Revue de Presse du 1er octobre 2021

Le Nigeria sous le choc après un assassinat en pleine rue
C’est un meurtre qui secoue tout le Nigeria. La victime, Chike Akunyili, était le mari de Dora Akunyili, une ancienne ministre très populaire qui avait fait du combat contre les trafics de médicaments son cheval de bataille. Dans la nuit du 28 au 29 septembre, Chike Akunyili a été assassiné dans l’État du sud nigérian de l’Anambra, rapporte The Vanguard. Le quotidien de Lagos décrit une attaque très brutale, par un commando qui a opéré en pleine rue. Huit autres personnes sont décédées, outre Chike Akunyili qui a été tué d’une balle en pleine tête. Courrier International

L’Éthiopie annonce l’expulsion de sept responsables de l’ONU
Accusés par Addis Abeba d’ »ingérence », sept responsables d’agences de l’ONU vont être expulsés d’Éthiopie dans les 72 heures, a annoncé jeudi le ministère des Affaires étrangères, alors que le conflit entre le gouvernement central et les forces du Tigré continue dans le nord du pays. Des humanitaires priés de quitter l’Éthiopie. Le gouvernement a annoncé, jeudi 30 septembre, que sept responsables d’agences de l’ONU allaient être expulsés dans les 72 heures pour « ingérence ». « Le ministère des Affaires étrangères de l’Éthiopie, dans des lettres publiées aujourd’hui, (…) a déclaré persona non grata sept personnes travaillant pour diverses ONG internationales en Éthiopie, pour ingérence dans les affaires internes du pays », a-t-il annoncé sur Facebook. France24

Soudan : manifestation pro-démocratie à Khartoum
Des milliers de Soudanais sont descendus jeudi dans les rues de Khartoum pour soutenir la mise en place d’un pouvoir civil dans le pays, plus d’une semaine après un coup d’Etat manqué impliquant des officiers de l’armée, ont affirmé à l’AFP des témoins. Le Soudan connaît une transition difficile depuis l’éviction en avril 2019 de l’ex-autocrate Omar el-Béchir sous la pression de la rue, après 30 ans de règne sans partage. Le pays est actuellement dirigé par un Conseil souverain composé de civils et de militaires, censé assurer la transition vers un pouvoir civil. … « L’objectif principal de notre révolution est la mise en place d’un gouvernement civil et d’un pays démocratique, et nous n’en démordrons pas », a affirmé Salima Youssef, une des manifestantes. AfricaNews/AFP

Russie : Moscou bloque les comités d’experts de l’ONU enquêtant dans plusieurs pays africains
En Centrafrique, en République démocratique du Congo, au Soudan du sud… et peut-être bientôt aussi au Mali, des experts des Nations Unies sont au chômage technique depuis plusieurs semaines. Derrière ces blocages répétés, la Russie. Ces représentants de l’ONU sont en principe chargés de contrôler le respect des embargos sur les armes et peuvent proposer des sanctions contre des personnalités. Mais depuis des semaines, la Russie bloque tout en refusant de valider le noms soumis aux Nations unies pour renouveler les équipes sur le terrain. À chaque renouvellement d’un comité d’enquête de l’ONU cette année, la Russie avance le même argument : leur composition, une dizaine d’experts en moyenne, est « biaisée » au profit des Occidentaux. Les Russes reprochent aux experts proposés leur manque de diversité géographique. Certains, même, affirme à l’agence de presse Reuters l’ambassadeur russe adjoint à l’ONU « manquent d’impartialité, de neutralité et d’indépendance. » Moscou bloque ainsi certains noms, mais veut également davantage de présence russe. RFI

Quinze pays africains sur 54 ont vacciné au moins 10% de leur population
Quinze des 54 pays africains ont entièrement vacciné au moins 10% de leur population contre le Covid-19, tandis que la moitié des pays du continent n’en a vacciné que 2% ou moins, a annoncé jeudi le bureau de l’Organisation mondiale de la santé pour l’Afrique. L’objectif des 10% de vaccinés avant le 30 septembre avait été fixé en mai par l’Assemblée mondiale de la Santé, rappelle l’OMS. « Près de 90% des pays à revenu élevé ont déjà atteint cet objectif », ajoute-t-elle. En Afrique, neuf pays, dont l’Afrique du Sud, le Maroc et la Tunisie, avaient atteint l’objectif début septembre, et six autres ont accéléré le mouvement pour l’atteindre en fin de mois grâce à une augmentation des livraisons de vaccins, selon le bureau régional de l’OMS. La Libre

Guinée : jour d’investiture pour le chef de la junte Mamady Doumbouya
Le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya devient officiellement président de la République de Guinée ce vendredi 1er octobre. Le putschiste qui a renversé Alpha Condé il y a un mois prêtera serment à Conakry devant la Cour suprême. Sont invités les diplomates étrangers présents dans le pays, ainsi que des chefs d’Etat. Mais alors que la junte du CNRD fait toujours l’objet de sanctions de la Cédéao, se pose la question de la présence de ces invités à la cérémonie d’investiture. Avec cette journée déclarée fériée, chômée et payée, c’est un long week-end chargé en symboles républicains qui s’annonce. Car le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya a choisi de prêter serment juste avant la fête nationale qui se tiendra ce samedi. C’est donc en tant que chef d’Etat que le président de la transition célébrera le 63e anniversaire de l’indépendance guinéenne. La cérémonie d’investiture se déroulera au palais Mohamed V devant les juges de la Cour suprême, qui prévoient d’ouvrir leur audience à midi. RFI

Mali: plusieurs personnalités civiles inculpées et écrouées pour tentative de coup d’Etat (avocats)
La justice malienne a inculpé jeudi six personnalités civiles, dont un ancien Premier ministre et un populaire animateur radio, et écroué cinq d’entre elles pour tentative présumée de coup d’Etat selon leurs avocats, quatre mois et demi après le dernier putsch en date dans le pays en guerre. Cette affaire, révélée en décembre avec une série d’interpellations menées par la Direction générale des services de l’Etat (DGSE, le renseignement malien), demeure entourée de mystère. Elle a suscité une grande perplexité, étant donné la personnalité des mis en cause et le caractère étonnant d’une éventuelle tentative de déstabilisation, alors que les militaires ont la mainmise sur le pouvoir depuis le putsch qui a renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta le 18 août. AFP

Les réseaux proches de la société russe Wagner s’intéressent au Mali
Au Mali, les échanges entre la junte et la société de paramilitaires russes Wagner ont suscité de nombreuses réactions politiques. L’issue de ces échanges – et la signature d’un accord ou non – n’est pas encore connue. Mais ce qui est certain, c’est qu’il y a en Russie un intérêt grandissant sur les réseaux sociaux et les médias proches de Wagner pour le Mali. Sur la Toile, dans les réseaux russes proches de la société Wagner, les publications concernant le Mali se multiplient. Maxime Audinet est chercheur à l’IRSEM, docteur en études slaves de l’Université Paris-Nanterre, spécialiste de la Russie et de ses réseaux d’influence. « Ce qui est intéressant, c’est qu’on observe depuis maintenant quelques semaines une apparition très nette d’articles consacrés aux actualités maliennes et aux Fama sur les sites de la holding médiatique de Evgueni Prigojine, MediaPatriot. » RFI

Le Mali reçoit quatre hélicoptères russes et vante le partenariat avec Moscou
Le ministre malien de la Défense, le colonel Sadio Camara, a réceptionné jeudi soir quatre hélicoptères militaires fournis par la Russie, saluant « la fiabilité et le sérieux de ce partenaire qui nous a toujours donné satisfaction ». Cette livraison intervient à un moment de grande tension avec la France, ex-puissance coloniale et partenaire historique, qui comme de nombreux pays africains et européens s’inquiète d’un possible recours du Mali aux paramilitaires du groupe privé russe Wagner. « Nous sommes ici ce soir pour réceptionner quatre hélicoptères de type Mi-171, des armes et des munitions. Les armes et les munitions sont offertes par la Fédération de Russie. Les quatre hélicoptères, neufs comme vous pouvez le constater, ont été entièrement acquis sur le budget national », a expliqué le colonel Camara dans une vidéo authentifiée par l’AFP. RTBF

Un ex-député se donne la mort dans l’enceinte du Parlement au Malawi
Un ancien législateur de haut rang du Malawi s’est suicidé jeudi après-midi dans l’enceinte du palais du parlement. Clement Chiwaya, 50 ans, ancien deuxième vice-président du Parlement, s’est tiré une balle dans la tête avec un pistolet à l’intérieur de l’Assemblée nationale. Les détails sur ce qui a conduit l’ancien élu à se suicider restent vagues. Le Parlement a déclaré dans un communiqué que le public serait informé en temps utile, car les services de police du Malawi enquêtent sur l’incident. Lorsqu’il était en fonction, M. Chiwaya représentait le Front démocratique uni, parti d’opposition. VOA

Mozambique: «Nous servions d’esclaves», témoigne une rescapée du groupe jihadiste des shebabs
Dans la province du Cabo Delgado, au nord du Mozambique, le groupe jihadiste qui se fait appeler Al-Chabab, affilié au groupe État islamique, sème la terreur depuis 2017. En quatre ans, la crise a fait environ 3 000 morts et 800 000 déplacés. Ces derniers mois, le Rwanda et la SADC ont envoyé des troupes dans la région pour aider Maputo à lutter contre les insurgés. Témoignage d’une femme qui a été leur captive pendant des mois. Pemba, la capitale de la province du Cabo Delgado. Depuis le début de la crise, cette ville, sécurisée, accueille des milliers de déplacés, ayant fui les violences des jihadistes. Ici, une dizaine de femmes ont trouvé refuge dans un gymnase, après avoir échappé aux mains des shebabs. RFI

Gambie: le report du rapport de la Commission Vérité et Réconciliation inquiète les familles des victimes
La Commission chargée de faire la lumière sur les crimes commis sous le règne de l’ancien président Yahya Jammeh a reporté hier, jeudi 30 septembre, la remise de son rapport final, en raison d’un manque de temps. Pour les victimes et leurs proches, comme la famille de Deyda Hydara, ce nouveau report n’est pas bon signe. L’attente de la vérité continue en Gambie. La Commission Vérité et Réconciliation, entrée en fonction en octobre 2018, explique ce report par l’ampleur de la documentation à compiler : elle tient en 16 volumes, car depuis janvier 2019, la commission a auditionné près de 400 témoins et recueilli environ 3000 déclarations. … L’alliance entre le parti au pouvoir du président Adama Barrow et celui de l’ancien dictateur Yahya Jammeh intervient à trois mois du scrutin présidentiel de décembre et jette un doute sur la volonté de poursuivre l’ex-dirigeant pour des violations présumées des droits de l’homme. RFI

« Non » à l’impunité au sein de l’armée en Centrafrique
Plusieurs membres des forces de sécurité ont été condamnés aux travaux forcés à perpétuité. Mais ce n ’est que le début d’un processus de lutte contre l’impunité au sein de l’armée. Dans la salle d’audience se trouvent Pélagie Guitimo avec ses trois enfants. Ils écoutent les versions données par l’auxiliaire de police Rubien Badekara qui a tué le mari de Pélagie et père de ses enfants. Si l’une des filles accepte le pardon du policier, Pélagie ne sait pas quoi dire. Elle est simplement dépassée par son drame personnel. « Nous sommes devant la justice et quoi qu’on demande, cela ne résoudra pas le problème. Nous souffrons depuis la mort de mon mari. C’est aux parents de mon feu mari d’exiger ce qu’ils jugent nécessaire, puisque c’est eux qui me soutiennent depuis lors  » explique t-elle. DW

Tchad: la coalition Wakit Tama réaffirme sa non participation au dialogue national
Au Tchad, Wakit Tama, la coalition des partis politiques et associations de la société civile, ne participera au dialogue national inclusif tant que les conditions d’un dialogue regroupant tous les Tchadiens ne sont pas réunies. Une prise de position qui fait suite à des informations faisant état d’une évolution de la position du regroupement en faveur du dialogue. Il y’a quelques jours, un cours extrait de vidéo de Barka Michel, président de la plus grande centrale syndicale du pays et un des porte-parole de Wakit Tama a semé la confusion faisant croire à une évolution de la position de cette coalition dans le sens d’une participation au dialogue national inclusif annoncé pour la fin de l’année. RFI



Photo: Adam Jones