Guerre en RDC : nouvelle offensive du M23 et des troupes rwandaises
Le Mouvement du 23 mars (M23) et les troupes rwandaises ont lancé, mercredi 5 février, une nouvelle offensive dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), reprenant ainsi leur progression vers Bukavu, la capitale provinciale. Après avoir pris, le 27 janvier, Goma, capitale de la province voisine du Nord-Kivu, le M23 avait unilatéralement décrété un cessez-le-feu humanitaire censé entrer en vigueur le 4 février. Il avait ajouté n’avoir « aucune intention de prendre le contrôle de Bukavu ou d’autres localités ». Le groupe armé antigouvernemental et les troupes rwandaises ont initié, à l’aube, d’intenses combats contre les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans le Sud-Kivu, affirment des sources sécuritaires et humanitaires à l’Agence France-Presse (AFP). Ils se sont emparés de la cité minière de Nyabibwe, à environ 100 kilomètres de Bukavu et 70 kilomètres de l’aéroport provincial…Une demi-douzaine de cessez-le-feu et de trêves conclus entre les deux parties n’ont jamais été respectés dans ce conflit, qui dure depuis plus de trois ans. Des sources locales et militaires notaient, ces derniers jours, que l’armée congolaise comme le M23 et ses alliés rwandais étaient en train de se renforcer en troupes et en matériel dans la région. Le Monde avec AFP
RDC : mandat d’arrêt international lancé contre Corneille Nangaa
La Cour militaire de Kinshasa/Gombe a lancé, mercredi 5 février, un mandat d’arrêt international contre Corneille Nangaa Yobeluo, chef du groupe rebelle de l’Alliance du Fleuve Congo (AFC), soutenu par le Rwanda. Selon un document officiel signé par l’avocat général militaire près la Cour militaire , colonel magistrat Parfait Mbuta Muntu et relayé par l’Agence congolaise de presse (ACP), Corneille Nangaa est poursuivi pour plusieurs griefs dont des crimes guerre et des crimes contre l’humanité, l’insurrection, la tournure. Le même document stipule que « Nangaa Yobeluo soit arrêté en tous lieux qu’il se trouve et conduit sur le territoire de la RDC sous bonne garde et remis aux autorités compétentes ». La décision de cette instance judiciaire de Kinshasa intervient cinq jours après que les biens du chef rebelle ont été affectés au patrimoine public de l’Etat congolais, notamment à certains services de la justice civile et militaire. En août dernier, Corneille Naanga, ancien président de Commission électorale nationale indépendante (CENI), devenu chef rebelle avait été condamné à mort par la Haute Cour militaire. Radio Okapi
Dans l’ouest du Niger, dix soldats tués dans une embuscade
Une unité d’intervention de l’armée nigérienne était à la recherche de voleurs de bétail lorsqu’elle est tombée dans une embuscade, le 3 février. Dix soldats ont été tués dans la région de Tillabéri, dans l’ouest du Niger, près de la frontière avec le Burkina Faso, a confirmé l’armée deux jours plus tard. Le pays, et en particulier la zone en question (départements de Tera et de Bankilaré), est régulièrement confronté à des violences de la part de bandes jihadistes. L’attaque a « entraîné la perte de dix de nos vaillants frères d’armes », déplore l’armée dans son dernier bulletin des opérations. Elle a été perpétrée par un « groupe de criminels » dans la zone de Bankilaré, précise-t-elle…L’ouest du Niger est la cible de plusieurs groupes jihadistes. C’est également le lieu de passage de milliers de camions de fret du Niger, qui arrivent, chaque mois, du port de Lomé, au Togo, en passant par le nord du Burkina Faso, sous escorte des militaires des deux États voisins. Jeune Afrique avec AFP
Mali: six personnalités du début de la Transition croupissent en prison depuis plus de quatre ans
Au Mali, Kalilou Doumbia, ancien secrétaire général de la présidence, le colonel Kassoum Goïta, ancien chef de la Sécurité d’État, et quatre autres co-accusés croupissent en prison depuis l’automne 2021, il y a près de quatre ans et demi. Poursuivis pour « tentative de complot contre le gouvernement », les six hommes – trois civils, trois porteurs d’uniforme – ont subi des actes de torture. Certains d’entre eux sont actuellement malades. Aucune perspective de jugement proche, aucune perspective de libération provisoire : leurs avocats en appellent désormais à l’« humanité » des autorités de transition. Les six co-accusés avaient été enlevés, séquestrés et torturés par la Sécurité d’État avant que leur cas ne soit transmis à la Justice…Le point commun des six co-accusés, poursuivis pour « tentative de complot contre le gouvernement » : être considérés comme proches, ou anciens proches, de l’ancien président de Transition Bah N’Daw, renversé en mai 2021 par le second coup d’État militaire qualifié de « rectification » de la Transition, et qui avait permis le maintien au pouvoir des colonels putschistes -depuis devenus généraux. RFI
Cedeao : un bilan économique et sécuritaire préoccupant (Rapport)
Une création de richesse en « baisse » et un casse-tête sécuritaire de plus en plus élevés constituent des entraves à la croissance et à l’intégration communautaire. C’est le constat du rapport 2025 de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Ce document, la première édition sur les « Perspectives économiques » de l’organisation sous-régionale, a été rendu public le 4 février 2025 à Abuja. L’étude relève une baisse continue de la croissance qui résulte d’une « absence de transformation structurelle » dans la région, explique le chargé des programmes de Recherche et analyse de la politique économique de la Cedeao, Pr Felix Fofana N’Zue…Le rapport, conduit par la Commissaire aux affaires économiques et à l’agriculture, Massandjé Toure-Litsé, analyse les tendances économiques de la région ouest africaine depuis 2010…Le rapport met également en évidence les impacts de l’insécurité sur les performances économiques de la région ouest africaine. Ouestaf
Tunisie : déjà incarcéré, Rached Ghannouchi condamné à vingt-deux ans de prison supplémentaires
Les peines sont d’une sévérité inédite depuis la chute de Zine El-Abidine Ben Ali, l’ancien dictateur tunisien, renversé en janvier 2011. Mercredi 5 février, la deuxième chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a condamné à vingt-deux ans de réclusion criminelle Rached Ghannouchi, 83 ans, leader historique du parti islamo-conservateur Ennahda, dans l’affaire dite « Instalingo », un dossier de complot impliquant plusieurs figures politiques, sécuritaires et médiatiques. L’ancien président du Parlement avait déjà écopé d’un an d’emprisonnement pour avoir traité les policiers de « tyrans », et de trois ans de prison ferme pour financement étranger illicite, en mai 2023 puis février 2024…Cette salve de verdicts intervient dans un contexte de répression accrue des opposants et des voix critiques en Tunisie. Le Monde
En Tunisie, des peines réduites pour quatre créateurs de contenus accusés d’immoralité
La cour d’appel de Tunis a réduit les peines de quatre créateurs de contenu sur les réseaux sociaux Instagram et TikTok, condamnés en première instance jusqu’à plus de quatre ans de prison pour diffusion de propos obscènes, a annoncé, jeudi 6 février, leur avocat. Initialement condamnée à trois ans et six mois de prison, l’instagrameuse Lady Samara, qui compte plus d’un million d’abonnés, a vu sa peine réduite mercredi par la cour d’appel à trois mois d’incarcération, a précisé l’avocat Hammadi Henchiri. Les peines du couple de créateurs Afifa et Ramzi ont également été réduites à trois mois. En première instance, ils avaient été condamnés respectivement à dix-huit mois et trois ans et six mois de prison. En détention depuis plus de trois mois, ils ont tous les trois été libérés mercredi soir, après la décision de la cour d’appel. Le tiktokeur Khoubaib, dont la peine a été réduite de quatre ans et six mois à deux ans de prison, reste pour sa part incarcéré, selon Hammadi Henchiri. Le Monde avec AFP
Afrique du Sud : la fille de Jacob Zuma accusée de « terrorisme »
Duduzile Zuma-Sambudla, fille de l’ancien président sud-africain Jacob Zuma, est dans le viseur de la justice sud-africaine. Elle est accusée d’avoir incité aux violences urbaines qui ont fait 350 morts en 2021. La députée, qui dénonce un procès politique visant à affaiblir son père, aujourd’hui à la tête du parti d’opposition MK, rejette les accusations portées contre elle. La justice lui reproche d’avoir utilisé les réseaux sociaux pour exprimer son soutien à Jacob Zuma lors des troubles, des faits réprimés par la loi sud-africaine et pouvant être qualifiés d’actes de terrorisme. Duduzile Zuma-Sambudla, qui bénéficie du soutien de nombreux partisans, s’est rendue d’elle-même à la police le 30 janvier dernier. Après une première comparution, elle a été libérée sur avertissement. L’ affaire a été transférée à la Haute Cour de Durban, où elle comparaîtra le 20 mars prochain. Les violences de juillet 2021 avaient éclaté à Johannesburg et dans la province du KwaZulu-Natal, en réaction à l’incarcération de Jacob Zuma, condamné pour avoir refusé de témoigner dans une affaire de corruption. Africanews
France-Cameroun: des projets culturels et artistiques pour restituer le passé colonial et restaurer la mémoire
Une semaine après la présentation du rapport de la commission mixte pluridisciplinaire sur le rôle et l’engagement de la France au Cameroun dans la lutte contre les mouvements indépendantistes et d’opposition entre 1945 et 1971, Blick Bassy, co-président de la commission, était devant les médias à Yaoundé le 5 février. Il a notamment annoncé la vulgarisation de cette histoire sur une année, auprès du public camerounais et français à travers différents produits culturels…Blick Bassy, qui a supervisé l’aspect artistique de cette commission aux côtés de l’historienne française Karine Ramondy, estime que ce rapport est une opportunité pour les Camerounais de réhabiliter dans les manuels scolaires la mémoire des martyrs de la période pré et post-coloniale, souvent présentés comme des maquisards…La restitution artistique aura lieu entre 2025 et 2026. Elle se fera à travers des dessins animés, des livres et des documentaires, diffusés simultanément entre le Cameroun et la France. Pour rappel, à la fin des années 1950, la France a mené au Cameroun une « guerre » marquée par des « violences extrêmes », affirme un rapport d’historiens français et camerounais, qui a été remis mardi 28 janvier au président camerounais Paul Biya. RFI
Football : les groupes de la CAN 2025 sont désormais connus
Les groupes de la CAN 2025, organisée au Maroc, sont enfin dévoilés ! Cette édition, qui se tiendra du 21 décembre 2024 au 18 janvier 2025, promet des affrontements palpitants dans six villes marocaines : Agadir, Casablanca, Fès, Marrakech, Rabat et Tanger. Le Maroc, pays hôte et demi-finaliste de la Coupe du monde 2022, espère briller à domicile. Dans son groupe, il affrontera le Mali, la Zambie et les Comores, avec l’objectif de faire vibrer ses supporters. La Côte d’Ivoire, tenante du titre, héritera d’un groupe redoutable avec le Cameroun, quintuple champion d’Afrique, ainsi que le Gabon et le Mozambique. Le Nigeria, finaliste malheureux en 2023, jouera contre la Tunisie, l’Ouganda et la Tanzanie. Mohamed Salah et l’Égypte chercheront à s’imposer face à l’Afrique du Sud, l’Angola et le Zimbabwe. Le Sénégal, champion de 2021, affrontera la République démocratique du Congo, le Bénin et le Botswana. Enfin, l’Algérie, couronnée en 2019, se retrouvera face au Burkina Faso, à la Guinée équatoriale et au Soudan. Africanews