Revue de Presse du 12 septembre 2017

18 morts dans un attentat en Egypte
Dix-huit personnes ont été tuées dans un attentat contre un convoi de l’armée égyptienne lundi dans le nord du Sinaï en Egypte. L’ attaque contre des forces de sécurité a été revendiquée par le groupe Etat islamique (EI). Des sources médicales et sécuritaires ont fait état d’un bilan de 18 morts. Selon le ministère de l’Intérieur égyptien, une voiture a explosé au passage d’un convoi des forces de sécurité dans la ville de Bir al-Abed, dans le nord de la péninsule du Sinaï. BBC

La France appelle Déby à organiser les législatives
La France a appelé lundi le président tchadien Idriss Déby à annoncer « prochainement » un calendrier pour les élections législatives. Au pouvoir depuis 1990 et réélu pour un cinquième mandat en avril 2016 à l’issue d’un scrutin contesté; Idriss Déby avait repoussé les législatives sine die en février dernier. Le chef de l’Etat avait déclaré que les élections législatives n’auraient pas lieu avant 2019 en raison d’un manque de moyen. « Les élections législatives sont un moment important dans la vie démocratique. Nous espérons à cet égard que les autorités tchadiennes, dont c’est la responsabilité exclusive, seront en mesure d’annoncer prochainement un calendrier », a déclaré une porte-parole du ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. BBC

Diplomatie tchadienne au Qatar : marche arrière toute !
Le communiqué tchadien du ministre des affaires étrangères daté du 23 août ne laisse aucune place au dialogue. Le président Idriss Déby ferme son ambassade au Qatar, pays où il avait pourtant fait le choix d’ouvrir une représentation en 2010. Les diplomates qataris à N’Djamena ont été également invités à quitter le sol tchadien sous dix jours. L’ambassadeur tchadien avait déjà été rappelé à N’Djamena dès les premiers jours de la crise qui secoue la péninsule Arabique depuis le mois de juin. L’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis – suivis par l’Egypte et Bahreïn – accusent le Qatar de soutenir le terrorisme et organisent un blocus terrestre de la péninsule gazière. Tous ces Etats ont également rappelé leur ambassadeur respectif en poste à Doha. Le Monde

Togo: report du sommet Israël-Afrique
Au Togo, pour la première fois, un sommet Israël-Afrique, qui devait marquer le rapprochement entre Israël et bon nombre de pays africains, devait se tenir le mois prochain, entre le 23 et le 27 octobre, mais ce sommet a finalement été reporté à une date non déterminée. Officiellement, c’est la situation politique interne au Togo qui a conduit à cette décision, mais des pressions de l’Afrique du Sud et de pays maghrébins ne seraient pas non plus totalement étrangères à cette décision. Pas question, toutefois, pour Israël, d’y voir un revers diplomatique. Le pays affirme continuer à renforcer ses liens avec le continent. RFI

L’opposition togolaise suspend la séance au Parlement
Les députés de l’opposition ont réclamé mardi une suspension immédiate de la session parlementaire extraordinaire, qui n’abordera pas l’avant projet de loi de réforme constitutionnelle prévoyant une limitation de mandats présidentiels, selon l’ordre du jour. Au Togo, les opposants prennent d’autres actions. Après avoir passé déjà plusieurs jours dans les rues, c’est au Parlement qu’ils ont décidé d’aller pour se faire entendre. Mardi, l’opposition a demandé la clôture de la session aussitôt ouverte, ce qui a entraîné la suspension de la séance au Parlement. VOA

De multiples rébellions continuent de disloquer le Soudan du Sud
Dans le quasi-huis clos médiatique imposé par le gouvernement sud-soudanais pour dissimuler les horreurs d’une interminable guerre civile, les clichés réalisés par le photoreporter de Reuters, Goran Tomasevic, ne sont pas si fréquents. Ils montrent la veillée d’armes de combattants rebelles prêts à attaquer une localité tenue par les forces gouvernementales, non loin de la frontière avec l’Ouganda et la République démocratique du Congo. Scènes de guerre ordinaire, est-on tenté de dire, dans ce pays qui n’en finit plus de se disloquer, six ans seulement après la déclaration de son indépendance, ponctuant, déjà, plusieurs décennies de combats. Ce jour-là, le 26 août, les rebelles lancèrent un assaut de fortune contre la ville de Kaya et trois autres villes de la région simultanément. On dénombrera quinze morts parmi les rebelles, plus celle du jeune journaliste américain, Christopher Allen, âgé de 26 ans. Le Monde

L’Union africaine veut peser dans la résolution de la crise libyenne
Une réunion du comité de l’Union africaine sur la Libye, la quatrième du genre, a eu lieu ce week-end à Brazzaville. Elle s’est déroulée sans le maréchal Haftar, mais avec le Premier ministre libyen Fayez al-Sarraj, en présence de l’émissaire spécial de l’ONU pour la Libye, Ghassan Salamé. Une réunion qui a mis en lumière la volonté de l’Union africaine de peser de tout son poids et de ne plus être tenue à l’écart des autres interventions extérieures sur le dossier. RFI

Pétrole: les pratiques opaques du Suisse Gunvor au Congo-Brazzaville
« Pétrole, cash et détournements : les aventures d’un négociant suisse à Brazzaville », c’est le titre du nouveau rapport de Public Eye. L’ONG Suisse y décortique les méthodes du négociant en pétrole helvétique Gunvor, actuellement sous le coup d’une procédure pénale en Suisse pour soupçon de blanchiment d’argent. Alors que l’instruction dans ce dossier se poursuit depuis 2011 dans le plus grand secret, Public Eye a enquêté de son côté et eu accès à de nombreux documents confidentiels qui permettent de retracer la façon dont Gunvor a réussi à pénétrer le marché congolais. RFI

Dans la tourmente, les observateurs électoraux se défendent au Kenya
Accusés d’avoir trop rapidement donné leur bénédiction à uneprésidentielle entachée d’irrégularités, les observateurs électoraux internationaux déployés au Kenya sont vilipendés de toutes parts depuis l’invalidation en justice de la réélection du président Uhuru Kenyatta. Les intéressés se défendent toutefois d’avoir avalisé l’ensemble du processus électoral et tentent, appuyés par certains analystes, de décrypter cette controverse, admettant une communication ambigüe tout en regrettant une simplification de leur message par les médias, par un public kényan très polarisé et par une opposition combative. La polémique débute le 10 août, deux jours après la présidentielle. VOA

Madagascar: Révision constitutionnelle – Une concertation nationale réclamée
Les réactions sont mitigées face à l’éventualité d’une révision de la Constitution. Pour ceux qui martèlent cette option depuis plusieurs mois, une concertation nationale est la condition préalable mise en avant. Ratisser large. L’existence de discussions pour la révision de la Constitution, révélée par Hery Rajaonarimampianina, président de la République, à Londres, n’a pas laissé de marbre l’opinion publique. Les entités qui plaident pour cette option depuis plusieurs mois, notamment, ont accueilli l’information avec circonspection. La revendication d’une concertation nationale préalable à un référendum constitutionnel commence à se faire entendre. Le Cercle de réflexion pour l’avenir de Madagascar (CREM), est le premier à avoir décoché, hier. Dans un communiqué de presse, cette entité parmi les plus ferventes revendicatrices de la rétrocession des îles éparses, a indiqué que, dans l’éventualité où l’État compte s’engager à retoucher la loi fondamentale, le CREM appelle les décideurs à organiser « dans les plus brefs délais un forum national pour la refondation et la reconstruction de Madagascar ». L’Express de Madagascar

Extrémisme : le PNUD pointe du doigt le dénuement et la marginalisation
La dernière étude du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), intitulée « Vers l’extrémisme en Afrique : facteurs, motivations et éléments déclencheurs du recrutement », est pleine d’enseignements. Le Programme des Nations unies pour le développement y plante clairement le décor : les actes de violence ou d’abus de pouvoir supposés de la part de l’État constituent souvent l’élément déclencheur de la décision de rejoindre un groupe extrémiste. Pour arriver à cette conclusion, l’organisme onusien a enquêté auprès de 495 recrues volontaires d’organisations extrémistes telles que al-Shabaab et Boko Haram. Il en ressort que le dénuement et la marginalisation, accentués par la faiblesse des pouvoirs publics, figurent parmi les principales raisons qui poussent les jeunes Africains vers l’extrémisme violent. Le Point

Centrafrique : huit morts et 28 000 personnes sans aide humanitaire à Batangafo
Médecins sans frontières, seule ONG encore présente à Batangafo, dans le nord-ouest de la Centrafrique, rapporte que huit personnes ont été tuées depuis jeudi dans cette localité, où 28 000 personnes n’ont plus aucune aide humanitaire. Huit personnes, dont sept civils, ont été tuées depuis jeudi à Batangafo, dans le nord-ouest de la Centrafrique, selon un bilan provisoire établi lundi 11 septembre par Médecins sans frontières (MSF), seule ONG encore présente dans cette localité où près de 30 000 personnes sont privées d’aide humanitaire. France 24

Cameroun: appel à la libération de prisonniers
Au Cameroun après la libération des leaders de la crise Anglophone, les patriarches du Mfoundi, un département de la région de Yaoundé, demandent que des Bétis détenus dans le cadre de l’opération épervier, opération de lutte contre les détournements de deniers publics soient eux aussi libérés . Dans une lettre de trois pages adressée au président camerounais Paul Biya, l’Association des patriarches Béti autochtones du Mfoundi estime que les Beti écroués pour détournement des fonds publics ne méritent pas plus la prison que les contestataires anglophones « qui ont brûlé les emblèmes nationaux ». Selon eux, l’unité et la paix du Cameroun ne peuvent se faire « sans le Mfoundi et sans la région du Centre ». BBC

L’étrange expulsion de Tunisie du prince marocain Moulay Hicham
Pourquoi et à la demande de qui ? Les motifs de l’expulsion de Tunisie du prince marocain Moulay Hicham, cousin du roi Mohammed VI et opposant au monarque, restaient, plusieurs jours après les faits, mystérieux. L’homme a été expulsé vendredi 8 septembre de Tunis par des policiers, sans qu’aucune explication ne lui ait été donnée. Surnommé « le prince rouge » pour ses prises de position très critiques vis-à-vis de la monarchie marocaine, Moulay Hicham Al-Alaoui vit depuis 2002 aux Etats-Unis. En Tunisie, il devait participer, à l’ouverture dimanche du séminaire hébergé par un hôtel de Gammarth, à un panel de discussion sur le thème des « tendances démocratiques au Moyen-Orient ». Des intellectuels de renommée mondiale, tels Francis Fukuyama, Larry Diamond ou l’Irano-Américain Abbas Milani, figuraient parmi les autres invités de la rencontre. Le Monde



Photo: Adam Jones