appris de source judiciaire. M. Besigye rejette la réélection en février du président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 30 ans. Mercredi, il avait été arrêté dans le centre de la capitale ougandaise après avoir organisé une cérémonie alternative d’investiture, au nez et à la barbe des forces de sécurité et à la veille de la prestation de serment de M. Museveni. VOA

La police réprime une manifestation de l’opposition au Kenya
La police anti-émeute kényane a violemment dispersé une manifestation de l’opposition par à coups de bâton et de gaz lacrymogène. L’opposition demande la dissolution de la commission électorale, jugée partisane. Plusieurs centaines de manifestants se dirigeaient vers l’entrée de la commission électorale (IEBC), dans le centre de Nairobi, lorsque la police est intervenue, comme lors des précédentes manifestations de l’opposition débutées le 25 avril. Raila Odinga, 71 ans, le chef de l’opposition et candidat malheureux à la présidentielle de 2013 était présent, et a rapidement été évacué par ses agents de sécurité. Des manifestations similaires, organisées devant les locaux de la commission électorale, ont également été dispersées à Kisumu et Kisii, dans le sud-ouest du pays. VOA

Nigeria: les violences peules se déplacent dans le sud-est
Les bergers peuls ont lancé leur attaque à l’aube, juste après les prières du matin à Nimbo, un paisible village où l’on cultive l’igname et la papaye, non loin de Nsukka, dans le sud-est du Nigeria. Dans un premier temps, les paysans n’y ont pas cru. Cela fait des années que les éleveurs peuls, nomades et musulmans, et les cultivateurs chrétiens, sédentaires, s’affrontent sur les droits de paturâge, dans le centre du Nigeria. Mais pas dans cette région. Quand ils ont vu une vingtaine de jeunes hommes dévaler la colline et se faufiler entre les palmiers, tirant en l’air avec leurs AK-47 et brandissant des machettes, ils ont compris qu’il y avait lieu de s’inquiéter.  TV5



Photo: Adam Jones