Revue de Presse du 1er juillet 2016

Cameroun: onze tués dans un attentat-suicide portant la marque de Boko Haram
Un nouvel attentat-suicide portant la marque de Boko Haram a fait onze morts dans la nuit de mercredi à jeudi au Cameroun, démontrant que les islamistes nigérians gardent la capacité de mener des opérations meurtrières même affaibli par une série d’offensives des armées de la région. Cette attaque porte à 480 le nombre de victimes civiles dues à Boko Haram dans le nord du Cameroun en un an, a indiqué Amnesty International. « Un kamikaze de Boko Haram s’est fait exploser dans la nuit à Djakana », localité de la région de l’Extrême-Nord, à la frontière du Nigeria, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire s’exprimant sous couvert d’anonymat. TV5

Kenya. Deux autocars mitraillés près de la frontière avec la Somalie
Deux autocars ont été attaqués vendredi au Kenya, près de la frontière somalienne. Six personnes sont mortes dans l’attaque. Six personnes au moins sont mortes vendredi au Kenya dans l’attaque de deux autocars près de la frontière somalienne, rapporte un responsable régional. Les deux véhicules ont été criblés de balles, a précisé Fredrick Shisia, commissaire du comté de Mandera où s’est produite l’embuscade. Ouest France

Près de 500 civils tués en un an par Boko Haram au Cameroun, selon Amnesty International
Amnesty International comptabilise les victimes de l’attaque perpétrée jeudi par un jeune kamikaze qui s’est fait exploser à Djakana, un quartier de la ville de Limani, dans le nord du Cameroun, près de la frontière avec le Nigeria. Le gouverneur de la région, Midjiyawa Bakari, a parlé d’un bilan provisoire de 11 morts et 4 blessés, précisant que les blessés avaient été évacués sur deux hôpitaux de la région. Selon Amnesty International, cette attaque porte à au moins 480 le nombre de civils tués depuis que Boko Haram a intensifié ses attaques au Cameroun et a commencé à cibler délibérément les civils dans des attentats-suicides. VOA

Moïse Katumbi accuse Kabila de vouloir plonger le pays dans une « crise plus grave »
L’opposant congolais Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle, a accusé jeudi le président Joseph Kabila d’entretenir le « flou » autour de son avenir politique, estimant que cette attitude risque d’enfoncer la République démocratique du Congo dans une « crise plus grave ». Dans son message à la Nation, M. Kabila avait l’opportunité d’apporter « des garanties concrètes à l’organisation de l’élection présidentielle » et  » l’obligation de rassurer sur son départ le 19 décembre 2016″, a déclaré M. Katumbi dans un communiqué. « Cette opportunité ratée et le flou entretenu par [son] discours risquent au contraire d’enfoncer notre pays dans une crise plus grave », a -t-il ajouté, faisant allusion au message du chef de l’Etat diffusé par la télévision publique à la veille de la fête nationale commémorant l’indépendance du pays, le 30 juin 1960. VOA

Le Brexit risque de causer un déficit de 145 millions d’euros pour les ONG britanniques
En 2015, les ONG britanniques ont reçu 145 millions d’euros de l’office humanitaire de la Communauté européenne (ECHO). Lorsque le Royaume-Uni quittera effectivement l’Union européenne (UE), les organismes à but non lucratif immatriculés dans ce pays ne pourront plus bénéficier de ces financements. Le budget annuel de l’ECHO risque lui aussi de se réduire en l’absence de contribution du Royaume-Uni. IRIN

Cote d’Ivoire: La CPI, un solution pour la crise ivoirienne ?
« Seul Alassane Ouattara peut poser des actes pour nous réconcilier, pas la CPI ». La crise politico-militaire en Côte d’Ivoire commence le 19 septembre 2002. Un début de solution se profile le 24 janvier 2003 avec la signature de l’accord de Linas-Marcoussis. Cependant, une brusque crispation en novembre 2004 remet en cause toutes les avancées obtenues. Une promesse de règlement final se dessine enfin avec la signature de l’accord politique de Ouagadougou le 4 mars 2007, avant d’être remis en cause à l’occasion de l’élection présidentielle ivoirienne de 2010. allAfrica

Égypte : l’État islamique revendique l’assassinat d’un prêtre copte dans le Sinaï
La branche égyptienne du groupe jihadiste État islamique (EI) a revendiqué l’attaque contre un prêtre copte égyptien tué par balle jeudi dans le nord de la péninsule du Sinaï, dans l’est de l’Égypte. Raphaël Moussa, 46 ans, a été mortellement atteint d’une balle dans la tête dans la localité d’al-Arich, a indiqué Boulos Halim, un porte-parole de l’Église. La victime venait d’assister à une messe et se trouvait près de sa voiture au moment de la fusillade. Le ministère de l’Intérieur a indiqué pour sa part que le prêtre a été tué par un inconnu après s’être rendu auprès d’un mécanicien pour réparer sa voiture. Dans un communiqué, la branche égyptienne de l’EI a revendiqué l’attaque, en affirmant que ses hommes avaient tiré sur le prêtre accusé de combattre l’islam. Jeune Afrique

Sénégal : « Wadexit », mode d’emploi
Le 24 juin, Karim Wade a bénéficié d’une grâce présidentielle et s’est immédiatement envolé pour le Qatar. Pour Macky Sall, cette libération est un pari risqué… Il est sorti tout de blanc vêtu, en tenue traditionnelle, sa seconde peau depuis son incarcération, en avril 2013. Dans la nuit du 23 au 24 juin, vers 1 h 30, Karim Wade, 47 ans, a quitté la maison d’arrêt de Rebeuss, à Dakar, après y avoir séjourné trente-huit mois. À bord du véhicule banalisé du directeur de la prison, accompagné du directeur de l’administration pénitentiaire, il s’est d’abord rendu aux Almadies (la pointe ouest de la presqu’île du Cap-Vert), au domicile de Me Madické Niang, ancien ministre de son père et fidèle parmi les fidèles de la famille Wade. C’est là que l’a rejoint son principal avocat, Me Seydou Diagne. Jeune Afrique

Soudan du Sud: une commission dénonce un niveau de violences « épouvantable »
Le niveau actuel des violences dans certaines régions du Soudan du Sud, en violation de l’accord de paix, est « épouvantable », a dénoncé jeudi le responsable d’une commission de surveillance du cessez-le-feu lors d’une réunion à Juba, capitale du plus jeune pays du monde. « Les incidents récents et les combats ayant eu lieu dans différentes régions du pays sont des indications claires de la fragilité de la situation sécuritaire », a déclaré le général éthiopien Molla Hailemariam, qui dirige le Mécanisme de suivi du Cessez-le-feu et des Arrangements sécuritaires transitoires (CTSAMM). Le Soudan du Sud, indépendant depuis 2011, a plongé dans la guerre civile en décembre 2013. Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts – le bilan exact reste inconnu – et plus de 2,3 millions de déplacés. Un accord de paix a été signé le 26 août 2015, mais il n’a pas totalement mis fin aux combats. TV5

Soudan : la mission des Nations unies au Darfour renouvelée pour un an
Le Conseil de sécurité des Nations unies a renouvelé, mercredi 29 juin, le mandat de l’Opération hybride de l’Union africaine et des Nations unies au Darfour (Minuad), jusqu’au 30 juin 2017. Les quinze membres du Conseil de sécurité ont décidé à l’unanimité de prolonger le mandat de sa mission au Darfour. Dans sa résolution 2296, le Conseil de sécurité s’est dit « préoccupé par la persistance de l’insécurité au Darfour, imputable aux attaques menées par les groupes rebelles et les forces gouvernementales dans le djebel Marra ». Le Monde

Attentat de Ouagadougou : les autorités rompent le silence
Ces dernières semaines, les interpellations en lien avec l’attentat du 15 janvier s’étaient multipliées au Burkina Faso et les autorités n’en avaient livré que peu de détails. « Aujourd’hui, nous avons voulu rompre le silence », a déclaré en préambule le ministre de l’intérieur Simon Compaoré, lors d’une conférence de presse organisée ce jeudi 30 juin. Selon Simon Compaoré, quarante-neuf personnes ont été arrêtées dans le cadre de l’enquête, dont trois femmes. Trente-neuf de ces suspects ont été relâchés. Parmi les dix personnes demeurant entre les mains des autorités, « trois présentent un intérêt particulier pour l’enquête », a indiqué le ministre. Le Monde

Enquête : la banque franco-tunisienne et les quarante voleurs
Symbole extravagant du clientélisme et des passe-droits en vigueur sous le régime de Ben Ali, la Banque franco-tunisienne est au cœur d’un imbroglio judiciaire international depuis vingt-sept ans. Enquête sur un scandale qui pourrait coûter très cher aux contribuables. C’est l’histoire d’une banque « maudite » qui porte la poisse à ses actionnaires et à ses dirigeants successifs. Symbole extravagant du clientélisme et des passe-droits en vigueur sous le régime de Ben Ali, la Banque franco-tunisienne (BFT) est un défi aux sacro-saints ratios prudentiels et à toutes les règles de saine gestion. Jeune Afrique

Namibie : le premier génocide de l’Allemagne
Le pape François, récemment en visite en Arménie, a parlé du génocide perpétré par la Turquie en 1915 comme étant le « premier de l’histoire ». En réalité, le premier génocide de l’histoire eut lieu une décennie plus tôt, en Namibie, et il fut l’œuvre du IIe Reich allemand. TV5

Vidéo. Envoyé spécial. Erythrée, la terre des évadés
C’est l’un des pays les plus fermés au monde, et l’un des plus mystérieux : l’Erythrée serait la « Corée du Nord de l’Afrique » selon ses détracteurs. Coincée entre l’Ethiopie et le Soudan au bord de la mer Rouge, le pays ne connaît ni guerre ni famine. Pourtant, chaque mois, près de 5 000 de ses habitants risquent leur vie pour s’en échapper et trouver refuge en Europe. Que fuient-ils ? Un Etat construit autour d’un parti unique et d’un président inamovible, où un « service national » sans fin impose à chacun son métier et son salaire, sans espoir de changement. France TV info



Photo: Adam Jones