Revue de Presse du 28 août 2019

Des hommes armés membres d’un groupe affilié au groupe Etat islamique (EI) ont tué par balles mardi onze ouvriers dans le nord-est du Nigeria, ont annoncé à l’AFP le leader d’une milice et un habitant. Les combattants du Groupe de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) ont ouvert le feu sur les ouvriers au moment où ils étaient en train d’installer des câbles de fibre optique dans le village de Wajirko, à 150 kilomètres de la capitale de l’Etat de Borno, Maiduguri, ont-ils ajouté. « Les insurgés sont venus dans la matinée et ont ouvert le feu sur les travailleurs, tuant 11 d’entre eux et en blessant de nombreux autres, » a précisé Mustapha Karimbe, leader d’une milice. Les victimes sont des habitants de la région engagés par une firme de télécoms. « Les assaillants avaient averti les travailleurs en leur disant de cesser d’installer les câbles mais ces derniers avaient ignoré l’avertissement parce qu’ils avaient besoin d’argent pour nourir leurs familles, » a ajouté M. Karimbe à Biu, ville située à 50 kilomètres du lieu de l’attaque. AFP

La justice tchadienne a condamné 97 membres du groupe jihadiste nigérian Boko Haram à des peines d’emprisonnement de 10 à 20 ans pour « terrorisme », a annoncé mardi le ministre de la Justice. Dix personnes ont été acquittées en vertu de la présomption d’innocence et une parce qu’elle était mineure, a déclaré à l’AFP le ministre tchadien de la justice, Djimet Arabi. Les membres de Boko Haram ont été jugés dans le cadre d’un procès devant la Cour criminelle spéciale dimanche impliquant plusieurs centaines de détenus de la prison de haute sécurité de Koro Toro, située dans le désert. Le procès a par ailleurs conduit à la condamnation de plus de 240 rebelles de l’Union des forces de la résistance (UFR). AFP

C’est un nouveau drame en Méditerranée. Au moins cinq migrants ont trouvé la mort et jusqu’à 20 autres seraient toujours portés disparus, suite à un énième naufrage au large de la Libye, mardi 27 août. Selon la marine libyenne, qui a recueilli le témoignage de rescapés, l’embarcation a chaviré à 120 km de Tripoli. Les corps sans vie de cinq personnes ont été retrouvés au large de la Libye après le naufrage de leur embarcation, mardi en mer Méditerranée. Il s’agit d’une femme et d’un enfant marocains, ainsi que trois hommes de nationalité marocaine, somalienne et soudanaise. Jusqu’à 20 autres seraient toujours portées disparues ; les recherches en mer se poursuivent, précise la marine libyenne. RFI

La déclaration finale du sommet du G7 a appelé dimanche 25 août à une conférence internationale pour une sortie de la crise en Libye. Les pays du G7 ont également affirmé leur soutien au travail des Nations unies afin de mettre en place une conférence inter-libyenne. Pour les Occidentaux, il est temps de mettre fin au conflit en Libye en se concentrant sur une solution politique et en maintenant le statu quo autour de Tripoli, les deux parties étant dans l’incapacité de l’emporter. La solution passera donc par deux conférences. D’une part, une conférence inter-libyenne, version revue et corrigée de celle prévue par Ghassan Salamé, l’envoyé spécial de l’ONU, avant que la guerre n’éclate. Aucune date et encore moins le lieu de cette réunion n’ont été divulgués. RFI

Les autorités algériennes ont interdit mardi 27 août l’université d’été du Rassemblement action jeunesse (RAJ), une association citoyenne en pointe dans le mouvement inédit de contestation dont l’Algérie est le théâtre depuis le 22 février, a annoncé celle-ci. « La wilaya [préfecture] de Béjaïa vient d’interdire la tenue de l’université d’été du RAJ initialement prévue les 28, 29 et 30 août 2019 » dans la localité de Tichy, à environ 200 kilomètres à l’est d’Alger, a indiqué le RAJ sur sa page Facebook. Les autorités n’ont pas motivé cette décision, a précisé à l’AFP Abdelouhab Fersaoui, le président du RAJ. « Au moment où le pouvoir appelle au dialogue, il interdit aux Algériens de se réunir et de débattre. Il y a une volonté de casser la dynamique sociale que vit l’Algérie », a regretté M. Fersaoui. Les autorités ont également interdit mardi une réunion de partis d’opposition prévue mercredi, selon un communiqué reçu par l’AFP. « Les autorités viennent de nous notifier à 16 heures [15 heures GMT] du refus non motivé pour la tenue » d’une réunion prévue mercredi, ont-ils précisé. Le Monde avec AFP

À Khartoum, Raja Nicolas Abdel Massih a été nommée au Conseil souverain par consensus par les militaires et les chefs de l’opposition. Elle est l’une des deux premières femmes et la première chrétienne à intégrer l’exécutif au Soudan. Raja Nicolas Abdel Massih fait figure de pionnière dans le paysage politique soudanais. Elle est l’une des deux premières femmes et la première chrétienne à intégrer le gouvernement depuis l’indépendance du Soudan en 1956. Dernier membre du Conseil souverain nommé par consensus entre militaires et représentants des Forces pour la liberté et le changement (FLC), sa nomination témoigne d’une volonté nouvelle de respect de la diversité religieuse. La Croix

Les défis qui attendent le nouveau Premier ministre soudanais, Abdallah Hamdok, sont nombreux. D’autant que cet économiste reconnu devra composer avec les militaires. Ce 21 août, une main sur le Coran, Abdallah Hamdok prête serment comme nouveau Premier ministre du Soudan. Face à lui, Abdel Fattah al-Burhan, le chef du Conseil militaire de transition (CMT), qui dirige le pays depuis la chute d’Omar el-Béchir, en avril dernier. La symbolique occupe toujours une place importante dans ce genre de cérémonie, et là, le message est très clair: Abdallah Hamdok, 63 ans, devra partager son pouvoir avec d’autres. Jeune Afrique

La Tanzanie veut procéder à partir du 1er octobre au rapatriement de tous les réfugiés burundais présents sur son sol, estimant que la situation au Burundi voisin permet désormais leur retour, a annoncé mardi à l’AFP le ministre tanzanien de l’Intérieur, Kangi Lugola. « En accord avec le gouvernement burundais et en collaboration avec le Haut Commissariat pour les réfugiés, nous allons entamer le rapatriement de tous les réfugiés burundais le 1er octobre », a indiqué Kangi Lugola, joint par téléphone. « En vertu de cet accord, ce sont 2.000 réfugiés qui seront rapatriés chaque semaine, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de réfugié burundais en Tanzanie », a affirmé le ministre. Selon lui, la Tanzanie abrite actuellement autour de 200.000 réfugiés burundais vivant dans des camps, dans la région de Kigoma (nord-ouest). AFP

Alexandre-Ferdinand Nguendet, opposant de l’actuel président centrafricain, a été empêché de quitter la Centrafrique dimanche, alors qu’il devait s’envoler pour la France. Son mouvement dénonce un acharnement politique. Il est 7h du matin dimanche 25 août lorsqu’un conseiller d’Alexandre-Ferdinand Nguendet, ancien président du Conseil national de transition (CNT) et actuel opposant au président centrafricain Touadéra, se présente à l’aéroport pour procéder à l’enregistrement de ce dernier. Alexandre-Ferdinand Nguendet devait embarquer avec sa femme sur un vol de Royal Air Maroc en direction de Toulouse, en France. Mais le commissaire de la police des frontières s’est opposé à l’enregistrement de ce passager. Jeune Afrique

Dans la capitale centrafricaine pas de présence policière dans la rue. Certains de leurs Checkpoints sont tenus par des gendarmes. Le mot d’ordre de grève est entré en application au terme de 8 jours de préavis. Dans un communiqué lundi, le directeur général de la police a invité ses collègues à sursoir à la grève pour donner une chance aux discussions en cours. Les syndicalistes exigent l’application de décrets d’avancement et ceux portant statut particulier des policiers. Ces décrets ont été adoptés depuis 2008 mais ne sont pas encore entrés en vigueur. Dans un communiqué lundi, le directeur général de la police a invité ses collègues à sursoir à la grève pour donner une chance aux discussions en cours. Les syndicalistes exigent l’application de décrets d’avancement et ceux portant statut particulier des policiers. Ces décrets ont été adoptés depuis 2008 mais ne sont pas encore entrés en vigueur. BBC

La Côte d’Ivoire pourrait être associée aux forces militaires du G5 Sahel. C’est l’une des informations principales que l’on retient du sommet du G7 qui s’est tenu à Biarritz en France. Selon plusieurs sources, la France et l’Allemagne ont annoncé un soutien plus important au G5 Sahel. Mais ils ont également appelé à un nouveau partenariat élargi aux pays voisins de la région, dont la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Ghana. Cette décision viserait épauler les pays de toute la région du Golfe de Guinée qui ne sont pas à l’abri des attaques terrorists. Le G5 Sahel ou « G5S » est un cadre institutionnel de coordination et de suivi de la coopération régionale en matière de politiques de développement et de sécurité, créé lors d’un sommet du 15 au 17 février 2014 par cinq États du Sahel que sont : la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad. Koaci

Le tout premier président de la Gambie, Dawda Jawara, est décédé à l’âge de 95 ans. Le ministre gambien de l’Information a confirmé à la BBC la mort de l’homme qui, en tant que Premier ministre, a supervisé l’indépendance de la Grande-Bretagne en 1965 et qui a déclaré une république indépendante en 1970. M. Jawara a survécu à une tentative de coup d’Etat onze ans plus tard avec l’aide de troupes sénégalaises. Mais en 1994, il a été renversé par Yahya Jammeh. M. Jawara (qui a été fait chevalier par la reine Elizabeth) a vécu en exil en Grande-Bretagne pendant huit ans, mais il était revenu en Gambie où il a vécu sa retraite. BBC

Martin Fayulu, qui revendique la victoire à l’élection présidentielle en RDC, a dénoncé l’omniprésence des membres du camp de Joseph Kabila au sein du gouvernement de coalition annoncé lundi. Sa dernière prise de parole publique remonte à la fin du mois de juillet dernier, à Lubumbashi, lors du presidium de Lamuka. Visiblement lassé par l’inaction de la coalition Lamuka qui a porté sa candidature à la présidentielle, Fayulu a repris sa casquette de coordonnateur de la Dynamique pour l’unité d’action de l’opposition, regroupement au nom duquel il s’est porté candidat président de la République. Il a par la même occasion changé le nom de sa formation en « Dynamique pour la vérité des urnes », à l’issue d’une convention, mardi 27 août. Jeune Afrique

La République démocratique du Congo peut bénéficier des prêts concessionnels de la part du Japon, explique mardi 27 août, la porte-parole adjointe du Président de la République, Tina Salama. « Ce type d’appui et le non négligeable, c’est ce qui nous intéresse », ajoute-t-elle. En effet, Félix Tshisekedi est à Tokyo au Japon, où il devra participer à la 7ème édition de la Conférence internationale sur le développement de l’Afrique de Tokyo (TICAD). Ces assises sont prévues du 28 au 30 août à Yokohama. Sur place, il pourra discuter avec le gouvernement sur la possibilité de rendre la RDC éligible à ces prêts, notamment. Radio Okapi

La Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, se rendra mercredi à Yokohama, au Japon, pour participer à la TICAD. Organisée tous les deux ans par le gouvernement japonais, l’ONU, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l’Union africaine (UA) et la Banque mondiale, cette conférence internationale réunira des chefs d’État et des responsables de haut niveau de 53 pays africains, des représentants d’organisations régionales et d’agences onusiennes pour le développement et la coopération économique, du secteur privé et de la société civile. Lors de cette conférence, Mme Azoulay s’exprimera sur les moyens de renforcer la durabilité et la résilience des villes. A Yokohama, l’UNESCO et la TICAD VII coorganiseront également deux événements : l’un sur l’intelligence artificielle et l’autre sur l’avenir du cinéma africain. ONU Info

C’est sur fond de vive concurrence avec la Chine et de volonté de s’en différencier que le premier ministre japonais, Shinzo Abe, a ouvert, mercredi 28 août, la septième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad 7). L’événement, devenu triennal après avoir été quinquennal de 1993 à 2013, veut témoigner d’une lente évolution de l’intérêt nippon pour ce continent devenu terre d’opportunités économiques. Dans son discours d’ouverture, M. Abe a souligné « les changements des relations entre le Japon et l’Afrique », lancé une initiative baptisée Napsa (pour « Nouvelle approche pour la paix et la stabilité en Afrique ») et insisté sur l’urgence d’investir sur un continent dont la croissance moyenne s’est élevée à 4,3 % par an entre 2000 et 2017 et dont la population devrait atteindre 2,5 milliards d’habitants en 2050, contre 1,3 milliard en 2019. Le Monde



Photo: Adam Jones