Revue de Presse du 20 juin 2019

Burkina: nouvelle attaque terroriste meurtrière dans le Soum
Au Burkina Faso, une attaque terroriste a visé le village de Béléhédé. Mardi 18 juin, des hommes armés ont fait irruption dans ce village de la commune de Tongomayel dans la province du Soum et ont abattu dix-sept personnes. Le ministère de la Défense annonce qu’une vaste opération de ratissage et sécurisation est en cours alors que les rescapés ont vidé le village. Selon le gouverneur de la région du Sahel c’est aux environs de 15h que l’attaque terroriste a été perpétrée dans le village de Béléhédé. Cette attaque a visé essentiellement les habitants. Selon une source locale, les hommes armés sont arrivés à moto et ont tiré sur eux, à bout portant. RFI

« Ils ont vérifié les identités puis tiré »: le témoignage d’un rescapé de la dernière tuerie au Mali
Les assaillants les accusaient d’avoir collaboré avec l’armée malienne, ils les ont « identifiés », « mis à part » puis ils les ont « tués devant nous »: agent de sécurité à Bamako, Abdoulaye Goro, rescapé de la dernière tuerie qui a visé deux villages dogons du centre du Mali témoigne. Les villages de Gangafani et de Yoro, près de la frontière burkinabè, ont été frappés lundi soir par des attaques. Commises « par des éléments peuls armés », elles ont fait 41 morts selon un bilan porté à la hausse, indique un document interne de l’ONU obtenu mercredi par l’AFP. Le gouvernement a fait état également de « nombreux blessés ».  TV5

Deux policiers tués lors d’un première attaque aux portes de Niamey
Deux policiers ont été tués et quatre blessés mardi soir par des hommes armés lors de l’attaque d’un poste de police à l’entrée nord de Niamey, la première à se produire aux portes de la capitale du Niger, pays en proie à des raids jihadistes récurrents, ont rapporté des responsable et témoin. « Le bilan (de l’attaque) est de deux décédés, quatre blessés dont deux graves », a affirmé mercredi à l’AFP une source sécuritaire. « Il était 23h quand on a entendu des tirs nourris venant du poste » situé sur la route de la ville de Ouallam, dans le nord-ouest du Niger, a raconté à l’AFP sous couvert de l’anonymat un témoin, qui vit à proximité. Des enquêteurs de la police étaient sur place mercredi matin, a constaté un journaliste de l’AFP.  AFP

Égypte : l’ancien président Mohamed Morsi « a été tué », selon Recep Tayyip Erdogan
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé, mercredi 19 juin, que l’ancien chef de l’État égyptien Mohamed Morsi, décédé lundi en plein procès au Caire, avait été « tué », imputant la responsabilité de sa mort aux autorités égyptiennes. « Dans le tribunal, il s’était tordu sur le sol pendant vingt minutes. Les autorités n’ont rien fait pour lui venir en aide. Il a été tué et n’est pas mort de cause naturelle. » Recep Tayyip Erdogan n’y est pas allé par quatre chemins, ce mercredi, lors d’un meeting électoral à Istanbul, en évoquant la mort de l’ancien président égyptien Mohamed Morsi. Il a affirmé qu’il « ferait tout » pour faire traduire les responsables égyptiens « devant les tribunaux internationaux ».  Jeune Afrique

Mohamed Morsi a été enterré
L’ancien président égyptien Mohammed Morsi a été enterré quelques heures après s’être effondré dans un tribunal égyptien lundi. Son avocat a déclaré à l’agence de presse de l’AFP que l’ancien dirigeant avait été enterré dans l’est du Caire tôt mardi matin en présence de sa famille. Morsi, âgé de 67 ans, était détenu depuis sa destitution en 2013. Des groupes de défense des droits de l’homme, qui avaient critiqué les conditions dans lesquelles il était détenu, ont appelé à une enquête impartiale sur sa mort. Sa famille et ses militants avaient à maintes reprises fait part de leurs préoccupations au sujet de sa santé et du temps qu’il avait passé à l’isolement, loin des visites des avocats et de sa famille.  BBC

La présidentielle fixée au 27 décembre en Centrafrique
Le calendrier électoral du double scrutin présidentiel et législatif a été dévoilé mercredi par l’Autorité Nationale des Elections (ANE). Le premier tour de la présidentielle aura lieu le 27 décembre 2020 et le second tour, si nécessaire, est prévu le 14 février 2021. Le budget pour l’organisation de ce double scrutin est estimé à 24 milliards de FCFA. Seule l’Union Européenne s’est engagée à supporter la moitié de ce budget. « Le compte séquestre dont la mise en place est prévue par la loi électorale pour financer les opérations électorales n’est pas fonctionnel », selon Julius Rufin Ngouade-Baba, rapporteur et porte-parole de l’ANE.  BBC

Bénin, le procureur de la République lance un mandat d’amener à l’encontre de l’ancien président Thomas Boni Yayi
A la une du journal de l’Afrique, une situation politique compliquée au Bénin. Le procureur de la République annonce des mesures coercitives à l’encontre de Thomas Boni Yayi. L’ancien président béninois a refusé à deux reprises de se présenter devant le juge d’instruction chargé d’enquêter sur les violences post-électorales du mois de mai. Le procureur a lancé un mandat d’amener. À 4 jours du scrutin présidentiel en Mauritanie, penchons-nous sur les droits de l’Homme. De nombreuses ONG accusent les autorités d’exercer des pressions contre des militants. France 24

En Tunisie, une nouvelle loi électorale enfièvre la scène politique
A quelques mois du double scrutin législatif et présidentiel prévu fin 2019, l’atmosphère politique s’est brutalement alourdie en Tunisie avec l’adoption, mardi 18 juin, par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) d’un train d’amendements à la loi électorale visant à éliminer des candidatures d’« outsiders » bousculant les partis établis. La polémique a fait rage ces derniers jours au sujet de cette modification de la loi électorale, introduite soudainement à l’initiative de la coalition soutenant le gouvernement de Youssef Chahed alors que des sondages d’opinion faisaient état de la percée dans les intentions de vote de figures qualifiées – par leurs adversaires – de « populistes ».  Le Monde

En RDC, un militaire inculpé pour le meurtre de deux experts de l’ONU
En République démocratique du Congo, le colonel Jean de Dieu Mambweni, un officier de l’armée congolaise, a été formellement inculpé, selon plusieurs sources judiciaires. Il est mis en cause dans l’affaire du meurtre de deux experts des Nations unies tués le 12 mars 2017 à Bunkonde, la Suédoise Zaida Catalan et l’Américain Michael Sharp. Les deux experts ont été tués lorsqu’ils enquêtaient sur les violences dans la région du Kasaï, dans le centre de la RDC, alors en proie à une violente insurrection menée par les partisans d’un chef traditionnel local. BBC

RDC: le fonctionnement de la Céni une fois de plus sous le feu des critiques
En RDC, la Céni est depuis quelques jours en fin de mandat. Son vice-président est le seul à avoir démissionné. Issu de la coalition pro-Kabila, il devrait être remplacé par un membre issu de sa composante. Les autres resteront en poste tant qu’ils ne seront pas remplacés par les formations dont ils sont issus : la coalition au pouvoir, l’opposition et la société civile. Un équilibre négocié, des désignations concertées qui peuvent prendre des mois et font rarement l’unanimité. RFI

Présidentielle en Mauritanie : Ghazouani peut-il être poussé à un second tour ?
Mis à jour le 19 juin 2019 à 12h32 Alors que le dauphin du président Aziz, Mohamed Ould Ghazouani, fait figure de favori pour le scrutin présidentiel de samedi, les cinq candidats de l’opposition battent aussi campagne, Sidi Mohamed Ould Boubacar et Biram Dah Abeid en tête, pour le pousser à un second tour. Il se passe quelque chose d’inhabituel à Nouakchott. La circulation est fluide et la ville, d’ordinaire cacophonique, semble retrouver sa quiétude. Les candidats à l’élection présidentielle de samedi sont en tournée « à l’intérieur », et avec eux nombre de leurs militants. Ce n’est qu’à la nuit tombée, lorsque la musique et les chants retentissent sous les khaïma, ces grandes tentes traditionnelles, que la capitale mauritanienne semble retrouver une effervescence pré-électorale.  Jeune Afrique

Présidentielle en Mauritanie: drôle de campagne dans les rues de Nouakchott
Dernière ligne droite pour les candidats à l’élection présidentielle en Mauritanie dont le premier tour doit avoir lieu ce samedi 22 juin. La fin de campagne est prévue pour ce jeudi à minuit. Il ne reste donc plus que quelques heures pour convaincre les électeurs avec des meetings notamment à Nouakchott, où l’affichage omniprésent des candidats cache finalement une campagne bien terne. RFI

Algérie: 7 partis d’opposition se fédèrent pour sortir de l’impasse politique
En Algérie, en début de semaine, les organisations de la société civile se mettaient d’accord pour une « transition de six mois à un an ». Cette fois ce sont les partis d’opposition démocratiques qui se réunissent. Et c’est une première depuis le début du mouvement populaire il y a 4 mois. Alors que le processus démocratique amorcé par le départ d’Abdelaziz Bouteflika est dans l’impasse, sept formations politiques d’opposition ont signé, mardi 18 juin, l’appel aux forces de l’alternative démocratique. Le Front des forces socialistes (FFS), le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), PT, PST, UCP, MDS, PLD ainsi que des responsables de Ligue algérienne des droits de l’homme (LADDH) – joignent leurs forces pour élaborer un plan de sortie de crise qui passe par une transition démocratique. RFI

Algérie : en s’en prenant au drapeau berbère, “Gaïd Salah joue avec le feu”
Le chef d’état-major de l’armée algérienne veut interdire les drapeaux autres que celui de l’Algérie dans les manifestations. Une manière de viser les Berbères et une dérive dangereuse, s’inquiètent des journaux algériens. Depuis la démission d’Abdelaziz Bouteflika le 2 avril, chaque propos d’Ahmed Gaïd Salah est analysé de près par la presse algérienne. Devenu l’homme fort du pays, le chef d’état-major de l’armée est devenu l’objet d’un ressentiment croissant lors des manifestations qui continuent de rassembler de centaines de milliers d’Algériens chaque vendredi et qui réclament une transition démocratique.  Courrier International

Pourquoi Boko Haram n’est toujours pas vaincu
Un triple attentat-suicide a fait au moins 30 morts dimanche dans le nord-est du Nigeria. En dix ans, les armées de la région ne sont pas parvenues à mettre hors d’état de nuire le groupe terroriste Boko Haram. Pour ce quotidien burkinabé, les raisons sont multiples. Alors que l’on croyait le monstre touché mortellement au flanc, la secte islamique Boko Haram dont les incursions dans le bassin du lac Tchad ont provoqué la mort de plus de [27 000] personnes et contraint à l’exil plus de [1,8] million d’autres, reprend du poil de la bête. En effet, c’est une véritable orgie sanglante que les fous d’Allah ont organisée, le 16 juin, dans le nord-est du Nigeria. Le bilan provisoire fait état d’une trentaine de morts et d’une quarantaine de blessés [l’attentat n’a pas été revendiqué, mais porte la marque de Boko Haram selon les spécialistes]. Et ce n’est pas tout. Une semaine avant, le 9 juin, le groupe terroriste avait fait autant de morts dans le bassin du lac Tchad, plus précisément en territoire camerounais. Courrier International

En Algérie, l’accès à Internet à nouveau bloqué
« J’étais dans un Yassir, une compagnie de taxi que l’on commande par géolocalisation. Une fois arrivé à destination, ni le chauffeur ni moi ne pouvions valider la course. C’est à ce moment-là qu’on a compris qu’Internet était coupé », raconte Abdallah, 37 ans, travailleur indépendant. Depuis dimanche 16 juin, l’accès à Internet est bloqué en Algérie. Entre 8 heures et 17 heures environ, l’accès à l’Internet mobile est presque impossible et les réseaux sociaux comme Facebook, Twitter ou Instagram sont inaccessibles sur les connexions ADSL. L’examen du baccalauréat a débuté ce dimanche pour 674 000 élèves. Aucune annonce officielle n’a été donnée concernant la coupure d’internet. Cependant, les années précédentes, les autorités avaient effectivement coupé l’accès au réseau lors de l’examen pour lutter contre la triche.  Le Monde



Photo: Adam Jones