Revue de Presse du 12 octobre 2018

Avec Louise Mushikiwabo, l’Afrique reprend les rênes de la Francophonie
La Francophonie, réunie à Erevan, a choisi de placer à sa tête la Rwandaise Louise Mushikiwabo. Cette nomination, contestée à cause des entorses du Rwanda aux droits de l’Homme, consacre le retour de l’Afrique à la tête de l’OIF. La grand-messe de la Francophonie a désigné vendredi 12 octobre sa nouvelle cheffe : la Rwandaise Louise Mushikiwabo. Sa nomination pour quatre ans à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) consacre le « retour » de l’Afrique – l’organisation avait toujours été dirigée par des Africains avant la Canadienne Michaëlle Jean – et entérine le rôle incontournable du continent comme locomotive de la Francophonie. « L’épicentre de la langue française est sans doute dans le bassin du fleuve Congo », a ainsi répété le président français Emmanuel Macron.  France 24

Cameroun : trois candidats demandent l’annulation du scrutin présidentiel
Le Conseil constitutionnel a affiché jeudi 11 octobre les requêtes des trois principaux candidats à l’élection présidentielle. Maurice Kamto, qui avait revendiqué sa victoire dès le lendemain de l’élection, a déposé une « requête en annulation partielle des opérations électorales ». Joshua Osih candidat du principal parti d’opposition, le Social Democratic Front (SDF), et Cabral Libii, le plus jeune des candidats, ont quant à eux introduit des recours en annulation totale du scrutin. Le Conseil doit examiner ces requêtes et donner son verdict avant la proclamation des résultats du scrutin, au maximum deux semaines après l’élection. Jeune Afrique

Cameroun: la vie reprend son cours en zone anglophone 
Une opération « villes mortes » avait été décrétée par les sécessionnistes le 1er octobre dernier, en marge de la célébration du premier anniversaire de l’indépendance de la République virtuelle d’Ambazonie. Elle avait respectée à 98% par la population de la région du Nord-Ouest. « Bamenda doit continuer d’exister, nous sommes fatigués de vivre au ralenti ! », s’exclame Peter. Résidant au centre-ville, il est heureux de pouvoir à nouveau vaquer à ses occupations de mototaxi. Après douze jours d’arrêt, il a fortement besoin de rentrées d’argent pour subvenir aux besoins de sa famille. RFI

Soudan: la « liste noire » de Washington, frein à la relance économique
Il y a un an, l’homme d’affaires soudanais Samir Gassim accueillait avec joie la levée des sanctions américaines contre le Soudan mais, depuis, la morosité persistante de l’économie l’a forcé à licencier des dizaines d’employés. « Notre usine (de Khartoum) ne fonctionne plus à présent que huit heures par jour au lieu de 24 heures sur 24 », a confié à l’AFP ce fabriquant de produits alimentaires et de boissons. Le 12 octobre 2017, la levée de sanctions imposées par Washington avait suscité un espoir de relance économique dans ce grand pays d’Afrique. Mais plusieurs hommes d’affaires soudanais estiment que la décision de Washington de maintenir malgré tout leur pays sur sa liste noire des « Etats soutenant le terrorisme », ainsi que des « opportunités manquées » de réformes, ont empêché le redressement tant espéré.  TV5

RDC: afflux de réfugiés congolais expulsés d’Angola
Entre 52 000 et 78 000 personnes ont traversé la frontière angolaise en dix jours, selon les chiffres collectés par le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR). Des Congolais en situation irrégulière expulsés d’Angola parfois manu militari. Beaucoup de jeunes hommes, mais aussi des femmes et des enfants qui souvent ont tout perdu et ne savent pas où aller. Sur place les ONG alertent les autorités sur une situation qui pourrait devenir intenable. On se croirait à Kinshasa. Voilà ce que l’on se dit à Kamako, petite localité au bord de la frontière angolaise, tant les rues sont pleines. Généreuse Marie Ngonza est arrivée il y a deux jours avec son mari et sa fille. Elle a quitté Lucapa, à 150 kilomètres de là, comme beaucoup d’autres expulsés. Les premiers ont dû faire la route à pied, d’autres sont monté dans des bus ou même des camions de marchandises. RFI

Élections en RDC : l’opposition appelle à des marches de protestation
L’opposition congolaise a appelé jeudi à des marches de protestation le 26 octobre, à moins de deux mois des élections prévues le 23 décembre 2018. Elle continue de dénoncer l’utilisation des machines à voter et demande le nettoyage du fichier électoral « d’au moins 10 millions d’inscrits sans empreintes digitales ». Dans une déclaration, l’opposition a condamné « le comportement non-conciliant et pour le moins méprisant du président de la commission électorale » envers les candidats à l’élection présidentielle à l’occasion d’une réunion mercredi. Jeune Afrique

Buhari lance un ultimatum aux ‘fraudeurs’ fiscaux nigérians
Muhammadu Buhari refuse que le Nigeria soit une cachette pour les fraudeurs fiscaux. Le président nigérian Muhammadu Buhari a menacé ses compatriotes qui détiennent des avoirs à l’étranger de les déclarer sous peine de poursuites. Dans le cadre de sa lutte contre la corruption, le président a donné 12 mois aux nigérians pour s’inscrire dans le cadre du Voluntary Offshore Assets Regularization Scheme. Le président a tweeté qu’il n’y aura « pas de cachette » pour ceux qui tentent de dissimuler leur richesse offshore. BBC

L’Ethiopie crée un ministère de la paix
Le pays de la corne de l’Afrique dédie un ministère à la paix. Dans les pays de la corne de l’Afrique, il existe des ministères dédiés à la Défense, mais ce n’est pas souvent qu’un gouvernement crée un ministère dédié à la paix. Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed espère changer la donne. Dans sa tentative de réforme du gouvernement, il a réduit le nombre de ministères de 28 à 20 mais il en a créé un nouveau : le ministère de la paix. Depuis son arrivée au pouvoir en avril, le premier ministre a apporté des changements radicaux, notamment en faisant la paix avec l’Érythrée, l’ennemi de longue date du pays. BBC

Municipales en Côte d’Ivoire, grand test avant la présidentielle de 2020
Plus de 6 millions d’Ivoiriens sont appelés à voter samedi à des élections municipales et régionales dont le principal enjeu sera de mesurer les forces en présence et notamment les membres de l’ex-coalition au pouvoir, avant la présidentielle de 2020. « Chacun va se compter, savoir qui est avec qui et qui fait quoi, avant les élections présidentielles de 2020 », explique à l’AFP le politologue ivoirien Jean Alabro. Principalement composée du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) de l’ancien président Henri Konan Bédié et du parti du président Alassane Ouattara, le Rassemblement des républicains (RDR), la coalition au pouvoir, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), a explosé.  VOA

Au moins 34 morts dans un glissement de terrain en Ouganda
Au moins 34 personnes ont été tuées dans un glissement de terrain provoqué par de fortes pluies dans l’est de l’Ouganda, au pied du Mont Elgon, non loin de la frontière avec le Kenya. « Je peux confirmer que 34 personnes sont mortes », a déclaré à l’AFP Irene Nakasiita, une porte-parole de la Croix-Rouge ougandaise. « Nous devons attendre que soit réalisée une évaluation afin de savoir combien de personnes sont portées disparues ». Les circonstances exactes dans lesquelles s’est produite la catastrophe qui a touché jeudi la localité de Bukalasi, au pied du Mont Elgon, restent pour l’heure peu claires.  VOA

Décès du Sud-Africain Pik Botha, chef de la diplomatie sous l’apartheid
L’ancien chef de la diplomatie sud-africaine pendant l’apartheid Roelof « Pik » Botha, qui a ensuite servi le gouvernement du président noir Nelson Mandela, est décédé à l’âge de 86 ans à Pretoria, ont rapporté vendredi les médias locaux. Son fils Piet Botha a confirmé au groupe de presse News24 que l’ancienne figure du pouvoir raciste était mort dans son sommeil dans la nuit de jeudi à vendredi. « Son épouse Ina était à ses côtés. Il était malade depuis trois semaines », a-t-il déclaré. Pik Botha fut la vitrine internationale du régime ségrégationniste pendant dix-sept ans, au poste de ministre des Affaires étrangères de 1977 jusqu’à l’avènement de la démocratie en 1994. TV5

Le plus ‘jeune milliardaire’ d’Afrique kidnappé
L’homme le plus riche d’Afrique de l’Est, Mohammed Dewji âgé de 43 ans a été kidnappé. Il serait le plus jeune milliardaire du continent et a été enlevé à Dar es Salaam, selon la police. M. Dewji, un passionné de fitness, a été enlevé par quatre hommes masqués à l’extérieur d’une salle de sport chic d’un hôtel dans un quartier aisé de la capitale commerciale de la Tanzanie, où il se rendait pour son entraînement de routine du matin. Selon le commissaire régional de Dar es Salaam, Paul Makonda, deux des agresseurs seraient des ressortissants étrangers. Il a également indiqué que trois personnes ont été arrêtées en relation avec l’incident. BBC



Photo: Adam Jones