Revue de Presse du 24 juillet 2020

Face à la crise au Mali, l’Afrique de l’Ouest, en difficulté, se retrouve lundi en sommet
Un sommet extraordinaire entre dirigeants de pays ouest-africains se tiendra par visioconférence lundi pour proposer des mesures pour mettre fin à la crise politique qui ébranle le Mali. Les efforts de médiation de cinq chefs d’État d’Afrique de l’Ouest, réunis jeudi à Bamako, n’ont pas permis de faire bouger les lignes, selon la figure centrale de la contestation, l’imam Mahmoud Dicko. Cinq chefs d’État d’Afrique de l’Ouest réunis à Bamako, jeudi 23 juillet, ne sont pas parvenus à faire accepter à l’opposition malienne leur plan pour sortir le pays de la crise, mais ils restent « optimistes » et se retrouveront lundi en sommet extraordinaire de la Cédéao par visio-conférence. « Rien n’a bougé pour le moment », a déclaré, le visage fermé, l’imam Mahmoud Dicko, figure centrale de la contestation qui secoue le Mali depuis juin. « Si vraiment c’est à cause de cela qu’ils se sont réunis, je pense que rien n’a été fait », a-t-il ajouté… France24 avec AFP

Maintien en détention du chef d’un parti d’opposition au Zimbabwe
La justice zimbabwéenne a refusé jeudi de libérer sous caution le chef d’un parti d’opposition qui avait appelé à manifester contre le gouvernement le 31 juillet. Jacob Ngarivhume, qui dirige la petite formation Transformer le Zimbabwe, avait été interpellé lundi à Harare. Il est poursuivi pour incitation à la violence après avoir appelé à manifester le 31 juillet contre la corruption au sein de l’Etat et la détérioration de la situation économique dans le pays. Il a été arrêté le même jour que le journaliste Hopewell Chin’ono, poursuivi également pour incitation à la violence. Ce dernier a révélé récemment des scandales de corruption dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19 au Zimbabwe qui ont conduit au limogeage, début juillet, du ministre de la Santé Obadiah Moyo. AFP

Coronavirus : plus de 10.000 soignants infectés en Afrique, selon l’OMS
Plus de 10.000 soignants ont été contaminés par le nouveau coronavirus dans 40 pays africains, a déclaré jeudi l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La pandémie s’accélère en Afrique, avec quelque 750.000 cas et plus de 15.000 décès sur le continent, avertit l’OMS. « La croissance que nous observons exerce une pression de plus en plus forte sur les services de santé du continent », a déclaré la directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, Matshidiso Moeti. « Cela a des conséquences très réelles pour les personnes qui y travaillent », a-t-elle ajouté. Les informations sur les infections des travailleurs dans le secteur de la santé en Afrique sont limitées. Tous les pays ne communiquent en effet pas de statistiques à l’OMS. Les premières données montrent cependant que les soignants représentent plus de 5% des cas dans 14 pays d’Afrique subsaharienne. Belga

Un deuxième charnier de soldats exécutés sous le régime d’Omar el-Béchir découvert au Soudan
Une nouvelle fosse commune a été découverte au Soudan, a annoncé le parquet jeudi, dans laquelle se trouvent vraisemblablement les dépouilles de 28 officiers de l’armée exécutés en 1990 pour avoir cherché à fomenter un coup d’État contre l’ancien président Omar el Béchir. Les corps de 28 officiers de l’armée soudanaise, qui avaient tenté un coup d’État en 1990 contre l’ex-président Omar el-Béchir, ont été découverts dans une fosse commune à Omdurman, ville jumelle de Khartoum, a annoncé le parquet jeudi 23 juillet.  Il s’agit du deuxième découvert au Soudan depuis la chute de l’autocrate, qui avait dirigé le pays d’une main de fer durant 30 ans.  C’est sur la base d’informations recueillies par une commission d’enquête mise en place par les services du procureur, après le renversement d’Omar el-Béchir en aout 2019, que la fosse commune a été trouvée. France24 avec AFP

Cameroun: l’Église s’active pour un dialogue entre le gouvernement et les separatists
Déjà très impliquée lors de la tenue des assises du Grand dialogue national, l’Église catholique a de nouveau joué les facilitateurs lors de la récente prise de contact entre les séparatistes anglophones emprisonnés à Yaoundé et des émissaires du gouvernement. C’est d’ailleurs au centre épiscopal de Mvolyé, dans la capitale camerounaise, que cette rencontre s’est tenue. Pour l’occasion, Julius Ayuk Tabé, le président autoproclamé de l’Ambazonie et quelques-uns de ses partisans avaient été spécialement extraits de leurs cellules pour entamer des discussions avec les autorités du gouvernement. Entre eux, un témoin privilégié : Monseigneur Andrew Nkea Fuanya, archevêque de Bamenda. RFI

Trois Camerounaises poursuivies pour espionage
Marie Dawandala, Damaris Doukouya, et Marthe Weteya : ces trois jeunes femmes ont échappé à Boko Haram, mais pas à la justice camerounaise. Elles purgent aujourd’hui une longue peine de prison à Mokolo, dans l’extrême nord du Cameroun et risquent la peine de mort. Leur procès doit s’ouvrir aujourd’hui.  En 2014, les offensives de Boko Haram font rage dans l’extrême nord du Cameroun. Au plus fort de la guerre, trois adolescentes s’enfuient vers le Nigeria voisin. De ce côté de la frontière, la situation n’est pas plus sûre. Les trois filles retournent  dans leur village, à une trentaine de kilomètres de la ville camerounaise de Mokolo. C’est là où les forces de défense et de sécurité du Cameroun viendront les interpeller. Elles seront inculpées d’espionnage et de complicité avec le mouvement djihadiste Boko Haram. Maître Nestor Toko est l’avocat de ces trois jeunes femmes. DW

Éthiopie: la tension monte entre Addis-Abeba et la région du Tigré
La situation politique est toujours tendue en Éthiopie, cette fois dans la région du Tigré, dans le nord du pays. Les autorités régionales insistent sur le fait d’organiser les élections générales en septembre dans la province, sans tenir compte du report officiel décidé par les autorités fédérales pour cause de Covid-19. Une décision fermement dénoncée par Addis-Abeba, qui ne cesse de mettre le Tigré en garde contre son insubordination. Cette semaine, le président de la région a estimé que « le conflit était arrivé à son point extrême ». Debretsion Ghebremichael n’est pas seulement le président de l’exécutif régional du Tigré. Il est aussi le chef du Front de libération du peuple du Tigré, le parti qui a gouverné l’Éthiopie sans grand partage à partir de 1991, avant d’être évincé du pouvoir en 2018. RFI

Nord-Kivu, RDC : Mabuo est sous occupation d’un nouveau groupe armé (officiel)
Le village de Mabuo, en territoire de Lubero (Nord-Kivu), est sous occupation d’un nouveau groupe armé dénommé « Union des Patriotes pour la Libération et le Développement » (UPLD), depuis mardi 21 juillet. Mabuo est village enclavé situé à environ 250 Km au Sud-Ouest de Butembo, est à cheval entre le territoire de Mambasa en Ituri, la Tshopo et le territoire de Lubero. D’après le chef de secteur de Bapere, Kombi Nepanepa, ces Maï-Maï ont investi Mabuo mardi, au lendemain du départ d’une troupe des FARDC qui était dans la zone. C’est la toute première fois que ce groupe milicien fasse incursion dans cette partie du Territoire de Lubero, indique-t-il. Pour l’instant, ils contrôlent la phonie, qui est l’unique moyen de communication de ce village avec l’extérieur, ajoute Kombi Nepanepa. Radio Okapi

RDC: Vital Kamerhe de retour devant la justice pour son procès en appel
Le procès en appel de Vital Kamerhe s’ouvre ce vendredi. En première instance, le directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi a écopé de 20 ans de travaux forcés assortis d’une période de dix d’inéligibilité. Pour ses avocats, cette condamnation en première instance était une injustice et ils espèrent un acquittement. Pour les avocats du directeur de cabinet du président, c’est l’occasion pour la justice congolaise de réexaminer, sur le fond, les pièces du dossier. Le bâtonnier, Me Guhanika, espère que la procédure se basera moins sur les témoignages et permettra de constater l’absence de preuves matérielles. En première instance, les témoins, anciens ministres, gouverneur de la Banque centrale, direction générale de contrôle des marchés publics avaient défilé à la barre. Certains accusant le directeur de cabinet d’avoir favorisé son coaccusé, l’homme d’affaires libanais, Samih Jammal, en lui octroyant sans base légale des marchés de maisons préfabriquées destinées aux civils et aux militaires. RFI

Un soldat français tué lors de combats au Mali
Un militaire de la force française Barkhane au Sahel a été tué, jeudi 23 juillet, dans la région de Gossi, dans le centre du Mali, « lors de combats contre les groupes armés terroristes », ont annoncé l’Elysée et l’armée française. « L’engin blindé [dans lequel était le soldat] a sauté au contact d’un véhicule suicide chargé d’explosifs », a précisé la ministre des armées, Florence Parly, dans un communiqué. Lors de l’explosion, deux autres soldats présents dans le véhicule, qui était en mission de reconnaissance, ont également été blessés, puis évacués dans un état grave vers l’hôpital militaire de Gao avant d’être rapatriés dans la soirée, a fait savoir l’état-major. Le Monde

Tanzanie : mort de l’ancien président Benjamin Mkapa
L’ex-chef de l’État tanzanien est décédé dans la nuit de jeudi à vendredi à 81 ans, dans un hôpital de Dar es Salaam, la capitale économique du pays. « Nous sommes frappés par un grand deuil. Notre aîné, le troisième président de la République, Benjamin William Mkapa, est mort dans un hôpital de Dar es Salaam où il était hospitalisé », a annoncé l’actuel chef de l’État John Magufuli. « D’autres informations seront communiquées ultérieurement mais nous n’avons plus l’aîné Mkapa parmi nous », a ajouté John Magufuli, sans préciser la cause du décès. Le chef de l’État a annoncé un deuil national de sept jours à compter de ce vendredi, pendant lequel les drapeaux seront en berne. Jeune Afrique avec AFP

Facebook promet un internet moins cher en Afrique
Le géant américain des médias sociaux Facebook affirme que ses investissements dans la connectivité Internet en Afrique permettront à l’économie du continent de croître de près de 60 milliards de dollars (47 milliards de livres sterling) d’ici 2024.Un rapport publié par l’entreprise montre qu’une augmentation de l’accès à l’internet permettrait de réduire considérablement le coût de l’internet sur le continent.Facebook affirme qu’elle investit dans des centres de données, des câbles sous-marins et des infrastructures wi-fi pour permettre à un plus grand nombre de personnes en Afrique subsaharienne d’accéder à l’internet et pour stimuler l’adoption du commerce électronique et des demandes d’emploi en ligne. À ce jour, la société de médias sociaux a lancé des services wi-fi dans sept pays et a étendu la couverture 3G à quatre millions de personnes en Ouganda et au Nigeria. BBC



Photo: Adam Jones