Revue de Presse du 25 juillet 2022

Les élections kenyanes, une nouvelle épreuve dans le parcours démocratique du pays
Une élection présidentielle compétitive au Kenya reflète des progrès durement acquis dans la mise en place de garde-fous constitutionnels et judiciaires indépendants, bien que l’histoire de violence électorale exige que toutes les parties fassent preuve de retenue. Les Kényans voteront en août pour leur cinquième élection présidentielle depuis l’introduction du multipartisme en 1991. La compétitivité du scrutin, et l’incertitude quant à son résultat, distinguent le Kenya de nombre de ses voisins. Le président Uhuru Kenyatta quitte le pouvoir, au terme de ses deux mandats, limités par la Constitution. Les élections kenyanes sont donc dignes d’intérêt, étant donné la tendance récente des dirigeants africains à contourner la limitation des mandats afin de prolonger leur séjour au pouvoir, au détriment de la stabilité. Au contraire, le Kenya a une tradition de transferts de pouvoir, même entre candidats de partis opposés. … Les scrutins de 2013 et 2017, très disputés entre Odinga et Kenyatta (et son colistier, Ruto), ont été entachés de fraude électorale. La Cour suprême a exigé une nouvelle organisation du concours de 2017 en raison de ces irrégularités. Cette histoire récente a soulevé des questions sur la capacité du Kenya à organiser des élections libres et équitables – et les élections de 2022 constitueront un point de référence pour évaluer les progrès accomplis. Centre d’études stratégiques de l’Afrique

Kenya: passe d’armes entre la commission électorale et la police
Une affaire prend de l’ampleur et une tournure politique au Kenya, à quelques jours du scrutin présidentiel. Jeudi soir, l’IEBC, la commission électorale, a dénoncé l’arrestation de trois personnes venues du Venezuela pour aider au déploiement de la technologie pour le vote du 9 août. La police a répondu en expliquant qu’une des personnes était arrivée à l’aéroport en possession de stickers électoraux… sans que ce matériel officiel n’ait été déclaré au préalable, ce qui a soulevé des suspicions. Les trois personnes ont été relâchées le lendemain. Mais depuis, la commission électorale et les forces de l’ordre s’attaquent à coups de communiqués. La commission électorale dénonce un harcèlement et des attitudes abusives. Dans son dernier communiqué, elle accuse la police de toujours détenir ses stickers électoraux. Mais aussi d’avoir confisqué les téléphones portables, ordinateurs et clés USB des personnes arrêtées, après les avoir forcées à donner leurs mots de passe alors que des informations sensibles liées aux élections sont contenues dans ce matériel. RFI

Les Tunisiens votent sur une nouvelle Constitution controversée
Les Tunisiens ont commencé à voter lundi lors d’un référendum imposé par le chef de l’Etat, Kais Saied, sur une nouvelle Constitution controversée qui renforce ses pouvoirs et pourrait faire rebasculer le pays vers un régime dictatorial similaire à l’avant 2011. Le pays, confronté à de grandes difficultés économiques, aggravées par l’épidémie de Covid puis la guerre en Ukraine, est aussi plongée dans une profonde crise politique depuis que le président s’est emparé de tous les pouvoirs il y a un an, arguant de l’ingouvernabilité du pays. Malgré un soleil déjà brûlant, ils étaient plus nombreux qu’escompté à patienter dans plusieurs bureaux de vote du centre de Tunis. Selon l’autorité électorale Isie, plus de 6% des 9,3 millions d’électeurs avaient déjà voté à 8H30 GMT, trois heures et demi après l’ouverture, un chiffre « important et encourageant », a estimé son président Farouk Bouasker, rappelant la très faible affluence à la même heure aux dernières élections de 2019 (1,6%). … Les premiers résultats ne sont pas attendus avant mardi au mieux. AfricaNews/AFP

Ethiopie : Au moins 100 éléments du groupe Al-Shabab tués dans le sud-est du pays
Les forces spéciales de la police de l’Etat régional éthiopien de Somali (sud-est) ont annoncé avoir tué plus de 100 éléments d’Al-Shabab au cours d’une incursion ratée du groupe terroriste depuis la Somalie voisine. Dans un communiqué, le Bureau des communications de l’Etat régional de Somali précise que les combattants d’Al Shebab avaient été tués au cours de la semaine dernière au cours d’une opération de sécurité menée par les forces spéciales de police de la région, qui a duré trois jours. La même source ajoute qu’un groupe armé d’Al-Shabab, qui a fait une incursion dans la zone d’Afder de la région quatre jours plus tôt, a été entièrement éliminé. Treize véhicules utilisés par les éléments d’Al Shebab pendant leur incursion ont été détruits, souligne la même source, ajoutant que de grandes réserves de nourriture et des armes à feu des combattants d’Al Shabab ont également été saisies. Sahel-Intelligence

Un officier français compare Wagner à un « dealer de drogue »
Le général Laurent Michon a comparé Wagner à un « dealer de drogue » lors de déclarations faites ce jeudi (21.07) à Ouagadougou. Selon l’officier français, le code minier au Mali a changé et désormais un certain nombre de dispositions ont été prises pour exploiter trois sites d’or par Wagner. Selon le géneral, “ela s’appelle de la prédation sonnante et trébuchante ». Laurent Michon estime que « cela veut dire que, désormais, il va falloir commencer à payer » les mercenaires russes du groupe, qu’il estime « à un peu plus d’un millier d’hommes, déployés en six mois au fur et à mesure au centre du Mali et à l’est ». Il ajoute que le groupe utilise le « principe du dealer » de drogue « en offrant une première dose gratuite au Mali, à travers une protection contre les méchants Français » et des résultats rapides. « Dans le centre du Mali, ils ont fait 200 prisonniers, tous exécutés dans la foulée. C’est le résultat rapide de mercenaires ». DW

Mali : le GSIM revendique l’attaque suicide de Kati
L’armée malienne avait déjà attribué vendredi 22 juillet aux jihadistes de la Katiba Macina, affiliée au GSIM, l’attaque commise avec deux camions piégés contre Kati, cœur de l’appareil militaire malien et proche du lieu de résidence du président de la transition, Assimi Goïta, et de son puissant ministre de la Défense, le colonel Sadio Camara. Cette attaque a tué au moins un soldat malien, fait six blessés dont un civil, tandis que sept assaillants ont été « neutralisés » et huit autres arrêtés. Vendredi, « une brigade de moudjahidines a mené une opération bénie contre l’armée malienne, l’injuste tueuse d’innocents, à l’endroit le plus notoire de la capitale Bamako, près du siège du président et du ministère de la Défense », indique le communiqué authentifié samedi par l’ONG américaine SITE, spécialisée dans le suivi des groupes radicaux. La Katiba affirme avoir opéré avec deux kamikazes, dont un Burkinabè, et des « combattants commando ». « Si vous avez le droit d’engager des mercenaires pour tuer des innocents sans défense, alors nous avons le droit de vous détruire et de vous cibler », poursuit le communiqué. Jeune Afrique

L’opposition centrafricaine s’unit contre un 3e mandat de Touadéra
Une proposition de réforme constitutionnelle déposée à l’Assemblée nationale fin mai fait sauter le verrou du plafond de deux mandats. Une vingtaine de partis politiques d’opposition et d’associations civiles ont formé vendredi à Bangui une coalition visant à empêcher le président centrafricain Faustin Archange Touadéra de changer la Constitution et de briguer un troisième mandat, a constaté une journaliste de l’AFP. « Nous avons mis en place un bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) », a expliqué Me Crépin Mboli, à l’initiative de cette alliance et à la tête du parti politique d’opposition Patrie. Le manifeste précise l’objectif des 20 partis politiques et organisations de la société civile signataires: « défendre la Constitution du 30 mars 2016 et faire échec à la tentation d’une présidence autocratique à vie ». VOA/AFP

Des manifestations contre l’ONU à Goma tournent au pillage
Des installations de la mission des Nations unies (Monusco) à Goma dans l’est de la République démocratique du Congo ont été pillées par des manifestants en colère, dix jours après un appel du président du Sénat au départ des Casques bleus, a constaté lundi un correspondant de l’AFP. Après avoir barricadé les grandes artères de Goma, chef lieu de la province du Nord-Kivu, des centaines de manifestants scindés en deux groupes ont pris d’assaut le siège local de la mission onusienne ainsi que sa base logistique située hors du centre de la ville. Au Quartier général de la Monusco, ces manifestants en colère ont brûlé des pneus et des objets en plastique devant le portail puis ont cassé le mur de la clôture, a constaté un correspondant de l’AFP. … La manifestation avait été organisée à l’appel des organisations de la société civile et du parti au pouvoir, Union pour la démocratie et le progrès social. La Monusco est la plus importante mission onusienne au monde avec au moins 14.000 Casques bleus. VOA/AFP

RD Congo : selon Human rights watch, au moins 29 civils tués par des rebelles du M23 depuis mi-juin
Selon l’organisation Human Rights Watch, au moins 29 cas de civils ont été sommairement tués depuis mi-juin par des rebelles du « Mouvement du 23 mars » (M23) dans l’est de la République démocratique du Congo. L’ONG recense les massacres de civils dans un rapport rendu public le 25 juillet. Le M23 est une ancienne rébellion à dominante tutsi vaincue en 2013, qui a repris les armes en fin d’année dernière. Le groupe de rebelles s’attaque principalement aux positions des Forces armées de la RDC (FARDC) et des Casques bleus, et prenant le contrôle de plusieurs localités. Lors de leur avancée, « le groupe armé M23 a sommairement tué au moins 29 civils depuis la mi-juin 2022 dans les zones qu’il contrôle dans l’est de la République démocratique du Congo », écrit HRW dans un rappport publié le 25 juillet. TV5Monde

Le parti d’Alpha Condé rejoint l’appel à manifester le 28 juillet à Conakry
Le RPG arc-en-ciel exige « la libération sans conditions des prisonniers politiques » et réclame « un retour rapide et sans condition à l’ordre constitutionnel ». L’ancien parti au pouvoir et une importante coalition formée de partis, de mouvements et d’associations ont rejoint samedi l’appel à manifester contre la junte au pouvoir en Guinée, bravant l’interdiction des nouvelles autorités. Le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG arc-en-ciel) et L’Alliance nationale pour l’alternance et la démocratie (Anad) ont appelé leurs militants à se joindre aux manifestations du 28 juillet à Conakry et du 4 août sur tout le territoire national, à l’initiative du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), coalition de partis, de syndicats et d’organisations de la société civile. Le RPG arc-en-ciel exige « la libération sans conditions des prisonniers politiques », dénonce « l’injustice, le harcèlement des acteurs politiques, des acteurs de la société civile » et réclame « un retour rapide et sans condition à l’ordre constitutionnel », selon un communiqué publié samedi. … Le colonel Mamady Doumbouya, qui a renversé le 5 septembre le président Alpha Condé au pouvoir depuis plus de dix ans (2010-2021), s’est engagé à remettre le pouvoir à des civils élus dans un délai de trois ans. VOA/AFP

Transition au Burkina Faso: une délégation de la Cédéao fait le point à Ouagadougou
Les discussions entre la délégation de la Cédéao conduite par le président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo ce dimanche 24 juillet ont porté sur une évaluation du processus de transition au Burkina Faso depuis le dernier sommet d’Accra. Désigné président de la conférence des chefs d’État de la Cédéao depuis le dernier sommet d’Accra, Umaru Sissoco Emballo était accompagné de l’ex-président nigérien Mahamadou Issoufou, facilitateur, et le président de la Commission de la Cédéao. La délégation a rencontré le président de la transition autour des dernières décisions du sommet d’Accra. Le président de la conférence des chefs d’État de la Cédéao a confirmé le délai de 24 mois accordé aux militaires burkinabè pour remettre le pouvoir aux civils. « Nous avons eu de très bonnes discussions avec les autorités burkinabè. On a le consensus sur le délai de 24 mois et nous avons souligné l’importance du délai », a déclaré Umaro Sissoco Embalo après son entretien avec le président du Faso, le lieutenant-colonel Paul Henri Damiba. Pour la délégation de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest, le défi sécuritaire, la question humanitaire, le retour à l’ordre constitutionnel, la mobilisation des ressources et la mise en place du mécanisme de suivi et évaluation sont les axes les plus importants et sur lesquels le gouvernement de la transition doit se focaliser. RFI

Angola : Joao Lourenço lance sa campagne pour sa réélection
A l’approche des élections générales du 24 aout en Angola, le président Joao Lourenço candidat à sa réélection lance sa campagne électorale lors d’un rassemblement de son parti le Mouvement populaire pour la libération de l’Angola MPLA. Joao Lourenço se présente contre Adalberto da Costa Júnior du parti l’UNITA dans une course qui s’annonce serrée, selon les observateurs. S’adressant à ses partisans samedi dernier, le Président a défendu son bilan : « Nous avons créé un peu plus de 33 000 postes de santé à pourvoir ; les postes seront disponibles lorsque les nouvelles unités de santé ouvriront. » a déclaré le candidat du MPLA et président de l’Angola. C’est la cinquième fois que les Angolais se rendent aux urnes depuis 1992. Le président a promis des investissements, des emplois et un nouveau pôle commercial. … L’élection intervient quelques semaines après le décès de l’ancien président José Eduardo dos Santos, qui a dirigé le pays pendant 38 ans. AfricaNews

Législatives au Sénégal: des élections test pour la coalition AAR de Thierno Alassane Sall
La campagne pour les élections législatives du 31 juillet se poursuit au Sénégal. Parmi les huit formations en compétition figure la récente coalition AAR Sénégal, Alternative pour une Assemblée de rupture, créée fin avril. Sa liste nationale est dirigée par Thierno Alassane Sall. L’ancien ministre du président Macky Sall défend désormais une « opposition d’idées ». Ses partisans ne manquent pas de rappeler un épisode : quand Thierno Alassane Sall – surnommé « TAS » – était ministre de l’Énergie en 2017, il avait refusé de signer un contrat d’exploration du pétrole et du gaz avec le groupe français Total, qu’il jugeait « contraire aux intérêts du Sénégal ». Il y reviendra d’ailleurs dans un livre intitulé Le protocole de l’Élysée. Il quitte alors le gouvernement, l’APR le parti présidentiel, et lance son propre mouvement : La République des Valeurs. « C’est un vrai patriote, il a fait ses preuves, il place l’éthique au cœur de son action » affirme un membre de la coalition. Dans sa charte, AAR Sénégal se présente comme une opposition « pacifique » et de propositions, vers « une nouvelle voie politique ». Mais face à une opposition dite radicale, celle de la coalition Yewwi Askan Wi d’Ousmane Sonko et Khalifa Sall, l’ingénieur de formation « peine à se faire entendre », estime un observateur de la vie politique : « trop technocrate », « trop cartésien, voire rigide ». « Nous avons été les premiers à présenter un programme et c’est le plus solide » répond un partisan. Les législatives seront un premier test pour AAR Sénégal, avant la présidentielle de 2024. RFI

Mozambique : 1,5 million de personnes ont besoin d’aide humanitaire au nord du pays (OCHA)
Au moins 1,5 millions de personnes ont besoin d’une aide « vitale » au nord du Mozambique en raison de l’impact continu de l’insécurité dans la province de Cabo Delgado, a alerté ce vendredi une agence des Nations Unies. « Au moins 1,5 million de personnes dans le nord du Mozambique ont besoin d’une aide humanitaire et d’une protection vitale et indispensable en raison de l’impact continu du conflit armé, de la violence et de l’insécurité dans la province de Cabo Delgado », a indiqué le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA). Plus de la moitié d’entre eux sont des enfants et plus de 60 % des adultes sont des femmes ayant fui d’horribles brutalités en quête de sécurité, a précisé l’agence onusienne dans son dernier rapport de situation sur ce pays d’Afrique australe. Selon l’ONU, l’insécurité dans la province de Cabo Delgado a aggravé l’insécurité alimentaire et la malnutrition. Dans ces conditions, les familles ont été parfois contraintes d’abandonner leurs maisons et leurs champs, les pluies irrégulières aggravant les pertes de récoltes. ONU

Ghana: La lutte contre l’exploitation minière illégale
Le gouvernement ghanéen vient d’annoncer l’achat de cinq bateaux de patrouille qui seront déployés sur les cours d’eau du pays afin de lutter contre l’exploitation minière illégale. Selon le ministre des Terres et des Ressources naturelles, Samuel Abu Jinapor, cette acquisition s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre effective d’une loi de 2020 portant sur la surveillance des sites miniers. « Des puces ont été acquises et équiperont désormais toutes les excavatrices actives dans le secteur minier local. Elles pourront de cette manière être suivies en temps réel grâce à une salle de contrôle mise en place par la Commission des minéraux », a-t-il ajouté. M. Abu Jinapor a précisé que pour importer une excavatrice, l’arrangement stipule que les opérateurs du secteur minier ont besoin d’un permis du ministre des Transports accordé sur avis du ministre des Terres et des Ressources naturelles. Sahel-Intelligence

Lavrov tente de rassurer ses partenaires africains
Le chef de la diplomatie russe en visite en Egypte a tenu dimanche à rassurer ses partenaires égyptiens après l’accord sur des « couloirs sécurisés » pour les exportations de grains d’Ukraine et de Russie qui doit éloigner les risques d’insécurité alimentaire en Afrique notamment. … L’accord signé vendredi à Istanbul entre la Russie et l’Ukraine, sous l’égide de l’ONU, prévoit l’instauration de « couloirs sécurisés » afin de permettre la circulation en mer Noire des navires marchands, que Moscou et Kiev s’engagent à ne pas attaquer. Il doit permettre d’exporter 20 à 25 millions de tonnes de grains bloquées en Ukraine et de faciliter les exportations agricoles russes, réduisant ainsi le risque d’une crise alimentaire mondiale, en particulier en Afrique. … La plupart des pays africains achètent le blé à la Russie et à l’Ukraine. TogoNews

Cameroun : quels sont les enjeux de la visite d’Emmanuel Macron auprès de Paul Biya ?
Le chef d’État français entame sa première tournée africaine depuis qu’il a été réélu en avril dernier. Première étape : le Cameroun. Emmanuel Macron doit rencontrer Paul Biya, inamovible président depuis 1982. L’heure est-elle au retour à l’Élysée d’une politique africaine centrée prioritairement sur la défense des intérêts de la France sur le continent ? Entretien avec Antoine Glaser, spécialiste des rapports entre la France et les pays d’Afrique francophone. Emmanuel Macron va se rendre au Cameroun puis au Bénin et en Guinée Bissau, du 25 au 28 juillet. Cette tournée africaine a plusieurs enjeux et devrait notamment permettre au chef d’État français d’appliquer une nouvelle politique sur le continent. Quelle est la place de la France face aux nouvelles puissances en Afrique ? Éléments de réponses avec Antoine Glaser, ancien journaliste, auteur en 2021 du Piège africain de Macron (éditions Fayard). TV5Monde



Photo: Adam Jones