Revue de Presse du 3 août 2022

Les raisons de l’offensive de charme de la Russie en Afrique
Moscou tente d’augmenter son influence en Afrique sans y investir, une stratégie qui ne débouchera que si certains dirigeants voient en la Russie un moyen de retenir le pouvoir, quelle que soit la volonté des populations. Moins de 1% de l’investissement étranger direct en Afrique provient de la Russie. Substantiellement, la Russie apporte donc peu au continent. Mais la visite à haute visibilité du ministre russe des Affaires étrangères, alors même que la guerre de la Russie en Ukraine fait rage, démontre à quel point la Russie a besoin de l’Afrique. Une priorité pour le voyage de Lavrov en Égypte, en République du Congo, en Ouganda et en Éthiopie est de démontrer que la Russie n’est pas isolée sur la scène internationale, en dépit d’importante sanctions occidentales. L’objectif est de dépeindre la Russie comme une grande puissance non entravée, qui maintient des alliés partout dans le monde et avec laquelle les affaires peuvent se dérouler normalement. La Russie tente également de normaliser un ordre international selon lequel la “force fait la loi” et dans lequel le respect pour la démocratie et les droits humains n’est pas obligatoire. Le voyage de Lavrov en Afrique est donc important pour le positionnement géostratégique de la Russie. Les messages russes dépeignent l’expropriation impérialiste de territoire en Ukraine comme une plus grande lutte idéologique entre l’Orient et l’Occident. Si Moscou parvient à convaincre de cette image, peu de pays africains la critiqueront. Centre d’études stratégiques de l’Afrique

Election au Kenya : les influenceurs payés pour promouvoir les hashtags
L’influence sur les médias sociaux est une activité croissante et potentiellement lucrative pour les jeunes au Kenya et, de plus en plus, les politiciens font appel à eux. « Les gens sauront que vous faîtes la promotion d’un hashtag, tout le monde sur Twitter sait que vous êtes payé pour le faire pour un politicien », explique Nick, un écrivain indépendant et aspirant influenceur de médias sociaux de Nairobi. « Mais les politiciens ne reconnaîtraient pas publiquement qu’ils ont payé un influenceur pour diffuser des messages de campagne. Ils essaient de faire croire qu’ils n’ont rien à voir avec cela. » Alors que l’élection présidentielle du 9 août sera âprement disputée, beaucoup craignent que le système d’influence rémunérée ne conduise à des manipulations et à la diffusion de récits porteurs de danger. … « C’est une activité énorme. Pendant la saison politique, des milliards sont échangés », explique Gordon Opiyo, un consultant politique de longue date, qui travaille avec des clients soutenant le vice-président et candidat William Ruto. L’objectif est de contrôler la narration autour d’un candidat ou d’un sujet particulier, et de contourner les médias traditionnels en passant directement par les médias sociaux. Les utilisateurs travaillant en groupes de 200 personnes acquièrent souvent des comptes factices pour promouvoir un hashtag particulier, qui tend à être utilisé pour générer de l’attraction autour de sujets plus conflictuels. Les experts affirment que presque toutes les tentatives pour qu’un hashtag politique devienne tendance sont probablement payées. BBC

Tchad: le président de transition Mahamat Idriss Déby interpellé dans une lettre ouverte
Dans une lettre ouverte publiée ce mardi 2 août, une dizaine de regroupements de partis politiques et associations qui représentent l’opposition à la transition appellent le président du Conseil militaire de transition à se ressaisir et organiser un dialogue plus inclusif. C’est une lettre ouverte qui appelle le président du conseil militaire de transition à se ressaisir. « Mauvaise volonté de Mahamat Idriss Déby », écrivent les auteurs de la missive qui rappellent au président de transition : « vous avez refusé de rassurer les Tchadiens sur votre volonté de ne pas être candidat à la fin de la transition, de ne pas être juge et partie malgré la demande des forces vives et de la communauté internationale dans son ensemble. » Comme s’il répondait à ce courrier, Mahamat Idriss Déby a déclaré au cours d’une audience hier que juridiquement, rien de l’obligeait à organiser un dialogue national inclusif. Il dit avoir fait ce choix parce que c’est la seule issue pour le Tchad de se réconcilier avec lui-même. RFI

Sénégal : la majorité présidentielle et l’opposition se disputent la victoire aux législatives
« Ce qui est indéniable, c’est que c’est nous qui remportons cette élection », a affirmé Khalifa Sall, l’un des leaders de l’opposition, au cours d’une conférence de presse de sa coalition. « Nous avons gagné et nous n’accepterons pas qu’on nous vole notre victoire », a-t-il poursuivi. « Les Sénégalais ont décidé d’une cohabitation au niveau de l’Assemblée nationale », a également déclaré Déthié Fall, autre responsable du mouvement, après avoir listé une série de circonscriptions acquises. « Nous récusons toute possibilité de cohabitation et (…) rassurons nos militants que nous restons majoritaires à l’issue de ce scrutin, malgré une avancée de l’opposition », a rétorqué lundi 1 er août au soir Aminata Touré, tête de liste de la coalition présidentielle. Ces législatives, dernier scrutin avant la présidentielle de 2024, font figure de test après les élections locales de janvier, remportées par l’opposition dans de grandes villes de ce pays d’Afrique de l’Ouest réputé pour sa stabilité, comme Dakar, Ziguinchor (sud) et Thiès (ouest). TV5Monde

Le Mali donne 72 heures pour le départ de toutes les « forces étrangères » de la base de la SAS
Le Mali a ordonné le départ dans un délai de 72 heures de toutes les « forces étrangères » présentes sur la base de la société Sahel Aviation Services (SAS) de l’aéroport de Bamako, un ultimatum qui intervient quelques semaines après l’arrestation de 49 soldats ivoiriens liés à cette base. Selon un courrier officiel des Aéroports du Mali à SAS, daté de lundi, toutes les « forces étrangères » présentes sur la base de la SAS dans l’enceinte de l’aéroport de Bamako, doivent la quitter « dans un délai de soixante-douze heures ». « L’hébergement et l’accueil » de soldats étrangers sur cette base « engendre des risques pour la sûreté intérieure et extérieure » du Mali, a souligné la même source, notant qu’il n’étaient pas prévus dans la convention d’utilisation de ladite base signée en 2018. La base de SAS à l’aéroport de Bamako sert de « base logistique » pour plusieurs partenaires internationaux du Mali, parmi lesquels des soldats ivoiriens mais aussi des soldats allemands, autrichiens, belges, suédois ou encore pakistanais déployés au sein de missions internationales, notamment l’ONU, a dit mi-juillet l’état-major ivoirien. Sahel-Intelligence

Le président nigérien reçoit le nouveau commandant de la force Barkhane, venu le « remercier »
Le président nigérien Mohamed Bazoum a reçu mardi le nouveau commandant de la force française Barkhane, le général Bruno Baratz, venu le « remercier » pour le soutien du Niger à la France, indique un communiqué de la présidence à Niamey. « Nous quittons le Mali (…) et nous avons besoin de sortir énormément de matériels que nous avons amassés pendant huit années d’opération dans ce pays », a dit le général Baratz, cité dans le communiqué. Selon lui, « la seule solution pour le faire, c’était de passer par le Niger et nous souhaitions remercier officiellement le président de la République pour son appui dans cette réarticulation ». La force Barkhane a été poussée hors du Mali par la junte militaire au pouvoir à Bamako depuis 2020. Elle est actuellement en train de finaliser l’évacuation de ses matériels de ce pays, dont une partie transite par le nord-ouest du Niger proche de la frontière malienne. Le général Baratz a rappelé que le retrait de Barkhane du Mali « nécessite énormément de trafic routier. Il y a actuellement 6.000 conteneurs à sortir du Mali et on ne peut le faire que par la route ». VOA/AFP

Burkina: L’armée reconnaît la mort de civils dans des frappes aériennes contre des « groupes terroristes »
L’armée burkinabè a reconnu mercredi la mort de civils lors de frappes aériennes contre des « groupes terroristes » dans l’est du Burkina Faso, sans en préciser le nombre, alors que des sources locales parlent d’une « trentaine » de tués. « Des actions de ciblage visant des groupes terroristes responsables de plusieurs exactions ont été effectuées dans plusieurs localités (Djamanga, Djabiga, Mandéni, Bounou, Obiagou, Pognoa-Sankoado) de la région de l’Est » lundi, indique l’état-major de l’armée dans un communiqué. « Au cours de ces opérations qui ont permis de neutraliser plusieurs dizaines de terroristes, les frappes ont malencontreusement causé des victimes collatérales au sein des populations civiles », ajoute l’armée. Les victimes, dont le nombre n’a pas été communiqué par l’état-major, « se trouvaient à proximité d’un repaire terroriste sur l’axe Kompienga-Pognoa » lorsqu’elles « ont malheureusement été mortellement atteintes par des projectiles », souligne le texte. Sahel-Intelligence

Le ventre vide, des Afar regardent passer les camions d’aide vers le Tigré
Au bord de la famine, la région Afar ne bénéficie pas de la même aide alimentaire actuellement envoyée actuellement dans le Tigré voisin. Depuis un camp de fortune en contrebas d’une route de la région Afar, Abdu Robso, éleveur déplacé par la guerre dans le nord de l’Ethiopie, regarde, la faim au ventre, les camions d’aide alimentaire monter sans s’arrêter vers le Tigré, source de ses malheurs. « Pourquoi toute cette nourriture va au Tigré et ne nous nourrit pas ? » s’interroge ce quinquagénaire coiffé d’un kofia, au visage émacié orné d’une barbiche blanche, montrant quelque 350 camions blancs du Programme alimentaire mondial (PAM) qui serpentent lentement. L’axe relie Djibouti – où débarque l’aide internationale – au Tigré, région où a éclaté en novembre 2020 un conflit entre les autorités rebelles du Front de libération du Peuple du Tigré (TPLF) et le gouvernement fédéral éthiopien. Coupée du reste du pays, la région est au bord de la famine. VOA/AFP

Soudan du Sud : légère baisse des violences mais hausse de plus de 200 % des cas de violence sexuelle
La violence au Soudan du Sud a légèrement diminué, mais des cas de violence sexuelle augmentent, selon un dernier rapport des Nations Unies qui sont particulièrement préoccupées par l’augmentation vertigineuse des violences sexuelles liées au conflit au cours du deuxième trimestre. Selon la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS), la hausse de 218 % des violences sexuelles liées au conflit au cours de ce trimestre est particulièrement préoccupante. A cet égard, l’ONU cite les cas de « viols et viols collectifs, entre autres formes de violences sexuelles liées au conflit. « La flambée exponentielle des violences sexuelles et sexistes est totalement inacceptable et a un impact plus sévère sur les femmes et les filles », a déclaré dans un communiqué le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU dans ce pays, Nicholas Haysom. Malgré une baisse globale du nombre de civils touchés par la violence dans le pays, ce deuxième trimestre de cette année est marqué par 922 victimes civiles. Ce qui représente une diminution de 15 % du nombre de victimes par rapport à la même période en 2021. Toutefois « cette violence qui divise les communautés et entrave la réconciliation doit cesser », a ajouté le Chef de la Mission onusienne à Djouba. ONU

RD Congo : les manifestations anti-ONU dans l’est du pays font plus de trente morts
Quatre Casques bleus et 32 manifestants ont été tués en une semaine de manifestations contre la mission des Nations unies dans plusieurs villes de l’est de la République démocratique du Congo, selon le bilan officiel provisoire des autorités congolaises. Des manifestations anti-ONU, qui ont eu lieu dans plusieurs villes de l’est de la République démocratique du Congo, on fait au total 36 morts dont quatre Casques bleus et 32 manifestants, en une semaine, selon le bilan officiel provisoire des autorités congolaises. Ces chiffres ont été donnés, mardi 2 août, par une commission gouvernementale spéciale qui a établi « un bilan lourd de 36 morts répartit comme suit : 13 morts à Goma, 13 morts à Butembo dont quatre casques bleus, quatre morts à Uvira, trois morts à Kanyabayonga et trois morts à Kasindi », a écrit le ministre Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement congolais à l’issue d’une réunion de crise. Le bilan initial des manifestations était d’au moins 19 morts. France24

RDC : le gouvernement demande le départ du porte-parole de la Monusco
Le gouvernement congolais a demandé le départ du porte-parole de la Mission des Nations unies en République démocratique du Congo (Monusco), Mathias Gillmann, en lui reprochant des « déclarations indélicates et inopportunes » dans un contexte de tensions entre L’ONU d’une part et les autorités de Kinshasa et la population de l’est congolais d’autre part, ont rapporté mercredi des médias locaux. Cette demande figure dans une lettre adressée le 28 juillet par le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Christophe Lutundula Apala, au quartier général de la Monusco, installé à Kinshasa – dont l’agence Belga a également obtenu une copie. Dans sa correspondance, le chef de la diplomatie congolaise considère que les tensions actuelles entre la Monusco et la population seraient dues « aux déclarations indélicates et inopportunes » du porte-parole de la Monusco. RTBF

RDC : le HCR n’est plus en mesure de répondre aux besoins humanitaires des refugiés
En raison d’un manque de financement, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a annoncé mardi 2 août n’être « plus en mesure de répondre à l’ensemble des besoins humanitaires croissants » des réfugiés et des personnes déplacées internes en République démocratique du Congo (RDC). « La RDC est l’une des opérations du HCR les plus sous-financées au monde. En date du 30 juin 2022, seulement 19% du montant de 225 millions de dollars prévu au budget en début d’année avaient été obtenus », précise l’agence onusienne, reconnaissant que cette pénurie de fonds affecte de façon significative la vie des personnes contraintes de fuir. Au début 2022, selon la même source, la RDC accueillait plus d’un demi-million de réfugiés et de demandeurs d’asile, et plus de 5,6 millions de personnes déplacées internes. Les combats entre l’armée congolaise et des groupes armés non étatiques dans la province du Nord-Kivu ont déplacé 160 000 personnes supplémentaires depuis avril 2022. Par ailleurs, le HCR et ses partenaires dans la province de l’Ituri ont enregistré plus de 800 décès dus à des attaques à l’arme à feu et des raids à la machette contre les communautés locales, qui ont poussé 20 700 personnes à fuir leurs foyers. Radio Okapi

Congo-B.: le Parti congolais du travail remporte les législatives avec 111 députés
Le parti présidentiel avait déjà remporté 102 sièges de députés lors du premier tour des législatives, le 10 juillet dernier. Lors du deuxième tour dimanche dernier, le PCT a remporté neuf autres, portant son score final à 111 élus. Les opposants n’ont pas atteint la barre de dix élus, selon les résultats publiés mardi soir par le ministre en charge des élections Guy-Georges Mbaka. La grande percée est à mettre à l’actif de l’Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki) du défunt opposant Guy-Brice Parfait Kolélas. Cette formation a gagné sept sièges à l’Assemblée nationale, soit le même nombre d’élus que l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), jusque-là première formation de l’opposition. Autre victoire importante, celle de Claudine Munari. Avec 58% de suffrages obtenus, l’ancienne dirigeante de la Fédération de l’opposition est venue à bout de la ministre des Petites et moyennes entreprises, Jacqueline Lydia Mikolo. … Dans l’ensemble les élections législatives couplées aux locales ont permis de renouveler les 151 sièges de la chambre basse du Parlement et 1154 sièges des conseils locaux, départementaux et municipaux. RFI

La lutte anti-corruption piétine au Cameroun
Au Cameroun, la polémique se poursuit après la libération de Basile Atangana Kouna, l’ex-ministre de l’Eau et de l’Energie. Arrêté dans le cadre de l’opération Épervier en mars 2018 pour détournement de fonds publics, le tribunal criminel spécial a ordonné la remise en liberté de l’ancien ministre le 29 juillet dernier. C’est le président de la République, Paul Biya, qui a adressé cette demande de libération au ministre de la Justice. Lancée il y a 16 ans, l’opération Épervier, qui avait pour but de lutter contre la corruption au plus haut niveau, semble avoir perdu sa crédibilité. C’est du moins ce que pense Denis Emilien Atangana, président du Front des démocrates camerounais, au lendemain de la libération sur demande de la présidence de la République de l’ancien ministre Basile Atangana Kouna. « C’est une libération qui questionne d’abord la pertinence de l’opération Épervier, qui ensuite écorne gravement l’image de la justice camerounaise qui semble être au pas du pouvoir exécutif. Enfin, c’est une libération qui consacre une injustice incroyable vis à vis de tous ceux qui sont encore embastillés dans le cadre de l’opération Épervier », estime Denis Emilien Atangana. DW

En Somalie, un ancien responsable des Chabab nommé ministre des affaires religieuses
En Somalie, un ancien dirigeant des islamistes radicaux chabab, devenu homme politique, a été nommé ministre des affaires religieuses dans le gouvernement annoncé mardi 2 août par le premier ministre Hamza Abdi Barre. Agé de 53 ans, Muktar Robow alias « Abou Mansour » avait publiquement fait défection des Chabab en août 2017, un mouvement qu’il avait contribué à fonder et qui mène depuis quinze ans une insurrection contre le gouvernement fédéral soutenu par la communauté internationale. Un temps l’objet d’une récompense de 5 millions de dollars offerte pour sa capture par le gouvernement américain, l’ex-porte-parole des Chabab avait rompu en 2013 avec celui qui était alors à la tête de l’insurrection, Ahmed Abdi Godane. Il s’était ensuite réfugié dans la région de Bakool (sud-ouest), sans toutefois rompre complètement avec les Chabab. En décembre 2018, il avait été arrêté alors qu’il briguait la présidence de l’Etat fédéré du Sud-Ouest. Le gouvernement, dirigé par le président Mohamed Abdullahi Mohamed dit « Farmajo », l’accusait d’avoir « organisé une milice » et de n’avoir « jamais renoncé à ses idéologies extrémistes ». Il était depuis en résidence surveillée à Mogadiscio. Le Monde

Forum sur le climat : lancement des discussions en amont de la COP27
Des tables rondes régionales sur le changement et l’adaptation climatique ont été lancées ce mardi à Addis-Abeba, en Éthiopie. Elles doivent durer trois jours et sont destinées à plancher sur des solutions économiques et financières pour pallier les dommages des catastrophes liées au climat qui impactent le continent africain. Ces discussions s’inscrivent dans un contexte post pandémique et en amont de la Conférence de Charm el-Cheikh sur les changements climatiques. La COP27 se tiendra du 7 au 18 novembre 2022. « La COP d’Afrique n’est pas seulement une COP où nous nous rencontrons et parlons, elle doit être un club qui tient ses promesses. Nous considérons que cette COP est vraiment le signal d’alarme, le réveil de l’après-Covid. Malheureusement nous n’en sommes pas là, alors que nous allons tous nous retrouver dans un contexte économique différent », a précisé Vera Songwe, Secrétaire exécutive de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (UNECA). Le continent tout entier est invité à mobiliser ses propres ressources internes, à l’heure où l’Afrique est particulièrement exposée aux conséquences de la guerre en Ukraine, alimentaires et socio-économiques. AfricaNews

Afrique du Sud : 40 hommes soupçonnés d’exploitation minière illégale
Quarante hommes soupçonnés d’exploitation minière illégale ont été arrêtés ce mardi à Krugersdorp, près de Johannesburg, en Afrique du Sud. Unités de police en nombre, équipe d’intervention tactique, chiens renifleurs et hélicoptère de soutien, cette opération de grande ampleur menée par la police sud-africaine s’inscrit dans un vaste plan de lutte contre l’orpaillage illégal. « Cette opération fait partie des descentes soutenues que nous effectuons dans la province pour continuer à lutter contre les mines illégales et les entreprises illicites. Mais cette dernière mission se situe à un autre niveau. Habituellement, nous menons simplement des interventions perturbatrices durant lesquelles par exemple, nous confisquons aux mineurs leurs outils de travail », explique le lieutenant-général Elias Mawela, commissaire de police de Gauteng. Cette dernière mission était spéciale, car elle s’est déroulée au lendemain d’un viol collectif dans la même zone et pour lequel la police a accusé des immigrés clandestins travaillant dans les mines de la région. Cependant, aucune des personnes arrêtées mardi n’a été directement liée à ce drame. Tout un matériel d’investigation permet aux enquêteurs sud-africains d’être les plus précis possibles. AfricaNews

En Côte d’Ivoire, l’économie numérique manque cruellement d’ingénieurs
[S]ept camarades – même âge (la vingtaine), même sourire, même optimisme – ont conscience quele travail ne manque pas dans leur domaine : l’intelligence artificielle, le développement de logiciels,l’analyse de données … Tous ces profils sont activement recherchés par les entreprises privées oupubliques enCôte d’Ivoire. En effet, depuis 2012, le pays a misé sur le numérique pour moderniser sonadministration, améliorer le quotidien de ses 26 millions d’habitants et accompagner l’économienationale, qui affichait avant la pandémie de Covid-19 un taux de croissance parmi les plus forts aumonde, avec une progression annuelle moyenne de 8 % du PIB. En une décennie, la proportion d’utilisateurs d’Internet est passée de 9 à 34 % de la population. Lenombre de cartes SIM a doublé, pour atteindre 40 millions. Le secteur des télécoms a cumulé unchiffre d’affaires de 1 139 milliards de francs CFA en 2021 (environ 1,7 milliard d’euros), « ce quireprésente 3 % du PIB, près de 3 000 emplois directs et plus de 100 000 emplois indirects », selon laBanque mondiale. Le Monde



Photo: Adam Jones