Revue de Presse du 11 octobre 2017

Kenya : le leader de l’opposition Raila Odinga se retire de l’élection présidentielle
L’opposant kényan Raila Odinga a annoncé, mardi, son retrait de l’élection présidentielle du 26 octobre, organisée à la suite de l’invalidation en justice de la réélection du président sortant Uhuru Kenyatta. Le candidat de l’opposition kényane, Raila Odinga, a annoncé mardi 10 octobre qu’il se retirait de l’élection présidentielle du 26 octobre. « Dans l’intérêt des Kényans, de la région et plus largement du monde, nous estimons que le mieux sera que la National Super Alliance (la Coalition de l’opposition, NDLR) soit absente de l’élection présidentielle prévue le 26 octobre 2017 », a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse. France 24

Libération de Djibril Bassolé au Burkina Faso
Le général Djibril Bassolé a bénéficié d’une liberté provisoire. Il est sorti de prison mardi soir, a appris VOA Afrique à Ouagadougou. Le très influent ancien ministre burkinabè des Affaires étrangères était incarcéré depuis 2015 , à cause de son implication présumée dans la tentative de coup d’Etat manqué, à partir des écoutes téléphoniques entre lui et Guillaume Soro, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne. VOA

Elections au Liberia: un vote qui a fortement mobilisé
Plus de deux millions de Libériens étaient aux urnes appelés mardi 10 octobre pour élire leurs parlementaires mais surtout choisir qui succédera à la présidente Ellen Johnson Sirleaf. Vingt candidats sont en lice, dans un scrutin très ouvert qui pourrait constituer la première transition démocratique dans ce pays. Le vote s’est déroulé dans le calme et a fortement mobilisé les électeurs, à en croire le président de la commission électorale qui a estimé que la participation avait été « très forte », sans toutefois donner de chiffre. RFI

Libéria: résultats attendus de la présidentielle de l’après-Sirleaf
Les Libériens attendaient mercredi les premiers résultats de la présidentielle, tenue la veille dans le calme, qui doit désigner pour six ans le successeur d’Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue chef d’Etat en Afrique et prix Nobel de la paix 2011. La Commission électorale nationale (NEC) doit annoncer dans l’après-midi les premiers résultats du scrutin, qui conclut un processus historique de transfert démocratique des pouvoirs après les deux mandats remportés par Mme Sirleaf depuis 2005. Parmi les favoris, sur une vingtaine de candidats, figure le sénateur George Weah, légende du football africain, battu par Mme Sirleaf au second tour en 2005, puis comme candidat à la vice-présidence en 2011. En lice également, le vice-président Joseph Boakai, l’avocat et vétéran de la politique Charles Brumskine et les puissants hommes d’affaires Benoni Urey et Alexander Cummings. TV5

Au Rwanda, l’armée est accusée de recourir à la torture sur des suspects
L’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) a accusé l’armée rwandaise de recourir à la torture pour extorquer des aveux à des suspects détenus illégalement, dans un rapport publié mardi 10 octobre. HRW affirme avoir documenté 104 cas de personnes détenues illégalement et, pour une majorité d’entre elles, victimes d’actes de torture – bastonnades, décharges électriques, simulacres d’exécution –, dans les centres de détention de l’armée rwandaise entre 2010 et 2016, selon le rapport de 102 pages intitulé « Nous t’obligerons à avouer : torture et détention militaire illégale au Rwanda ».  Le Monde

Moïse Katumbi annonce son retour en RD Congo au mois de décembre
Il était des leaders africains invités au forum sur l’Afrique organisé par le Financial Times ce lundi à Londres. Moïse Katumbi, leader de l’opposition en République démocratique du Congo, en a profité pour ouvrir une brèche sur la situation politique de son pays et annoncer son retour. Un retour que l’opposant au régime de Kinshasa prévoit pour décembre 2017 et présente comme la fin de l‘ère de Joseph Kabila. “Le seul homme dont Kabila a peur dans le pays, c’est moi”, a-t-il lancé aux journalistes présents à Londres. “Chaque jour, chaque minute, chaque seconde que Kabila passe au pouvoir, le Congo perd quelque chose. Son mandat est achevé”, a-t-il ajouté. Africa News

Côte d’Ivoire : le chef du protocole de Guillaume Soro interpellé 
Souleymane Kamarate, chef du protocole du président de l’Assemblée Nationale, Guillaume Soro, a été écroué lundi à Abidjan. Il a été envoyé en prison après son audition dans le cadre de la découverte en mai dernier d’une cache d’armes lors d’une mutinerie à Bouaké, dans le centre du pays.  »Une information judiciaire a été ouverte contre lui pour complot contre l’autorité de l’Etat », selon le procureur. Dimanche, ses camarades de l’Alliance des Forces Nouvelles avaient publié un communiqué dans lequel ils se réservent le droit de  »lancer des mots d’ordre afin de préserver les libertés des Ivoiriens acquises de haute lutte », selon leur porte-parole Sekongo Félicien. BBC

RCA: prudentes réactions après l’accord entre groupes armés du centre
L’accord signé lundi 9 octobre entre les principaux groupes armés du centre de la RCA fait réagir. En ayant décrété une cessation des combats, la levée des barrières et en tenant un discours de paix, les seigneurs de guerre ont surpris. Mais avant tout, à Bangui, on demande à voir. L’accord signé lundi à Ippy entre les principaux groupes armés de la Ouaka et de la Haute-Kotto ne plaît déjà pas à tout le monde. Azor Khalit, en guerre ouverte à Bria contre son rival interne au FPRC Abdoulaye Hissène, qui est initiateur et signataire de l’accord, estime qu’il n’est pas concerné par ce cessez-le-feu. RFI

Nouveaux combats entre FARDC et Maï-Maï Malaika à Shabunda
De violents combats opposent depuis le dimanche 8 octobre les FARDC aux miliciens du groupe Malaika en territoire de Shabunda (Sud-Kivu). Des sources officielles avancent le bilan de quelques militaires loyalistes blessés et d’autres portés disparus. Mais l’armée régulière a réussi à repousser les assaillants vers la province du Maniema d’où ils étaient venus. Ce sont les éléments Maï-Maï du groupe Malaika, venus du territoire de Kabambare, qui ont attaqué les FARDC à Shabunda dans les localités de Nepanepa et Matala. Les affrontements se seraient poursuivis jusque ce mardi 10 octobre dans la chefferie de Wakabangu 1er. Des sources militaires affirment que ces miliciens combattent avec des armes calibre 12 et bénéficient de l’appui des populations des localités sous leur contrôle, notamment à Kalabula. She Omari, leader du mouvement Malaika, serait aussi en coalition avec le groupe de Jean Musumbu, fondateur du mouvement Raia Mutomboki dans le territoire de Shabunda. Radio Okapi

Contestation au Togo : pourquoi l’opposition refuse l’option du référendum pour l’adoption des réformes
Près d’une semaine après les dernières manifestations des 4 et 5 octobre, la coalition des partis de l’opposition a tenu ce mardi une conférence de presse pour faire le point sur l’évolution de la situation politique. Une marche sur les bureaux de la Cedeao à Lomé est annoncée pour le mercredi 18 octobre. La coalition des 14 partis de l’opposition a organisé ce mardi 10 octobre une conférence de presse à Lomé pour faire le point sur l’évolution de la situation politique. De cette conférence, une décision à retenir : l’organisation d’une marche vers les bureaux de la Cedeao, à Lomé. « Nous annonçons une marche le 18 octobre. Une marche qui ira vers les bureaux de la Cedeao de Lomé pour leur dire que nous ne sommes pas d’accord avec le référendum », a indiqué Brigitte Adjamagbo Johnson. Aussi, « la coalition a décidé de ne pas rencontrer la mission de l’Organisation internationale de la Francophonie ». Jeune Afrique

Togo: l’opposition refuse de rencontrer les médiateurs de l’OIF
L’opposition togolaise refuse de rencontrer la mission de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) car selon elle « la chef de mission a joué un rôle dans la crise à travers ses prises de position ». Le reportage de Nicolas Agbossou, correspondant de BBC Afrique à Lomé. BBC

« Paul Biya est le principal obstacle à la réconciliation au Cameroun »
Après la déclaration symbolique d’indépendance du mouvement sécessionniste ambazonien au Cameroun, le 1er octobre, et la répression qui a accompagné les manifestations qui se sont déroulées dans différentes localités des régions anglophones, la question qui se pose au peuple camerounais est celle de savoir jusqu’où il est prêt à aller pour sauvegarder « la paix », idée centrale dans la mythologie politique camerounaise ? Pour l’heure, le consensus est que le « dialogue » serait la solution au « problème anglophone ». Que cette option fasse l’unanimité révèle l’ampleur de l’impasse dans laquelle se trouve le pays. Le 6 octobre, Fame Ndongo, secrétaire à la communication du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, parti au pouvoir), déclarait au micro de RFI que « le dialogue a eu lieu ». Il confirmait en outre que « la forme de l’Etat est non négociable », et il réduisait les acteurs de la revendication anglophone à une « minorité d’extrémistes ». Le Monde

En Afrique, Erdogan veut la peau des écoles Gülen
En Afrique, des dizaines d’écoles prestigieuses affiliées au mouvement Gülen ferment ou sont reprises en main. Erdogan tient ce prédicateur pour responsable du putsch raté de juillet 2016 en Turquie. El Fatih au Maroc, Horizon au Mali, Yavuz Selim au Sénégal… Depuis le putsch raté de juillet 2016 en Turquie, les écoles africaines affiliées au mouvement de l’imam Fethullah Gülen subissent le courroux d’Ankara. Le président Recep Tayyip Erdogan, qui tient le penseur religieux exilé aux États-Unis pour responsable du coup de force, martèle à chaque visite diplomatique que l’organisation güleniste ne doit plus exercer son influence. France 24



Photo: Adam Jones