Revue de Presse du 23 mai 2019

26 civils tués par un groupe armé dans l’ouest de la Centrafrique
Vingt-six civils ont été tués, mardi 21 mai, par un groupe armé qui a attaqué deux villages du nord-ouest de la Centrafrique, a annoncé le patron de la Minusca, la mission locale des Nations unies. Il s’agit du massacre le plus important commis dans le pays depuis la signature, le 6 février, d’un accord de paix entre le gouvernement et 14 groupes armés. « La Minusca condamne avec la dernière énergie les tueries intervenues dans les villages de Koundjili et Djoumjoum, avec plus de 26 morts et de nombreux blessés », a écrit sur Twitter le représentant du secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, Mankeur Ndiaye. Le massacre s’est déroulé dans ces deux villages situés à une cinquantaine de kilomètres de Paoua, près de la frontière avec le Tchad. Le Monde

Une religieuse franco-espagnole assassinée en Centrafrique
Le Vatican a annoncé mardi qu’une religieuse avait été retrouvée morte dans un village du diocèse de Berberati, dans l’ouest de la Centrafrique. Une religieuse franco-espagnole de 77 ans a été retrouvée assassinée dans un village où elle enseignait la couture à des jeunes filles dans l’ouest de la Centrafrique, selon le portail officiel du Saint-Siège. Selon le site Vatican News, la religieuse a été retrouvée décapitée lundi 21 mai, mais selon un évêque de son diocèse espagnol d’origine elle aurait été égorgée pour des raisons encore inconnues. « Dans la nuit de dimanche à lundi, ses agresseurs se sont introduits dans sa chambre et l’ont conduite au centre qu’elle animait pour les jeunes filles, où ils l’ont décapitée », écrit Vatican News. France 24

À l’Élysée, Haftar affirme que les conditions d’un cessez-le-feu en Libye ne sont pas réunies
Reçu par Emmanuel Macron à l’Élysée, le maréchal libyen Khalifa Haftar a déclaré, mercredi, que les conditions n’étaient « pas réunies » pour un cessez-le-feu autour de Tripoli. Le maréchal libyen Khalifa Haftar, qui a lancé le 4 avril une offensive militaire sur Tripoli, a estimé, mercredi 22 mai, lors d’un entretien avec Emmanuel Macron à l’Élysée, que les conditions d’un cessez-le-feu en Libye n’étaient pas réunies, a indiqué la présidence de la République. « La défiance qu’on connaît entre les acteurs libyens est plus forte que jamais aujourd’hui », a souligné une source à la présidence française à l’issue de l’entretien entre le chef de l’État et l’homme fort de l’Est libyen. France 24

Tunisie : l’expert de l’ONU Moncef Kartas a quitté le territoire tunisien pour Berlin, selon son avocat
L’expert onusien Moncef Kartas avait été remis en liberté, mardi 21 mai, par la chambre des mises en accusation près la Cour d’appel de Tunis. Si l’enquête et l’instruction se poursuivent, la décision avait surpris, après l’intransigeance montrée dans un premier temps par la justice tunisienne. Arrêté le 26 mars à l’aéroport de Tunis, Moncef Kartas, membre du panel d’experts du comité du Conseil de sécurité des Nations unies sur la Libye, était détenu pour « collecte de renseignements et données relatifs à la lutte contre le terrorisme et à leur divulgation dans des circonstances autres que celles autorisées par la loi ».  Jeune Afrique

Algérie: le chef d’état-major de l’armée assure n’avoir « aucune ambition politique »
Le chef d’état-major de l’armée algérienne, désormais de facto homme fort du pays, a assuré mercredi n’avoir « aucune ambition politique », quelques jours après avoir insisté sur la tenue nécessaire de la présidentielle du 4 juillet, rejetée par le mouvement de contestation. « Je me suis engagé personnellement à maintes reprises (…) à accompagner le peuple algérien, de manière rationnelle, sincère et franche, dans ses manifestations pacifiques et matures, ainsi que les efforts des institutions de l’Etat et de l’appareil de justice », a déclaré le général Ahmed Gaïd Salah, dans un troisième discours en trois jours. « Et que tout le monde sache (…) que nous n’avons aucune ambition politique mis à part servir notre pays conformément à nos missions constitutionnelles », a assuré le général Gaïd Salah, selon le texte du discours, prononcé lors d’une visite sur le terrain, dont l’AFP a reçu copie.  TV5

Les Chagos, litige international et drame humain de cinq décennies
L’archipel des Chagos, que la Grande-Bretagne a été sommée mercredi par l’ONU de rendre à l’île Maurice, est un territoire de l’océan Indien au coeur d’un litige international depuis son acquisition en 1965 par Londres, qui en a chassé les habitants pour installer une base militaire américaine. Situées au sud des Maldives, les Chagos sont découvertes par les Portugais au 16e siècle mais restent inhabitées jusqu’à leur colonisation par la France au 18e siècle. Des esclaves africains y sont alors amenés pour cultiver la noix de coco et le coprah. Les Chagos sont cédées en 1814 au Royaume-Uni, qui les rattache en 1903 à la colonie de Maurice. Après l’abolition de l’esclavage en 1834, des travailleurs indiens arrivent dans l’archipel et se mêlent aux premiers habitants. VOA

RDC : crise au sein de l’UDPS avant les funérailles de Tshisekedi père
Une nouvelle crise agite l’UDPS, le parti d’origine du président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi, à huit jours des funérailles à Kinshasa de son père, le fondateur de l’UDPS Etienne Tshisekedi. Le dernier conflit porte sur la direction de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), laissée vacante depuis le départ de Félix Tshisekedi, investi président de la République le 24 janvier. Le président par intérim Jean-Marc Kabund a nommé un secrétaire général, Augustin Kabuya. Cette décision braque les partisans d’une direction collégiale sous forme d’un directoire.  Africa News

Le groupe État islamique cherche à s’installer en RDC
Le groupe État islamique profite de l’insécurité dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) pour y installer une base, déclarent des chefs des renseignements des pays de la région des Grands Lacs (Burundi, Ouganda, RDC et Rwanda). Ces responsables réunis en Ouganda affirment que les nombreuses milices et la faible présence des forces de défense et de sécurité congolaises ont facilité l’installation de l’EI dans cette partie du pays. Le groupe État islamique a revendiqué une attaque dans le village de Kamango, dans l’est de la RDC, en avril dernier. Mais un haut responsable présent à la rencontre d’Ouganda déclare qu’il n’y a aucune preuve de la participation du groupe islamiste à une attaque dans ce village.  BBC

Tanzanie : l’opposition réclame une commission électorale indépendante
Les partis d’opposition tanzaniens ont réclamé mercredi la création d’une commission électorale indépendante, alors que des élections municipales auront lieu en octobre et qu’une présidentielle et des législatives sont prévues fin 2020. « Nous exigeons et allons lutter pour la création d’une commission électorale indépendante », a indiqué Hashim Rungwe, un porte-parole de cette coalition de huit partis, dont le Chadema, principale formation de l’opposition, lors d’une conférence de presse à Dar es Salaam. « Le chef de la Commission nationale électorale et les autres commissaires sont nommés par le président de la République, qui est en ce moment, John Magufuli, également président du CCM », le Chama cha Mapinduzi, parti au pouvoir, a-t-il souligné. VOA

Somalie : tensions avec le Kenya sur les visas de hauts responsables
La Somalie s’est inquiétée des difficultés rencontrées par certains de ses ministres et parlementaires pour entrer au Kenya, selon une lettre authentifiée mercredi par l’AFP, alors que les relations entre les deux voisins se sont dégradées depuis le début de l’année. Le ministère somalien des Affaires étrangères dit accueillir avec « une profonde inquiétude la décision récente du gouvernement du Kenya de restreindre la délivrance de visas d’entrée aux membres du gouvernement et du Parlement somalien », dans cette lettre authentifiée par un haut responsable somalien. Il explique s’émouvoir que des membres du gouvernement et parlementaires somaliens aient été récemment « détenus par des responsables de l’immigration, leurs passeports confisqués, et forcés à retourner à Mogadiscio ».  AFP

RDC : quand le clan Kabila voulait racheter les banques congolaises
Le clan de l’ancien président congolais a cherché à prendre le contrôle de plusieurs banques congolaises, entre 2013 et 2017, avec l’aide d’associés angolais et chinois. Ce sont les conclusions d’un rapport de l’ONG américaine The Sentry, cofondée par George Clooney. « Kwanza Capital » : ce nom ne dira rien à la plupart des Congolais. Mais selon l’ONG américaine The Sentry, cofondée par l’acteur George Clooney, cette société est au cœur d’un raid mené par le clan Kabila pour prendre le contrôle de plusieurs banques congolaises, entre 2013 et 2017, alors que Joseph Kabila était encore président de la RDC.  Jeune Afrique

RDC: Tshisekedi promeut son oncle et confirme le chef d’état-major 
Le président congolais Félix Tshisekedi a nommé un de ses oncles à l’intendance des services de la présidence en République démocratique du Congo et a confirmé dans ses fonctions le chef d’état-major nommé par son prédécesseur Joseph Kabila. Le président Tshisekedi a nommé son oncle, l’évêque émérite Gérard Mulumba, « chef de la maison civile » du chef de l’État, avec rang de ministre, dans une ordonnance lue mercredi sur la chaîne d’Etat. Mgr Gérard Mulumba est le frère du père de l’actuel président, l’ex-Premier ministre et opposant Etienne Tshisekedi, décédé à Bruxelles le 1er février 2017. Sa nomination intervient juste après l’annonce du rapatriement du corps et des funérailles d’Etienne Tshisekedi à Kinshasa du 30 mai au 1er juin. Le corps était en Belgique depuis plus de deux ans faute d’accord sur les funérailles avec l’ancien régime du président Kabila. TV5

Malawi: le chef de l’opposition affirme être en tête de la présidentielle
Le chef de l’opposition du Malawi Lazarus Chakwera a affirmé mercredi être « très largement » en tête de l’élection présidentielle disputée la veille et a accusé le camp du président sortant Peter Mutharika de vouloir frauder. Mercredi soir, les premiers résultats officiels partiels plaçaient ces deux prétendants à égalité avec 37% des suffrages, après le dépouillement des bulletins d’environ un tiers des bureaux de vote. M. Chakwera a indiqué que son Parti du Congrès du Malawi (MCP) procédait à son propre décompte, bien que les observateurs aient jugé le scrutin globalement libre et équitable. « Jusque-là le message est clair, nous savons que nous avons une très large avance avec 40 à 50% des suffrages des votes déjà comptés », a déclaré M. Chakwera lors d’une conférence de presse à son domicile de Blantyre. TV5

L’émissaire de l’ONU pour le Sahara occidental démissionne pour « raison de santé »
L’émissaire de l’ONU pour le Sahara occidental, l’ancien président allemand Horst Kohler, 76 ans, a démissionné de ses fonctions « pour raison de santé », ont annoncé mercredi les Nations unies dans un communiqué. « Le secrétaire général (Antonio Guterres) regrette profondément cette démission mais dit la comprendre parfaitement et transmet ses meilleurs voeux à l’émissaire », précise le communiqué de l’ONU. Horst Kohler était en fonctions depuis juin 2017. L’ONU ne donne aucune précision sur les problèmes de santé de l’ancien président allemand. Depuis sa prise de fonctions, Horst Kohler a laborieusement essayé de relancer la recherche d’une solution pour le Sahara occidental. TV5

« L’investissement de la Chine en Afrique du Nord et au Moyen-Orient est devenu spectaculaire »
Il faut se pencher avec minutie sur le détail des investissements chinois à l’étranger pour tenter de comprendre où va le vent. Alors que la Chine s’englue dans une guerre économique sans fin avec les Etats-Unis et qu’elle annonce à grand renfort de propagande et de sommets internationaux une nouvelle enveloppe pour financer ses routes de la soie, les algorithmes du China Tracker de l’American Entreprise Institute montrent clairement dans quel sens vont les investissements de l’Empire du milieu. En 2018, les investissements de la Chine hors de ses frontières ont baissé de 110 milliards de dollars (98,5 milliards d’euros) par rapport à l’année précédente, ramenant le total des investissements de 2018 au niveau de ceux de 2014-2015. Le nombre de pays membres des « nouvelles routes de la soie » a beau augmenter chaque année, le flux d’investissements est resté stable avec même une baisse significative au dernier trimestre 2018.  Le Monde

 



Photo: Adam Jones