Algérie: un double attentat-suicide a eu lieu à Blida, pas de réaction officielle d’Alger
En Algérie, un double attentat a eu lieu le 13 avril du côté de Blida, à une quarantaine de kilomètres au sud de la capitale Alger. Deux personnes se seraient fait exploser dans la ville. Pour l’heure, très peu d’informations circulent alors que le pays accueille depuis lundi le pape Léon XIV, première visite d’un souverain pontife dans le pays. Les autorités algériennes ne se sont toujours pas exprimées concernant cette attaque. Malgré la présence massive de journalistes de la presse internationale, très peu d’informations circulent. Ce que l’on peut dire à cette heure, c’est que la ville de Blida a bien été victime ce lundi d’une attaque à la ceinture explosive. Peu d’éléments de contexte sont actuellement disponibles, si ce n’est une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux où l’on voit une explosion d’un homme près d’un agent de police, soufflé par l’impact mais qui a pu vite se relever. RFI
Tournée africaine de Léon XIV: «On profite de la visite du pape pour lui dire que ça ne va pas au Cameroun»
À la veille de cette visite du pape au Cameroun, plusieurs acteurs de la société civile et de la classe politique se mobilisent pour faire passer des messages. Ainsi, Makini Tchameni, l’épouse de l’homme politique détenu Djeukam Tchameni, Alice Nkom, avocate et porte-parole de l’ancien ministre-candidat à la présidentielle Issa Tchiroma Bakary, et la journaliste Henriette Ekwé, cosignent un mémorandum qu’elles ont remis le 13 avril à l’archevêque de Douala. Elles demandent à Monseigneur Samuel Kleda de plaider auprès de Léon XIV la cause des détenus, arrêtés dans le cadre de la crise anglophone et des crises post-électorales. « Le président est un fervent catholique, rappelle Henriette Ekwe au micro d’Amélie Tulet, au sujet de Paul Biya, réélu le 12 octobre 2025 pour un huitième mandat. Il s’assure toujours qu’un pape vienne. On profite de la visite du pape pour lui dire que ça ne va pas au Cameroun. Parce qu’en dehors d’un pape, personne n’a d’autorité morale sur le président camerounais. Il fait ce qu’il veut et quand on sort, il nous tire dessus ». RFI
Présidentielle au Bénin: Romuald Wadagni élu sans surprise président, son opposant Paul Hounkpè reconnaît sa défaite
Le ministre des Finances du Bénin et candidat de la majorité, Romuald Wadagni, a été élu sans surprise président sur un score de plus de 94%, selon des résultats provisoires proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (Cena) sur 90% des bulletins dépouillés. Il succède à Patrice Talon qui quitte le pouvoir, conformément à la Constitution, après deux quinquennats. Durant sa présidence, le Bénin aura connu un boom économique mais aussi une augmentation des violences djihadistes dans le nord et un tour de vis des libertés publiques. L’unique opposant de Romuald Wadagni dans cette élection présidentielle, Paul Hounkpè a publié un communiqué en milieu d’après-midi lundi pour reconnaître sa défaite: « À la lumière des grandes tendances issues de la remontée progressive des résultats, il apparaît qu’une avance se dessine en faveur du duo Wadagni-Talata », écrit le chef de file de l’opposition béninoise, tout en adressant ses « félicitations républicaines » à son adversaire. C’est la Cour constitutionnelle qui proclamera les résultats définitifs de cette élection présidentielle. TV5Monde
Mali : une opération de démolition soulève des inquiétudes
Au Mali, le plus grand marché à bétail du pays est en cours d’évacuation. Le Garbal de Niamana, situé en périphérie de Bamako à l’entrée de la ville, était depuis plus d’un an dans le viseur des autorités maliennes. Celles-ci avaient, pour rappel, ordonné la fermeture, pour des raisons de sécurité, des sept marchés à bétail de Bamako après l’attaque en septembre 2024 de l’école de gendarmerie à Faladiè et d’autres sites stratégiques de la capitale par les djihadistes du Jnim, le groupe de soutien à l’islam et aux musulmans. Une fermeture qui intervient à l’approche de la fête de Tabaski prévue fin mai. C’est ce dimanche 12 avril à 03 heures du matin que les premiers coups de pelleteuse ont retenti dans le garbal de Niamana. Une opération de démolition encadrée par un important dispositif de sécurité, composé d’agents de la police et de la protection civile. DW
Au Burkina Faso, la brouillonne révolution du « camarade président » Ibrahim Traoré
Propulsé au pouvoir à Ouagadougou à la suite d’un putsch en 2022, le jeune chef de la junte militaire disait n’avoir qu’un rôle transitoire. Désormais président autoproclamé, Ibrahim Traoré réprime tous azimuts en revendiquant l’héritage du légendaire Thomas Sankara, qui chercha autrefois à réformer le pays. … Il s’est, depuis, autoproclamé chef de l’Etat et se fait désormais appeler « camarade président ». Il y a un an, le 1er avril 2025, il a solennellement proclamé l’instauration de la « révolution progressiste et populaire », période qui est censée s’achever par des élections, mais dont la durée n’est pas précisée. En attendant, « nous ne sommes pas dans une démocratie », a-t-il pris soin de rappeler. Il vient d’enfoncer le clou récemment, le 2 avril, en assénant tranquillement, durant un entretien télévisé : « Il faut que les gens oublient la question de la démocratie. La démocratie, c’est pas pour nous. » Le Monde
Mali-Mauritanie : la forêt de Wagadou, sanctuaire jihadiste au cœur des tensions
À la frontière entre le Mali et la Mauritanie, cette zone difficilement contrôlable sert de refuge aux groupes armés. Outre les limites des stratégies sécuritaires déployées, elle cristallise aussi les dissensions entre Bamako et Nouakchott. … Le communiqué de Bamako a suscité l’ire de Nouakchott. Mi-mars, l’armée malienne a affirmé que, dans la nuit du 13 au 14 mars, deux de ses soldats étaient parvenus à s’échapper d’un camp de réfugiés situé en Mauritanie où ils étaient retenus après avoir été enlevés par des jihadistes. Jeune Afrique
Libye: Le pays adopte un budget des dépenses publiques unifié pour la première fois depuis treize ans
La mission d’appui des Nations-unies en Libye (Manul) a salué l’accord pour unifier les dépenses publiques à l’échelle de la Libye, divisée entre deux organes législatifs. L’accord a été signé, samedi 11 avril, une première depuis 2013. L’accord obtenu sous l’égide des États-Unis a été salué par la Banque centrale libyenne. Cette étape « reflète un progrès réel vers l’unification de la politique budgétaire et le renforcement de la bonne gestion des dépenses publiques », a déclaré la Banque centrale libyenne. Elle estime que ce nouvel accord renforcera la stabilité financière du pays. Ce consensus a été obtenu, suite à plusieurs réunions qui ont eu lieu, ces derniers mois, en présence de Massad Boulos, le conseiller spécial du président américain pour l’Afrique et le Moyen-Orient. RFI
“Survivre à Boko Haram” : au Nigeria, trois femmes racontent le calvaire de leur captivité
Aisha, Juliana, Hauwa. Trois prénoms, trois récits souvent escamotés. Dans son article titré “Survivre à Boko Haram”, le site nigérian The Republic livre un reportage au long cours sur ces invisibles qui font les gros titres des médias internationaux lors d’opérations d’enlèvements de masse du groupe djihadiste Boko Haram, tout en étant inaudibles. Un samedi soir d’avril 2014, Aisha cuisinait un ragoût, “le plat préféré de ses enfants”, lorsque les insurgés du groupe djihadiste ont mené un assaut dans son village de Gamboru Ngala, dans l’État du Bornou, dans le nord-est du Nigeria. Elle n’a alors pas eu le temps de fuir. Son frère a été tué sous ses yeux. Aisha, à l’instar d’autres villageoises de Gamboru Ngala, a été faite prisonnière. Elle a atterri dans un camp, avec de nombreuses autres captives, puis a été conduite dans une tente. “Un homme grand et barbu est entré. Il lui a dit qu’il était le commandant des insurgés de Boko Haram et qu’elle serait désormais sa femme. ‘Chaque nuit, ils venaient me chercher dans la pièce, et il me violait’, se souvient Aisha”, écrit The Republic. Courrier international
Le pape en Algérie sur les traces de saint Augustin, évêque africain et penseur chrétien
Élu en mai 2025, Léon XIV s’était réclamé haut et fort, dans son premier discours depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre à Rome, de saint Augustin, affirmant être l’un de ses « fils, un augustinien ». Il est en effet entré à l’âge de 22 ans dans l’ordre de Saint-Augustin, dont il a été prieur général de 2001 à 2013, avant de devenir cardinal, puis pape. Comme le souligne le cardinal Jean-Paul Vesco, archevêque d’Alger, qui l’a invité dès le jour de son élection, Léon XIV est façonné par la spiritualité augustinienne. « Pour lui, saint Augustin est très important. Il le cite beaucoup. Il est déjà venu par deux fois en Algérie quand il était prieur général de cet ordre », explique-t-il. « Il ne vient pas pour faire un pèlerinage, mais c’est une figure qui le touche à titre personnel ». « Beaucoup de ses citations proviennent de saint Augustin, alors qu’il pourrait se référer à d’autres pères de l’Église ou d’autres théologiens. Il est clair qu’il a une place importante dans son univers de pensée à lui et dans sa construction », ajoute le cardinal. France24
